La Divine Comédie du Hot Rodding : un voyage épique à travers l’enfer…

Mythes et réalités s’entremêlent en une aventure terrifiante à travers l’enfer, le purgatoire et le paradis du Hot Rodding qui s’il avait éxisté du temps de Michel-Ange, il lui aurait donné une place au paradis dans son Jugement dernier ; Sandro Botticelli aurait recréé les cercles de l’enfer créés par son imagination poétique et Jérôme Bosch, William Blake et Gustave Doré auraient illustré leurs visions infernales dans de brillantes œuvres d’art. Mais, grâce à ChromesFlammes et mes texticules couillus, la Divine Comédie du Hot Rodding, continue de fasciner et d’inspirer mes internautes du monde entier. L’Enfer, des contraintes fiscales, le Purgatoire des obligations administratives et le Paradis d’être publié dans ChromesFlammes forment la nouvelle Divine Comédie.
Elle est l’équivalent d’un long poème qui raconte mes voyages dans les divers enfers en ce compris administratifs et fiscaux, parmi les internautes damnés, guidé par la poésie des moteurs V8 et sous le charme des rugissements des échappements libérés, je flotte dans l’éther en quète d’absolu espérant y retrouver plus tard le Saint Graal des Hot Rodder’s, qui nous guidera jusqu’au purgatoire de l’absolution fiscale, puis au paradis des SuperChargers où, dans un moment d’extase, le narrateur que je suis aperçoit le Dieu Georges Barris et ses anges. En nommant “ChromesFlammes” l’œuvre de ma vie je faisais référence à un sens précis du terme indiquant un récit fantasmagorique. Ma “Divine Comédie du Hot Rodding” est une allégorie de la progression des âmes…
Du moins, les plus pures, à travers les déviances nitromaniaques créatrices de péchés irréversibles menant à l’enfer, la pénitence, le purgatoire et la possible rédemption qu’est le paradis Chromes Flammes… Cependant, c’est de loin le sort des âmes décrit dans l’enfer nitromaniaque qui marqua le plus les lecteurs et les artistes au fil du temps qui ne fait que passer. Peuplés de personnages mythologiques et de notre propre époque, les cercles de l’enfer nitromaniaque ont piégé les “ceusses” dans divers cloaques d’absurdités, chacun assortis de monstruosités différentes, constituant certaines des scènes les plus frappantes et les plus chargées d’émotion de la littérature Customiesque et ce, contrairement à de nombreux autres personnages ayant peuplé les débuts du Custom.
Du moins, le “Franchouillard des années ’60 et ’70”, quoique les historiens ne disposent pas de nombreuses informations sur le pourquoi du comment on en est arrivé à tant de désolations en finale, toutes accentuées par la faillitte du Groupe Michel Hommel et la disparition des âmes damnées qui avaient créés tant et tant d’horreurs absolues… Ces démons donnaient en effet via des articles d’une siropositivité morbide, de nombreux détails autobiographiques dans leurs gribouillis,et leurs activités sournoises impliquant des faits de moeurs, toutes choses qui conduisirent “Morelus Platibus” et son âme damnée “PhuTingDong” le moine Chinois, à leur chute et les forçant à l’exil lointain. Tous les récits à leurs sujets sont peu flatteurs, ils s’emportaient facilement en déviances diverses.
Les archives historiques fournissent aux historiens des indices sur les sombres réalités. La plupart des chercheurs s’accordent à dire que ce fut une époque de malversations diverses. La rivalité entre les partisans de Chromes&Flammes et les Nitromaniaques domina la fin du précédent millénaire pour s’achever en l’aube du nouveau par la faillite par centaines de millions des Editions Michel Hommel incluant corps, biens et âmes damnées. L’horreur avait vu le jour au cours du siècle précédent, les favorables à Chromes, se battaient contre les Nitromaniaques, partisans de la Franchouillerie extrème, pour le contrôle des principales entités. Une sorte de guerre civile du Kustom éclata, condamnés à l’exil les Nitromaniaques furent incapables de s’adapter à la presse numérique.
