Ford Coupé 5 fenêtres Street Rod 1930
15 jolies jeunes femmes toutes en Chromes&Flammes entourant un p’tit Hot Rod, fêtent ChromeséFlammes… D’abord premier magazine en France il y a plus de 50 ans, ensuite première course de Dragsters Chromes&Flammes au Mans, puis premier Show Chromes&Flammes Porte de Versailles à Paris… L’année suivante c’était Chromes&Flammes en 5 éditions d’un total de 500.000 exemplaires mensuels en 5 langues dans tous les pays d’Europe… La suite fut mouvementée avec simultanément le passage au nouveau millénaire 2.000, la fin des magazines “papier” dont la faillite du Groupe Michel Hommel (Nitro)…
Ce fut un “bazar” en centaines de millions et aussi incroyable qu’authentique, ce désastre économique fut suivi aux USA par la fin du magazine américain HotRod des éditions Petersen… En 2026 C&F reste donc seul en version numérique ! Musique… Flonflons… Girls et délires… C&F Webzine comporte plus de 5.000 articles avec 5 articles de plus chaque semaine… Dans un mois j’aurais atteint la limite fixée de 77 ans pour lire Tintin & Milou et je ne suis pas pour autant enclin de stopper mes rédactions… Toutefois, si je n’ai pas ressenti le temps qui passait inexorablement, ce n’est pas de ne pas le constater…
C’est cette accumulation de temps passant qui fait ressortir les faux et les faussetés avec plus de lucidité et acuité… Les faux-culs sont légions, les fausses déclarations innombrables, les faux amis et amours de-même… Vieillir permet d’en avoir l’expérience… Toutefois, ne croyez pas que l’art du faux est réservé aux œuvres d’art classiques comme les “peinturlurations” et “sculpturations” qui sont les deux mamelles aux tétons desquelles les escrocs s’abreuvent… Que nenni ! J’en ai fait mon deuil suite aux escroqueries vécues par quasi tous les Commissaires-Priseurs…
Cela m’avait entrainé à en papoter avec les “Pontifes de Bercy” qui m’ont reçu en m’informant “Tout de GO” dans un rictus rigolard de circonstance, que presque la moitié des prétendus chefs-d’œuvre exposés (même au Louvre) sont faux… “Les politiques se servent, pour eux ou pour obtenir des avantages d’autres chefs d’Etats et Maffieux Patentés. Si on parle on meurt accidentellement ou on est promu au Pôle Sud… Donc du moment qu’on a le Sésame qu’est le certificat d’authenticité avec une liasse de billets doux venant du plus haut, on s’en tape”… Sidérant n’est-il pas ? Mais ce n’est pas tout… Ils étaient intarissables…
Ils ont donc continué leur exposé…“Et concernant les doublettes et triplettes de cartes-grises qui portent bien leur nom, ce que vous nous exposez, c’est effectivement inadmissible, surtout lorsque c’est le même Commissaire-Priseur qui vend les vieilles bagnoles l’une au Japon et l’autre en Angleterre et la troisième en Allemagne avec des triplettes des cartes d’immatriculation validées en très hauts lieux… Nous savons également qu’on a volé des bijoux au Louvre pour pas qu’on démontre qu’ils étaient faux, laissant volontairement la couronne abimée qui elle est authentique… Du Grand-Art… Vous comptez publier cela ? Formidable !
