L’ambiance dans notre pays, la France, devient Ă©touffante…
Je ne parle (je n’Ă©cris) pas seulement des nuages de gaz lacrymogène lâchĂ©s par des forces de l’ordre totalement dĂ©passĂ©es par des hordes de gentils garçons venant des quartiers chics de la Capitale et dĂ©valisant les misĂ©reux de banlieues, pillant les citĂ©s et saccageant ces quartiers de nĂ©cessiteux.
Non !
Je ne parle pas, non plus, de ce nouveau pouvoir ou Hollance, Valls et Fabius, pourtant garant de la laĂŻcitĂ© Française obtenue dans le sang et les larmes avec notre rĂ©volution, s’affichent Kippa sur l’occiput, indĂ©fectiblement Juifs avant tout… et qui, au bout d’un an seulement, semble aussi usĂ© qu’Ă la fin d’un deuxième mandat.
Non !
Quoiqu’il y en aurait beaucoup Ă en dire (Ă en Ă©crire)…
Je ne parle pas non plus des amabilitĂ©s Ă©changĂ©es entre certains ministres concernant la “moralitĂ©” extra-territoriale que Laurent Fabius diffuse en voulant entrainer la France Ă bombarder la Syrie, l’Iran et l’Afrique centrale après avoir créé le souk en Libye…, alors que son fils justifie sa fortune en prĂ©tendant gagner des millions d’euros aux jeux (ce qui lui permet d’ĂŞtre bien plus riche que son père, ce qui n’est pas peu dire, avec un appartement estimĂ© Ă 7 millions d’euros) !
Non !
Je ne parle pas de notre prĂ©sident Hollande, cet “homme normal” qui, plutĂ´t que sauver la France et la pousser vers une certaine grandeur, va, sur son scooter, le soir, en catimini, rejoindre sa maĂ®tresse (une actrice), laissant sa compagne officielle, seule dans le château de l’ÉlysĂ©e, superviser la dĂ©rive de l’État en narguant la Seigneurie du Poitou, la gazelle SĂ©golène, l’ex-Ă©pouse de “son” prĂ©sident “normal”, donneur de leçons…
Non !
Bien qu’il y en aurait beaucoup Ă dire, me souvenant avec Ă©motion que le prĂ©cĂ©dent prĂ©sident de la France a imposĂ© au peupe Français qu’une chanteuse mĂ©diocre, anorexique, ayant posĂ© nue en bottes cuissardes devienne la première dame de France !
La vitesse de décomposition de notre pays est hallucinante !
Les benĂŞts bĂ©ats du gouvernement ne sentent pas grand-chose venir, force est de constater qu’hĂ©las, le constat rĂ©alisĂ© avec une certaine froideur certes mais surtout une grande luciditĂ© par nos grands faux-culs d’amis amĂ©ricains est parfaitement vrai : la France chute…, la France s’enfonce… et la France ne se relèvera pas, et ne pourra pas se relever dans le cadre actuel.
Et ce n’est sĂ»rement pas l’action du ministre de l’intĂ©rieur (un Espagnol naturalisĂ© Français qui se prĂ©tend “avant tout Juif”)… envers l’humoriste “noir” DieudonnĂ© M’bala m’bala, action qui consiste Ă le censurer prĂ©ventivement…, qui va sauver la France !
N’y voyez aucune critique de ma part mais un simple constat…
Je suis retombé récemment sur ce passage de L’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu de Bernard Weber datée de 1993 (c’était il y a longtemps n’est-ce pas !).
Voici ce qu’il nous explique sur les transgresseurs… et vous remarquerez Ă quel point sa dĂ©finition est cruellement d’actualitĂ©…, je suis mĂŞme d’ailleurs plus que surpris que personne n’est encore relevĂ© cette perle intellectuelle.
“La sociĂ©tĂ© a besoin de transgresseurs, elle Ă©tablit des lois afin qu’elles soient dĂ©passĂ©es.
Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes : scolaritĂ© normale, travail normal, citoyennetĂ© normale, consommation normale…, c’est toute la sociĂ©tĂ© qui se retrouve normale et qui stagne.
Sitôt décelés, les transgresseurs sont dénoncés et exclus, mais plus la société évolue et plus elle se doit de générer discrètement le venin qui la contraindra à développer ses anticorps.
Elle apprendra ainsi à sauter de plus en plus haut les obstacles qui se présenteront.
Bien que nécessaires, les transgresseurs sont pourtant sacrifiés, ils sont régulièrement attaqués, conspués pour que, plus tard, d’autres individus intermédiaires par rapport aux normaux et qu’on pourrait qualifier de pseudo-transgresseurs, puissent reproduire les mêmes transgressions, mais cette fois adoucies, digérées, codifiées, désamorcées.
Ce sont eux qui alors récolteront les fruits de l’intervention de la transgression.
Mais ne nous trompons pas, même si ce sont les pseudo-transgresseurs qui deviendront célèbres, ils n’auront eu pour seul talent que d’avoir su repérer les premiers véritables transgresseurs.
Ces derniers, quant Ă eux, seront oubliĂ©s et mourront convaincus d’avoir Ă©tĂ© prĂ©curseurs et incompris”…
Vous aurez donc probablement souri tout comme moi à l’évocation de toutes ces normalités qui nous renvoient à quelque chose qui, au mieux, sera moyen.
