Saisissez vous-même le titre…
Je me suis lancé dans la rédaction d’un article concernant des Hot Rod’s en accélérations diverses ainsi qu’en tours/promenades, ce qui apparait logique pour ce Webzine ChromesFlammes… Oui, certainement… Quoique rien n’est jamais certain, ni sur… De plus, une carence indéfinissable, consécutive à une désescalade de sens, a complètement perturbé les connexions qui régissent les contours de mon champ perceptif ! Je suis donc en état de déréliction, plongé dans un autisme frisant la prostration Schizoïde ! Absurde pensez-vous ? Que nenni, logique, car si un homme porte uniquement à gauche ou à droite, l’absurde, lui, porte partout et dans tous les sens… Partout, oui, partout. Partouze également… L’absurde amphigourique tourne en dérision, en n’importe quelle circonstance, n’importe qui, et n’importe quoi, lorsqu’il est bien utilisé. Alors pourquoi m’en priver ? Parce que certains et certaines ne comprendraient pas ? Ce n’est pas une raison… En voudriez-vous en trouver une que retentirait déjà en vous la sensation d’un échec cuisant qu’on ne retrouve que dans les discours politiques. Il est d’ailleurs aussi inutile de mettre plusieurs épithètes à un même mot que de payer plusieurs fois la même facture…
C’est tout comme on ne soulignera jamais assez l’importance des détails. Ce sont eux qui donnent du corps à un texte, comme celui-ci, le rendent plus riche, plus vivant et plus personnel. D’ailleurs, il n’y a rien de tel qu’un violon d’Ingres pour se changer les idées… J’en joue souvent.. C’est ma faiblesse, mon talon d’Achille, certains et certaines que je ne nommerais pas, prétendent que c’est un vilain défaut dans ma cuirasse, une sorte de braguette ouverte par laquelle tout le monde s’engouffre et vous voit l’intime… Oui, le petit bout de l’âme, le presque peu qui vous fait revivre rien qu’à l’agiter… Quoique certaines médisantes disent “à quoi bon, tant d’insistance, tant d’impuissance. ?”... Pfffff ! Spermettez-moi un coq à l’âne, ou à l’âme, j’ai oublié la citation exacte, donc, j’ai trouvé une nouvelle source de fascination : le bruit que produit la plomberie et le glouglou de l’eau qui disparait dans le drain… J’ai remarqué qu’elle s’écoule dans le sens des aiguilles d’une montre, comme partout dans l’hémisphère Nord. Ce mouvement est connu sous le nom d’effet de Coriolis. Je me suis alors dit qu’il me fallait vérifier si effectivement l’eau s’écoulerait à l’inverse des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère sud !
L’insolite étrangeté de cette curieuse bizarrerie m’a plongé dans une perplexité qui m’intrigue concernant l’écoulement à l’équateur… C’est un casse-tête… Et aller en pleine savane pour en avoir le cœur net est problématique s’il me faut transporter un lavabo et ses robinets… Diantre, si je me fiais à ma première impression, j’émettrais bien l’avis que d’instinct, je n’aperçois pas l’ombre d’une hypothèse de supposition y concernant… Je vais donc plutôt courir chercher un miroir, ça va me donner ainsi la possibilité d’y réfléchir… Il me faut d’abord filtrer tous ces n’importe qui s’imaginant pouvoir s’immiscer parmi tout un chacun comme le premier venu se mêlerait à tout le monde ! En effet, mon âme de poète s’effrite en particules consternées sous le poids du matérialisme ambiant ! Les attroupements sont incompatibles avec le recueillement qui m’est nécessaire. Pour l’exploit d’avoir découvert le sens caché de l’écoulement de l’eau, les gens m’acclameraient, on me porterait en triomphe, on me ferait signer des contrats… Pfffffff ! C’est lourd, ça lasse tout ça, ça lasse… De plus voyager en terres inconnues m’amènerait a des risques de santé, j’ai lu qu’il y avait une recrudescence tranquillement exponentielle des cancers…