Ils disparurent malgré quelques soubresauts dans les égoûts des réseaux associaux. C’est au cours de cette longue période que j’ai pu concevoir mon roman : “La Divine Comédie du Hot Rodding Franchouillard”… Mon expérience m’avait montré une société Customiesque chaotique, violente et corrompue, dans laquelle les suppôts ne s’intéressaient pas au Hot Rodding et recherchaient le pouvoir temporel financier plutôt que spirituel. J’ai imaginé un voyage à travers les trois royaumes du Kustom, où j’explorais la souffrance de l’enfer, le repentir du purgatoire et l’ascension vers le sublime, afin de montrer à l’humanité, via mon webzine ChromesFlammes, le chemin qui avait été perdu.
“Nel mezzo del cammin di nostra vita, mi ritrovai per una selva oscura, ché la diritta via era smarrita” (Au milieu du chemin de notre vie, je me retrouvai par une forêt obscure, car la voie droite était perdue)… La forêt obscure est décrite à la fois comme un lieu réel et comme une allégorie dans laquelle je rencontre trois bêtes représentant différents aspects de l’anti-customisation. Dans mes tentatives désespérées de sortir du glauque des camps de concentrations concentrationnaires de Van’s et autres, j’y ai comme rencontré le poète romain Virgile, auteur de l’Énéide, une épopée du 1er siècle avant notre ère qui raconte la fondation de Rome par Énée. Guidé par Virgile, Dante entreprend une visite guidée de l’enfer. Je tenais là l’essence de mon roman…
Pour construire ce monde infernal, je me suisse appuyé sur ma profonde connaissance des mythes grecs et romains, dans lesquels des personnages mortels tels qu’Ulysse, Orphée, Thésée et Hercule visitaient tous les enfers et en revennaient bien vivants pour raconter leurs aventures. Je me suisse également inspiré de l’Énéide ainsi que des réflexions de Cicéron sur le gouvernement dans “De republica”. Bien sûr “Le livre de l’Apocalypse du Kustom”et “L’Epître de saint Michel aux Nitromaniaques”, m’aidèrent à construire le cadre théologique et le style poétique de mon œuvre, contribuant à la définition de sa structure et de son sens global. J’ai également introduit d’importantes innovations dans mon récit.
Plutôt que décrire l’enfer du Custom Nitromaniaque comme une masse indistincte et bouillonnante de démons, j’ai adopté le principe d’ordonnancement de saint Thomas d’Aquin, plaçant chaque âme damnée en enfer et détaillant les tourments appropriés auxquels chaque âme est soumise pour l’éternité, mais dépendant de la nature et la gravité du crime… La construction de l’au-delà du Kustom, suit la cosmologie développée par Ptolémée, astronome égyptien du 2e siècle. L’entrée de l’enfer est située dans l’hémisphère nord, tandis que la montagne du purgatoire s’élève dans l’hémisphère sud. Bien que ma structure de l’enfer ne ressemble guère à la géographie physique, j’ai tout conçu comme un lieu réel : plaines stériles, cavernes, marécages, falaises et précipices.
J’ai ajouté les langues de feu des vipères et les eaux mortes donnant vie à des paysages à la fois terrifiants et symboliques. Le premier cercle de l’enfer, le plus élevé, est celui des Limbes, dont les habitants n’ont commis aucune faute et ne sont donc pas punis. Les Limbes sont réservés aux aux vertueux tels que Virgile, Homère, Horace, Ovide et Lucan. C’est le point de départ des huit cercles restants, chacun rempli d’âmes damnées et punies, correspondant à un péché : la luxure, la gourmandise, l’avarice, la colère, l’hérésie, la violence et la tromperie. Le neuvième cercle est réservé à la trahison, et se situe au-dessus du centre de l’enfer, où le diable réside sous la forme d’une bête à trois têtes disant : “Abandonnez tout espoir, vous qui entrez ici !”…
Accompagné du poète Virgile, je pénètre dans la partie supérieure du cône inversé qui s’est ouvert dans la terre lorsque l’ange rebelle Lucifer est tombé du ciel. Les neuf cercles, qui descendent jusqu’au lac gelé dans lequel Lucifer est piégé, sont la demeure des damnés, assignés à un châtiment éternel pour les péchés qu’ils ont commis dans leur vie. De haut en bas, ce sont l’Ante-enfer, les Limbes, la Luxure, la Gourmandise, l’Avarice, la Colère, l’Hérésie, la Violence, la Ruse et la tromperie… Inspiré à la fois par la mythologie classique et la démonologie médiévale, “L’Enfer du Kustom Franchouillard” inclut un mélange de caractéristiques. Les châtiments infligés aux damnés sont choisis par contraste et par analogie avec leurs actions dans la vie…