Or un édifice moyen, pensé moyennement, construit par des gens moyens et répondant à des problèmes moyens finit invariablement par s’effondrer dès que l’on sort de tous les scénarios moyens ou normaux.
Vous comprendrez donc aisĂ©ment que l’équipe dirigeante actuelle, Ă commencer par son PrĂ©sident “normal” qui a de lui-mĂŞme une estime simplement “normale”, n’est pas, n’a jamais et ne sera jamais une Ă©quipe de transgresseurs…
DieudonnĂ©, par contre, en est un…
De façon encore plus générale, notre classe politique de mamamouchis ravis et bien nourris, qu’elle soit de gôche ou de drôate, ne sera jamais une classe politique de transgresseurs.
Nos mamamouchis sont LE système.
Ils verrouillent LE système.
Ils empĂŞchent les Ă©ventuels transgresseurs de faire leur office et, ce faisant, nous condamnent tous collectivement Ă l’effondrement et Ă la chute…
Hollande, Valls et Fabius, ne sont pas des transgresseurs mais des fossoyeurs !
Notre Président aussi normalement sympathique soit-il, n’est pas De Gaulle ou Napoléon.
Il n’est pas l’homme providentiel mais l’homme de la chute.
Il ne le sait sans doute pas encore…, il ne l’a sans doute mĂŞme pas mesurĂ© dans toute son ampleur tant la sĂ©curitĂ© est une fausse camarade.
La sĂ©curitĂ© est une illusion Ă laquelle nous souhaitons tous croire…, nous voulons croire que nous sommes en sĂ©curitĂ© et que nous ne risquons rien, pourtant l’acte de vie en lui-mĂŞme porte sa fin dramatique…, toujours.
Il en est de même pour les systèmes qui naissent et qui meurent, il en est de même pour ceux qui incarnent ces systèmes.
Ă€ l’abri des institutions, les mamamouchis qui nous dirigent Ă l’insu de notre plein grĂ©, se pensent invulnĂ©rables (ce que n’avait pas hĂ©sitĂ© d’ailleurs Ă dire notre garde des sottes quelques jours avant la trĂŞve des confiseurs)…
À l’abri des institutions, les mamamouchis ne reçoivent qu’une information partielle et filtrée et mesurent très mal la véritable situation de notre pays.
À l’abri des institutions qui semblent presque éternelles dans leur esprit, eux qui n’ont connu que cela, ils pensent et croient sincèrement qu’elles sont inoxydables et qu’un peu plus d’impôts, un peu plus de dettes, un peu plus de temps, un peu plus de déficit, permettront de s’en sortir en attendant le retour d’un peu plus de cette fameuse croissance.
Mais ils n’ont rien compris et d’ailleurs ne veulent rien comprendre.
Notre ministre de l’Économie et des Finances n’y comprend d’ailleurs pas grand-chose et trouve trop compliquée la réforme bancaire… d’où l’utilité des hauts fonctionnaires qui tiennent les stylos, rédigent les textes.
C’est également le cas à travers le lobbying où des professions (comprendre des intérêts particuliers) se chargent elles-mêmes de la rédaction des textes de lois qu’elles souhaitent voir adopter par la représentation nationale…
Comme personne n’y comprend rien ou presque, on vote pour faire plaisir et on empile les lois sans aucune vision globale.
Hollande, normalement normal, président normal devant l’éternel, avec ses lieutenants Valls et Fabius, incarnent parfaitement LE système.
Ce système qui verrouille tout, d’autant plus fortement qu’il se rapproche de l’abîme, ira jusqu’au bout de sa logique car c’est dans sa nature intrinsèque.
Au bout du chemin, il y a l’effondrement. François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius seront donc les fossoyeurs de ce système.
Ce n’est uniquement lorsque LE système aura disparu que les transgresseurs pourront ré-apparaître et remettre ce pays sur pied.
Nous ne réformerons pas, nous ne changerons pas, nous ne modifierons pas, car tout cela est bien trop douloureux et impossible dans un système devenu parfaitement immobile.
Il est donc, comme l’ex-URSS, logiquement condamné à l’effondrement.
Le redressement aura lieu après la chute.
La chute de la France est vue et annoncĂ©e par les AmĂ©ricains, ils y contribuent en poussant notre gouvernement Ă un lent suicide, sans doute en ayant achetĂ© les grands dĂ©cideurs…
L’affaire PSA, par exemple…, comment expliquer autrement que notre première industrie automobile se tire une balle dans le pied en dĂ©truisant son marchĂ© Iranien et par la mĂŞme près de 33% de son chiffre d’affaire et la totalitĂ© de ses profits ?
Tout cela n’augure rien de bon sur nos taux d’emprunt et sur notre dette qui finira par ĂŞtre attaquĂ©e par les investisseurs…
Les meilleurs penseurs en France ont quittĂ© le pays…, ce qui est maintenant Ă gauche, c’est la mĂ©diocritĂ©.… ou la normalitĂ© oserait-on dire…, une normalitĂ© mĂ©diocre.