Ils sont dus – entre autres – à une alimentation truffée de pesticides sournois que déversent par mégatonnes des firmes tentaculaires toujours plus avides d’argent, s’enrichissant sur le dos de familles indigentes ployant sous le poids de dettes sans fin, tandis qu’une bonne partie de la planète se meurt de faim, de soif et d’indifférence générale, agonisant de carences nutritives à côté desquelles le Grand Canyon est un anus de colibri… Quant à ceux qui ont la chance de survivre, c’est pour être décapités par de peu recommandables fanatiques religieux (c’est à y perdre la tête !)… Sans compter pollution, effet de serre, trou dans la couche d’ozone, fonte des glaces, réchauffement climatique, tout ça donnant lieu, entre autres “joyeuseries”, à la disparition progressive de pans entiers du règne animal qui n’avait rien demandé (le rhinocéros blanc, le panda géant ou bien les abeilles, dont l’éradication prochaine entraînera, par un amusant jeu de dominos dont je vous épargne les détails, l’extinction pure et simple de la race humaine à échéance risiblement proche, si celle-ci ne s’est pas entre-temps auto décimée à coups d’armes thermonucléaires ou par la création accidentelle d’un virus de grippe farceur responsable d’une pandémie…
Je savais qu’il existait déjà des sculpteurs de saindoux, des essayeurs d’allumettes, des ramoneurs de périscope, mais ça… Du coup, je ne suis plus que l’ombre de mon reflet. Tout cela m’angoisse et m’éloigne de mes objectifs… Pour réussir, que faut-il ? De l’intelligence, des réflexes fulgurants, un zeste de malhonnêteté et cinquante et une cartes… Cours de droit ! Cours de psychologie ! Cours de criminologie ! Les braves petits étudiants ont tant gratté de porte-plumes que leurs doigts n’ont plus la force d’appuyer sur une détente… Qu’entends-je ? Petits malheureux ! Ignorez-vous donc qu’avec l’oisiveté, la boisson et les bandes-dessinées, l’ignorance est la mère de tous les vices ? Je prends un cas par hasard : moi… Eh bien, malgré tous mes dons naturels, j’eus été, sans instruction, moins brillant. Si, si ! De nombreuses connaissances pratiques m’eussent fait défaut… J’eus vécu dans l’obscurantisme, sans savoir que l’isoplexis est un arbuste à feuilles persistantes, que le symbole du boehmite est A12 O3 H2O… Ou encore que le makouke est une monnaie angolaise, que Véronèse vécut de 1528 à 1588…. Waouwww ! C’est pas tout… Et que le chaunacanthe est un protozoaire actinopode…
Bref, je n’eus pas été moi même… Quoiqu’il devient impossible, de nos jours, de poser le pied dans la nature sans buter sur des agglomérats de bipèdes inesthétiques et repoussants… Oui, j’en ai chaque jour la démonstration à Saint-Tropez ou je me suis installé : plus on s’isole, plus c’est la foule !… En sus, je me fais continuellement agresser, les gens me reconnaissent et me causent : “Dites-moi, mon cher… heu, chose… indispensable ami. J’ai ici un petit problème. Pas moyen de mettre la main sur quelqu’un de valable, alors je m’aperçois que vous êtes là, devant moi…”… Pfffffffff ! Croyez bien que d’entendre cela me rend tout chose… Une mission, à moi ? De quoi qu’il s’agisse, c’est avec un stylo de feu que je mets au service de l’impétuosité communicative de mes facultés dilatées par la foi… L’opprobre me submerge quand je médite des choses pareilles, mais comme j’ai une volonté granitique, je me domine et refoule ma honte… J’ai toujours eu des instincts violemment artistiques… Il devrait y avoir une loi pour cela… Le peuple n’est pas protégé !… Un jour des Martiens débarqueront à Saint-Tropez déguisés en touristes, et ce sera la guerre interplanétaire. En un mot comme en cent, l’indécision me ronge et m’emplit d’appréhension !
