Le marché automobile français a chuté de 28%, aggravant ainsi l’effondrement de l’industrie. Le secteur automobile US est en chute libre, les banques américaines sont en danger et l’industrie américaine est en train de sombrer dans une crise sans précédent qui va plonger les banques dans l’incertitude la plus totale… Tout est en train de s’effondrer. Le monde tourne fou
Quand Dieu a inventé les saisons, il a fait un peu n’importe quoi, l’hiver ne sert strictement à rien alors que tous les trucs sympa, l’auto-bronzant, l’auto décapotable, la pétanque, le presse-ail, le théorème de Pythagore, le pédalo, le paréo et la spéléo, ont lieu en été. Même l’apéro est un truc d’été, sauf si tu réunis trois ou quatre Soiffards qui passent par inadvertance devant chez toi, alors l’apéro devient un divers truc d’hiver. Des scientifiques Boukistanais ont calculé qu’à raison d’un apéro de Soiffards par semaine, on pourrait nourrir la population du Vagikistan pendant 97,31 ans, sauf Djémal Alataite qui est allergique aux Chardonnay.</p>
<h3>Pinot Gris GC Furstentum 2008 Albert Mann<img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Alsace/.albert-mann-Furste_s.jpg” alt=”albert-mann-Furste.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”albert-mann-Furste.jpg, janv. 2012″ /></h3>
<h5>Joli nez, confit, puissant, sur des arômes de mirabelle, de pêche, d’épices avec des notes fumées et pierreuses. La bouche est généreuse, dense et équilibrée, les sucres sont présents, sans jamais tomber dans la lourdeur. La finale est longue et intense. Très bien</h5>
<h3>Savigny les Beaune 1er cru Aux Vergelesses 2004 François de Nicolay</h3>
<h5>Un nez puissant, sur les fruits blancs, les agrumes, l’acacia, les amandes, les fruits secs et le miel de fleur. La bouche associe suavité et souplesse, tendu, avec cette pointe de fraîcheur et de fruité qui charme immédiatement et nous transporte longtemps. Très bien<img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Bourgogne/.PierreYvesColin-Morey_StAubinEnRemilly_s.jpg” alt=”PierreYvesColin-Morey_StAubinEnRemilly.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”PierreYvesColin-Morey_StAubinEnRemilly.jpg, janv. 2012″ /></h5>
<h3>Saint-Aubin En Remilly 2008 Pierre-Yves Colin-Morey</h3>
<h5>Superbe nez expressif, vif, bourgeon de cassis, agrumes, fleurs blanches et une touche de silex. La bouche est tendue comme un string, charnue, fruitée, droite et d’une grande persistance. Très bien</h5>
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Sortie Vinoche
EastwoodJ. Edgar
<p><img src=”http://www.leverasoif.com/public/Photos/cinoche/.J-EDGAR_m.jpg” alt=”J-EDGAR.jpg” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”J-EDGAR.jpg, janv. 2012″ />L’un est le fondateur du FBI, l’autre l’incarnation du vengeur moderne aux méthodes plus que musclées. Quand une icône d’Hollywood évoque une figure controversée de l’histoire de l’Amérique, quand un infatigable réalisateur s’attaque à la vie privée du patron du FBI, cela donne <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/J.%20Edgar”>J. Edgar</a>, bio en forme de choc des titans sur la rencontre entre deux figures de l’autorité Américaine. Clint <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Eastwood”>Eastwood</a> livre une captivante biographie filmée. Le film est moins un film d’Histoire que l’histoire d’un homme tourmenté, qui entretient une relation fusionnelle avec sa mère et une amitié profonde et équivoque avec son adjoint, Clyde Tolson. Hoover a voué sa vie à moderniser les méthodes d’enquêtes policières. Les expertises médico-légales, c’est lui. Le fichier central des empreintes digitales, c’est lui. L’analyse scientifique d’une scène de crime, c’est lui. Les écoutes téléphoniques, les coups tordus et les fichiers secrets, c’est encore lui… Si la dimension politique du personnage n’est pas occultée, Clint Eastwood se penche surtout sur l’homme, ses parts d’ombre et de lumière et ses tourments personnels. Côté lumière, Hoover est un policier tenace, brillant, distingué. Côte ombre, c’est un mégalomane rigide, un égotiste complexé, obsédé par le pouvoir et homosexuel refoulé. Aux États-Unis, Hoover a toujours divisé, pour les uns, c’est un justicier qui a voué sa vie à la lutte contre la criminalité et le communisme. Pour les autres c’est la personnification des abus liés à un État policier. Il est à lui seul la part d’ombre et de lumière de toute l’Amérique. Entré en fonction à l’aube de la Prohibition, alors que le pays affrontait une vague d’attentats anarchistes et des émeutes ouvrières, il a lutté à la fois contre les criminels de droit commun et les opposants politiques radicaux et terroristes. Cette double lutte définit son personnage. On comprend très vite ce qui a intéressé Eastwood chez Hoover. Esprit retors et homosexuel de placard, Hoover rêvait de gloire et de pouvoirs. Sous la coupe d’une Mère qui non seulement incite son fils à la paranoïa d’Etat mais à sa mort lui lègue bijoux et robe pour qu’il la pleure déguisé en elle devant la glace en rêvant et réalisant l’assassinat de Kennedy et celui de Martin Luther King.</p> <p>Dans une scènes choc du film, Hoover est en train d’écouter une partie de baise de Martin Luther King sur un magnétophone. Il est en train d’imaginer en sépia le couple en train de s’enlacer et il est suspendu à leurs halètements de plaisir quand sa secrétaire lui passe la communication d’un agent de Dallas qui lui annonce la mort du président. Tandis que le magnétophone poursuit ses petits couinements de plaisir, il écoute la nouvelle, puis téléphone à Robert Kennedy pour lui annoncer froidement la mort de son frère. <img src=”http://www.leverasoif.com/public/Photos/cinoche/.J-EDGAR2_m.jpg” alt=”J-EDGAR2.