Préalablement à l’article publié ICI sur cette page, je vous invite à lire ou relire un autre article concernant Monaco et sa désertification des milliardaires…
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Le soleil frappe fort sur le Rocher : les sites d’opposition ont été fermés, un sujet du prince a même comparu pour « offense au chef de l’État » parce qu’il avait voulu importer l’esprit de la liberté de penser sur le web de la principauté.
Le micro-empire… : empire…
Son site, « Monaco Politic Circus », a tenu à peine un mois, avant d’être fermé. 
« Il n’avait reçu qu’une cinquantaine de visiteurs », ironise son avocat, Maître Patrick Bérard, du barreau de Nice…, « il avait affublé Son Altesse Sérénissime Albert II, d’un nez rouge, et l’avait baptisé Chef clown séducteur…, ce qui avait été interprété par le procureur lors de son procès en correctionnelle, comme une offense au chef de l’État… Une douzaine de dignitaires politiques ont eu droit au même appendice écarlate et à des surnoms de clowns. Plus grave, il avait relayé une rumeur concernant l’un des hauts fonctionnaires de la principauté, en écrivant qu’il participait à des ballets de couleur pastel. Le procureur avait requis 6 mois de prison ferme et 1.500€ d’amende à son encontre. Le musicien a dû abandonner son orgue Cavaillé-Coll de la chapelle des Carmes…, il a été renvoyé. Certains des rares visiteurs de son site étaient venus par un lien posté sur celui de l’Association pour la défense des intérêts et droits à Monaco (ADIDM)… qui, dans la foulée répressive a été dissoute par arrêté ministériel, aux motifs notamment de « propagation d’expressions outrageantes et d’intention de troubler la paix publique en alimentant dans la population l’hostilité et le rejet à l’encontre d’une catégorie de personnes (des étrangers travaillant en principauté). Pas des immigrés clandestins, mais les hauts fonctionnaires français employés par le gouvernement. Dont Jean-Paul Proust, l’ancien préfet de police de Paris devenu ministre d’État, l’équivalent local du Premier ministre ».
Tant de vigilance incite à s’interroger sur la réalité de la liberté d’opinion dans ce « paradis fiscal non coopératif » (selon l’OCDE) de 32.000 citoyens.
Avec la liberté des cultes, elle est théoriquement garantie par l’article 23 de la Constitution, sauf la répression des délits commis à l’occasion de l’usage de ces libertés.
Tout est dans le « sauf »…
« La justice est systématiquement très sévère, sauf en ce qui concerne l’argent », estime Roger-Louis Bianchini, fin connaisseur des mœurs politiques du Rocher, ce journaliste avait révélé dans son livre « Monaco, une affaire qui tourne » (Seuil, 1992) l’existence d’une « police des bruits » , traînant l’oreille dans les bars pour recueillir les rumeurs circulant en ville….
« C’est un État policier », considère-t-il…, « ils font des procès à tout va. Les journalistes, qui exercent avec une autorisation de l’État, pratiquent donc l’auto-censure. On ne peut pas dire du mal de Monaco. Dans la principauté, un journaliste travaillant sans autorisation doit rester discret. Les journaux nationaux français peuvent être retirés des kiosques. Le paysage médiatique local se limite à quelques supports français (Nice matin ou TMC) et à une papardelle de publications très publicitaires appartenant à des promoteurs immobiliers qui s’en servent comme outils d’influence »…
Selon un autre journaliste, Hervé Mari : « Un rédacteur en chef de télévision privée peut envoyer un mail à son équipe demandant de le prévenir avant tout sujet concernant les Grimaldi : c’est arrivé, les journalistes français du Rocher s’en amusent encore ». 