Les hommes politiques devraient laisser les gens respirer : créativité et prospérité ne peuvent venir que quand les citoyens peuvent construire, créer et prospérer…
Ce n’est pas un plaidoyer de ma part pour le nĂ©o-libĂ©ralisme, ne vous mĂ©prenez pas sur ma pensĂ©e…, le nĂ©o-libĂ©ralisme, sans contre-pouvoir, dĂ©bridĂ© et oĂą nous laissons la finance folle privatiser les gains et socialiser les pertes est une aberration Ă©conomique, intellectuelle et morale de mĂŞme que notre modèle de surconsommation de masse avilissant est Ă proscrire.
La liberté en revanche est une condition sine qua non de tout bonheur et de toute prospérité. Imaginer que la liberté se cantonne à la liberté d’aller faire les soldes et de se faire marcher dessus par une foule en délire à la levée du rideau de fer est une erreur fondamentale !
La libertĂ©, de penser, de crĂ©er, de se dĂ©placer, de rire (de tout et de tous)…, la libertĂ© d’écrire, d’exprimer, de rĂ©flĂ©chir, de mĂ©diter, de prier, d’échanger, de parler est la base de toute prospĂ©ritĂ©…, la libertĂ© de jouir de sa propriĂ©tĂ© privĂ©e et de son travail, de ne pas ĂŞtre volĂ© et spoliĂ© par un impĂ´t qui n’est plus lĂ©gitime…, c’est ça, le fondement de toute prospĂ©ritĂ©, car la prospĂ©ritĂ© ne peut prospĂ©rer que sur le terreau fertile de la libertĂ©.
Vous ne pouvez que constater à quel point le climat dans notre pays est devenu étouffant et à quel point la liberté ou plutôt les libertés sont en recul.
2013 s’est achevée sur une nouvelle loi de programmation militaire légalisant l’espionnage massif et systématique de tous les citoyens sans même que cela ne nécessite l’intervention et l’accord d’un juge (séparation des pouvoirs et contre-pouvoirs).
L’année 2014, elle, commence sur les nouvelles instructions du Président le plus normal, demandant à ses ministres de gouverner par décrets et par ordonnances, sans débat démocratique et avec le moins de recours possible à un Parlement pourtant bien aux ordres.
Et, cerise sur ce gâteau pourri, Manuel Valls, obĂ©issant, crèe une ingĂ©niĂ©rie juridique en dictant un dĂ©cret Ă la plus haute juridiction administrative, le Conseil d’État, permettant de pouvoir censurer prĂ©alablement quiconque dĂ©plait au gouvernement (et Ă lui-mĂŞme)…, tandis que le politiquement correct et les associations bien-pensantes se chargent de procĂ©der au contrĂ´le de la pensĂ©e avec un zèle assez ahurissant.
Encore une fois, la libertĂ© est le moteur de toute prospĂ©ritĂ©… et nous faisons l’inverse.
Nous allons nous effondrer.
En réalité, nous sommes déjà en train de chuter.
Alors mettez à profit ces moments de calme et de répit pour continuer à vous préparer.
Comme vous avez dû sans doute l’entendre ces derniers jours à de multiples reprises, un nouveau concept juridique est évoqué : celui de l’atteinte à la dignité humaine.
Je dis nouveau…, car cette notion juridique n’a Ă©tĂ© constitutionalisĂ©e qu’en 1994 et la jurisprudence concernant ce concept est plus que mince Ă l’heure actuelle.
Je vous résume l’état de l’art actuellement autour de l’idée de dignité humaine, qui à l’origine devait servir de pilier pour encadrer les progrès de la science en particulier afin de donner un cadre intellectuel à la bioéthique.
C’est un sujet passionnant, brĂ»lant…, il est toujours intĂ©ressant de savoir de quoi l’on parle et de donner le sens des mots, d’en dĂ©battre, d’y rĂ©flĂ©chir, loin de la curĂ©e mĂ©diatique et de l’emballement actuels, car c’est sur cette base que l’on fait actuellement interdire prĂ©alablement Ă leur tenue, les spectacles de l’humoriste DieudonnĂ©… et c’est sur cette base que l’État Français fera interdire absolument tout ce qui lui dĂ©plait ou qui dĂ©plait Ă ses MaĂ®tres !
“Le Conseil Constitutionnel a Ă©levĂ© la dignitĂ© au rang de principe Ă valeur constitutionnelle, dans sa dĂ©cision de 1994 au sujet de la loi dite de bioĂ©thique. Dans ce cadre, la dignitĂ© est considĂ©rĂ©e comme partie intĂ©grante des droits de la personnalitĂ©, qui sont inaliĂ©nables.
L’année suivante, l’arrêt du Conseil d’État du 27 octobre 1995, dans l’affaire de « lancer de nains » de Morsang-sur-Orge, est célèbre pour avoir inclut la notion de « dignité humaine » en tant que composante de l’ordre public. Le Conseil d’État a en effet jugé que le maire, en vertu de ses pouvoirs de police administrative, avait le droit d’interdire un spectacle de « lancer de nains » au motif de trouble à l’ordre public — et ce, même si le nain en question était volontaire et consentait à cette activité d’ordre commercial, vu que la dignité est censée être inaliénable. En effet, les juges ont considéré qu’un tel spectacle attentait à la dignité de la personne humaine, et que celle-ci faisait partie intégrante de l’ordre public.