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”J-EDGAR2.jpg, janv. 2012″ />Cette annonce est si dure qu’elle nous laisse percevoir le prochain sur la liste, Bob lui-même et pour que l’énigme reste entière, seul le dos de Leonardo Di Caprio remplit l’écran. Un Di Caprio remarquable de densité, de puissance et de désespoir, pas bien loin d’un Marlon Brando dans Apocalypse Now. Un Di Caprio secondé par Armie Hammer, convainquant en compagnon souffre-douleur du grand homme et par Naomie Watts en Helen Gandy, la fidèle secrétaire de J. Edgar qui détruira les dossiers pour ne pas trahir les secrets de son patron. Dans ce film, Eastwood s’interroge sur ce qui reste d’une vie bien remplie, quarante-huit ans de service sous huit présidents différents. Les caprices d’un grand homme, incapable de partager le pouvoir et maltraitant ses subordonnés. Certes, beaucoup d’aspects d’Hoover ne sont pas montrés dans le film, l’anticommunisme maladif qui a débouché sur le maccarthysme ou son rôle dans l’affaire Kennedy. Pour Eastwood, Hoover reste un mythe auquel on n’ose pas toucher de trop près. Pour certains, Clint montre beaucoup trop le superflic, en fait presque un personnage sympathique, surprenant au regard de l’histoire et de ceux qui ont eu à le subir. Hoover était surement un homme répugnant et un génie politique, ce qui ne le rend pas plus sympathique par ailleurs. Depuis Gran Torino, l’impitoyable Eastwood fait le bilan de sa vie de cinéaste. J. Edgar est un film mortifère, foudroyant le mythe, une pierre à l’édifice de ce chevalier du 7e art au crépuscule de sa carrière. J.Edgar est un film entre Fucking bastard et love story, avec une mise en scène d’une redoutable efficacité et des acteurs au sommet de leur art.</p>
<iframe frameborder=”0″ width=”480″ height=”210″ src=”http://www.dailymotion.com/embed/video/xmwkvm_j-edgar-bande-annonce-vf-full-hd-de-clint-eastwood-avec-leonardo-dicaprio_shortfilms”></iframe><br /><a href=”http://www.dailymotion.com/video/xmwkvm_j-edgar-bande-annonce-vf-full-hd-de-clint-eastwood-avec-leonardo-dicaprio_shortfilms” target=”_blank”></a></i>
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urn:md5:295b4841b38209449da15810e5248628 2012-01-24T15:58:00+01:00 2012-01-24T16:19:57+01:00
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Notre vin quotidien
LeflaivePuligny-Montrachet
<p><img src=”http://www.leverasoif.com/public/Photos/vignerons/.ACLeflaive_s.jpg” alt=”ACLeflaive.jpg” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”ACLeflaive.jpg, janv. 2012″ />Star du <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Puligny-Montrachet”>Puligny-Montrachet</a> et de la biodynamie, Anne-Claude <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Leflaive”>Leflaive</a> a repris le domaine familial en 1989 pour le porter au sommet de l’appellation, une qualité plébiscitée par les amateurs du monde entier. Le domaine, constitué de 25 hectares de vignes sur Puligny-Montrachet, Montrachet, Bienvenues-Bâtard-Montrachet, Bâtard-Montrachet, Chevalier-Montrachet, est entièrement converti à la biodynamie depuis 1993. La vinification et l’élevage des vins s’accomplissent dans le respect de la tradition bourguignonne, fermentations longues et naturelles en fûts de chêne, bâtonnage jusqu’en hiver, suivis de deux années en cave. Équilibre, structure et expression du terroir caractérisent les vins de ce domaine d’exception, dont le prestige s’étend bien au-delà de nos frontières. En 2007, Anne-Claude Leflaive a installé son école du vin et des terroirs au beau milieu des vignes. L’idée de cette école est de diffuser le plus largement possible la biodynamie à travers la viticulture mondiale et de faire prendre conscience, aussi bien aux viticulteurs qu’à ceux qui vendent les vins, de l’importance de l’écologie, de l’environnement dans tous les gestes quotidiens liés à l’agriculture et à la viticulture.</p>
<h3>Puligny-Montrachet 2005 Domaine Leflaive<img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Bourgogne/.LeflaivePM_s.jpg” alt=”LeflaivePM.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”LeflaivePM.jpg, janv. 2012″ /></h3>
<h5>Superbe nez, très expressif, fougueux, très floral, des notes de fleurs blanches, de Chèvrefeuille, de menthe fraiche, d’amande, de citron et de fruits exotiques. Même si la matière est dense, le vin est vif, cristallin, tendu par une ligne acide signée. L’ensemble est bien équilibré, prometteur même s’il faudra patienter quelques années encore pour que l’harmonise soit parfaite. Très bien</h5>
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Inclassables mais classés
AmphigouriAmpuisCôte-Rôtie