Le jeune retraité se gausse des bruits qui prétendaient qu’un motard venait du palais princier pour relire les articles avant parution : « J’ai toujours dit ce que je voulais dire, dans le respect de la vie privée »…
« Moi, j’ai toujours travaillé très librement », assure Patrick Casavecchia, chef du bureau de Nice matin pendant quatorze ans avant de terminer sa carrière comme rédacteur en chef de Monaco Info, la télévision d’Etat monégasque…., « il est évident que je suis passé à côté d’affaires. Mais je ne suis pas du genre fouille-poubelles »…
Il y va de son anecdote : « Dans les années ’80, alors que les photos de la princesse Caroline en compagnie de ses enfants valaient de l’or, je croise la petite famille sur le port, le jour de la fête du Prince (fête nationale). Le photographe avec qui j’étais a rangé son appareil. C’était normal à cette époque »…
Hervé Mari, son successeur à la direction de l’agence locale de Nice matin, appelé là-bas « Monaco matin » en vertu d’une convention entre le groupe Lagardère et la principauté, loue l’esprit de tolérance totale en vigueur dans la monarchie azuréenne : « Toutes les publications sont en vente libre, du moment qu’elles ne sont pas infamantes. Évidemment, il n’y a pas d’œuvre satirique autour du prince. Personne ne s’y risquerait. Quand une affaire éclate, le palais appliquerait la stratégie du vent sur le sable, une version locale du chien aboie, la caravane passe. Ce n’est pas la Chine, ici. Albert n’est pas un adepte de la censure »…
Roger-Louis Bianchini le confirme : « Albert est plus cool que Rainier »…
Mais sur le fond, Monaco n’a pas changé depuis la disparition du veuf de Grace.
Pour Mari : « On vient à Monaco pour se reposer, jouir discrètement de sa fortune et éventuellement pour gagner de l’argent. Pas pour communiquer. L’État a intérêt à entretenir cette ambiance de discrétion »…
En cherchant à recueillir une réaction du gouvernement sur la liberté d’opinion, j’ai joint un chargé de communication qui n’était « pas habilité à communiquer ».
Une première ! 
Finalement, il m’a rappelé pour préciser que les saisies de journaux ne sont possibles que dans le cadre d’une procédure judiciaire que la loi n°1299 du 15 juillet 2005 autorise sur toute publication et sur tous types de supports ».
Je n’en saurai pas plus : « L’information est contrôlée à la source, au niveau de la communication », m’a fait remarquer Hervé Mari !
« Tu peux vérifier si c’est bien droit ? »…, les employés monégasques ne plaisantent pas quand ils accrochent aux réverbères les derniers fanions rouge et blanc aux couleurs de la Principauté.
Dans une odeur de macadam encore chaud et de peinture fraîche, Monaco se prépare au grand jour.
« On n’a pas connu un tel événement depuis 1956, date du mariage du prince Rainier avec la princesse Grace », s’enthousiasme un commerçant qui, comme beaucoup d’autres, a placé dans sa vitrine un portrait d’Albert II et de Charlene Wittstock, qui se diront « oui » vendredi prochain devant les caméras du monde entier.
Sous un soleil généreux, les boutiques de souvenirs proposent leur lot de produits dérivés : des éventails, des assiettes, des « mugs » blancs délicatement ornés d’un liseré doré.
« C’est discret, mais chic et pas kitsch, comme on aime ici », se félicite une vendeuse…, « d’ailleurs, ce sont surtout les Monégasques qui s’arrachent ces souvenirs. Certains produits sont en rupture de stock. Les touristes, eux, préfèrent des choses plus bariolées »…
Au palais princier, la cour d’honneur est en plein chantier.
« Aucun détail ne doit être négligé », m’a-t-on dit au service de presse, où on travaille d’arrachepied : accueil des 1.200 journalistes accrédités, rencontres avec la population, partenariats avec les sponsors, dîner du grand chef Alain Ducasse concocté avec des produits exclusivement locaux : tout est calé au millimètre près pour que la noce soit parfaite.
Il faut dire qu’il en va de l’image de Monaco.
Une affaire si sérieuse qu’elle prend l’allure d’une cause nationale !
C’est que le « caillou », comme on surnomme parfois ce micro-État, n’est plus tout à fait le diamant qu’il était…