ConsidĂ©rant que l’attraction de « lancer de nain » consistant Ă faire lancer un nain par des spectateurs conduit Ă utiliser comme un projectile une personne affectĂ©e d’un handicap physique et prĂ©sentĂ©e comme telle ; que, par son objet mĂŞme, une telle attraction porte atteinte Ă la dignitĂ© de la personne humaine ; que l’autoritĂ© investie du pouvoir de police municipale pouvait, dès lors, l’interdire mĂŞme en l’absence de circonstances locales particulières et alors mĂŞme que des mesures de protection avaient Ă©tĂ© prises pour assurer la sĂ©curitĂ© de la personne en cause et que celle-ci se prĂŞtait librement Ă cette exhibition, contre rĂ©munĂ©ration”…
Jean Pradel, dans son ouvrage intitulĂ© Droit PĂ©nal SpĂ©cial, dĂ©finit les infractions portant atteinte Ă la dignitĂ© comme celles qui, hors les cas d’attentat Ă la vie, Ă l’intĂ©gritĂ© ou Ă la libertĂ©, ont pour effet essentiel de traiter la personne comme une chose, comme un animal ou, dans le meilleur des cas, comme un ĂŞtre auquel serait dĂ©niĂ© tout droit Ă l’honneur et Ă son honorabilitĂ©…
Ainsi, les atteintes à la dignité humaine se déclineraient en : atteintes à l’égalité, au respect dû à la personne humaine et à son honorabilité.
Je crois qu’il convient de s’arrêter un peu sur l’honneur et l’honorabilité.
L’honneur définit par Le Larousse c’est : l’ensemble de principes moraux qui incitent à ne jamais accomplir une action qui fasse perdre l’estime qu’on a de soi ou celle qu’autrui nous porte : Sens de l’honneur : Sentiment de sa propre dignité, réputation.
Protéger la dignité humaine, ce serait donc protéger le respect de l’estime de soi et accessoirement de son corps.
Une nouvelle étape a été franchie à l’occasion des soldes d’hiver qui viennent de commencer
Je suis à chaque période de solde dépité par le comportement stupide des foules et de masses abruties par une hyperconsommation totalement vaine et réductrice pour l’être humain.
Lors de ces périodes, la dignité humaine s’efface rapidement pour laisser place à des attitudes presque bestiales.
Nous sommes abreuvés d’images de zombies décérébrés rampant sous des rideaux de fer à peine entrouverts et se jetant à plusieurs dans une immense cohue sur le dernier i-machin-chouette tant convoité, ce qui donne lieu à chaque fois à d’inévitables débordements et à de nombreuses foires d’empoigne.
Mais cette année, un nouveau pas a été franchi dans cette entreprise massive de destruction de la dignité humaine que représente la consommation et son paroxysme que sont les soldes.
L’entreprise Desigual, qui est une chaîne de vêtements à la mode, a lancé une opération pour l’ouverture des soldes consistant à demander à ses clientes et clients de venir nus… pour être habillés gratuitement !
Évidemment, les zombies se sont tous rués sur cette superbe affaire du siècle.
Être habillé gratuitement vaut bien de se mettre à poil !
Après tout, que ces dames défilent en petites culottes pour repartir en pantalon valait sans doute le coup.
Où est le respect de la dignité humaine dans tout cela ?
Et c’est là où je voulais en venir : la différence entre l’honneur et la compromission c’est que les principes, vos principes, nos principes ne doivent pas tolérer d’exception.
On ne se f… pas Ă poil, mĂŞme pour un pantalon gratuit, ou cela veut dire qu’il n’y a plus de limite dans le respect de l’estime de soi.
La consommation de masse, le besoin compulsif d’acheter tout et n’importe quoi, le fait d’être prêt à tout pour posséder y compris à se transformer volontairement en objet est la réalité même de l’asservissement.
La consommation est un asservissement.
L’endettement est un esclavage, qu’il concerne les individus ou les nations.
Et progressivement, petit à petit, la dignité humaine de tous les consommateurs s’efface pour laisser la place à la satisfaction immédiate de plaisirs qui ne sont même plus simplement suggérés mais clairement imposés par les marques, le marketing et le matraquage publicitaire systématique auxquels sont confrontés tous les cerveaux humains.
Ceux encore lucides se rendent bien compte qu’il n’y a aucun bonheur durable dans la possession d’objet matériel, qu’il s’agit là de la négation même de l’être humain et donc de sa dignité, qu’il y a la négation de l’esprit humain, de son mystère, de sa part de spiritualité, ou du côté sacré de la vie.
L’ensemble du système actuel est une insulte à la dignité humaine
– Lorsqu’un pouvoir politique avec la complaisance de l’opposition comme c’est le cas actuellement s’arroge le droit d’espionner chaque citoyen en temps rĂ©el sans mĂŞme s’embarrasser de l’accord d’un juge comme c’est le cas avec la nouvelle de programmation militaire votĂ©e en douce et en toute discrĂ©tion avant les fĂŞtes de NoĂ«l, oĂą est le respect de la dignitĂ© humaine ?
– Lorsqu’une entreprise se permet de demander Ă ses clients de se mettre nus pour ĂŞtre gratifiĂ©s de cadeaux, oĂą est le respect de la dignitĂ© humaine ?