<p><a href=”http://www.leverasoif.com/public/Photos/inclassables/Ampuis1.jpg” title=”Ampuis1.jpg”><img src=”http://www.leverasoif.com/public/Photos/inclassables/.Ampuis1_m.jpg” alt=”Ampuis1.jpg” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”Ampuis1.jpg, janv. 2012″ /></a>Un <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Amphigouri”>Amphigouri</a> est un texte, volontairement obscur (ou pas), parfois burlesque, souvent absurde, des idées sans suite, confuse et incompréhensible, bref, du charabia. Comme: Je suis las de ces commentaires vineux qui s’engouffrent, Dieu seul sait comment, mais aussi le diable, dans les dédales sombres et agité qui mènent vers on se sait quel limbes du commentaire avec cette particularité remarquable que ceux qui partent le plus vite vers ces néants sont les plus intelligents, les plus significatifs, et je dirais même, les miens, et celui que vous lisez aujourd’hui, ce charabia abscons, ce pathos pathétique, cet exemple d’amphigouri est le plus remarquablement nul de l’histoire des Amphigouris. Un amphigouri lourd et ampoulé comme mes pieds après une journée à <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Ampuis”>Ampuis</a> à arpenter les allées du salon de la Côte-Rôtie. Il faut que je reconnaisse que, haïssant la foule et les gugusses qui la compose, je ne peux me réunir à plus de deux, voire trois ou quatre si le Condrieu est excellent. A reculons, prenez cette affirmation avec précaution, je ne roule jamais en marche arrière sur l’autoroute, enfin pas de dessous de 2g, je me suis rendu dans le temple de la <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/C%C3%B4te-R%C3%B4tie”>Côte-Rôtie</a>. Ampuis est un salon où il y a de plus en plus de monde, ce qui rend les conditions de dégustation tout simplement épouvantable, impossible de déguster avec un minimum de sérénité. Assez rapidement, j’ai réalisé avec un certain effroi que, à l’évidence, le picolo de gauche m’était pas plus sympathique que le picolo de droite, prenez le mot sympathie dans son sens étymologique premier à savoir la compassion.</p> <p>Goûter sereinement avec un chariot de cartons à surveiller, avec entre les pattes, le chiwawa d’une demi-mondaine qui accompagne un pseudo connaisseur en vin sur-boisé, deux gars du cru, fait comme des St Marcelin, qui s’enquillent godets sur godets, un jeune bobo sapé comme une gravure de mode qui est à deux doigts d’un AVC fulgurant en découvrant la tâche de vin rouge en train de brûler sa chemise à jabots couleur pistache, une intello, sortie d’HEC,<a href=”http://www.leverasoif.com/public/Photos/inclassables/Ampuis2.jpg” title=”Ampuis2.jpg”><img src=”http://www.leverasoif.com/public/Photos/inclassables/.Ampuis2_m.jpg” alt=”Ampuis2.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”Ampuis2.jpg, janv. 2012″ /></a> l’air sûr d’elle, très vindicative qui ne crache pas non plus sur la vinasse et qui ponctue ses gargarismes par des commentaires aussi niaiseux qu’imbéciles avant de faire ronfler sa gold, je n’oublierai pas le membre éminent du club des petits buveurs à la gueule de bois qui note tout dans son petit carnet à spirale entre les blagues de Cauet et sa liste de course, un vioque en train de gerber son Condrieu sur son costard Jules pendant que sa vieille décrépitée plante son verre devant mon pif toute les 30 secondes, je suis à deux doigts de sortir mon opinel, de lui maquiller la ganache et lui offrir le sourire du Joker dans Batman, tout ce beau monde s’arsouille la glotte en face d’un vigneron qui se demande ce qu’il fout là et qui ne rêve que d’être ailleurs. Déguster dans ces conditions relève du sacerdoce, c’est un peu comme lire un discours Marine Le Pen entre deux putes thaïlandaises ou se faire psychanalyser par un surfeur hawaïen. Je suis limite nervous breakdown. Enfin tout ça pour dire que j’ai passé une super journée à Ampuis. Pour ce qui est des commentaires sur les vins dégustés, tu te sors les doigts et tu fouilles le blog, de toute façon, c’est un peu toujours la même chose, les Condrieu sont fruités mais manque d’acidité, sauf celui de machin, les rouges sont jeunes, boisés, puissants, surtout les Cornas, les grandes Maisons sont trop commerciales, les petits sont sympas, untel est pas sympa alors que l’autre du fond est toujours seul. La routine… Nietzche disait que le positivisme était une pensée pour les sots, je partage assez l’analyse et quand tu partages l’analyse, ça coûte moins cher. Bref, Ampuis, c’est l’amphigouri du vin.</p>
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urn:md5:828eb72ee34808ad1fdda472b145131c 2012-01-18T15:36:00+01:00 2012-01-18T15:46:13+01:00
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Humeurs et gueule de bois
Cyndieposte
<p><img src=”http://www.leverasoif.com/public/humeurs/.obliteration-la-poste_s.jpg” alt=”obliteration-la-poste.jpg” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”obliteration-la-poste.jpg, janv. 2012″ />Un jour, ou peut-être une nuit, l’oiseau noir de la poste, peut-être bien jaune d’ailleurs, te dépose un objet dans ta boite aux lettres. Tu fonces, espérant une invitation à déguster au Domaine de la DRC ou ta déclaration de revenus, mais ce n’est qu’un avis de passage pour un colis en recommandé. Probablement la superbe caisse d’Hermitage que tu attends depuis 3 semaines. Déjà, tu te demandes pourquoi la <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/poste”>poste</a> vient te déposer un avis de passage, alors que tu es là à attendre et que tu as vu le godelureau de la poste aller à ta boite au lieu de venir te livrer ledit paquet directement. Mystère de la poste Française! L’allure de jaune rastaquouère, dreadlocks et chemise au vent, te donne une idée de l’implication émotionnelle dudit livreur à ton problème d’Hermitage. C’est sûr, si ton paquet sentait la Marie-Jeanne, il aurait fait un effort pour partager ton bonheur, mais là, il n’en a rien à carrer de mon problème d’Ermite, c’est pas le sien, il a sa pause syndicale à respecter. Je pense que la Poste n’engage que des gens profondément sociopathes, à la conscience professionnelle de baltringue et les entraine au négationnisme de sonnette. Comme j’ai déjà pris 3 jours de congé pour refaire ma carte d’identité et la carte grise de mon véhicule automoteur, oui la mairie et la préfecture sont ouvertes de 9h48 à 10h00, et encore, le même jour, pour ne pas faciliter la tâche du con qui paye les salaires de ces fonctionnaires par trop zélés. Je réfléchis rapidement, oui, ça peut m’arriver, surtout quand je stresse comme une lesbienne dans un bar de supporter du PSG, d’expérience, je sais que le bureau de poste ferme ses portes à 18h30.