Il était approximativement 20 heures pile. J’avais l’estomac dans l’étalon et rien de mieux que la cuisine Italienne. Tomates, Mozzarella, Antipasti, pasta, pesto et le soleil brille même lorsque la nuit tombe. En ajoutant un coup de Barolo, la bétise ambiante fond d’un coup de barquette plastique. La cuisine Italienne, même à Saint-Tropez, c’est simple comme d’aller à Rome, tous les chemins y mènent, même si les chemins pour aller à Rome ne se sont pas fait en un jour. D’ailleurs ca se voit, ils ont mis des trucs antiques à côté de machins gothiques, près de bitz baroques et bâtiments renaissance, bref, un grand n’importe quoi, aucune unité architecturale, vraiment, ca vaut pas les quartiers miniers de Serémange-Erzange (prononcez Srémange) où toutes les maisons sont pareilles voire identiques. En Italie, y a deux périodes importantes qu’il faut connaitre, l’Antiquité, où ils fabriquaient des ruines, la Renaissance où ils fabriquaient des peintres en bâtiment et le Calcio où ils fabriquaient des tricheurs. En gros, Rome a été construite par deux type élevés par une Louve et de fil en aiguille a grandit puis, à cause d’une vague histoire de jeux du cirque truqués, l’empire s’est effondré, n’a pas contre attaqué et la ville a été envahie par des Papes qui ont fait construire des tas de chapelles dont une Sixtine. Puis l’empire papal s’est effondré, est parti à Châteauneuf et la ville de Rome a été envahie par les Vespas, la Mafia et les touristes Japonais. Un grand bordel, si tout le monde faisait pareil, les pays irait à vélo comme en Hollande. Les Italiens sont aussi très fort en “O sole mio” et en chanson, leur plus grande chanteuse par la taille fut aussi la première dame de France, mais elle a trichée, puisqu’elle a épousé Minimoi après les élections en évictisant une Française qui elle-même avait évictisé une autre qui elle-même… Etc… Etc… Après s’être rendu compte qu’elle pourrait percer dans la chansonnette avec son petit filet de voix ridicule, Carlita est devenu célèbre pour sa chanson Raphael qui est une ode à la renaissance et au peintre Raphael, comme quoi, les Italiens ont de la suite dans les idées. Heureusement, il nous reste la cuisine Italienne, les arômes délicats et envoûtants du vinaigre balsamique, du parmesan et son mariage subtil à l’huile d’olives pressées avec amour sur une gondole par un batelier moustachu ! Bon bref, les rues ne sont pas sûre, la terre se réchauffe, on me dit qu’il fera beau, que tout est dans la tête, qu’il ne se serait rien passé en Iran, que le bouclier fiscal a stoppé les bombes américaines ce qui est une bonne chose… Mais qui est ON ? On peut lui mettre dans la bouche les pires absurdités, par exemple que les Français sont les champions du monde du pessimisme, ils seraient plus catastrophistes que les Ukrainiens. Champion aussi de la consommation de psychotropes, tous inquiets et shootés, leur gourou Président, un modèle social protecteur, va disparaître… La France à peur ! Mais peur de quoi ? Peur de qui ? Macron a conquis le pouvoir et tente de le garder en actionnant les grosses ficelles de la peur. Le trop plein de promesses, les discours volontaristes à l’excès, péremptoire feignant la toute puissance d’un Etat, ne débouchent sur rien, sur une impuissance manifeste, une désillusion collective. Si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes, si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes. Ce n’est pas de moi, mais de Francis Bacon, qui n’avait pas seulement inventé le jambon, mais nous avait aussi, parfois, pris pour des jambons. Tout ce qui précède écrit, je ne suis pas entré dans le restaurant italien du port de Saint-Tropez, malgré l’invitation fomentée par un groupe de Soiffards. Quoiqu’aller diner est un plaisir si on est invité, alors, je savoure cet instant particulier. Me voilà attablé pour faire honneur à ce cadeau, repas gastronomique et dégustation à l’aveugle d’une bouteille mystère que je suis sensé reconnaitre ! C’est vrai que j’ai pas mal de pratique en la matière, quelques heures de vol, en horizontal puis en vertical, mais la glorieuse incertitude du sport de la dégustation plane sur le repas. On dit souvent que la meilleure façon d’apprendre, c’est de répéter le geste, ce n’est pas toujours vrai, prenez le suicide, c’est le contre-exemple parfait ! Après le verre de champagne réglementaire, un petit Pouilly-Fuissé pour pousser le “Foie Gras