1970 Chevy C10 Pusher 1000cv
Chevrolet avait initialement présenté fin du siècle précédent (plus précisément durant les seventies) ses Pick-ups “deuxième génération” comme étant “conçus pour durer”. Plus d’un demi-siècle plus tard, nous en sommes à la “Xième génération” (plus de 10 ont été créées), mais, un vieux Chevy C10 de 1970, donc de la “deuxième génération”, a la gigantesque prétention de démontrer et prouver la robustesse inébranlable des exemplaires de ces lointaines années… Mais… Tout le monde s’en tape… Surtout les Européens, mais comme c’est l’engin typique des récupérations des groupes Djiadistes (Ahhhh l’Orient toujours) qui sont devenus typiques dans les films à la gloire des vaillants soldats Américains empêtrés dans les guerres d’Irak et autres pays dits “pétroliers” dont actuellement l’Iran, les Yankee’s s’en veulent vouloir démontrer, si pas leur génie d’avoir fait croire qu’ils sortent victorieux de toutes leurs folies guerrières, mais pour le moins, qu’ils sont les héros d’épopées façon “continuation de western’s orientaux”... ( sic et resic !)… Ne vous faites aucune illusion, ce n’est pas une véritable arnaque de Général Motors, mais un coup de bluff car la bête est le résultat d’une une restauration de plus de deux ans qui a couté l’équivalent de 5 Pick-Up neufs de 2026 pour rajeunir, via la “Customization extrême” d’un vieux PU désuet et grinçant de partouze, un archi vieux mais vénérable C10 1970 transformé en un pick-up faussement avant-gardiste, dit “de route” et pas de chantiers et/ou d’incursions armées sur les terres du Moyen-Orient.
En ce cas, limite pathétique, pour tenter de relancer les planches à billets de 100$ de la Kustomisation visant les “bouseux”, il est suralimenté par un compresseur Whipple, développant plus de 1.000 chevaux et prêt pour les pistes amateurs de Dragsters… Waouwwww ! Le business Yankee est sans limites, en ce cas le coup (et le coût) sont calculés par divers fabricants et revendeurs de pièces destinées aux Hot Rodders bouseux appréciant le Far-West… La “com’Pub” eut été parfaite si le vieux fantôme de Clint Eastwood avait pu encore apparaitre au volant en mastiquant un cigare… Mais, c’est pas qu’il s’avoue trop vieux, mais parce qu’il “craquouille” de partouze… C’est “Out”… Les montages photos restent possibles mais les droits sont plus importants que les plantureux bénéfices escomptés… Pour ma part, amusé, j’ai sauté sur l’affaire pour en réaliser un article sans espérer quelconque “DON financier” et de plus certain d’avance que cela n’intéresserait personne en Europe en cause des suites des guerres d’Iran et d’Ukraine… Ce pick-up d’exception, entièrement réalisé à la main, est donc la conséquence d’une idée “consumériste” de divers fabricants et vendeurs de pièces pour Hot Rodder’s, qui ont proposé cette “affaire” définie officiellement comme : “Le fruit d’un travail sans compromis mené par Randy T. et son fils Corbin T. âgé de 16 ans, originaires de San Jose, en Californie”... Le décor du Western promotionnel est planté, je vais maintenant vous conter l’affaire telle qu’elle est vraiment…
Ce vieux C10 à benne courte a été déniché à Fremont, une ville voisine du nord de la Californie, alors qu’il s’agissait d’un modèle d’origine en parfait état. Le projet financé par divers fabricants de pièces de “Kustomisations” est devenu la plus importante réalisation de Randy à ce jour. Ce financement a permis que cet exemplaire soit bien plus abouti que tous les C10 transformés. Cela montrait bien à quel point ces camions étaient des moyens de fabriquer des dollars via la création d’une “image” de Old Cowboy devant une véritable toile vierge. Le diffuseur et le becquet de benne qui deviennent des accessoires catalogués, donnent plus que volontairement un style Batboy unique : “On m’avait présenté le schéma de construction, on n’a eu qu’a entièrement démonté l’épave pour faire croire à une restauration… En réalité tout est neuf”… m’a déclaré Randy que j’avoue avoir soudoyé dans une soirée orgiaque avec nanananas putassières faciles et whiskey à gogo… Le gars, bien imbibé et certain de devenir un héros célèbre dans ChomesFlammes et TopWheels (la version américaine) m’a donc raconté des conneries soulographiques qui découlaient de l’histoire créée : “J’ai construit environ 95 % du camion moi-même, y compris la fabrication, la métallurgie, la carrosserie, l’arceau de sécurité et l’échappement”… Tout est faux puisque le C10 de 1970 lui a été livré comme neuf refait par des spécialistes qui l’ont équipé d’un nouveau “GM V8 Wegner LS3” de 6L2 surmonté d’un compresseur “Whipple” à double vis de 3 litres (Gen5 ).