</p> <p>Il est pile 18h10. Calme comme une mer d’huile sous un ciel plombé d’orage, la sagesse, la force, la puissance et l’expérience qui m’habitent et m’incitent fortement à me magner le cul. Le bureau de poste se trouve à approximativement 1.288 m de ma boite aux lettres, 7mn 41 en voiture, il me reste donc 10 grosses minutes pour faire mon affaire. <img src=”http://www.leverasoif.com/public/humeurs/.a0177fde-d822-11de-b298-73a087e740ff_s.jpg” alt=”a0177fde-d822-11de-b298-73a087e740ff.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”a0177fde-d822-11de-b298-73a087e740ff.jpg, janv. 2012″ />Finger in the nose, de l’expression typiquement française qui veut dire “finger in the nose”, justement. J’arrive à 18h22, un petit retard dû à une mamie un chouia trainarde dans l’exécution de son créneau, faut dire que mes injures en Boukistanais ne l’ont pas vraiment aidées à se magner le déambulateur. Il me reste 8 minutes pour aller chercher le précieux colis et ainsi mener à bien cette mission aussi périlleuse qu’impossible. Je gravis les marches du palais de poste, quatre à quatre, sans tarder, en pressant le pas un peu quand même, parce que bon c’est bien sympa d’être calme comme une baleine à bosse, mais y’a des fois où merde, faut savoir mouiller le string. 18h23, la porte du bureau de poste est là, à portée de phalange, je peux quasiment la toucher. FERME!!! Putain de sa race, bordel à cul, pute vierge, bonne sœur communiste, putain de couille borgne de la mule du Pape, nardine mok, crévindiou, Dieu me tripote, me-dis-je paisiblement et imperturbablement. Cette bordée de jurons est pour moi, comme un sésame, qui m’a, maintes fois, sauvé la vie. Une fois encore, le miracle s’accomplit, telle la mer rouge s’ouvrant devant Moïse et les siens, la porte de la poste s’ouvre par la grâce d’un grand type aussi gracieux qu’un hépatique cocu qui vient de recevoir son tiers provisionnel le jour où on lui a appris qu’il a choppé la syphilis et que sa fille unique est en réalité son voisin du dessus, celui qui pousse des petits cris quand il jouit. Les portes du paradis jaune s’ouvrent en grand, je m’engouffre dans le local, ou patiente un usagé usé.</p>
<p><img src=”http://www.leverasoif.com/public/humeurs/.DESS_091009-064555_s.jpg” alt=”DESS_091009-064555.jpg” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”DESS_091009-064555.jpg, janv. 2012″ />Cyndie, j’ignore son prénom, mais elle a vraiment une tronche de <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Cyndie”>Cyndie</a>, elle aurait pu être caissière, serveuse pour hollandais, vendeuse chez Tati, secrétaire tout ça, Cyndie donc, me reçoit avec toute la politesse que son disgracieux physique suggère. “C’est pourquoi?”, meugle-t-elle dans un Français approximatif tout en mâchouillant son chewing gum à la menthe glaciale, rapport à son haleine de poney mort. “Je viens pour un massage californien” répondis-je dans un Français des plus académiques. Les yeux de murène défraichie et les 21 secondes de réflexion qui suivirent me confirmèrent que l’indigente Cyndie n’avait pas la lumière dans toutes les pièces. “Ah non, c’est fermé Monsieur”. Je me tétanise et je scrute l’heure, incrédule : 18h25 sur la pendule officielle de la poste. “Mais Ma…ma mais…maiiiiheuuuu” répondis-je dans un Français déjà moins académique, “c’est juste un petit recommandé à retirer, il y en a pour quelques secondes” argumentais-je après avoir repris mes esprits. “J’ai dit que c’était fermé, c’est pas possible, c’est FERME, revenez demain!” glapit-elle. Là, je comprends que pour la Cyndie, il y a la largeur de l’océan Pacifique entre elle et la compassion. Je suis là, planté comme un yucca au beau milieu du bureau de poste. Faire abstraction. Oui, voilà ce qu’il faut faire. Faire abstraction, rester zen, ne pas se laisser emporter par la colère qui monte en moi, ne pas se laisser aller à la haine qui me dévore, ne pas se dire que je vais foutre en l’air une journée de travail à cause de la fainéantise de cette malheureuse conne, ce crapaud buffle monté sur une paire d’ovaires. Essayer d’oublier la vision des doigts bouffis de la conne, explosés par mon démonte pneu rouillé, oublier le doux bruit des râles de l’infortunée idiote après que j’eusse enfoncé son ouvre-lettre dans son œil droit, le plus beau des yeux de murène de la belle moche. Non. Je suis quelqu’un de raisonnable, cohérent et cartésien, même si j’ai un tout petit peu envie de la trucider cette conne, après l’avoir torturé, un peu quand même, pour le fun. Après l’humour, je tente la minauderie, je lui fais mon plus beau sourire, celui qui a fait craquer un paquet de majorettes, faut jamais perdre l’occasion d’épater la femelle, ces petites gredines ont trop tendance à nous prendre de haut, aussi il est bon de leur montrer que la plus belle conquête du cheval, c’est encore l’homme. <img src=”http://www.leverasoif.com/public/humeurs/.La-Poste-suicide_m.jpg” alt=”La-Poste-suicide.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”La-Poste-suicide.jpg, janv. 2012″ />”S’il vous plaît, c’est vraiment très important, j’en ai besoin ce soir, j’organise une soirée dégustation, je vous inviterai bien une prochaine fois”, dis-je en pensant, “cours toujours mignonne, t’es pas près de tremper tes lèvres de mérou dans mes verres Spiegelau”.</p>