Il m’apparaît de plus en plus clairement que les motifs ténébreux de l’obscurité s’enrobent d’un mystère opaque assez peu propice aux interprétations lumineuses … Une sensation s’éparpille en moi. Comme un effroi. Diagnostic indiscutable je deviens asocial… Certains prétendent qu’il est de notoriété publique que je suis un cuistre. Je ne le soulignerai donc pas. Mais je vais vous asséner une révélation … Ces gens, ces certains ci-avant nommés, vibrent autant de poésie qu’un pied de marmite en fonte… Et encore ! … Il faudrait imposer un handicap à la marmite… Un couvercle qui couvrirait l’explosion sous le coup de la colère, les dégâts mobiliers résultant des conversations politiques, la floraison printanière des jambes de bois, et les caries dentaires de tous les poissons exotiques! Le bris de tous objets en béton ! Les courts-circuits dans les moulins à poivre! Les accidents de travail le 15 août ! La dévaluation des fromages de tête ! Les pannes de machine à traire ! La chute des poils de brosse à dents ! Les grêves de techniciens de la guillotine ! Diantre… Un abattement considérable devrait être consenti sur les augmentations de prime après chaque période de quatre cent mois passée sans accidents…
Et ce, dont l’hiver fripon dont la morsure taquine coagule les volontés pâteuses, figées à zéro dans de trop douillettes pantoufles. Du moins en ce qui concerne les jeunes générations ramollies par un confort tentaculaire et sournois qui enfonce l’homme dans la moquette pernicieuse, les tuyauteries chauffantes omniprésentes et le siège moulé de la pusillanimité… Un flocon de neige là-dedans et c’est le déséquilibre, la panique et la capitulation… Je suis toujours fasciné par la titanesque puissance cérébrale que je mets en batterie pour tapoter mes rubriques, dont celle-ci, que des pages de sujets qui n’ont de rapport avec quoi que ce soit que dans la mesure où mes propos sortent de tout sujet étranger à l’ensemble des matières qui s’écartent des thèmes voisins de tout embryon d’étude sur le moindre dossier digne de publication que j’y intercale. Je l’écris comme je le pense. Lao-Tseu s’est épuisé à le dire avant moi : “Celui qui méprise l’improbable est comme la chenille qui, s’élançant à travers le sentier, refuse de croire qu’on en aura fait une autoroute avant qu’elle n’atteigne l’autre côté”... Waouhhhhh !… Il connaissait les autoroutes, Lao-Tseu ? Il s’agit d’une théorie de l’improbable .. Billevesées et grotesqueries !
Psychose caractéristique des pusillanimes et des rachitiques moraux que la simple idée du plus anodin des coups de matraque ferait presque critiquer leur époque… Le jus de navet coule à flots dans les veines de mes contemporains, voilà le vrai drame… Je ne veux même pas entendre vos explications saugrenulles et dilatordues !…. Bon sang de bonsoir de malédiction ! Je croyais pourtant bien que j’avais tout vu et que je m’étais tordu les bottes dans toutes les avanies que Jupiter peut répandre sur cette garce de Terre… Mais ça !… Ça, il me faudra dix ans de soleil Saint-Tropézien pour m’en consoler ! Sachez que le poids des ans passés donne à la balance de mon estime une vertigineuse inclinaison… En bref, j’apprécie que vous soyez abonnés… On serait en partouze, je vous entraînerais dans un débat sur les mérites comparés de l’acculé et de celui qui accule, mais il se trouverait sûrement une personnalité quelconque pour nous faire saisir… Je suis fâché d’avance, c’est fou ce que ça me contrarie d être contrarié comme ça… Si je ne craignais pas de m’offrir en spectacle je crois que bien que j’irais jusqu’à manifester un soupçon de mauvaise humeur. Oui, je comprends votre surprise.
Vous vous dites : “Que fait cet inestimable personnage dans une villa bord de mer ? En fait, une cabale de soi-disant savants jaloux a empêché un agenda paléolithique d’obtenir mon assentiment à toute transaction sortant de mes poches. Tant pis pour la civilisation ! Mes notes quotidiennes restent miennes. Je ne les tiens pas d’un oncle, grand érudit qui raconte de belles histoires et qui fume la pipe… Alors, sans rire ? … Comment je m’y prend ? Eh bien ! Tout d’abord, il faut une certaine patience… Cela vous explique le retard redoutable des populations de l’intérieur, des tribus qui vivent encore comme du temps de Tarzan d’avant le cinéma parlant, celui qui ne savait même pas encore crier waou-waou… Vous mesurez ?… Un défi à la spéléologie ! Un tarin dont la moindre immersion provoque un chambardement dans l’horaire des marées ! Émouvant aboutissement d’un labeur titanesque dont les racines plongent tout droit dans l’océan secret des sentiments tumultueux qui me secouent jusqu’aux antipodes. Un des éléments essentiels à la promulgation irradiante des facteurs suggestionnels d’agressivité des masses réside dans le potentiel énergétique d’influence magnético-persuasive sur la mémoire rétinienne.