– Lorsque l’on demande Ă des peuples entiers de se sacrifier pour payer des dettes pas forcĂ©ment lĂ©gitimes, oĂą est le respect de la dignitĂ© humaine ?
– Lorsque l’on contemple au Parlement EuropĂ©en tous ces grands pourfendeurs de la fraude fiscale alors qu’ils se sont votĂ©s eux-mĂŞmes des lois les mettant Ă l’abri de tout impĂ´t et de toute taxe, oĂą est l’honneur ?
– Lorsque des grandes compagnies sont prĂŞtes Ă polluer pour l’éternitĂ© ou presque certaines terres pour s’enrichir Ă court terme… oĂą est le respect de la dignitĂ© humaine ?
– Lorsque nous vendons des armes qui, je le rappelle, servent en gĂ©nĂ©ral Ă tuer… oĂą est le respect de la dignitĂ© humaine ?
– Lorsque nos dirigeants mentent pour nous envoyer faire la guerre en Libye, en Centre-Afrique ou justifier une guerre, comme ce fut Ă©videmment le cas en 2003 avec la guerre en Irak qui fut l’objet de l’un des plus grossiers mensonges politiques aux USA et avec des centaines de milliers de victimes Ă l’arrivĂ©e… oĂą est le respect de la dignitĂ© humaine ?
– Lorsque les enfants sont considĂ©rĂ©s comme de simples marchandises, lorsque les enfants sont soumis Ă la publicitĂ©, lorsque les enfants, nos enfants, deviennent des objets, en contradiction avec le cĂ´tĂ© le plus sacrĂ© de l’enfance, de son mystère, de sa capacitĂ© d’émerveillement et de dĂ©couverte et que nous les transformons en monstres d’égoĂŻsme blasĂ©s pourris gâtĂ©s,… oĂą est le respect de la dignitĂ© humaine ?
Où que vous regardiez, quel que soit le pays concerné, c’est ce système économique devenu fou tout entier qui représente le seul, l’unique et la plus grande menace pour la dignité humaine.
Ce système économique et politique, où l’homme n’est plus que l’ombre de lui-même, un simple potentiel de consommation, ce monde ou même un homme qui dort est désormais soumis dans son sommeil à la publicité, un monde où la seule liberté qu’il vous reste est celle de consommer et où si vous n’en êtes pas capable alors vous êtes inutile, presque nuisible puisque vous ne rapportez rien au système et vous pouvez lui coûter…, dans un tel cas, inévitablement le système qui poussera sa logique jusqu’au bout finira par se poser la question de comment supprimer les nuisibles ou les inutiles.
C’est d’ailleurs en réalité déjà le cas avec le débat sur l’euthanasie.
Un beau dĂ©bat, de jolis mots, plein d’éthique dĂ©goulinante pour vous expliquer qu’en gros… qu’il faut aider Ă mourir tous nos anciens devenus trop coĂ»teux !
La logique a été poussée au bout au Japon où le ministre des Finances a demandé à ses compatriotes âgés de se suicider lorsqu’il représentaient un coût pour la société.
Alors dans tout cela, où est le respect de la dignité humaine ?
Lorsqu’un ministre, de gauche, vient me parler de respect de la dignitĂ© humaine pour justifier de censurer quiconque est taxĂ© d’antisĂ©misme, ou dit des mots qui dĂ©plaisent, ou crĂ©e des spectacles qui dĂ©rangent…, alors que chaque jour lui-mĂŞme et les autres incarnent un système profondĂ©ment indigne, je sens en moi monter une forme d’exaspĂ©ration rĂ©elle.
– ProtĂ©ger et prĂ©server la dignitĂ© humaine, ce n’est pas par l’incantation, ce n’est pas par la stigmatisation, ce n’est pas en favorisant les clivages et la montĂ©e des tensions.
– ProtĂ©ger la dignitĂ© humaine, c’est dĂ©noncer sans cesse et sans relâche, ce système Ă©conomico-politique globalisĂ© et mondialisĂ© qui est la nĂ©gation mĂŞme de ce qui fait la grandeur de l’être humain.
– ProtĂ©ger la dignitĂ© humaine, c’est refuser d’être un consommateur asservi par des besoins imaginaires créés de toutes pièces.
– ProtĂ©ger la dignitĂ© humaine, c’est refuser au maximum de soutenir ce système par ses actes d’achat, refuser ses messages en refusant la tĂ©lĂ© et l’asservissement par les images qui ne sont qu’un outil de lobotomisation des masses, c’est refuser de se mettre Ă poil pour un futal, protĂ©ger la dignitĂ© humaine c’est rentrer en rĂ©sistance pour des valeurs fondamentales et Ă©ternelles comme l’estime de soi, des autres, et pour l’honneur.
– ProtĂ©ger la dignitĂ© humaine, c’est donc combattre par les idĂ©es l’idĂ©ologie de ce système car c’est ce système et ses reprĂ©sentants qui incarnent la plus abjecte des attaques quotidiennes Ă la dignitĂ© humaine.
