United Scammers Associates & co… #2 Aux sources de l’escroquerie de la RĂ©serve FĂ©dĂ©raleÂ
Le machiavĂ©lisme des hĂ©catonchires de la finance internationale…
Les HĂ©catonchires Ă©taient les fils d’ Ouranos et de GaĂŻa, c’Ă©taient des gĂ©ants Ă cent bras et cinquante tĂŞtes…, Victor Hugo a utilisĂ© ce mot dans plusieurs Ĺ“uvres : “Rome a beaucoup de bras. C’est l’antique hĂ©catonchire. On a cru cette bĂŞte fabuleuse jusqu’au jour oĂą la pieuvre est apparue dans l’ocĂ©an et la papautĂ© dans le moyen âge” (in Actes et paroles)…, le mot se trouve Ă©galement dans son “William Shakespeare” et dans divers poèmes.
“Que peuvent les lois, lĂ oĂą seul l’argent est roi ?” – PĂ©trone
“Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une rĂ©volution avant demain matin” – Henry Ford.
On parle ici et lĂ de “finance de marchĂ©”, “d’ingĂ©nierie financière de Wall Street” de “non-coĂŻncidence de l’intĂ©rĂŞt des parties” , de“dysfonctionnements structurels de la finance dĂ©rĂ©gulĂ©e”… et du“rĂ´le des monnaies”, comme si les opĂ©rations financières Ă©taient mues par un petit moteur intĂ©rieur, se dĂ©roulaient dans la stratosphère et n’Ă©taient pas connectĂ©es Ă la politique des Etats…
Derrière le théâtre d’ombres du vocabulaire abscons des spĂ©cialistes, des mains bien rĂ©elles s’activent dans les coulisses : les mains avides des hĂ©catonchires de la finance internationale. Derrière les chiffres, les graphiques et les abstractions, une poignĂ©e d’hommes en chair en os agissent, leurs cerveaux Ă©chafaudent les plans par lesquels ils dĂ©fendent avec tĂ©nacitĂ© (et de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration), des intĂ©rĂŞts privĂ©s au dĂ©triment des intĂ©rĂŞts des nations.
La crise financière actuelle n’est incomprĂ©hensible que pour ceux qui ne veulent pas savoir, c’est pourquoi il est nĂ©cessaire de remonter Ă sa source et de montrer que si le meccano s’est dĂ©rĂ©glĂ© une fois de plus, c’est qu’il est programmĂ© de telle sorte que des crises pĂ©riodiques sont inscrites dans le patrimoine gĂ©nĂ©tique de son code de fonctionnement parce que ces crises sont hautement profitables Ă ses concepteurs.
Il se peut que l’exceptionnelle habiletĂ© des spĂ©culateurs de la “finance dĂ©structurĂ©e” Ă jouer Ă saute-mouton par-dessus les crises qu’ils ont rĂ©gulièrement provoquĂ©es depuis plus d’un siècle, les ait Ă ce point enhardis que leur voracitĂ© a, cette fois, dĂ©traquĂ© la machinerie monĂ©taire dont ils avaient si ingĂ©nieusement ajustĂ© les rouages…, peut-ĂŞtre apprendrons-nous dans un très proche avenir qu’une nouvelle “conspiration des hĂ©catonchires” est en gestation en quelque Ă®le des CaraĂŻbes ou du Pacifique afin, diront-ils, Ĺ“uvrer pour le salut de l’humanitĂ© et de “sauver” le système monĂ©taire .
1 – La conspiration de l’Ă®le Jekyll…Â
Le 22 novembre de l’annĂ©e 1910, le luxueux wagon privĂ© du richissime sĂ©nateur Nelson Aldrich a Ă©tĂ© accrochĂ© au train qui reliait New-York au sud des Etats-Unis et quelques personnes s’embarquent en direction de la Georgie.
Le voyage durera deux jours et deux nuits et les occupants de ce wagon affecteront, avec une ostentation puĂ©rile, de ne pas se connaĂ®tre bien que leur long pĂ©riple ait le mĂŞme but : la chasse au canard sur une petite Ă®le situĂ©e Ă quelques encablures des cĂ´tes de Georgie, l’Ă®le de Jekyll.