de Canard à la Gelée Pinot noir” et “l’Omble Chevalier Poêlé à l’Anguille Fumée et Foie de Canard”, on décide de goûter la fameuse et mystérieuse bouteille sur le “Navarin de Saint Pierre et Moules au Safran” en attendant la “Piccata de Chevreuil Sauce Grand Veneur”. En plongeant le nez dans mon verre de Cote-Rotie, la seule certitude que j’ai, c’est d’être dans le doute. Quel piège, ces gredins, m’ont-ils tendu ? Personne ne le sait avec certitude, et surtout pas moi. Je suis aussi concentré qu’un pentathlonien oeno-post-moderne prêt pour disputer les dix épreuves du dégustateur de fond, à savoir, aviron, puisque ramer est mon credo, lancer de phrases pipotronnées, roulade de poncifs, épreuve de commentaire enthousiaste sur des VBB (Vieux Bordeaux Bouchonné) et quelques autres tirées au sort. Ce qui est sûr, c’est que la robe grenat de ce vin, les tons clairs, les reflets orangés sur le disque trahissent l’âge de la dame. On n’a pas affaire à une pimpante jeunette. Ça, c’est sûr. Le nez confirme l’œil, des arômes, un rien désuets, de vieux vins, légère réduction, notes de sous-bois et de roses fanées, délicieuses et délicates impressions de syrah à l’ancienne, douces impressions de cassis, de mûre, de poivre et de pivoine. Même un peu de poivron pour me faire douter et envisager un piège et un improbable changement de contenant. La bouche possède une vigueur musclée, accompagnée d’une élégance incroyable, grande fraicheur, fruité étonnant, acidité mordante, à la limite, tannins poudreux, des notes de suie, d’encre et d’épices douces, de cannelle et une pointe d’austérité en finale, ce qui n’est pas pour me déplaire. Une bouteille qui a atteint son apogée, peut-être même, l’a-t-elle légèrement dépassé, mais le plaisir est encore grand. Une certitude, vieux Rhône septentrional. Hermitage ? Chave ? Côte-Rôtie ? Minéralité, Schiste ! Après, la découverte est plus une question de psychologie que de dégustation pure. J’ai toutefois presque immédiatement reconnu un Côte-Rôtie 1990 de Jean-Paul Jamet, une appellation et un vigneron, pour qui j’ai une sympathie particulière. Les grandes Côte-Rôtie ont, sur moi, une attraction spécifique, j’aime le côté sanguin, animal et fruité de la Syrah des vins de Vienne, en particulier pour la fille brune du seigneur de Maugiron, cette côte Brune de schiste, riches en oxydes de fer qui confère aux vins, un supplément de couleur, de corps et de minéralité. Cette Brune, plus nordique et plus froide que sa sœur la blonde, qui est plus souple et plus avenante, mais moins profonde. Une vieille Côte-Rôtie, je n’ai que peu de doute, Jamet, Rostaing, Guigal, Landonne pour ce côté Schiste et graphite ? Les dernières gouttes du divin breuvage accompagneront le “Chaud Froid Moka Rhum” avec le souvenir d’une négociation au sujet d’une Côte Brune 1983 de Jean-Paul Jamet, que je n’ai pas encore bue et qui, si je l’avais ouverte, devrait beaucoup ressembler à ce que je viens de boire. Le repas se termine, une symphonie subtile et créative, une cuisine gustativement intéressante, un service parfait et discret, un restaurant étoilable, indiscutablement, à 25.000 euros les 4 couverts, c’est TOP… Il est temps de savoir, parfois, le vin ne se livre qu’à ceux qui le reconnaissent, la psychologie, la mémoire des achats, des discutions, peuvent aussi influer le jugement, et donner quelques précieuses indications, au pays des aveugles, le borgne est roi ! Effectivement, c’est une superbe Côte Brune du Domaine Jamet, 1983, encore vinifié par Joseph Jamet, une vieille dame qu’il faudra préserver de l’oxydation, mais qui possède encore de bien beaux atouts. Jeunes ou vieux, les vins du domaine Jamet nous offrent toujours un vrai bonheur de dégustation, ne saturent jamais, ne fatiguent pas les papilles. Des vins qui témoignent d’une région, d’un terroir où l’homme est têtu, la vigne est coriace et la nature est belle, comme la générosité des Soiffards. Indignez-vous ! Indignez-vous ! Tout ce qui est souhaitable est possible ! C’est un slogan soixante-huitard comme “soyez réaliste, demandez l’impossible”. Une des Dames se désespérait de mon impuissance… devant les ravages de la crise actuelle. Eh bien, ma cocotte, fastoche, voici un remède de bourrin, abonne-toi à www.ChromesFlammes.com. C’est du lourd, un brûlot jubilatoire, Indignez-vous de tout pour 1 euro seulement, c’est cadeau. C’est devenu un phénomène éditorial. La décharge