Êtes vous d’accord ? Soulevé par le coup de massue de cette révélation, l’orphelin, trempant dans le vieil encrier familial débordant de larmes, une plume émoussée mais vibrante trace sur une page de cahier ces quelques mots : “Cher et honoré monsieur”... du moment qu’on revient à temps aux choses importantes, c’est très stimulant, de tâter un tout petit peu de l’absurde, ça ouvre l’esprit, je trouve ! Donnez votre avis sur des problèmes dont vous ne comprenez pas le premier mot… Pffffffff ! Je vous vois plongé dans ce texte avec une vigueur telle que vos méninges tressautent comme des marrons pétant sous la cendre… Et moi je m’interroge…. Quid ? Découverte éblouissante et retentissant choc moral ! Je vous livre un secret… Mon succès est du à un livre dû à la plume fracassante d’un certain Comte du Bylan de la Banqueroute, qui s’intitule : “Art et tactique du bon usage et de la politesse suractivée”… C’est une somme et un sommet. De le lire, la méfiance et le scepticisme se sont empoignés violemment en moi… J’ai été conquis et bouleversé. Le soleil de la vraie politesse a ainsi percé les nuages de mon horizon moral. C’était toutefois très incomplet,… Je n’ai rien vu et lu sur la façon de siphonner un bon demi….
30 euros qu’il m’en a couté ce livre… Mais c’est l’arme absolue ! A côté d’un chiffre pareil, la dette mondiale à l’O.N.U ressemble à une étiquette de monoprix ! Son auteur dénommé A Nonyme : artiste et auteur mirobolants. Né le … gn-gn-gn … et tout ça … Ah ! voilà : internationalement célèbre pour la poésie de son oeuvre, en particulier le rendu de ses voisins frappés de panique … Dix-sept fois titulaire de hautes récompenses… Dix-sept fois récupéré au sommet de la cheminée de son immeuble… On le dit un peu timide… Aaaah… on a beau dire, la canicule a du bon, pour les âmes discrètes qui savent encore savourer la poésie du bitume défoulé des grandes villes abandonnées… On me suggère de suggérer des suggestions ! Coup de canon du sort dans le ciel jadis limpide de mon amour propre : l’adversaire a touché juste ! L’insolite étrangeté de cette curieuse bizarrerie me plonge dans une perplexité qui m’intrigue. Si je me fiais à ma première impression, j’émettrais bien l’avis que d’instinct, je n’aperçois pas l’ombre d’une hypothèse de supposition. Miracle sans précédent ! Le titan de l’apophtegme patoisant trahi par sa propre glotte excédée, déverse enfin la pluie bienfaisante d’un silence opaque et réparateur.
C’est tout de même contrariant tout ce temps qu’on perd dans la vie à devoir matraquer sauvagement les forces brutales de l’hostilité pour aplanir les obstacles les plus anodins au marteau-pilon de la volonté pacifique (C’est de Donald Trump)…! Je remonte subrepticement la pente chaotique et savonneuse d’un rétablissement moralement acrobatique ! Il y a ceux qui écrivent l’histoire et ceux qui ont besoin de lunettes pour la lire ! C’est la première fois que je vois, en Donald Trump, un type se battre avec lui même. Si vous voulez mon avis c’est le comble de l’agressivité ! Je ne désire pas de rafraîchissement : je m’abreuve de philosophie ! L’orateur le plus torrentiel de la profession réduit à des onomatopées de klaxon mal réglé ! Pffffffft ! Le roi du ballon mis hors-jeu de mots ! Le moulin à paroles bat de l’aile ! Hihihil y a une justice ! Vous connaissez la grande loi de mon bel ancien apostolat lorsque j’éditais mes magazines “papier” Chromes&Flammes ? “Les rotatives ne s’arrêtent jamais !”… Affamées de dessins, de photos, de taches et de fautes d’orthographe, elles me suppliaient à deux genoux, douze mois sur vingt-quatre heures, de persévérer …