Lorsqu’une autorité politique se confère le droit quelles qu’en soient les raisons de juger de l’humour (fut-il pas drôle ou déplacé) ou d’autres choses, sous prétexte d’ailleurs qu’un individu sort de l’humour pur pour rentrer dans le champs politique, et de censurer, c’est évidemment une dérive autoritaire et dictatoriale.
Parler de politique est un droit aussi sacré d’ailleurs que celui de faire de l’humour.
Opposer la parole de l’humoristique et la parole politique est assez gênant tant nos mamamouchis sont de grand humoristes qui, soit dit en passant, commencent à faire rire de moins en moins de monde.
Souvenez-vous du spectacle de Christine Lagourde intitulé : La croissance négative !
Le problème encore une fois n’est pas de savoir si vous savez qui nous fait rire, me fait rire ou vous fait rire.
Le problème est un problème intrinsèque de démocratie.
Un ministre peut porter plainte, saisir, mais il n’a pas à juger.
Si monsieur vous savez qui ne respecte pas la loi, tient des propos anti-truc ou machin-phobe, faisons confiance à la justice pour le condamner, ce qui d’ailleurs a déjà été le cas.
Je n’aborderai pas le fond de cette affaire.
Ă€ chacune et chacun de vous de se forger son opinion dans le respect de la loi.
En revanche, un autre concept doit être également remis au cœur de toutes nos réflexions : la séparation des pouvoirs.
Le jugement du Tribunal de Nantes, dans l’affaire opposant vous savez qui à vous savez qui, rappelle à tous ceux et celles qui l’auraient oublié l’importance de la séparation des pouvoirs.
La dérive actuellle, telle la nouvelle loi de programmation militaire qui autorise notre gouvernement à écouter qui il veut quand il veut et comme il le veut est une honte.
Souvenez-vous il y a quelques décennies le scandale provoqué par les écoutes illégales de l’Élysée…
Finalement, François Mitterrand était juste un peu en avance sur son temps.
À cette époque, il s’agissait d’écouter une dizaine de personnes…, aujourd’hui, c’est l’écoute de masse, la surveillance de masse de populations entières.
Il ne peut pas exister de démocratie sans un respect strict de la séparation des pouvoirs, raison pour laquelle un citoyen ne devrait pouvoir être écouté ou surveillé non pas parce que le pouvoir politique en a décidé ainsi (ce que dit justement la nouvelle loi de programmation militaire) mais parce que sur demande du politique un juge, face à des éléments tangibles, considère qu’il peut y avoir une menace potentielle à l’égard des autres citoyens.
La séparation des pouvoirs a été, pour l’essentiel, théorisée par Locke et Montesquieu ; on retient en France le plus souvent la classification de Montesquieu définie dans L’Esprit des Lois :
– le pouvoir lĂ©gislatif, confiĂ© Ă un Parlement (ou LĂ©gislateur), Ă savoir, en France, l’AssemblĂ©e nationale ainsi que le SĂ©nat ;
– le pouvoir exĂ©cutif, confiĂ© Ă un gouvernement composĂ© d’un Premier ministre et des ministres, Ă la tĂŞte duquel se trouve un chef d’État et/ou de gouvernement ;
– le pouvoir judiciaire, confiĂ© aux juridictions, mĂŞme si d’après la constitution on parle non pas de pouvoir mais d’autoritĂ© judiciaire. En France, le pouvoir judiciaire se subdivise en deux ordres juridiques distincts : d’une part l’ordre judiciaire, chargĂ© de trancher les litiges entre particuliers, d’autre part l’ordre administratif, compĂ©tent pour trancher les litiges opposant l’Administration et les particuliers. Pour Ă©viter la confusion et inclure le juge administratif, l’on parle parfois en France de pouvoir juridictionnel.
La nécessité d’une telle séparation inspirera l’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 qui affirme (bien que de façon allusive et sans aucune précision) :
Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’à point de Constitution.
La Constitution française est l’une des rares où c’est l’exécutif qui est mentionné avant le législatif.
En revanche, le judiciaire est invariablement le troisième pouvoir : à cet effet, Montesquieu considère le pouvoir judiciaire comme en deçà des pouvoirs exécutif et législatif.
L’expression quatrième pouvoir est parfois utilisée pour qualifier certaines institutions telles que le pouvoir médiatique ou le pouvoir monétaire.
En économie, la séparation des pouvoirs ce sont les contre-pouvoirs !
L’une des raisons de la crise économique, qui n’est pas conjoncturelle mais structurelle, que nous traversons est l’absence et l’érosion de tous les systèmes de contre-pouvoirs.
La crise que nous traversons n’est pas une simple crise, c’est un changement de système total, comme j’ai pu le dire et l’écrire à de multiples reprises, elle est donc multifactorielle.
L’un des facteurs importants est que progressivement, notamment sous les coups de boutoirs du lobbying bancaire et financier reposant sur l’idĂ©ologie nĂ©olibĂ©rale, le pouvoir politique a cĂ©dĂ© progressivement l’ensemble de ses prĂ©rogatives…, il s’est dĂ©chargĂ© des aspects de contrĂ´le…, il a annulĂ© des lois historiques de sĂ©paration entre banques d’affaires et banques de dĂ©tail pour permettre aux financiers grands bailleurs de fonds des partis politiques de s’enrichir encore plus.