Le groupe voyage sous des noms d’emprunts, les participants avaient fait preuve de ruses de Sioux afin de ne pas se croiser avant l’Ă©branlement du convoi et s’Ă©taient interdit de se nommer en s’adressant la parole (ou de n’utiliser que leurs prĂ©noms) durant le temps que dura le voyage, tellement leur mĂ©fiance Ă©tait grande et s’Ă©tendait au personnel de service, un incognito total devait ĂŞtre prĂ©servĂ©. L’un d’entre eux , qui n’avait jamais chassĂ© de sa vie, portait mĂŞme un grand fusil sur l’Ă©paule afin de complĂ©ter le rĂ©alisme naĂŻf du tableau !
Ces personnages, qui se comportaient de manière aussi Ă©trange reprĂ©sentaient pourtant Ă eux seuls le quart de la richesse planĂ©taire de l’Ă©poque.
La description de l’embarquement et du voyage figure dans les ouvrages des auteurs qui rapportent cette scène, notamment dans celui, très dĂ©taillĂ©, d’ Eustace Mullins : Secrets of the Federal Reserve, the London Connection. (“In the autumn of 1910, six men went out to shoot ducks, Aldrich, his secretary Shelton, Andrews, Davison, Vanderlip and Warburg. Reporters were waiting at the Brunswick (Georgia) station. Mr. Davison went out and talked to them. The reporters dispersed and the secret of the strange journey was not divulged. Mr. Aldrich asked him how he had managed it and he did not volunteer the information” (Nathaniel Wright Stephenson, Nelson W. Aldrich, A Leader in American Politics, Scribners, N.Y. 1930, Chap. XXIV “Jekyll Island”, citĂ© in Mullins, SECRETS OF THE FEDERAL RESERVE, the London Connection) Comme les voyageurs occupaient un wagon privĂ©, donc soustrait par dĂ©finition aux regards du public, les prĂ©cautions des participants semblent pour le moins excessives, Ă moins que tel Monsieur Le Trouadec saisi par la dĂ©bauche, nos sĂ©vères banquiers se soient livrĂ©s Ă un moment de dĂ©tente ludique, avant de se concentrer sur le beau coup financier qu’ils Ă©taient sur le point de monter.
Etaient présents :
– Nelson Aldrich, sĂ©nateur, accompagnĂ© de son secrĂ©taire privĂ©, M.Shelton, PrĂ©sident de la National Monetary Commission (Commission MonĂ©taire Nationale) créée en 1908 et entĂ©rinĂ©e par le le PrĂ©sident ThĂ©odore Roosevelt Ă la suite de la panique monĂ©taire de 1907 qui succĂ©dait Ă plusieurs autres catastrophes boursières, il Ă©tait l’aiguillon et l’organisateur de la rĂ©union. Le SĂ©nateur entretenait des relations commerciales Ă©troites avec l’influent homme d’affaires et banquier, John Pierpont Morgan, beau-père de John D. Rockefeller et grand-père de Nelson Rockefeller, un ancien vice-prĂ©sident des États-Unis. Celui-ci n’Ă©tait pas physiquement prĂ©sent, mais triplement reprĂ©sentĂ©, il marqua la rĂ©union de son empreinte. Au Congrès, le SĂ©nateur Aldrich passait pour ĂŞtre le porte-parole du banquier J.P.Morgan, lequel reprĂ©sentait Ă©galement les intĂ©rĂŞts des Rothschild d’Angleterre.
–Â John Pierpont Morgan, banquier
– Henry Davison, associĂ© principal de la John Pierpont Morgan Company, considĂ©rĂ© comme son Ă©missaire personnel.Â
– Charles Norton, prĂ©sident de la First National Bank de New York, dominĂ©e par la J.P. Morgan Company.
– Benjamin Strong, le directeur gĂ©nĂ©ral de la J. P. Morgan’s Bankers Trust Company, et connu pour ĂŞtre Ă©galement un lieutenant de J.P. Morgan . Il devint d’ailleurs le P.D.G. de la banque trois ans plus tard, Ă la suite Ă l’adoption de la Loi sur la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale (ces deux banquiers reprĂ©sentaient , eux aussi, les intĂ©rĂŞts des Rothschild)Â
– George F. Baker, un des associĂ©s les plus proches de JP Morgan.
– Frank Vanderlip, le prĂ©sident de la National Bank de New York, la plus grande et la plus puissante banque d’AmĂ©rique (il reprĂ©sentait les intĂ©rĂŞts financiers de William Rockefeller et de la sociĂ©tĂ© d’investissement internationale Kuhn, Loeb and Company).Â
– Piatt Andrew, SecrĂ©taire adjoint du TrĂ©sor et Aide SpĂ©cial de la National Monetary Commission (le Congrès l’avait officiellement chargĂ© en 1907, de prĂ©parer une rĂ©forme monĂ©taire.