Les damnés Nitrocéphales rencontrent une multitude de “tristes âmes qui vécurent sans infamie ni louange”. Ce sont des indolents, qui sont punis par analogie, la punition correspondant au crime : incapables de faire des choix moraux dans la vie, ils sont désormais obligés de courir nus, poursuivis par des monstres dans l’espoir d’attraper une bannière qu’ils n’attraperont jamais, symbolisant les causes pour lesquelles ils auraient dû se battre de leur vivant. Si les “ombres” ou âmes des damnés se rassemblent en une foule immense, certaines ont cependant un visage : j’ai introduit dans mon récit des individus de ma propre vie tels les luxurieux, qui doivent passer l’éternité à être emportés par une tempête infinie. Les traîtres sont punis dans le neuvième cercle…
Ce sont les profondeurs les plus lointaines de l’enfer, dans un lac gelé produit par le vent glacé, dans une impression totale d’infini… Le temps est un bourreau délicat. Chaque seconde creuse sa marque, inéluctablement, mais par touches légères, à petits sillons en prenant soin de ne pas frosser les mortels que nous sommes. Dans le reflet du miroir, chaque matin, c’est toujours nous… Notre visage, notre regard,. A nos yeux, nous vieillissons sans changer d’une ride. Pourtant, certains évènements nous redonnent la mesure des années qui passent. Ces bouquets de rire, ces larmes de chagrin,ces trousses, ces cartables, ces fardes, qui décollent en fusée vers les branches des platanes, hier encore, c’étaient les notres.
Hier encore, comme ces silhouettes juvéniles qui esquissent une danse de la joie nous conjuguions nes espoirs au futur, convaincus que le meilleur restait à venir.Nous ne savions pas qu’il n’y a qu’un souffle du bac à sable au baccalauréat puis un clignement de l’oeil du stage de fin d’études à la médaille d’or du travail… C’est à peine le temps de se forger de jolis souvenirs. Waouhhhh ! Un Hot Rod Coupé 3 fenêtres, rouge avec flammes vives, V8 350ci et Blower, c’est suffisant pour être heureux d’autant que le prix demandé n’est de 35.000$… Cool… J’achète… Le Blower offre la même sensation que d’être catapulté dès qu’on enfonce l’accélérateur au plancher, c’est donc l’équivalent d’une catapulte qui dans les temps antiques était une machine de guerre.
Elle était utilisée pour lancer des projectiles à grande distance, sans emploi d’aucun explosif. Semblable à une arbalète géante, la catapulte projette de grandes flèches, des boulets où des trucs et machins explosifs à l’aide d’un câble qu’on tend puis qu’on lière d’un coup. Le terme correspond à la forme latinisée du mot grec “καταπέλτης” (katapeltes), derivé de “κατά- kata” (transpercer) » et de “πάλλω” (pallo) signifiant “bouclier”. La catapulte semble avoir été inventée en 399 avant JC (qui est une invention) à Syracuse en Sicile sous le règne du tyran Denys l’Ancien et l’un des premiers utilisateurs aurait été Onomarchus de Phocis… C’est pour célébrer, avec un peu d’avance les 500 ans de cette invention dont un américain moyen a réutilisé le concept !
Il l’a fait en construisant ce Hot Rod Ford’34 Coupé 3 fenêtres à carrosserie en fibre de verre sur châssis “maison”, le tout étant motorisé d’un V8 350ci équipé d’un compresseur Weiand l’ensemble étant relié à une boîte automatique à trois rapports reliée à un train arrière à 10 boulons avec un cache Trick Flow… La bête est équipée de pneus Mickey Thompson décalés montés sur des jantes en billet de 18po et possède un avant de style Mustang II, un train arrière à quatre bras, des coilovers réglables et des disques aux quatre roues. La peinture rouge contraste avec un travail de flammes, et un revêtement coordonné en peau d’alligator recouvre l’intérieur. Parmi les autres détails figurent un levier de vitesses B&M, un volant Banjo et une chaîne stéréo Sony.