– On nous a imposĂ© que les banques centrales et la crĂ©ation monĂ©taire ne devaient plus ĂŞtre une chose publique gĂ©rĂ©e dans le sens du bien commun par des gens reprĂ©sentatifs et respectueux des intĂ©rĂŞts des peuples.
– On a dĂ©crĂ©tĂ© l’indĂ©pendance des banques centrales qui ne sont dĂ©sormais plus qu’indĂ©pendantes effectivement de l’intĂ©rĂŞt des peuples, mais nettement plus dĂ©pendantes et respectueuses des intĂ©rĂŞts des banquiers et du système financier international.
– On a dĂ©cidĂ© de supprimer notre droit Ă surveiller nos frontières et choisir ce qui y rentre (et Ă©ventuellement ce qui en sort)… et dĂ©cidĂ© de supprimer notre souverainetĂ© sur la moindre norme y compris concernant la cuisson ou non de nos fromages au profit d’une entitĂ© supranationale non-Ă©lue, antidĂ©mocratique et au service d’intĂ©rĂŞts privĂ©s qu’ils soient financiers ou industriels.
– On nous a imposĂ© la dissolution des États-nations dans l’ensemble de leurs composantes comme l’a si bien expliquĂ© une traĂ®tresse dirigeante d’Europe Ecologie-les-verts… pour permettre l’avènement d’une Europe FĂ©dĂ©rale ou mĂŞme dĂ©sormais des individus nĂ©gocient un partenariat transatlantique avec les pleins pouvoirs, sans mĂŞme informer les parlements nationaux… et je ne parlerais mĂŞme pas des peuples…
Bref, on nous a trompĂ©, et mĂŞme b… bien profond…
J’en reviens Ă ce dĂ©but de la fin d’un monde, la fin des libertĂ©s, le jour ou le Conseil d’État a dĂ©cidĂ© d’annuler le spectacle de vous savez qui…, dĂ©savouant ainsi le Tribunal Administratif de Nantes.
Je me situe juste sur le plan des principes, des lois et de notre Constitution car ce cas est très éclairant des dérives de notre système.
Le Conseil d’État a expliquĂ© que : Les allĂ©gations selon lesquelles les propos pĂ©nalement rĂ©prĂ©hensibles et de nature Ă mettre en cause la cohĂ©sion nationale relevĂ©s lors des sĂ©ances du spectacle Le Mur tenues Ă Paris ne seraient pas repris Ă Nantes, ne suffisaient pas pour Ă©carter le risque sĂ©rieux que soient de nouveau portĂ©es de graves atteintes au respect des valeurs et principes, notamment de dignitĂ© de la personne humaine, consacrĂ©s par la DĂ©claration des droits de l’homme et du citoyen et par la tradition rĂ©publicaine.
Ce que je trouve assez surprenant c’est que l’on condamne a priori alors que le délit n’a pas encore eu lieu ni n’a été constaté.
Encore une fois, il est effectivement possible que DieudonnĂ© M’Bala M’Bala tienne des propos inadmissibles, mais peut-on condamner quelqu’un sous prĂ©texte qu’il pourrait peut-ĂŞtre dire quelque chose ?
Il existe un très beau film de science fiction à ce sujet, avec une police pré-crime qui vient vous arrêter et éventuellement vous tuer avant que vous ne passiez à l’acte uniquement parce que vous y avez pensé, niant ainsi encore une fois un part essentielle de l’humain.
C’est ce qui pourrait nous arriver !
L’être humain a ceci de remarquable qu’il peut penser quelque chose de mal, avoir envie de faire le mal… et pourtant ne pas le faire…, car l’être humain est capable de discernement…, il est capable de soumettre ses passions et ses vices Ă la raison… (Enfin pas tous non plus !!)
Si l’on remet tous ces Ă©lĂ©ments en perspective, Ă savoir la loi permettant de surveiller n’importe quel citoyen sans mĂŞme avoir Ă obtenir une autorisation mais au bon vouloir du système politique…, lorsqu’un gouvernement de droite comme de gauche s’arroge le droit de juger et de donner l’étalonnage de l’humour autorisĂ© et de l’humour prohibĂ©…, lorsque partout nous abdiquons l’ensemble de nos pouvoirs et de nos libertĂ©s…, lorsque nous laissons les lobbies et les groupes d’intĂ©rĂŞts privĂ©s diriger nos vie…, alors nous pouvons affirmer sans le moindre doute que nous avons quittĂ© le champs de la dĂ©mocratie pour rentrer dans celui de la dictature…, fut-elle socialiste.
Staline Ă©tait pire qu’Hitler !
Vous avez dĂ©sormais tout le cadre…, de la police tout court Ă celle de la pensĂ©e pour bâillonner toute opposition, toute contradiction.
Et ce sera important, car d’ici quelques temps on viendra de force vous faire les poches comme l’indique le FMI dans son rapport oĂą il indique que l’on doit mettre une taxation sur l’épargne et de prĂ©fĂ©rence opaque… et ensuite on vous gardera en prison parce qu’en vous rĂ©voltant vous devenez une personne qui trouble l’ordre public…
Au cas ou vous seriez libĂ©rĂ© (sous conditions ?), si vous avez l’intention de parler de tout cela et/ou d’en Ă©crire un livre, vous serez censurĂ© prĂ©ventivement parce que cela pourrait attenter Ă l’ordre moral, public ou politique !