Par mon initiative, les lecteurs, enfin libérés du paternalisme contraignant des magazines des éditions Michel Hommel qui les guidaient comme des bébés, ont découvert l’échappée totale de Chromes&Flammes ! Un léger nuage d’incertitude flottait toutefois avec persistance dans l’azur habituellement immaculé de mon assurance naturelle. Une voix mystérieuse, au plus profond du dedans de moi-même, m’a susurré que pourraient bien jaillir des évènements saisissants. Vous connaissez lesquels, mais c’est normal, Il faut être instruit ! Ce fur une délation crapuleuse au fisc qui s’est retournée contre son auteur qui du coup a fait une faillite par centaines de millions… Exit… Terminé… Hommel fut promit à un plan d’austérité auprès duquel la disette chez les nomades du désert fait figure de ripaille délirante… J’ai gardé mon calme dans des circonstances où les moines contemplatifs des lamaseries les plus reculées du Tibet se seraient mises à mordre rageusement les murs. J’ai donc fait évoluer ChromesFlammes en numérique au niveau mondial… Puisqu’est abordé ce sujet, oui ou non vous ai-je déjà dit tout ce que j’en pensais ?… Remarquez, je n’oblige personne, j’ai le corpore sano autour d’une mens sana…
On ne lutte pas contre la sélection biologique naturelle… Mais ces gens Homéliens sont devenus éteints, une tribu de pusillanimes avec le grand flemmard hypertrophié ravagé, ce fut de toute évidence la lente dégénérescence d’une consternante lignée qui a abouti a l’inévitable faillite… En revanche, prenez mon cas j’ai ajouté quelques anecdotes au patrimoine de l’humanité… Il y en a qui écrivent l’histoire et d’autres qui ont besoin de petites lunettes pour la lire. C’est comme ça. Je vais vous dire, ces gens étaient si sensibles qu’une belle carrière de thermomètre aurait pu les attendre s’ils n’avaient de surcroit pas été trop mou. Notez que je suis là à rire parce que c’est dans le tempérament expansif de tous les énergiques, mais on a failli s’inquiéter de la prolifération des échantillons de leur sorte qui annonceraient la disparition de l’espèce. Heureusement, la technologie est là et demain, tout un tas de machines combleront les déficiences… D’ailleurs pas de panique, sur le plan social aussi, on prend chaque jour de nouvelles responsabilités. Les actifs et les florissants veillent déjà sur les pensionnés, les veuves et les orphelins, les politiciens et les handicapés. On finira par protéger aussi les inopérants et toutes et tous seront sauvés.
Et puis, je ne suis pas loin. Chaque fois que la terreur vous gagnera parce que le baromètre annonce une brise, souvenez-vous qu’il y aura toujours un bol de soupe pour vous chez votre compensation naturelle, je parle de moi. Je ne suis pas de ces privilégiés qui écrasent ceux qui n’on aucune chance. Nouvel astronaute de l’imagination, je plonge avec ivresse dans l’espace virginal du non-être où tout devient possible ! Après l’anti-matière et la contre-révolution, notre époque indomptable découvre le néant ! Doté d’une allure de parieur sur hippodrome mais d’un sens aigu de l’humour littéraire ainsi que d’un important cartable d’auto-dérision-par-inadvertance, me voilà qui vous sert régulièrement (pour peu qu’on lise mes élucubrations hectiques) qui font rougir les jongleurs de lettres de plaisir. De superbes trouvailles linguo-stylisées, j’espère ne pas avoir fini de vous épater. Je vais dégager avec souplesse, vélocité. J’ai horreur de m’imposer, mais le sens du devoir n’est pas toujours celui de la modestie. J’interviens… Je m’en moque dans des proportions qui vous donneraient une idée de l’infini… Sachez que j’ai capturé un aviateur Ukrainien rien qu’en lui tendant une tartine de confiture.