Ils ont alors ajouté : “Vous bénéficierez d’un Contrôle Fiscal pour vous en faire passer le goût”… Waouhhhhhh ! Ce “préambule” vécu m’amène à vous exposer que les faux et doublons peuvent aussi exister dans les méandres du Customizig, avec beaucoup moins de risques puisque ce sont toutes des transformations… et que se gargariser de quelconques préservations d’œuvres d’art automobiles, est utopique… C’est pourri… Me restait donc à cogiter du pour et du contre à publier, mais aussi à publier un article/exemple des méandres du faux jusque dans les Hot Rod’s…J’en ai donc mis un en star américaine…
Originellement réalisé dans les années 1950 parJoe Tully, de Dixon, dans l’Illinois sur une carrosserie de Coupé Ford 1931 5 fenêtres utilisée en compétition, le Hot Rod qui est en star au milieu des 15 starlettes habillées en Chromes&Flammes, a totalement disparu quelques années plus tard. Il avait toutefois eut le temps de “frapper” l’imagination des premiers Hot Rodders Américains, car il avait été modifié, rabaissé et était quasi caractèriel au point de faire tourner les têtes et est ainsi devenu emblématique de l’époque… Voilà donc un bon début-raccord avec les commentaires et photos… La suite suit…
Mécanicien de toujours et fier membre du “Blackhawk Rod & Custom Club”, Joe Tully maîtrisait parfaitement la mécanique. Son coupé a été modifié de façon traditionnelle durant les 4 dernières années quarante…, après la fin atomique de 1945 de la guerre avec le Japon. Le résultat ? Une silhouette atypique. Trapue… La puissance était celle d’un V8 à soupapes latérales de 4L7 (286 ci), provenant d’une Ford de 1948 qui avait été volée neuve chez un con-cessionnaire, ce qui était une pratique courantedes débuts. Ce V8 était équipé de deux carburateurs. Une calandre de Ford de 1932 ouvrait la voie…
Joe Tully y apporta sa touche personnelle avec des pneus à flancs blancs, des feux arrière Pontiac et une sellerie personnalisée. Durant les 5 premières années cinquante, c’était la routine des cruisings de boulevard avec viols consentis des p’tits délurées en jupettes plissées et chaussettes… En 1956, Joe participa aux “World Series of Drag Racing” à Lawrence, dans l’Illinois, où son p’tit Hot Rod concourut sous le numéro GB111. Mais en 1962, la vie de Joe changea. Avec une jeune famille et de nouvelles priorités, Joe vendit son Hot Rod. Cette page qui se tourne est en réalité le début de la magouille…
Selon son fils Dave : “C’était son bolide. Il racontait souvent que, plus jeune, il avait découpé un certain nombre de Ford Modèle A et volé quantité de pièces chez des concessionnaires”… Joe Tully s’éteignit en 1989 dans l’indifférence générale, mais son Hot Rod Coupé existait-il toujours ? Du moins peut-être encore…. Certains Hot Rodders affirmaient se souvenir de l’avoir revu vers 1970 repeint en jaune, équipé d’un V8 Small Block Chevy. Des années fastes du Hot Rodding du Midwest aux souvenirs d’atelier des décennies plus tard, le coupé de Joe Tully a continué de vivre tel un fantôme du passé à travers les récits…
Mais aussi avec les photos. Toutefois, la question demeurait : “Où est-il maintenant ?”… Sortez l’accordéon de gtand’papa/pépé de la cave, car ce coupé Ford Model A de 1931 a été restauré et modernisé par son dernier propriétaire d’une série de 8…. Peint en rouge/bordeaux avec reflets mordorés avec un intérieur en tissu rouge, la voiture est maintenant équipée d’une direction assistée à crémaillère, de freins à disque à l’avant, d’une climatisation Vintage Air, d’un volant inclinable, d’un éclairage LED et d’un autoradio CD… Un V8 GM small-block et une transmission automatique ont été utilisés pour sa renaissance.
Et cela avec un kit de courroie serpentine Ultra Drive, un allumage électronique HEI et des pièces polies. Le système d’échappement a été refait, un nouveau carburateur Holley et un nouveau réservoir d’essence ont été installés, le train arrière a été modifié avec une suspension à quatre bras triangulée, des amortisseurs Ridetech et un différentiel autobloquant 3.50. Des jantes American Racing Salt Flat ont été acquises et des pneus Toyo ont été montés, parmi d’autres modifications. Le titre de propriété a été transféré du Texas et comme tout s’achète aux USA, le Hot Rod B 1931 a été agréé…
Il a été immatriculé comme étant un Coupé Ford A de 1930 ayant une calandre B’32… Waouwww ! Comme vous pouvez le pressentir, ça pue l’arnaque tel que commenté de manière générale en début d’article… Le pourquoi de cette histoire est un besoin qu’ont certains de se construire un passé… En ce cas, construire un passé pour un Hot Rod fait de bric et broc avec pièces volées et qui n’a jamais récolté de trophées, est donc une histoire débile… Que soit… Etant patient et curieux tout en n’ayant rien à perdre et tout à gagner d’une histoire de plus à publier, j’amasse les bouts d’histoires et de conneries…
En ce cas, j’ai noté que la carrosserie Ford, entièrement en acier, reposait sur un prétendu châssis d’origine modifié et renforcé. La couleur de carrosserie dont personne n’a de trace, a été peinte et donc non “repeinte” en “Deep Cherry Red Crystal Pearl (PRP)”, une peinture trois couches utilisée pour les camions Dodge Ram, ce qui nous fait une belle jambe… Le Hot Rod prétendument renouvelé (qui ferait en France le bonheur de n’importe quelle station de Contrôle Technique) est maintenant équipé d’ailes abaissées en fibre de verre, de marchepieds avec bandes de protection en acier inoxydable…
Il y a aussi un pare-soleil extérieur, des vitres teintées, une calandre 1932 et une trappe à carburant dissimulée, le tout provenant de chez “Hagan Street Rod Necessities”… On retrouve également des phares et feux arrière à LED, une barre de fixation de phares abaissée en acier inoxydable, des rétroviseurs avec clignotants intégrés, des essuie-glaces électriques et un pare-chocs avant avec clignotants intégrés. Le propriétaire actuel (qui a tout de l’escroc d’histoires tarabiscotée) a installé un essieu avant abaissé de 5 pouces “Pete & Jake’s Magnum”, avec de nouveaux pivots de fusée et un ressort à lames de remplacement.