– Paul Warburg, l’un des hommes les plus riches du monde. Son expĂ©rience du fonctionnement des banques europĂ©ennes, sa forte personnalitĂ© et ses compĂ©tences en firent le meneur, la tĂŞte pensante du groupe et le vĂ©ritable initiateur de la crĂ©ation de la FED. Il rĂ©vèlera d’ailleurs des capacitĂ©s de manoeuvrier exceptionnelles en 1913, au moment du vote de la loi au Congrès. D’origine allemande, il se fit ensuite naturaliser citoyen amĂ©ricain. En plus d’ĂŞtre un partenaire de la Coon, Loeb and Company (il avait Ă©pousĂ© en 1893 la fille du banquier Salomon Loeb, propriĂ©taire de la banque Kuhn, Loeb & Co de New-York), il reprĂ©sentait sur place la dynastie bancaire des Rothschild d’Angleterre et de France. AssociĂ© avec son frère Felix, il entretenait Ă©galement des liens Ă©troits avec son autre frère Max Warburg, le directeur en chef du consortium bancaire Warburg d’Allemagne et des Pays-Bas.
Cette fine brochette reprĂ©sentait donc les intĂ©rĂŞts croisĂ©s des plus grands groupes bancaires mondiaux : les Morgan, les Rothschild, les Warburg et les Rockefeller…, les historiens du Nouveau Monde les appelleront les Barons voleurs. Une fois arrivĂ©s dans la luxueuse propriĂ©tĂ© de J.P. Morgan sur l’ilot Jekyll, nos banquiers millionnaires s’installèrent autour d’une table et neuf jours durant, dans le plus grand secret, ils mirent au point et rĂ©digèrent minutieusement le règlement de ce qui allait devenir le Système de la Reserve FĂ©dĂ©rale.Â
L’action des “barons voleurs” et la dĂ©cision de 1913 qui en sera le point d’orgue, n’est pas un acte isolĂ©, c’est le dernier et le plus dĂ©cisif des coups de boutoir des financiers dans la guerre fĂ©roce, tant en Europe qu’en AmĂ©rique, entre le pouvoir politique et le pouvoir des banquiers, et notamment celui des Warburg et des Rothschild d’Angleterre. Cette guerre durait depuis la DĂ©claration d’indĂ©pendance des colonies anglaises…, elle se termina par une victoire par KO de la finance internationale sur le pouvoir politique de l’Etat naissant et ouvrit la voie Ă une domination exponentielle des financiers sur le monde entier.
La bataille avait d’ailleurs commencĂ© avant mĂŞme la dĂ©claration d’indĂ©pendance, en 1776, lorsque les banquiers de la City de Londres rĂ©ussirent Ă faire voter par le gouvernement anglais une loi qui interdisait aux treize colonies d’AmĂ©rique de crĂ©er une monnaie locale : le Colonial Script… et de n’utiliser, pour leurs Ă©changes que la monnaie or et argent des banquiers. Comme cette monnaie Ă©tait obtenue moyennant un intĂ©rĂŞt, elle devenait automatiquement une dette des colonies.
Les monĂ©taristes l’appellent une monnaie-dette et cette monnaie est un rackett permanent des banques sur l’Etat soumis Ă ce rĂ©gime.
Au moment de la dĂ©claration d’indĂ©pendance du nouvel Etat, mĂ©fiants, les Pères fondateurs inscrivirent dans la Constitution amĂ©ricaine signĂ©e Ă Philadelphie en 1787, dans son article 1, section 8, § 5, que : “c’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en rĂ©gler la valeur”.
Thomas Jefferson Ă©tait si persuadĂ© du rĂ´le pervers des banquiers internationaux qu’il a pu Ă©crire : “Je considère que les institutions bancaires sont plus dangereuses qu’une armĂ©e. Si jamais le peuple amĂ©ricain autorise les banques privĂ©es Ă contrĂ´ler leur masse monĂ©taire, les banques et les corporations qui se dĂ©velopperont autour d’elles vont dĂ©pouiller les gens de leurs biens jusqu’au jour oĂą leurs enfants se rĂ©veilleront sans domicile sur le continent que leur Pères avaient conquis” …
Et voilĂ comment Jefferson a prophĂ©tisĂ©, il y a plus de deux siècles, la crise des “subprime”, qui a jetĂ© de plus en plus de citoyens amĂ©ricains Ă la rue.