Un léger nuage d’incertitude flotte avec persistance dans l’azur habituellement immaculé de mon assurance naturelle. Les murmures d’incrédulité qui vous agitent me beurrent le cœur de gratitude. Admirable, calme, mais granitiquement résolu. Allons faire le point devant un café puissant. Cette nuit blanche m’a donnée des idées noires. Voilà… L’absurde a t’il un sens ? Nous disions tout à l’heure : droite ou gauche. Et si on se place en trois dimensions, forcément, il y aurait aussi haut et bas. Mais grève de plaisanteries. Ne pas prendre l’absurde au sérieux serait une erreur grâââââve. Effectivement. C’est une mesure de l’intelligence et de notre capacité d’abstraction. C’est le garde fou de tous les honnêtes hommes face à la bêtise des autres. C’est drôle, ce qui est une raison tellement suffisante que je m’autorise à citer ce point sans même le développer d’avantage. Peinard… Une mesure de l’intelligence et de la capacité d’abstraction. Souvent mal interprétée par ceux avec lesquels vous n’avez pas d’affinité particulière – et/ou des cons – une réponse absurde à une question simple peut vite vous mettre dans un embarras au point que même une aiguille dans une meule de foin trouverait ça classe.
Mais la personne que vous n’aviez jamais vu auparavant et qu’on vient de vous présenter risque de tiquer, de ne pas comprendre, ou pire, de vous demander de répéter ce qui vous mettrait dans l’embarras dont je vous parlais à l’instant, puisqu’une blague est en général pertinente au temps “t” et perd vite de sa superbe lorsqu’on doit la répéter ou l’expliquer. Le cuistre aura donc pensé : “Quel con celui-là”, et “Bon, et bien c’est pas le tout mais j’ai des choses intéressantes à faire…”. Mais le cuistre se mets le doigt dans le nez. Il aurait du réagir au quart de tour, l’abruti, si la moitié de son intelligence abstractive valait la tiers de la votre ! Le garde fou de tous les honnêtes hommes face à la bêtise des autres. Avoir la capacité d’abstraction est bien utile lorsque le dernier recours est épuisé alors qu’on argumente avec un idiot…. “Mes excuses les plus plates et mes courbettes les plus inclinées, monsieur le certainement très digne représentant de l’ordre, mais…”… – “Non, je ne veux rien savoir, votre ceinture de sécurité n’est pas attachée. Vous êtes en moto ? Je ne veux rien savoir, j’ai dis”… Et paf ! La prune, comme fruit de mon effronterie. Au lieu d’avoir une conversation logique, il aurait mieux fallu faire abstraction…
La pilule serait ainsi passée comme un pavé dans la gueule d’un flic (l’expression est similaire à “comme papa dans maman”, mais elle paraît d’avantage de circonstance dans l’exemple sus-cité). C’est drôle, ce qui est une raison tellement suffisante que je m’autorise à citer ce point sans même le développer d’avantage. Peinard… Si vous n’avez pas lu le début, ce qui serait biscornu mais je conçois tout à fait si vous vous êtes retrouvé en finale, j’ai dit que ce point n’avait pas besoin d’être développé plus en détails. Je ne le développerai donc pas plus en détails. Surtout qu’expliquer pourquoi l’absurde est drôle m’embarquerait dans un long récital de raisons plus suffisantes les unes que les autres et ma démonstration percutante sonnerait le naufrage de votre éventuel contre-argumentaire sur l’iceberg de votre ignorance. Tout simplement car l’absurde casse les liens classiques de l’humour et surprend en créant d’autre liens moins évidents (i.e. sauter du coq à l’âne – et au passage remarquons l’absurdité de cette expression, car on ne voit pas pourquoi on s’amuserait à sauter d’une volaille orgueilleuse à plumes et à deux pates à un humble mammifère têtu à fourrure et à quatre pattes. Rien à voir)…
Donc, sans vous embarquer plus loin dans un démonstration auto-suffisante, et pour terminer sur un point positif, gardez à l’esprit que si l’absurde ne vous fait pas tilter, cela ne signifie par que vous n’avez pas d’humour pour autant. Votre humour est moins noble, c’est tout ! Voilà, j’en ai enfin terminé… J’écris “Enfin” mais en fait je me suis bien amusé à tout préparer, à tout écrire, à tour relire, à tout monter, calibrer, retoucher et revoir, relire, finaliser, corriger et une Nième fois refaire de même, ajoutant in extrémis une photo inédit. L’affaire est faite… Tout est “en boîte” et je termine la dernière correction en ajoutant quelques lignes… Je ne sais combien arriveront à ce bout du bout… Bye bye bis encore…





