<p>Cyndie se lève et part en m’ignorant. Elle est dodue, cuissue, ventrue, la moustache drue, le tient couleur saindoux, le sein doux et mahousse comme un oreiller, le cheveu blond filasse et méché, peut-être éméchée, la bouche ressemble à un accouplement de limaces, la cuisse est jambonnière, l’œil aussi pétillant qu’une rondelle de truffe sur une tranche de foie gras, cette aimable jeune fille a le front bas, elle est à la volupté ce que Marine Le Pen est à la démocratie. Elle a un pif à tromper un éléphant myope et en rut, et son accoutrement flanquerait une migraine à un fabriquant de serpillières, le genre de fille à qui tu n’as vraiment pas envie de casser les petites pattes arrières. Putain de sa race, bordel à cul, pute vierge, bonne sœur communiste, putain de couille borgne de la mule du Pape, nardine mok, crévindiou, Dieu me tripote, me-dis-je toujours aussi paisible et imperturbable. Deux fois de suite, ce serait miraculeux que ça marche. Cyndie revient, “donnez-moi votre recommandé, je vais voir ce que je peux faire”. “Merci” bafouillais-je en pensant, “j’irai pisser sur ta tombe, connasse…” Cyndie: “Oui… non parce que vous comprenez, déjà hier soir on a fermé en retard, bon, j’espère que je vais le trouver votre colis…” dit-elle en s’éloignant. Moi, tous bas: “Tu ne vas pas me pomper l’air parce que tu as fait 3 minutes d’heures supplémentaires hier, grognasse, <img src=”http://www.leverasoif.com/public/humeurs/.44278533_m.jpg” alt=”44278533.jpg” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”44278533.jpg, janv. 2012″ />je te pisse à la raie, je te conchie” dis-je dans un Français de moins en moins académique. Cyndie revient avec mon précieux colis. “Voilà. Vous signez là et là”. “Je sais, raclure, tu me prends pour un con en plus”, me dis-je intimement. Je prends l’immonde stylo qui traine devant Cyndie, je griffonne rapidement un semblant de signature et je prends possession du colis que je ne peux pas ouvrir et vérifier avant d’avoir signé, règlement de la poste oblige. Le “bonne soirée” de Cyndie résonne dans le hall comme la fracture du col du fémur du vieux qui s’est vautré dans le hall de la gare de l’est, un frisquet soir de décembre. “Bonne soirée, c’est ça biloute, grosse truie malfaisante, t’es conne, mais t’es bonne, enfin sympa mais pas bonne”… C’est dans ces moments-là que je me demande si des fois je ne serai pas un peu rancunier sur les bords.</p>
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Notre vin quotidien
JosephshofMoselReichsgraf von Kesselstatt
<p><a href=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Etrangers/Allemagne/von_Kesselstatt.jpg” title=”von_Kesselstatt.jpg”><img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Etrangers/Allemagne/.von_Kesselstatt_s.jpg” alt=”von_Kesselstatt.jpg” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”von_Kesselstatt.jpg, janv. 2012″ /></a>Le vin de Moselle est-il un anti-déprimant? Je sais, c’est une question cocasse, mais, il suffit d’écouter Brel pour s’en convaincre. Il réconforte son “jeff”, effondré sur un trottoir, en lui promettant du vin de Moselle, des frites et puis des moules. Pierre Perret en propose aussi à son “petit loup” pour lui faire oublier “les petits cons qui lui ont fait ça”. Alors, tant qu’à boire du vin de Moselle, autant boire du bon, un <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Reichsgraf%20von%20Kesselstatt”>Reichsgraf von Kesselstatt</a> par exemple. En 1978, le père d’Annegret Reh-Gartner, Günther, rachète Weingut Reichsgraf von Kesselstatt, une célèbre propriété de plus de 600 ans. C’est à ce moment qu’Annegret se découvre une passion pour le vin et décide de poursuivre le travail de son père. Depuis 1983, elle dirige avec brio la plus grande propriété privée de Moselle. Trente-huit hectares à travers la Mosel-Saar-Ruwer. La qualité est toujours au rendez-vous et les vins sont issus des monopoles “<a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Josephshof”>Josephshof</a>”, “Piesporter Goldtröpfchen”, “Kasel” et “Scharzhofberg”. La première mention du terroir “Josephshof” date de plus de 1.000 ans. Ce petit bijou de 3,8ha, dans un écrin de verdure est protégé par un ancien monastère, il a été acquis par le Comte de Kesselstatt en 1858. “Josephshof” surplombe le village de Graach, au beau milieu de la <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Mosel”>Mosel</a>, entre les sites de Graacher Domprobst et Wehlener Sonnenuhr. Des vignes exposées plein sud, un pente très raide (60-70°), à une altitude de 180 mètres. Avec la complicité de son mari Gerhard Gartner, le premier cuisinier allemand à obtenir deux macarons Michelin, Annegret produit des vins secs, d’une extrême finesse, sobres et subtils, mais veille à ce qu’ils brillent aussi à table.</p>
<h3>Riesling Troken Josephshof Monopole 2007 Weingut Reichsgraf von Kesselstatt</h3>