Mais les banquiers ne s’avouèrent pas vaincus…, ils trouvèrent des soutiens auprès du nouveau gouvernement et notamment auprès du SecrĂ©taire au TrĂ©sor, Alexander Hamilton… et du PrĂ©sident George Washington lui-mĂŞme. Ils obtinrent en 1791 le droit de crĂ©er une banque, abusivement appelĂ©e “Bank of America” de manière Ă faire croire qu’il s’agissait d’une banque de l’Etat central alors que c’Ă©tait une simple banque privĂ©e appartenant Ă ses actionnaires.
Cette banque privĂ©e obtint, pour vingt ans, le privilège d’Ă©mettre la monnaie-dette du nouvel Etat.
Lorsqu’au bout de vingt ans, le PrĂ©sident Jackson voulut mettre fin Ă ce droit exorbitant, sortir du cycle de la monnaie-dette et revenir au droit inscrit dans l’art. 1 de la Constitution , les banquiers anglais, menĂ©s par Nathan Rothschild, suscitèrent en 1812 , sous divers prĂ©textes commerciaux (taxe sur le thĂ©)… et maritimes (contrĂ´le des navires)…, une guerre de l’Angleterre contre ses anciennes colonies et ils mirent en action toute leur puissance financière afin de ramener le nouvel Etat au rang de colonie . “Vous ĂŞtes un repaire de voleurs, de vipères, leur avait criĂ© le PrĂ©sident Jackson. J’ai l’intention de vous dĂ©loger, et par le Dieu Eternel, je le ferai !”…
Mais il échoua à les déloger et les banquiers eurent le dernier mot .
En 1816 , les privilèges de la Banque des Etats-Unis Ă©taient rĂ©tablis et les banquiers menĂ©s par la famille Rothschild avaient dĂ©finitivement terrassĂ© les hommes politiques qui, comme Jefferson et plus tard, Lincoln, tentèrent de s’opposer Ă leur racket.
C’est donc Ă juste titre que James Madison (1751-1836), le quatrième PrĂ©sident des Etats-Unis a pu Ă©crire : “L’histoire rĂ©vèle que les banquiers utilisent toutes les formes d’abus, d’intrigues, de supercheries et tous les moyens violents possibles afin de maintenir leur contrĂ´le sur les gouvernements par le contrĂ´le de l’Ă©mission de la monnaie”…
Car il s’agit bien d’un racket…, la guerre que mena et perdit Abraham Lincoln contre les banquiers en est une nouvelle illustration Ă©clatante.
Durant la guerre de SĂ©cession (1861-1865), la banque Rothschild de Londres finança les FĂ©dĂ©rĂ©s du Nord, pendant que la banque Rothschild de Paris finançait les ConfĂ©dĂ©rĂ©s du Sud en application d’un scĂ©nario mis au point en Europe durant les guerres napolĂ©oniennes. Les deux groupes, profitant de la situation, exigeaient des intĂ©rĂŞts usuraires de 25 Ă 36%…
Le prĂ©sident Lincoln, qui avait percĂ© Ă jour le jeu des Rothschild, refusa de se soumettre au diktat des financiers europĂ©ens et, en 1862 , il obtint le vote du Legal Tender Act par lequel le Congrès l’autorisait Ă revenir Ă l’art. 1 de la Constitution de 1787 et Ă faire imprimer une monnaie libĂ©rĂ©e du paiement d’un intĂ©rĂŞt Ă des tiers (les dollars “Green Back”) ainsi dĂ©nommĂ©s parce qu’ils Ă©taient imprimĂ©s avec de l’encre verte…, c’est ainsi qu’il a pu, sans augmenter la dette de l’Etat, payer les troupes de l’Union.
“Le pouvoir des financiers tyrannise la nation en temps de paix”… Ă©crivait-il... “et conspire contre elle dans les temps d’adversitĂ©. Il est plus despotique qu’une monarchie, plus insolent qu’une dictature, plus Ă©goĂŻste qu’une bureaucratie. Il dĂ©nonce, comme ennemis publics tous ceux qui s’interrogent sur ses mĂ©thodes ou mettent ses crimes en lumière. J’ai deux grands ennemis : l’armĂ©e du sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis”…, il a ajoutĂ© ces paroles prĂ©monitoires : “Je vois dans un proche avenir se prĂ©parer une crise qui me fait trembler pour la sĂ©curitĂ© de mon pays. Le pouvoir de l’argent essaiera de prolonger son règne jusqu’Ă ce que toute la richesse soit concentrĂ©e entre quelques mains “… (Letter from Lincoln to Col. Wm. F. Elkins, Nov. 21, 1864).