textuelle d’un jeune vieux de 77 ans, ancien déporté fiscal. Comment le magazine d’un grand homme, imprimé d’abord à 100.000 exemplaires, est devenu un best-seller vendu à 500.000 exemplaires mensuels ? Je suis le contre-modèle exact des valeurs et priorités du gouvernement actuel, dont le discours convenu est celui de l’adaptation à la réalité du monde, à la croissance qu’on va chercher avec les dents, au marché inéluctable et triomphant. Enfin, triomphant pour celui qui possède, pas pour les autres. La force de ce texte, c’est qu’il est radical mais que mes références sont celles d’humanistes modérés, courageux et désintéressés… On m’a répondu que cette expression pouvait faire avaler tout et n’importe quoi. Rassurez-vous, sur toutes les sortes de bizarreries assez bizarres, il faut bien le reconnaitre. J’arpente la toile à la recherche de la perle rare qu’on n’a pas encore vue avec l’idée de l’accorder avec un vin qu’on a pas encore bu, un cépage improbable, un truc que je ne connais pas encore. Une grande partie termine rapidement dans ma poubelle virtuelle, mais on peut trébucher sur une histoire californienne presque banale à laquelle on pourrait encore rajouter quelques clichés très “spring break” avec blondasses presque nues autour du feu de camp sur la plage et guitare en bandoulière… Sauf qu’heureusement, parfois, la réalité fait la nique aux clichés ! Une enquête affirme que les Français sont les champions du monde du pessimisme. Plus catastrophiste que les Ukrainiens. Champion du monde, les Français ont les miquettes de l’avenir, leur modèle social protecteur va disparaître… Trop plein de promesses et de discours volontaristes à l’excès, péremptoires feignant la toute puissance d’un Etat, ne débouchent sur rien, sur une impuissance manifeste, une désillusion collective. Le fait d’être à la tête du pays le plus collectivement morose du monde est un terrible échec pour Macron. Un discours qui fait mouche, manifestement. “Tout ce qui est souhaitable est possible !”. Un slogan soixante-huitard comme “soyez réaliste, demandez l’impossible”. Excusez du peu ! Mais voyez où nous en sommes aujourd’hui ! “C’est tout le socle des conquêtes sociales de la Résistance qui est aujourd’hui remis en cause”. “Le motif de la résistance, c’est l’indignation”.”Indignez-vous, Insurgez vous”. Sur la forme de l’insurrection, 1 euro seulement l’abonnement, c’est cadeau. Bien… Il est temps de commenter cette berline Chevrolet Custom Vicky 1932 verdâche qui est entièrement en acier, mais utilisant aussu plastique et fibre de verre, avec plus de 150 modifications de carrosserie, le tout propulsé par un moteur Chevrolet 350ci avec arbre à cames racing et carbu 4 corps sous un filtre à air sur mesure, soutenu par une boîte automatique 700R avec un pont-différentiel Ford de 9po. La transformation a été réalisée par Buford Gentry Jr. de B’s Custom Auto Fab à Bluff City, TN. Le toit a été top-choppé et pincé avec 2po retirés à l’arrière et 3,5po à quelques centimètres de l’avant. Le pare-brise étant incliné de 15 degrés. Le poteau central a été retiré et la structure sous-structurée renforcée… Fini en peinture Lime Gold, il possède une façade chromée sur mesure et “calailles” latérales et est rehaussée de nombreux supports chromés en billet d’alu. Parmi les autres composants figurent la direction à crémaillère assistée, le tube de train AV chromé de même que les bras de suspension (supérieur et inférieur), il y a aussi des amortisseurs à spirale, en aluminium tout comme le radiateur et leventilateur électrique. La pile à combustible est en acier inoxydable et c’est Wilwood qui a fournis les freins à disque aux quatre roues. Cette voiture roule sur des jantes Billet Specialties de 17po en alliage, entourées de pneus radiaux P205-40R à l’avant et de antes de 20pouce avec pneus radiaux P295-40R à l’arrière. L’ensemble Le train d’atterrissage est revêtu en poudre, sous-couché, chromé ou en aluminium. L’intérieur présente des sièges en cuir et un toit, ainsi que de la moquette et des matts enveloppés dans une doublure en plastique, un système Vintage Air, un Ididit inclinable colonne de direction chromée, vitres électriques, un compteur VDO sur mesure tableau de bord sculpté et enveloppant, lecteur AM/FM/CD et un Budnick volant et pédalier en billet. Cette Chevrolet a été Entretenu dans le garage. Extrait de la collection de la famille Redding.