Mais en dépit des apparences, l’empire du bling-bling a quelque peu perdu de sa superbe.
Devant le casino, des blondes créatures perchées sur des talons hauts comme des tours jumelles se font bien sûr toujours photographier devant les Rolls Royce et autres Ferrari aux carrosseries rutilantes. Comparativement, la place « M’as-tu vu » de Knokke-le-Zoute ressemblerait presque au camping de Palavas-les-Flots.
« Monaco n’a pas été à l’abri de la crise économique. Ce n’est pas une bulle étanche », explique Michel Bouquier, délégué général à la direction du tourisme…, « en 2009, le secteur a globalement reculé de 9 % et le tourisme d’affaires a même chuté de 30 %. Les entreprises étaient soumises à une obligation morale. Il ne faisait pas bon s’afficher dans le luxe. Le tourisme recommence cette année à prendre des couleurs mais ce n’est pas le seul domaine à avoir souffert. L’immobilier est toujours en crise »…

L’agent immobilier me montre un journal plein d’annonces qui ne trouvent pas preneurs : « Le gou­vernement croit que c’est en cons­truisant des logements de très haut de gamme que Monaco s’en sortira »…
« C’est désert ! », lance un agent immobilier de la Condami­ne, l’un des cinq quartiers de Mo­naco…, « on ne vend rien dans la tranche intermédiaire. La tranche intermédiai­re, c’est le luxe moyen de gam­me. Des logements propo­sés entre… trois et six millions d’euros… Alors que le mètre car­ré se négocie entre 15 et 50.000 euros, voire davantage encore, la chute a été sévère. Moins 30 % »…
Et de montrer les plans d’une future tour « Odéon » aux mensurations ver­tigineuses.
Quarante-neuf éta­ges, le plus haut gratte-ciel du caillou, à livrer en 2014 !
« C’est une erreur. Ce qu’il faudrait, c’est faciliter l’installation des étrangers. Quand, à cause des lenteurs administratives, il faut neuf mois pour obtenir l’au­torisation d’installer une entre­prise, ça ne fait pas envie », re­grette-t-il en précisant qu’il tient à garder l’anonymat.
Sur ce con­fetti d’à peine 35.000 habitants dont seulement 8000 Monégas­ques qui aiment à vanter l’am­biance villageoise de l’en­droit, tout le monde se connaît et il ne fait pas bon défier la belle unité nationale.

La Société des Bains de mer, qui contrôle le casino et garde la main sur une partie de l’écono­mie, ne dissimule pas son bilan :
Au casino, rien ne va plus ! Un comble à Monaco : même les jeux ne font plus recette.
« Pour 2010-2011, les résultats sont mauvais », admet Bertrand Lambert, son directeur général…, « globalement, le secteur des jeux accuse une perte de 14 %. Pour les jeux de table, le plongeon est même de 23 % ! »…
« C’est peut-être dans l’air du temps », avance le patron de la Société des Bains de Mer…, « les clients sont moins nombreux, ils jouent moins longtemps et de moins grosses sommes. Mais il veut rester optimiste. Les jeux, cela reste dans notre ADN. Il y a de nouvelles clientèles à développer en Europe de l’Est, en Turquie, en Ukraine ou en Asie »…
Signe tout de même que les temps sont durs, y compris pour les acteurs de la roulette et du tapis vert, les croupiers se sont mis en grève pour la défense de leur salaire… La place financière aussi a pâ­ti.
Monaco est sortie en 2009 de la liste. grise des paradis fiscaux de l’OCDE et les accords interna­tionaux de coopération se multi­plient.
Les contrôles sont de plus en plus exigeants.
Faut-il voir un lien ?
Les dépôts, en tout cas, stagnent…, les « grandes » stars sont parties à Saint-Bart…, à Monaco il n’y a plus que des sous-milliardaires, du genre qui veulent se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas ou ne sont plus ! La scoumoune ne serait pas to­tale sans la descente aux enfers de l’AS Monaco.
Longtemps fleu­ron du foot français, le club s’est vu reléguer en Li­gue 2.
Du jamais vu depuis tren­te ans.
L’humiliation n’est pas seulement sportive…, elle a aussi des conséquences financières, la manne pour les droits de re­transmission va fondre… et le bud­get du club, diminuer de moitié. Quoi d’étonnant dans ce con­texte ?
Monaco s’est dès-lors lancé dans une campagne de communication exceptionnelle.