Lincoln voyait clairement combien il Ă©tait nĂ©faste pour une nation souveraine que des puissances autres que l’Etat central aient le pouvoir de crĂ©er la monnaie…, il a Ă©tĂ© tuĂ© Ă Washington le 14 avril 1965 par John Wilkes Booth qui lui tira une balle dans la tĂŞte alors qu’il assistait Ă une reprĂ©sentation théâtrale dans la loge du Ford’s Theater .
Les causes rĂ©elles de sa mort n’ont pas Ă©tĂ© Ă©lucidĂ©es, bien que la version officielle prĂ©tende toujours que son assassin vengeait la dĂ©faite des Sudistes…, de nombreuses recherches, abondamment documentĂ©es orientent la recherche de la vĂ©ritĂ© vers un complot beaucoup plus complexe et rĂ©vèlent, notamment, que Booth reçut Ă ce moment-lĂ des sommes d’argent très importantes de la part d’hommes d’affaires connus et qu’il bĂ©nĂ©ficia de nombreuses et efficaces complicitĂ©s, tant pour accomplir son crime que pour quitter les lieux. Toujours est-il que le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, semble, lui, n’avoir eu aucun doute quant Ă la cause de la mort de son prĂ©dĂ©cesseur : il a immĂ©diatement et sans donner d’explication, suspendu l’impression des greenbacks et les Etats-Unis sont revenus Ă la monnaie-dette des banquiers.
Le 12 avril 1866, le Congrès officialisait sa décision par le vote du Contraction Act qui stipulait que les billets greenbacks de Lincoln seraient progressivement retirés de la circulation monétaire.
Il est une autre personnalitĂ© qui, elle non plus, n’avait aucun doute sur les commanditaires de l’assassinat perpĂ©trĂ© par Booth, c’est Otto von Bismarck, Chancelier de Prusse depuis 1862, qui Ă©crivait : “La mort de Lincoln fut un dĂ©sastre pour la chrĂ©tientĂ©. Il n’y avait pas dans tous les États-Unis d’homme qui mĂ©ritât de seulement porter ses bottes. Je crains que les banquiers Ă©trangers ne dominent entièrement l’abondante richesse de l’AmĂ©rique et ne l’utilisent systĂ©matiquement dans le but de corrompre la civilisation moderne. Il n’hĂ©siteront pas Ă prĂ©cipiter les Etats chrĂ©tiens dans les guerres et le chaos, afin de devenir les hĂ©ritiers de la terre entière”…
2 – John Fitzgerald Kennedy et la nouvelle tentative de rĂ©forme monĂ©taire…
Il est impossible de ne pas Ă©voquer, Ă la suite de celle du PrĂ©sident Lincoln, la tentative du PrĂ©sident John Fitzgerald Kennedy de dĂ©pouiller la FED de sa puissance, tellement elle lui est parallèle. Elle eut lieu un siècle exactement après celle de Lincoln…, les coĂŻncidences biographiques, politiques et mĂŞme numĂ©rologiques qui rapprochent les destins de ces deux hommes politiques sont, il faut le reconnaĂ®tre, tout Ă fait extraordinaires et ont fait saliver de nombreux Sherlock Holmes amateurs. Leurs morts violentes semblent les avoir liĂ©s pour l’Ă©ternitĂ© dans un parcours historique en miroir.
En effet, le 4 juin 1963 , le PrĂ©sident Kennedy signait l’Executive Order n° 11110 par lequel le gouvernement retrouvait un pouvoir inscrit dans la Constitution, celui de crĂ©er sa monnaie sans passer par la RĂ©serve Federale…, cette nouvelle monnaie, gagĂ©e sur les rĂ©serves d’or et d’argent du TrĂ©sor, rappelait les greenbacks et le coup de force du PrĂ©sident Lincoln.