<h5><img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Etrangers/Allemagne/.Josephshof_s.jpg” alt=”Josephshof.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”Josephshof.jpg, janv. 2012″ />Le nez est très fin, sur des arômes de pomelos, de mandarine, de pêche, d’épices, de fleurs et quelques notes pierreuses. La bouche est précise, droite, tendue par une belle acidité élégante avec des sucres enrobant une fine matière. L’équilibre est superbe et la persistance très longue. Un Riesling radieux. Très bien+</h5>
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urn:md5:894a8913c67dbc919fc58b63794087b6 2012-01-13T11:27:00+01:00 2012-01-13T11:30:38+01:00
Psykopat
Notre vin quotidien
Amon RâGlaetzerShiraz
<p><img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Etrangers/australie/.Amon-RaLogo_s.jpg” alt=”Amon-RaLogo.jpg” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”Amon-RaLogo.jpg, janv. 2012″ />Béni soit <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Amon%20R%C3%A2″>Amon Râ</a>, vrai Dieu et vrai divin, béni soit son corps racé, béni soit sa persistance, béni soit le grand prêtre des vins du nouveau monde, béni soit cette icone du <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Shiraz”>Shiraz</a>, béni soit Amon Râ et toutes ses divines vignes sacrées et centenaires, divin temps des pyramides Australienne. Je vous entends d’ici. Il n’exagère pas un petit peu, le Psyko machin? A peine! Une légère hyperplasie congénitale due à l’enivrement d’une vieille histoire d’amour avec cette cuvée qui m’a toujours fait vibrer. La cuvée de prestige de Ben <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Glaetzer”>Glaetzer</a> est issue de Shiraz plus que centenaires, non irriguée, vendangée à la main, vinifiée avec soin, élevée avec intelligence pendant quinze mois en barriques neuves de chêne français et américain, peu soufrée et habillée d’une magnifique étiquette qui ajoute au pouvoir de séduction de la déesse.</p>
<h3>Barossa Valley Amon Ra 2009 Ben Glaetzer<img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Etrangers/australie/.Glaetzer_Amon-Ra_s.jpg” alt=”Glaetzer_Amon-Ra.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”Glaetzer_Amon-Ra.jpg, janv. 2012″ /></h3>
<h5>Une divine robe pourpre foncé, noir d’Egypte. Servit frais, le nez développe des arômes de cerise noire, de cassis et de bois toasté. Le réchauffement va lui donner plus d’ampleur, de complexité et un charme envoûtant: poivre, cannelle, violette, expresso, truffe, graphite se superposent dans un irrésistible bouquet de parfums que l’on déchiffre comme un vieux papyrus couvert d’hiéroglyphes. La bouche d’Amon Ra, c’est un Sphinx, c’est Khéops, la clé de voûte, c’est l’équilibre. Extraction et puissance, oui, tannins denses et arrondis qui soutiennent cette grande concentration de fruit tout en préservant l’élégance, si on y ajoute une fraicheur qui apporte pureté et lumière dans cette Pyramide, une persistance longue comme le Nil, on obtient un vin étonnant, pharaonesque, qui aura besoin de temps pour que l’élevage se patine, certes, mais qui a encore pas mal de décennie avant l’embaumement. Excellent aujourd’hui et grand demain.</h5>
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urn:md5:5541162d8d0f28f3562d7d47d78dc468 2012-01-11T22:45:00+01:00 2012-01-11T22:49:21+01:00
Psykopat
Notre vin quotidien
<p><img src=”http://www.leverasoif.com/public/Photos/vignerons/.Bouzereau_m.jpg” alt=”Bouzereau.jpg” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”Bouzereau.jpg, janv. 2012″ />A Meursault, la famille Bouzereau cultive la vigne depuis 7 générations, Les Bouzereau y possède 32 parcelles réparties sur les meilleurs crus de Meursault et de Puligny. Le sol est travaillé à la charrue, sans engrais chimiques depuis près de dix ans. La vendange est manuelle et le moût fermente en fûts, à basse température, pendant 3 à 4 mois, afin d’obtenir le maximum de richesse et de gras. Depuis peu, le Domaine a investi dans de nouveaux chais, beaucoup plus fonctionnels, le 1er millésime à y être vinifié a été le 2009. Michel Bouzereau travaille aujourd’hui avec son fils Jean-Baptiste, qui est en train de s’affirmer comme un excellent styliste du Meursault, précis, tendu, pur et élégant, loin des Meursault gras et fortement grillés, souvent réduits que certains amateurs associent à Meursault.</p>
<h3>Meursault Les Grands Charrons 2009 Michel Bouzereau<img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Bourgogne/.les-grands-charrons-bouzereau_s.jpg” alt=”les-grands-charrons-bouzereau.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”les-grands-charrons-bouzereau.jpg, janv. 2012″ /></h3>
<h5>Les Grands Charrons sont situés sur un coteau de pente douce face au village. Robe jaune or pâle, lumineuse. Un nez délicat, fin, sur des notes florales, acacia, fleurs grasses, pêche mûre, mais aussi un peu de vanille. L’attaque est franche, vive. La bouche est séduisante, précise, la matière est grasse et une belle acidité arrive à l’élancer vers une longue finale très fraiche. Un Meursault élégant et racé. Très bien</h5>
<blockquote><p>Michel Bouzereau & Fils<br />
5, rue Robert Thénard – 21190 Meursault <br />
Tél. +33 (0) 380 21 20 74 – Fax +33 (0) 380 21 66 41<br />
michel-bouzereau-et-fils@wanadoo.fr <br />
<a href=”http://www.michelbouzereauetfils.com”>www.michelbouzereauetfils.com</a><br /></p></blockquote>
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urn:md5:e0e7a25ea830c91889f56918a40ad8ef 2012-01-09T11:14:00+01:00 2012-01-26T22:40:25+01:00
Psykopat
Notre vin quotidien
