HotRod Ford B’32 Coupe 3Windows 250.000$
Les valeurs des HotRods TopClass sont subjectivement réelles et échappent aux normalités européennes. A ce stade écrire que l’Europe est “larguée” est un euphémisme qui est une figure de style par laquelle on atténue l’expression d’une idée pour en masquer le caractère déplaisant. Le montant de 250.000$ payé pour acquérir ce Hot Rod est en effet pour tout européen n’ayant que Ferrari et Porsche en tête, un choc brutal douloureux et inconvenant aux normes.
Gene Hetland rêvait depuis ses 13 ans de posséder un Hot ROD classique tel que celui-ci qui deviendra le sien : un Coupé trois fenêtres, alors il s’est lié d’amitié avec un garagiste renommé en cette matière, Mike McKennett, qui a fabriqué/réalisé/créé son rêve. Avec un équipement mécanique d’époque, un toit surbaissé (TopChop de 2,5po) un pare-brise incliné et une peinture noire, la restauration offre le bon rendu, une image de “bon goût”…
Fidèle à l’époque, à la fois sobre et raffiné, ce HotRod Coupé va bien au-delà du simple “look”. À l’intérieur, cette formule se poursuit avec le grain de bois de style standard sur le tableau de bord et les encadrements des fenêtres, en contraste avec un cuir marron vieilli personnalisé, les panneaux de fond qui maintiennent le motif des panneaux de porte et de la selle, tous réalisés par Paul Reichlin.
Une moquette souple, un volant “Banjo”, un pommeau de levier de vitesses en marbre assorti et de compteurs Stewart Warner nichées dans le tableau de bord ovale, donnent à ce HotRod un look subtil mais accueillant. Il est propulsé par un V8 Mercury 1948 réalésé à 276ci avec un vilebrequin de 4po, un arbre à cames ISKY, des culasses et un collecteur d’admission Eddie Meyer surmontés de deux carbus 97, et un filtre à air en goutte d’eau de style Meyer.
En fait, Hetland a lui-même absolument tout construit, le Hot Rod présentant un look très “PRO” sous le capot aussi captivant que possible. Les caches-soupapes et et les collecteurs sont polis tandis que le bloc est peint en rouge vif, chaque nuance ayant été réalisée crescendo avec soin. Les détails à l’intérieur, à l’extérieur et sous le capot sont vraiment remarquables.
Les engrenages Zephyr dans un boîtier de 1939 et un essieu arrière de 1936 (un rare Columbia à 2 vitesses) amènent la puissance au sol. Des essieux “abatteurs” avant et arrière avec des jantes en acier peintes en rouge qui sont chaussées de pneus Firestones. Les freins sont des Ford de 1940. Fidèle à l’époque à presque tous les égards, cette voiture est un voyage dans le passé et aurait été le rêve de tout jeune passionné à l’époque.
Plus que probablement encore aujourd’hui, c’est le Hot Rod typique et absolument parfait en tout particulièrement les proportions. Les portes suicides à gonds arrière, le râteau de châssis, les montants inclinés et la peinture noire-jais-corbeau avec des détails audacieux mais “diplomatiques” rappellent à toutes et tous combien l’attention aux finitions est primordiable pour sortir du lot des milliers de Hot Rod’s en circulation aux USA…
