Le slogan retenu : Mo­naco, un rôle à part dans le mon­de…
Jean-Luc Mano, patron de la société « Only conseil » et an­cien directeur de la rédaction de France 2 m’affirme, très pédant : « Qu’un État en tant que tel, fasse une telle campa­gne, c’est assez révolutionnai­re, il y a un an et demi, Monaco nous a commandé une étude, ce qui en est ressorti, c’est la persistance d’une image gla­mour autour de la princesse Gra­ce Kelly mais aussi des signes plus préoccupants, comme une absence de modernité. En clair, Monaco était une marque du XX ième siècle mais pas du XXl ième… L’image de ghetto de riches est restrictive ! Il fallait donc d’urgence corri­ger le tir… On a voulu mettre en avant les avantages mécon­nus de la Principauté: une com­munauté de cent nationalités dif­férentes, avec des gens qui ont réussi et qui ne sont pas tous des rentiers ».
Une réussite ?
« La campa­gne a été primée mais son succès ne sera avéré que lorsque ce qu’el­le annonce sera avéré », décrypte Jean-Luc Mano, fin connaisseur de la communication politique…, « Mitterrand n a pas été élu en 1981 sur la Force tranquille. Il a été réélu en 1988 parce qu’il avait incarné cette force tranquil­le »…

Ma réalité de Monaco, est reflétée dans mon reportage :
Parmi les résidents, on re­laye en tout cas à l’envi le même message : non, Monaco n’est pas un club de milliardaires qui dort ! Ces gens sont des rêveurs pickpockets qui bâillent d’ennui…, s’ingéniant à masturber les neurones du Prince pour recevoir des piécettes d’or…
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Depuis 3 ans, les ventes de voitures de luxe, modernes et anciennes, incluant les « automobiles de collection », stagnent…, les principaux marchands de la place me le confirment mois après mois : « Putaing, Patrice, y en a moins, putaing, c’est de plus en plus dur tellement c’est mou, pour vendre une chiotte y faut s’y prendre vraiment tôt… et c’est pas gagné, après y font chier pour des détails à la cong… Putaing ! » …
Et dans les ventes aux enchères, c’est pareil…
Depuis 3 ans (la crise financière de 2008), les ventes aux enchères Bonhams et Coys sont en chute libre.
Particulièrement Coys ou j’ai été témoin 3 ans de suite à une salle (le chapiteau du cirque de Fontvieille) quasi vide de clients…, il y a deux ans, il n’y avait qu’une trentaine de personne dont les 3/4 étaient les vendeurs des voitures exposées…
RMAuction a fait une tentative l’année passée (2010) en faisant croire par le principe américain du « ravalement » (c’est à dire : la vente au propriétaire de la voiture en vente)…, que tous les lots avaient été vendus alors qu’ils étaient « adjugés »…, un système sournois qui laisse croire aux enchérisseurs éventuels que la vente « casse la baraque », alors qu’en réalité c’est le désastre…
Résultat, en 2011 seul Bonhams s’y est encore risqué, mais sans grand succès, à tel point que plus un seul journaliste ne s’est avancé à en publier quoi que ce soit…
RMAuction n’est plus venu… tout comme Coys…, son directeur affirmant : « ne plus venir à Monaco qu’à l’occasion du Grand-Prix des anciennes voitures de course, une année sur deux »…, ce dont je ne crois rien, les retards de paiement depuis 2 ans envers les vendeurs ne faisant que s’accentuer et laissant craindre le pire !