<p><img src=”http://www.leverasoif.com/public/Dessins/.OLIVER_JAMIE_s.jpg” alt=”OLIVER_JAMIE.jpg” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”OLIVER_JAMIE.jpg, janv. 2012″ />Lorsque j’ai décidé de me lancer dans l’aventure blogguesque, je me suis juré de me cantonner à l’actualité vineuse, politique ou économique, de ne pas traiter le dossier culinaire. Pourquoi? En premier lieu, parce que ce n’est pas le propos de ce blog. Ensuite, parce cela a tendance à augmenter ma pression sanguine, provoquer des ballonnements au niveau de mes abdos qui ont un effet désastreux sur ma ligne et me faire tellement grincer des dents que mon petit cœur fragile se serre déjà d’angoisse à l’idée du devis que va me faire mon dentiste. Si tu es ici, c’est que tu as Goooglelisé “Sarko à poil” ou “jeune nymphette nue en train de préparer des sushi” et pas pour la recette du Parmentier de canard ni pour connaitre l’origine de l’expression “faire partie du gratin”. Mais si je peux rendre service. Nous sommes un peu après JC et avant Van Damne, un mardi, ou un vendredi, Achille Parmentier n’a pas encore inventé la pomme de terre. Un jeune et talentueux grand breton, Jamie, aime à inventer de nouvelles créations culinaires, il est riche et célèbre et il gave ses clients de ses spécialités comme le Koala roux aux asperges du Népal. Avec le temps, la cuisine le gave et il se trouve un autre passe-temps assez particulier, il s’adonne à la teinture de cheveux. Le maître-queux finit par délaisser la gastronomie et se contente de placer une de ses créations capillaires, le client coloré, en sortant du restaurant, était la risée de la populace, qui se disait: “Encore un qui fait partie des gras teints”! Depuis, la gastronomie a évolué, l’expression aussi, et les protagonistes de cette histoire sont décédés, mais ça va, ils étaient tous assez vieux.</p>
<h3>Meursault Clos des Perrières 1999 Albert Grivault<img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Bourgogne/.ClosdesPerrieres_s.jpg” alt=”ClosdesPerrieres.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”ClosdesPerrieres.jpg, oct. 2011″ /></h3>
<h5>Nez de beurre noisette, de brioche, de champignon, de fruits blancs, de fruits secs et d’épices. La bouche est dense, puissante, surmûri, grosse matière réglissée mais une certaine mollesse en finale Bien+</h5> <h3>Meursault Perrières 2007 Domaine Germain</h3>
<h5>Un nez racé, pur, expressif, sur des notes de citron vert, de tilleul, de noisette, d’anis et une petite touche boisée. La bouche est droite, ciselée, densité de la matière, tension et équilibre rivalise avec un fruit éclatant et une fine minéralité, tous cela, pour notre plus grand plaisir. Excellent</h5>
<h3>Madiran Bouscassé 1995 Alain Brumont<img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Sud-Ouest/.Bouscasse_s.jpg” alt=”Bouscasse.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”Bouscasse.jpg, janv. 2012″ /></h3>
<h5>La robe est assez profonde, tuilée sur les bords. Beau nez de pruneau, de cassis, de fruits secs, de tabac, de sous-bois, de réglisse et de chêne. La bouche propose une matière encore dense, une jolie ampleur, des tannins fondus, une rondeur aimable et une finale fraiche qui donne envie d’y revenir. Un vin qui a dépassé sa jeunesse boisée, mais encore plein de matière et de vitalité. Très bien</h5>
<h3>Côte-Rôtie Château d’Ampuis 2001 Guigel & Fils<img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Rhone/.Chtampuis_s.jpg” alt=”Chtampuis.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”Chtampuis.jpg, janv. 2012″ /></h3>
<h5>Le nez est intense, sur la mûre, la cerise à l’eau de vie, le bourgeon de cassis, la cannelle, la muscade, le café, la mine de crayon et une pointe de vanille. La bouche est suave, très minérale, les tannins sont fins, granuleux, gourmands, la matière est belle et la longue finale sur la cerise noire finit de nous épater. Excellent</h5>
<h3>Barossa Valley Johann Georg 2004 Kalleske Wines<img src=”http://www.leverasoif.com/public/Etiquettes/Etrangers/australie/.kalleske-johann-georg_s.jpg” alt=”kalleske-johann-georg.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”kalleske-johann-georg.jpg, juil. 2011″ /></h3>
<h5>La grande cuvée de Kalleske, seulement 150 caisses produites d’un Shiraz issu de très vieilles vignes, plus que centenaires. Un nez qui explose sur des notes de prune, de noix, de mûre, de camphre, d’eucalyptus, de tabac, de vanille et de chocolat. La bouche est hyper concentrée, riche, incroyablement onctueuse, une rondeur et une persistance étonnante. Un grand vin Australien qui garde un équilibre et une buvabilité surprenante. Une bouteille terminée à deux, sans aucun effort! Grand vin</h5>
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urn:md5:60c06e13f3a8cd3eb1981fbba666a56a 2012-01-08T18:18:00+01:00 2012-01-09T11:03:07+01:00
Psykopat
Humeurs et gueule de bois
gaffeMoranoNadine