J’allais oublier de noter les rotules pour la direction assistée à crémaillère… À l’arrière, un système à quatre bras réglables avec silentblocs en polyuréthane et amortisseurs “Alden American” a été installé, ce qui a nécessité une modification du châssis. L’habitacle insonorisé est garni de tissu rouge plissé assorti à la moquette. Le levier de vitesses au plancher poli est doté d’un pommeau en aluminium usiné et d’un soufflet en cuir avec un anneau décoratif en aluminium usiné. Parmi les autres équipements, on trouve des rangements sous les sièges et une console de pavillon personnalisée intégrant un autoradio CD Pioneer.
Notez que c’est un double DIN avec connectivité Bluetooth et haut-parleurs haute puissance… Des ceintures de sécurité ventrales ont été ajoutées. Un volant à monture en bois repose sur une colonne inclinable provenant de GM et se trouve à l’avant un tableau de bord en acier couleur carrosserie avec des garnitures en bois recouvert d’époxy de “Wabbit’s Wood Works”. Des compteurs “AutoMeter” ornés d’or, comprenant un compteur de vitesse à 120 mph et un compte-tours, sont sur le tableau de bord en compagnie des commandes du système de chauffage et climatisation “Gen IV mini Vintage Air”.
Le tout est caché sous le tableau de bord. Le V8 GM small-block actuel a été prétendument reconstruit pour remplacer le 386ci, et il est équipé d’un système “Serpentine Ultra Drive March Performance”, d’un radiateur et ventilateur électrique en aluminium “Be Cool”, d’un distributeur en billette “HEI”, d’un démarreur à fort couple et de collecteurs équipés… Vous êtes surement maintenant d’avis que ce qu’a raconté le propriétaire de ce Hot Rod est une “histoire à dormir debout” dont on ne saisi l’utilité qu’en constatant qu’il se sert d’anciennes photos d’un Rod vaguement identique, pour construire une histoire valorisante.
C’est plus “bankabke” que pas d’histoire du tout… Mais ça reste une escroquerie sympathique quoique pas vraiment punissable car “y a plus personne pour rectifier”... Donc ca fera plaisir à l’acquéreur final qui aura une histoire à re-raconter pour une autre revente à un Xième hurluberlu… Bref, les touches d’habillage comprennent un ensemble de filtre à air, un collecteur d’admission poli, des éléments assortis sur le couvercle de soupapes, ainsi qu’un compresseur de clim’, une pompe de direction assistée et un alternateur poli. Un carburateur Holley a été installé et le système d’échappement a été refait.
Le filtre à carburant et les conduites ont été remplacés. La boîte automatique GM est reliée à un train arrière Ford avec un différentiel à glissement limité 3,50 et un arbre de transmission personnalisé. Un réservoir de carburant de chez “Tanks, Inc”. a également été installé. La voiture est maintenant légalement immatriculée Ford 1930 avec le numéro 1679386… Prix de vente 65.000$ plus frais, transports et douane si acheminée en France. Voilà… Je ne sais si tout cela est encore utile à publier dans le climat de pré-fin du monde actuel, mais, étant retraité de tout, ayant bientôt (16 mai 2026) 77 ans (dernière année autorisée pour lire Tintin et Milou), je n’ai plus guère l’envolée lyrique des dragues et me méfie d’un emballement cardiaque final… Donc, je reste cool…




