Executive Order 11,110 AMENDMENT OF EXECUTIVE ORDER NO. 10289 AS AMENDED, RELATING TO THE PERFORMANCE OF CERTAIN FUNCTIONS AFFECTING THE DEPARTMENT OF THE TREASURY. By virtue of the authority vested in me by section 301 of title 3 of the United States Code, it is ordered as follows: Section 1. Executive Order No. 10289 of September 19, 1951, as amended, is hereby further amended- a. By adding at the end of paragraph 1 thereof the following subparagraph (j): (j) The authority vested in the President by paragraph (b) of section 43 of the Act of May 12,1933, as amended (31 U.S.C.821(b)), to issue silver certificates against any silver bullion, silver, or standard silver dollars in the Treasury not then held for redemption of any outstanding silver certificates, to prescribe the denomination of such silver certificates, and to coin standard silver dollars and subsidiary silver currency for their redemption and — b. Byrevoking subparagraphs (b) and (c) of paragraph 2 thereof. Sec. 2. The amendments made by this Order shall not affect any act done, or any right accruing or accrued or any suit or proceeding had or commenced in any civil or criminal cause prior to the date of this Order but all such liabilities shall continue and may be enforced as if said amendments had not been made.
John F. Kennedy The White House, June 4, 1963.
Le PrĂ©sident Kennedy fit imprimer 4,3 milliards de billets de 1, 2, 5, 10, 20 et 100 dollars…, en 1994 il restait l’Ă©quivalent de 284.125.895 dollars en circulation aux Etats-Unis, dĂ©tenus, probablement par des collectionneurs (source: The 1995 World Almanac).
Les consĂ©quences de l’Executive Order n° 11110 Ă©taient Ă©normes…, en effet, d’un trait de plume John Fitzgerald Kennedy Ă©tait en passe de mettre hors jeu tout le pouvoir que les banques privĂ©es de la FED s’Ă©taient arrogĂ© depuis 1816 et qu’elles dĂ©tenaient officiellement depuis 1913. Car si, dans un premier temps, les deux monnaies auraient circulĂ© parallèlement, la monnaie d’Etat, gagĂ©e sur les rĂ©serves d’argent , aurait fini par terrasser la monnaie créée ex-nihilo par les banquiers…, cette nouvelle monnaie aurait considĂ©rablement diminuĂ© l’endettement de l’Etat, puisqu’elle Ă©liminait automatiquement le paiement des intĂ©rĂŞts .
Les 26 volumes du rapport Warren n’ont pas rĂ©ussi Ă apporter une explication crĂ©dible Ă l’assassinat du PrĂ©sident Kennedy Ă Dallas le 26 novembre 1963, cinq mois après sa rĂ©forme monĂ©taire…, il n’est nul besoin d’ĂŞtre un “complotiste” primaire ou secondaire pour n’accorder qu’un crĂ©dit poli Ă la thèse officielle, non pas seulement Ă cause de l’analyse des conditions de l’exĂ©cution, mais parce que le fait que tous les tĂ©moins oculaires de l’Ă©vĂ©nement soient morts dans les deux ans ; que la disparition ou l’Ă©limination de 400 personnes en relations mĂŞme lointaines avec cet Ă©vĂ©nement (y compris le personnel mĂ©dical de l’hĂ´pital Parkow oĂą Kennedy a Ă©tĂ© admis, du portier au personnel mĂ©dical, ainsi que des proches du tireur accusĂ©, Lee Harvey Oswald)…, que tous ces Ă©vĂ©nements soient le fruit du hasard relève d’un pourcentage de probabilitĂ©s si infinitĂ©simal qu’il est proche du zĂ©ro absolu. Le calcul des probabilitĂ©s devient un juge plus efficace que n’importe quelle vĂ©ritĂ© officielle.
De puissants comploteurs ont donc sĂ©vi, y compris longtemps encore après le crime initial…, parmi les innombrables pistes avancĂ©es par les uns et par les autres, la piste monĂ©taire Ă©tait Ă©videmment tentante…, elle fut relativement peu explorĂ©e au dĂ©but de l’enquĂŞte…, cependant beaucoup la tiennent pour d’autant plus avĂ©rĂ©e qu’ils rapportent une phrase du père du PrĂ©sident, Joseph Kennedy, lorsqu’il apprit la dĂ©cision de rĂ©forme monĂ©taire de son fils : “Si tu le fais, ils te tueront”.Â
Le message semble, une nouvelle fois avoir Ă©tĂ© reçu cinq sur cinq par le Vice-PrĂ©sident Lyndon B. Johnson, devenu PrĂ©sident par la grâce de cet assassinat. Comme son homonyme Andrew Johnson un siècle auparavant, et avec une cĂ©lĂ©ritĂ© particulièrement remarquable, il suspendit la dĂ©cision monĂ©taire prise le 4 juin 1963 par le PrĂ©sident assassinĂ© alors que le cadavre de ce dernier n’Ă©tait pas encore froid .