La belle affaire !
« Ici, c’est comme à Chicago dans les années trente ! », s’enflam­me le délégué au tourisme, m’affirmant que le soir même il aura l’occasion de partager un cock­tail avec le chef d’orchestre Zu­bin Mehta et le pianiste Daniel Barenboim, du Philharmonique de Vienne…, preuve qu’il se passe toujours quelque chose…, « la semaine dernière, dans un autre genre, j’ai croisé les ac­trices de Desperate Housewi­ves »
N’empêche..
Le mariage prin­cier, pour beaucoup, va redo­rer l’image ternie de Monaco.
« Ça ne peut pas faire de tort », s’accordent la plupart des Moné­gasques, y compris les moins nantis, comme les ouvriers de l’équipementier automobile Mécaplast, l’une des rares in­dustries de Monaco, établie dans le quartier de Fontvieille…
De là à penser que la noce ne serait qu’une entreprise de communication destinée à re-booster la prospérité du Rocher, il n’y a qu’un pas.
« Cela fait tout de mê­me des années qu’il y a des ru­meurs sur l’homosexualité du prince », insinue un résident français du caillou. Alain Perceval, coauteur du seul livre consacré à l’événement, ne doute pourtant pas un ins­tant de la sincérité du mariage : « Cette union a été longuement réfléchie. Albert et Charlène Wittstock ont mis cinq ans à se décider depuis leur pre­mière apparition publique. J’imagine mal une relation de cinq ans entretenue dans un seul but de relations publiques !« …
Au Palais aussi, on souligne que le couple déborde de gestes d’affec­tion : « Ce qui est possible », avance tout de même Alain Perceval…, « c’est que la date ait été choisie en fonction d’impératifs extérieurs. Monaco a subi la crise comme partout ailleurs. Ce mariage va susciter un regain d’intérêt et re­lancer une certaine prospérité »… Ce n’est évidemment pas un ha­sard si la convivialité sera le maître mot de la cérémonie.
Le Palais a tenu à associer au maxi­mum la population à la fête, les portes de la Cour d’honneur du Palais seront même ouvertes pour le mariage religieux samedi prochain.
Deux concerts gratuits seront aussi offerts, l’un des Ea­gles, l’autre de Jean-Michel Jar­re… et l’on promet que la fête ne se­ra pas gâchée même si des petits malins ont bravé les bonnes ma­nières du Rocher en vendant des billets sur internet… : « un souhait qui répond au caractère chaleu­reux et simple du prince, à cent lieues du tempérament autocrati­que de son père Rainier »…, disent tous ceux qui ont l’habitude de l’approcher.
Mais ce geste d’ou­verture vient, aussi à point pour bâtir une nouvelle réputation …

Au « Métropole », seul palace indépendant de Monaco (autrement dit le seul qui ne soit pas contrôlé par la Société des bains de mer), on a soigné la dé­coration florale en plantant un « arbre du bonheur » au milieu du grand hall.
L’hôtellerie n’est pas la derniè­re à vouloir profiter de l’élan du mariage.
Des forfaits « mariage princier » sont proposés, dont l’accent porte sur les repas gastronomiques (Joël Robu­chon) ou les soins du corps.
Un cocktail spécial « faizy tale » (conte de fées) a même été imagi­né : « Mais on ne profitera pas de ce mariage pour s’en mettre plein les poches », promet Jean-Clau­de Messant, le directeur du pala­ce, pour qui l’exemple britanni­que lors du mariage de Kate et William fin avril, n’est pas à sui­vre…, « il est hors de question d’augmenter nos prix. Pour nous, ce qui compte, c’est la sen­sualité. Nous voulons que tout soit parfait. L’été s’annonce très bon »… « La moralisation du capitalis­me » et « la fin du culte de l’argent » ont beau être des concepts en vo­gue depuis la crise mondiale, le monde des affaires, veut-il croi­re, ne pourra pas se passer des « incentives ».
Sans prime et donc sans séjour de récompense dans un endroit de rêve, pas de performance.
Les beaux jours re­viendront-ils gonfler la fortune du Caillou ?… Cet optimisme est une obligation à Monaco où beaucoup se prennent déjà à rêver de la suite de la romance : « Un bébé sur le Rocher ? »…
Le couple princier ne cache pas son pro­jet.
Albert n’en est pas à son coup d’essai, d’autres de ses bébés grandissent sur des matelas financiers…
Ce ne serait pas seulement un délice pour les feuilles de pa­pier glacé, ce serait aussi la dra­gée sur le gâteau financier de la Principauté.
Quand est-ce qu’on mange (le bébé) ?
  
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