Ce moteur de 6,2 litres (376ci) était doté d’un arbre à cames Wegner spécifique et de culasses neuves, l’alimentation du V8 étant assurée par un réservoir “Boyd” de 75 litres (20 gallons), via un système d’alimentation “Aeromotive” complet utilisant des conduites en PTFE (Téflon) et une pompe à essence sans balais de 5,0 litres. “Il est équipé d’un système de refroidissement Entropy complet, intégrant condenseur et échangeur de chaleur” m’a expliqué Randy, ajoutant : “J’ai reçu également deux ventilateurs électriques de 40 ampères”... Le moteur LS3 est associé à une boîte de vitesses manuelle à six rapports “American Powertrain Stage 3 TREMEC T-56 Magnum” avec double surmultiplication, capable d’encaisser un couple de 1.100 lb-pi. Un embrayage bi-disque “Centerforce DYAD XDS” et un carter d’embrayage de sécurité en acier “QuickTime” complètent la transmission. “Il est équipé du kit Stage 3 et de tous les rapports de transmission ; tout a été surdimensionné pour supporter la puissance” a ajouté Randy… “Le moteur a été testé au banc d’essai. C’est une configuration qui développe plus de 1 000 chevaux, et le couple est sensiblement du même ordre de grandeur”... Un arbre de transmission en fibre de carbone QA1 a été choisi pour sa réactivité et sa puissance accrues. Prêt à transmettre la puissance à la route, le train arrière du C10 a été renforcé par un pont arrière “Quick Performance” de 9po à suspension intégrale, un différentiel à engrenages hélicoïdaux “Detroit Trutrac” et des arbres de transmission Strange à 31 cannelures.
“Les rapports de la 1ère à la 4ème sont destinés à l’autocross ou à une utilisation sur circuit, les 5ème et 6ème sont destinés aux courses à grande vitesse, comme à Bonneville, jusqu’à 320 km/h”. Le P.U. s’est avéré extrêmement fiable. On peut aller faire ses courses ou rouler à 270 km/h. L’échappement passe par des collecteurs “Ultimate” de 2po reliés à des collecteurs en acier inoxydable personnalisés de 3po, et sort par un ensemble de silencieux “Neighbor Haters Black Widow”…. Après 3 bouteilles, Randy m’a avoué ce qui suit : “On m’a dit que selon mon contrat, je devais vous dire que j’ai réalisé l’ensemble des soudures TIG sur mesure dans mon atelier, avec des composants “Stainless Brothers” et que le tout est raccordé à un collecteur en X sur mesure. Je dois aussi ajouter que j’ai opté pour une forme ovale, qui alimente ensuite les sorties d’échappement latérales de la benne, en forme de goutte d’eau de 8,9 cm (3,5 pouces), à gauche et à droite”… Ouais!! Le Pick-Up est équipé d’un kit de suspension modulaire complet à l’avant et à l’arrière de QA1. “Je dois affirmer que j’utilise tous les composants QA1, y compris les amortisseurs à ressorts hélicoïdaux de la série MOD et les barres stabilisatrices, pour que le public les achète”… m’a confié Randy. Il m’a dit qu’une puissance moteur élevée exigeait un freinage à la hauteur, assuré par le kit de freins haute performance “Wilwood”, que les quatre roues sont équipées de freins “Wilwood Superlite”… et qu’à l’avant, avaient été montés des disques percés et rainurés de 16po, et à l’arrière, des disques de 14po.