“L’ordre exĂ©cutif 11110 a Ă©tĂ© abrogĂ© par le PrĂ©sident Lyndon Baines Johnson , trente-sixième prĂ©sident des Etats-Unis, de 1963 Ă 1969, alors qu’il se trouvait dans l’avion prĂ©sidentiel AirForce One, entre Dallas et Washington , le jour mĂŞme de l’assassinat du PrĂ©sident Kennedy”… Ă©crivait un chroniqueur. Cette affirmation n’est pas exacte : le dĂ©cret prĂ©sidentiel n’a jamais Ă©tĂ© officiellement abrogĂ©, mais son application fut suspendue . Fut abrogĂ©e l’autorisation d’imprimer de nouveaux billets et de frapper de nouvelles pièces, si bien que l’Executive Order n° 11110 demeure officiellement en vigueur… dans la stratosphère.
Cet assassinat Ă©tait peut-ĂŞtre un avertissement aux futurs PrĂ©sidents qui auraient voulu emboĂ®ter le pas Ă Abraham Lincoln et Ă Jahn Fitzgerald Kennedy et priver les banquiers de leur rente en Ă©liminant le système de la monnaie-dette. John Fitzgerald Kennedy aurait payĂ© de sa vie cette provocation Ă la puissance de la finance internationale…, mais nous sommes lĂ dans le domaine des innombrables coĂŻncidences troublantes qui ont jalonnĂ© la vie de ce PrĂ©sident mĂŞme si la cĂ©lĂ©ritĂ© de la dĂ©cision du PrĂ©sident Johnson donne du crĂ©dit Ă cette supposition. Eustace Mullins rappelle que le PrĂ©sident Abraham Garfield avait lui aussi Ă©tĂ© assassinĂ© le 2 juillet 1881 après avoir fait une dĂ©claration sur les problèmes de la monnaie : “It is interesting to note how many assassinations of Presidents of the United States follow their concern with the issuing of public currency; Lincoln with his Greenback, non-interest-bearing notes, and Garfield, making a pronouncement on currency problems just before he was assassinated”. (CitĂ© par Mullins)  Que de coĂŻncidences !
Depuis le PrĂ©sident Kennedy, aucun successeur ne s’est avisĂ© d’apporter la moindre rĂ©forme au fonctionnement de la FED…
La piste israĂ©lienne est considĂ©rĂ©e par certains comme la plus crĂ©dible…, en effet, des IsraĂ©liens s’Ă©tant fĂ©licitĂ© de ce que l’Ă©limination de J.F. Kennedy ait laissĂ© le champ libre Ă l’accession d’IsraĂ«l au statut de puissance nuclĂ©aire, cette consĂ©quence s’est mĂ©tamorphosĂ©e en cause pour certains .
En effet, le journal israĂ©lien Ha’aretz 5 fĂ©vrier 1999 Ă©crivait, dans sa critique de l’ouvrage d’Avner Cohen : Israel et la bombe : “L’assassinat du PrĂ©sident amĂ©ricain John F. Kennedy mit un terme brutal Ă la forte pression de l’administration des Etats-Unis sur le gouvernement d’IsraĂ«l afin de l’amener Ă interrompre son programme nuclĂ©aire… Si Kennedy Ă©tait restĂ© vivant, il est douteux qu’IsraĂ«l aurait aujourd’hui une dĂ©fense nuclĂ©aire”… Le PrĂ©sident Kennedy avait, en effet, fermement annoncĂ© au Premier Ministre israĂ©lien David Ben Gourion qu’en aucun cas il n’accepterait qu’IsraĂ«l devĂ®nt une puissance nuclĂ©aire…, peut-ĂŞtre faudra-t-il encore vingt-six autres volumes d’enquĂŞte pour Ă©claircir cette Ă©nigme historique.
3 – Les crises monĂ©taires successives : 1869 – 1873 – 1893 – 1901 – 1907…
– La première “TempĂŞte sur Wall Street”, le premier “Vendredi noir”, date du 24 septembre 1869…, elle Ă©tait liĂ©e Ă la ruĂ©e vers l’or et aux manĹ“uvres de deux escrocs de la finance, Jay Gould et Jim Fisk, qui soudoyèrent des fonctionnaires du TrĂ©sor afin d’accaparer tout le marchĂ© de l’or, dont les transactions s’opĂ©raient encore en greenbacks…
– Une nouvelle panique secoue Wall Street le 20 septembre 1873. La faillite d’une sociĂ©tĂ© de courtage qui assurait le financement du Northern Pacific Railway provoque une vente massive des titres de la compagnie…
– Le 27 juin 1893 a eu lieu le premier krach boursier Ă Wall Street. Faillites, incertitudes monĂ©taires, diminution des rĂ©serves d’or ont provoquĂ© une panique sur les titres et une classique ruĂ©e sur les achats d’or. Le sauveur sera, dĂ©jĂ , J. Pierpont Morgan, que nous retrouverons Ă la manĹ“uvre en 1910 et en 1913. Après sa victoire sur Jay Gould et Jim Fisk dans la “bataille du rail” de 1873, Morgan se prĂ©sente en sauveur du TrĂ©sor amĂ©ricain, après un marchĂ© conclu avec le PrĂ©sident Cleveland le 8 fĂ©vrier 1895.