Il y a aussi des sièges baquets à réglage électrique et une console “à tout faire”. La carrosserie Coupé 3 fenêtres en fibre de verre dispose d’ailes lissées, et la peinture peinture rouge est rehaussée de flammes. Les collecteurs tubulaires sont reliés à un système d’échappement double à sorties latérales. L’allumage est un “MSD” et le radiateur est en aluminium . Le Hot Rod est désigné comme Ford 1934 avec le “VIN”: R1020… Seulement voilà, tout cela était encore un peu trop faiblard… Le châssis, est un peu limite et le moteur a été porté, en option, à 440ci pour 880cv. Ce Hot Rod méritait un traitement/photo en adéquation concernant les images illustratives… Du museau à la croupe, rien, ou presque, ne vient perturber un dessin d’une douceur troublante.
L’absence complète de pare-chocs rend l’auto vulnérable, presque fragile, tout comme les flans dont la simplicité n’est troublée que par un coup de serpe à la naissance des portières. L’arrière est quand à lui similaire à un pur produit du bio-design : tel un galet il ne souffre d’aucune aspérité qui troublerait sa courbure. Pas de pare-chocs non plus, pas de poignée pour ouvrir le coffre, juste deux tubes en inox, surgissant de sous la coque, venus de nulle part, conférant à l’ensemble une soudaine agressivité. Cette ligne tellement simple rend l’auto intemporelle, on pourrait même la penser actuelle. À l’intérieur, c’est un certain sens de l’ergonomie, associé à une tradition de l’anticonformisme. En résumé cela ne ressemble à rien de connu.
De plus cela nécessite un temps d’adaptation, voire d’apprentissage. Le tableau de bord est simple, ça dégouline de rouge partouze. Soucis du détail, tous les commodos, et boutons sont en aluminium, du plus bel effet. Pas grand chose en fait, le grondement sourd délivré brutalement par les tubes inox au démarrage faisant oublier toutes ces futilités. Se glisser derrière le volant ne se fait pas sans une certaine appréhension. Devant et derrière ça gronde. La confiance du conducteur non initié est au plus bas. On débraye et on enclenche la première en priant, attendant le moment ou la catapulte va déclencher soudainement toute l’énergie qu’elle a emmagasinée… Tout se traverse à peine à 1000 tr/min par la grâce du couple titanesque du V8.
Le panneau de sortie d’agglomération marque la fin de la tranquillité. Une pression progressive sur la pédale d’accélérateur libère le moteur qui se déchaîne brutalement passant du registre acoustique du borborygme de la digestion lente à celui du tonnerre accompagnant la foudre. À ce stade il convient d’oublier tout ce que l’on sait sur la violence appliquée à l’automobile. Bruit, fureur, poussée, ce Hot Rod n’a guère d’équivalent dans la production moderne. Lorsque la route tend à vouloir abandonner la ligne droite il convient d’aborder la suite des événements avec la plus grande humilité. Il faudra d’abord composer au rétrogradage pour tenter de ralentir le Hot rod à temps, car évidemment vous êtes catapultés bien trop vite dans la courbe.
Si la direction non assistée permet de placer le Hot Rod avec la plus grande précision, la sortie de virage est un moment de bravoure certain, tant le Hot Rod ne demande qu’à se dérober de l’attraction terrestre par tous les moyens mis à sa disposition. Pour corser le tout, en plus des roues arrières, ce sont aussi celles de l’avant qui vont abdiquer, par la faute de l’étroitesse de la monte pneumatique. Un peu de patience donc avant de libérer la cavalerie, bien en ligne, avant de se voir projeter le virage suivant avec une rapidité fulgurante. Chaque ligne droite est réduite à sa plus simple expression tant l’accélération est vigoureuse, et ce quel que soit le régime, le Hot rod pousse sans discontinuer, mais surtout de façon terriblement communicative.
Voilà qui donne immanquablement le sourire à une époque où la plus sportive des autos se contente d’être bêtement linéaire. Jusqu’à une époque récente, les catapultes ont été utilisées par les amateurs de sensations fortes voulant vivre l’expérience d’être catapultés dans les airs. La pratique a été abandonnée en raison d’accidents mortels, certains participants ayant chuté à terre après avoir raté le filet de sécurité. Si l’expérience de la catapulte automobile est indéniablement tout aussi grisante, et dangereuse, rien ne semble vouloir perturber en rien l’avenir. Rien n’est toutefois jamais certain… L’aventure de ce Hot Rod se termine ici et vous pouvez tour relire pour mieux comprendre ce qui semble caché entre les lignes…







