La sociĂ©tĂ© Valls est une dictature qui n’ose pas se nommer…
Le Conseil d’Etat pouvait, en vertu de son pouvoir d’apprĂ©ciation, considĂ©rer que la tenue du spectacle de DieudonnĂ© faisait courir des risques de troubles Ă l’ordre public, pourquoi pas.
Mais il a Ă©té beaucoup plus loin, beaucoup trop loin…, il a retenu l’atteinte Ă la dignitĂ© de la personne humaine du fait du contenu du spectacle, une première.
Le Conseil d’Etat a admis que si un ministre de l’IntĂ©rieur estime que ce que vous allez dire va porter atteinte Ă la dignitĂ© de la personne humaine, il peut vous interdire de le dire.
Nous sommes maintenant dans un rĂ©gime prĂ©ventif de la libertĂ© d’expression… et c’est une boĂ®te de Pandore qui est ouverte.
Dans son ordonnance, le Conseil d’Etat souligne que “l’exercice de la libertĂ© d’expression est une condition de la dĂ©mocratie”… et quelques lignes plus loin, il commet un attentat contre cette libertĂ© d’expression.
Il y a sans nul doute Ă©té question de l’apprĂ©ciation des preuves… et puis ce qui s’est passĂ© Ă l’audience a dĂ» jouer.
L’ordonnance Ă©voque “la rĂ©alitĂ© et la gravitĂ© des risques de troubles Ă l’ordre public Ă©tablis tant par les pièces du dossier que par les Ă©changes tenus au cours de l’audience publique”.
Les avocats de Dieudonné ont dû tenir des propos malheureux.
Les voies de recours internes sont Ă©puisĂ©es, mais les avocats de DieudonnĂ© ont six mois pour saisir la Cour europĂ©enne des droits de l’homme (CEDH)… et la dĂ©cision du Conseil d’Etat ne tiendra pas, la France est dĂ©jĂ classĂ©e 3e pour les atteintes Ă la libertĂ© d’expression, avec 25 condamnations, devant la Russie.
Elle n’est pas près de nous rattraper…
Juridiquement elle ne vaut que pour Nantes, DieudonnĂ© restant libre de dĂ©poser des rĂ©fĂ©rĂ©s pour tous les arrĂŞtĂ©s d’interdiction qui frappent son spectacle.
Mais le Conseil d’Etat reprĂ©sente une autoritĂ© morale très importante… et un juge administratif n’aime pas plus que n’importe qui voir ses dĂ©cisions retoquĂ©es.
Il est difficile de dire si cela fera jurisprudence, c’est une dĂ©cision qui a Ă©tĂ© prise et rĂ©digĂ©e très rapidement…, mais une partie est rĂ©digĂ©e en termes gĂ©nĂ©raux : le Conseil d’Etat se fonde pour la première fois depuis 1995 et l’arrĂŞt Morsang-sur-Orge dit du “lancer de nain” sur l’atteinte Ă la dignitĂ© humaine, mais avec une acception plus large.
Ce qui est sĂ»r, c’est que la “victoire de la RĂ©publique” dont s’est rĂ©joui Manuel Valls est illusoire, il a torpillĂ© la France sous la bannière d’IsraĂ«l, c’est une trahison des valeurs françaises !
http://www.conseil-etat.fr/communique11janvier2014.html
A lire :
– Le jeudi 9 janvier 2014, la France est devenue un État-d’Exception!
– DieudonnĂ© et “le Che”… Seuls (?) contre tous (!)
– France, la coupe est pleine…
Quittons-nous avec un passage du Meilleur des mondes du grand visionnaire Aldous Huxley, quelques lignes remarquables et cruellement d’actualité qui sont le résumé de notre situation actuelle, et toutes les raisons pour nous, les derniers des Mohicans, de nous battre pour une idée que portaient déjà les pères de nos pères, une idée qui fait partie de l’homme, une idée qui est l’homme, à savoir l’idée de liberté.
“Pour Ă©touffer par avance toute rĂ©volte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente, il suffit de crĂ©er un conditionnement collectif si puissant que l’idĂ©e de rĂ©volte ne viendra mĂŞme plus Ă l’esprit des hommes…, l’idĂ©al serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innĂ©es.
Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle.
Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensĂ©e limitĂ©, et plus sa pensĂ©e est bornĂ©e Ă des prĂ©occupations mĂ©diocres, moins il peut se rĂ©volter…, il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et Ă©litiste : que le fossĂ© se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinĂ©e au grand public soit anesthĂ©siĂ©e de tout contenu Ă caractère subversif… surtout pas de philosophie.
LĂ encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif…, on occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique.
Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser, comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.
En gĂ©nĂ©ral, on fera en sorte de bannir le sĂ©rieux de l’existence, de tourner en dĂ©rision tout ce qui a une valeur Ă©levĂ©e, d’entretenir une constante apologie de la lĂ©gèretĂ© ; de sorte que l’euphorie de la publicitĂ© devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la libertĂ©”…
Ce texte a été écrit en 1939 par Charles Sannat





