<p><img src=”http://www.leverasoif.com/public/humeurs/.connerie1_s.jpg” alt=”connerie1.png” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”connerie1.png, janv. 2012″ />La connerie est un sport universel, le seul où, nonobstant, (j’adore ce mot, nonobstant) sa race, son sexe, sa couleur ou sa coupe de cheveux, tous rivalisent en terme de performance pure avec les champions qu’ils admirent, et moi j’admire <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Nadine”>Nadine</a>, pas la Baronne, l’autre la princesse de la balourdise. Être vraiment stupide n’est pas donné à tout le monde et la barre est placée très haute en cette année électorale. Je ne sais pas si vous connaissez Nadine mais grâce à elle, la femme politique est devenue l’égale de son alter ego boursoufflé, l’homme, dans ce qu’il peut y avoir de plus vulgaire. Ce sous-ministre est une spécialiste de la <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/gaffe”>gaffe</a> préméditée pour occuper et faire passer au second plan les affaires qui fâchent, le chômage qui grimpe, les grèves qui paralysent, les salaires tout rikikis des uns et maousse costauds des autres. Dès qu’il faut faire oublier aux Français leurs misères politiques, Sarkomerce envoie sa princesse.</p> <p>Lors d’un débat sur l’identité nationale, elle a eu le culot d’expliquer aux jeunes musulmans français qu’il ne faut pas mettre sa casquette à l’envers et ne pas parler verlan. Alors, que tu sois chrétien, musulman ou juif, tu peux mettre ta dauffe à l’envers, <img src=”http://www.leverasoif.com/public/humeurs/.morano_jpeg_m.jpg” alt=”morano_jpeg.jpg” style=”float:right; margin: 0 0 1em 1em;” title=”morano_jpeg.jpg, janv. 2012″ />tu restes Français. Mais si, musulman, tu places ta gapette à l’envers, alors là, tu perds ta nationalité. Tu la remets à l’endroit, hop, tu es de nouveau Français, c’est magique, c’est l’effet <a href=”http://www.leverasoif.com/index.php?tag/Morano”>Morano</a>, que ça s’appelle. Contrairement à ce que Nadine prétend, cette inversion des syllabes fait partie intégrante de l’identité française depuis le Moyen-Age, s’était aussi pratiqué à la Cour des Miracles, au XVIIIème siècle. Les savants appellent ce genre de jeux dans les mots, “métathèse”. Donc, Ranulphe, en causant verlan, devient une usine à “métathèses”, il est super content de le savoir. Sera-t-il ébahi comme Monsieur Jourdain découvrant qu’il a toujours fait de la prose sans le savoir? Le poète François Villon ou Auguste Le Breton dans son fameux ” Du Rififi chez les Hommes” paru en 1954 l’ont souvent utilisé, comme dans certains corps de métier au XIXème et utilisée par les ouvriers parisiens, tout particulièrement sous l’Occupation nazie pour des raisons évidentes de codage. Le verlan, ne vous en déplaise Nadine, fait partie intégrante de l’identité française. Faut mettre Nadine dans un grand bocal avec du formol dedans, elle va nous manquer dans quelques mois.</p>
<p>Le net foisonne de ses empoignades de poissonnière avec tous ceux qui ont le malheur de n’être pas d’accord avec ses idées ou sa pensée, si tant est qu’il soit prouvé qu’elle pense. Nadine “Noreply” Morano, a une élégance morale rare et un sens de l’humour inégalé. Essayer de comprendre son cheminement de pensée ressemble toujours à un saut à l’élastique, mais sans élastique. Nadine aime les gens, mais seulement ceux qui partagent son Nationale-Sarkozyste, les autres gens ne l’aiment pas. Nadine a le sang chaud et pas seulement quand elle danse le Pogo avec les jeunes UMP (union des mauvais perdants), quand elle vocifère à l’Assemblée Nationale, fait convoquer par la milice républicaine une femme qui met “hou la menteuse” comme commentaire sur le site collabo Dailymotion, <img src=”http://www.leverasoif.com/public/humeurs/.morano2_m.jpg” alt=”morano2.jpg” style=”float:left; margin: 0 1em 1em 0;” title=”morano2.jpg, janv. 2012″ />elle fait licencier une vendeuse qui n’a pas le même humour qu’elle.. Elle vilipende les humoristes qui osent faire de l’esprit sur elle, le droit à s’opposer, voilà une conception de la démocratie qu’elle ignore. Nadine aime Twitter, elle en a compris l’intérêt, le simplisme du Moranisme, comme le Sarkosisme d’ailleurs, tient en 140 caractères, pas plus. Les 2 talonnettes de bases de cette sous-culture, tu écoutes et tu la fermes… Son problème n’est pas tant la vulgarité et la bêtise effrayante qui émane d’elle, c’est cette intolérance consternante, cet aveuglement Sarkozyen effrayant! Si cette femme n’était pas l’exégète inconditionnel de son petit maître, elle se bornerait à terroriser ses voisins de palier de ses vociférations stupides.</p>
<p>J’ai le sentiment désagréable que la société Française est devenue tellement régressive qu’elle n’accepte même plus ses fous du roi. Nos politiques se croient importants et n’acceptent plus la caricature, trop habitués aux courbettes. Lorsqu’on a un discours propre à être caricaturé, il me semble qu’on doit avoir le recul d’accepter qu’en échange, les fous du roi vous rappellent que “c’est nous qui t’avons mis là, tu es à notre service et c’est nous qui te payons grassement”. Quand Nadine confond le chanteur Renaud et la voiture, c’est drôle et on a le devoir d’en rire. Elle doit également être persuadée que le Rouge et le Noir a été écrit par Jeanne Mas, que la Joconde a été peinte par un exploitant de parkings souterrains, que Julien Courbet, l’animateur de télé, a un talent fou pour peindre le sexe des femmes et que Bézu est mort sur la Croix en chantant “à la queue leleu”!</p>
<p>Sa dernière prise de bec publique a eu lieu sur un plateau de France inter, Sophia Aram, l’humoriste, a eu l’impudence, l’indécence de critiquer Nadine. Notre poissonnière des Lilas a vertement et promptement répliqué, elle a eu du mal à supporter la comparaison avec Jean-Claude van Damne et la conclusion qui reprochait à certains de confondre populaire et vulgaire, j’ajouterai qu’avec Populiste et vulgaire, ça marche. Il reste à Nadine d’exporter dans sa région, un peu de sa néo sous-culture Parisienne, pardon à la Meurthe et Moselle, vous ne méritiez pas ça…..</p>