Il a continué à me bonimenter de plus belle : “Le système de freinage comprend des fusées d’essieu renforcées et des étriers en aluminium forgé à six pistons à l’avant et à quatre pistons à l’arrière. Le PU est équipé d’un système de freinage manuel avec barre d’équilibrage et d’un blocage hydraulique du différentiel arrière pour le drift” m’a expliqué Randy… “Elle est rigide. Elle est conçue pour la course, et les amortisseurs QA1 sont exceptionnels”... J’ai répondu que ce C10 brillait de mille feux dans sa teinte Rouge Passion Fiat. “Ouiiiii ! C’est une couleur Dupont, la 176A” m’a-t-il précisé. Le faux travail artisanal de Randy est sensé conférer une touche unique à ce pick-up américain emblématique. Il m’a fait remarquer notamment les ouïes d’aération du capot, un kit “Trackspec Motorsports”. Le capot, modifié, est maintenu par des charnières CVF, tandis qu’un kit de verrouillage à goupille “Amazon” assure sa fermeture. “Le kit de verrouillage qui sera facturé 100 dollars ne vaut que 12$. Il a été difficile à installer, mais une fois en place, il est très solide. De nombreuses pièces, comme la calandre et les panneaux du compartiment moteur, ont dû être fortement modifiées par des professionnels pour s’ajuster correctement, mais le capot était particulièrement stressant” m’a-t-il déclaré… “La calandre provenait de VanNatta, mais elle n’a jamais convenu, alors je l’ai coupée en deux, j’ai fabriqué mes propres pattes de fixation, je l’ai ressoudée au TIG et j’ai retravaillé la partie centrale… Tout ça pour aider, mais on m’a engueulé comme quoi je risquais d’en dire trop et nuire au business”...
J’ai ensuite appris que les poignées des 2 portes intérieures et extérieures en aluminium usiné provenaient de chez “Eddie Motorsports”.… que les phares LED de la série Seven de “Dapper Lighting” éclairent assez mal la route, que les jantes “MLE72” à deux pièces et à rebord étagé de “BC Forged” en 19×10,5 et 20×12 avaient été enveloppées de pneus Michelin Pilot Sport Cup2 295/35-19 et 345/30-20 pour décaler la position…. Le lendemain de cette nuit de beuveries “putatesques”, j’ai constaté que monter à bord de ce C10 de 1970 n’avait rien à voir avec la version d’origine. L’intérieur a été entièrement modernisé, la banquette d’origine a même été remplacée par des sièges baquets de course Sparco QRT-R en fibre de verre. Ces sièges, inspirés de l’aérospatiale, sont associés à des harnais de sécurité six points, également de marque Sparco. Un écran Pro Dash de 12,3 pouces associé au calculateur Holley Dominator permet une surveillance et un réglage en temps réel faciles et rapides. “Tout se contrôle depuis l’écran tactile personnalisable : jauges, clignotants, pression de suralimentation, feux, etc., même les images de fond”, m’a expliqué Randy, ajoutant : “Il dispose de 30 entrées et sorties. C’est une véritable interface homme-machine. On peut même l’utiliser avec un stylet ou une souris”... L’esthétique épurée est mise en valeur par les panneaux de porte et la planche de bord TMI. Un système de climatisation “Vintage Air Gen5” assure le refroidissement de l’habitacle…
“Le câblage a été réalisé avec des câbles “American Autowire”, un câblage interne personnalisé et un relais statique de 300 ampères de Racewire Solutions” m’a déclaré Randy… Waouwwwww !!! Randy a reçu ordre de dire qu’il a parcouru environ 700 miles avec ce véhicule, à la fois à vitesse de croisière et à des vitesses se situant dans la partie supérieure de son potentiel en mph… et que le PU s’est avéré extrêmement fiable… Yeaaaahhhh ! Randy m’a confié… “Je dois vous dire qu’on peut aller faire ses courses ou rouler à 270 km/h”… Du début à la fin, c’est plus une affaire humoristique qu’une arnaque, Randy m’a dit aussi en finale qu’il devait absolument me dire qu’il avait consacré deux ans à la restauration de ce véhicule de course et que c’était la première fois qu’il réalisait un tel projet avec son père, illustrant une fois de plus l’ironie des slogans choisis par Chevrolet. Le but de tout ce barnum est de mettre dans la tête des Hot Rodders que non seulement les camions et Pick-Up Chevy étaient construits pour durer, mais que cela confirme un slogan des campagnes publicitaires de Chevy des années 70 : “Les pick-ups Chevy deviennent une affaire de famille”…Bien que le légendaire pick-up américain ne soit pas forcément le truck des Corbin’s père et fils, Randy m’a dit : “J’ai toujours adoré les C10. Ce sont des modèles emblématiques, surtout la version à benne courte, elles sont tout simplement parfaites, on peut restaurer en confiance, toutes les pièces de réparations sont sisponibles”… Dans cette optique, quel sera le prochain faux projet de Randy ? Pffffffffffff !






