– Nouvelle panique Ă Wall Street le 9 mai 1901 Ă propos d’une spĂ©culation fĂ©roce sur la mĂŞme Northern Pacific appartenant toujours au mĂŞme J. Pierpont Morgan qui ruina d’un mĂŞme Ă©lan les investisseurs honnĂŞtes et les spĂ©culateurs.
– Le 13 mars 1907 voit une nouvelle chute vertigineuse des cours et comme par hasard, la mĂŞme Northern Pacific se retrouve au cĹ“ur de la crise. En mĂŞme temps, J. P. Morgan annonce la faillite de Knickerbocker Trust Co et de Trust Company of America qui mettent en pĂ©ril tout le rĂ©seau bancaire des Etats-Unis. Cette petite rĂ©pĂ©tition de la situation que nous connaissons aujourd’hui montre, une fois de plus, que les mĂŞmes causes provoquent les mĂŞmes effets.
C’est dans ces grands moments-lĂ qu’on reconnaĂ®t le prĂ©dateur de haut vol, après avoir Ă©tĂ© le poison, John Pierpont Morgan, dont le nom se retrouve dans toutes les crises depuis 1869, se prĂ©sente en remède et en sauveur de la nation…, un parfait pharmakon monĂ©taire, en somme.
Ce n’est pas sans raison qu’il proclamait : “Un homme a toujours deux raisons de faire ce qu’il fait. La bonne et la vraie”… Au cours d’une scène cocasse digne d’un scenario hollywoodien, ce personnage aussi truculent que redoutable a convoquĂ© dans son bureau les prĂ©sidents des sociĂ©tĂ©s financières, les a sĂ©questrĂ©s toute la nuit et ne les a libĂ©rĂ©s que le lendemain matin Ă 5 h après les avoir contraints Ă verser 25 millions de dollars afin de “sauver les banques”… qu’il avait contribuĂ© Ă mettre en pĂ©ril.
Du coup, qualifiĂ©s prĂ©cĂ©demment de “malfrats richissimes” par le PrĂ©sident Theodore Roosevelt (celui qui avait envoyĂ© la “Grande flotte blanche” faire le tour du monde afin de dĂ©montrer la puissance des Etats-Unis) … J.P. Morgan et ses acolytes se sont mĂ©tamorphosĂ©s en un clin d’Ĺ“il en “conservateurs solides qui agissent avec sagesse pour le bien public”. Et c’est ainsi que la “bonne raison” de faire, celle qu’il est honorable d’afficher, est devenue la “vraie raison” d’agir, c’est-Ă -dire la raison officielle, la raison “ad usum delphini” pendant que la “vraie raison” – la rapacitĂ© et les manoeuvres frauduleuses des auteurs de la crise – disparaĂ®t dans les souterrains de l’histoire et des consciences…
Comme John Pierpont Morgan est un des acteurs majeurs de la crĂ©ation de la machine de la FED, il n’est pas inutile de prĂ©ciser que ce magnat des finances :
– se trouvait Ă la tĂŞte trois puissants groupes bancaires :Â J.P. Morgan & Co., First National, et National City Bank,
– contrĂ´lait quatre des cinq plus importantes compagnies ferroviaires,
– Ă©tait propriĂ©taire du mĂ©ga trust de l’acier US Steel,
– avait créé la General Electric en fusionnant les sociĂ©tĂ©s Edison et Thompson,
– avait mis la main sur la flotte Leyland, ainsi que sur de nombreuses lignes qui assuraient la navigation sur le Mississipi,
– avait créé une nouvelle ligne de bateaux, la White Star et que, parmi les paquebots construits dans les chantiers navals dont il Ă©tait le propriĂ©taire, figure le Titanic… (on comprend peut-ĂŞtre mieux les raisons pour lesquels ce paquebot luxueux dans sa partie visible , mais fragile dans sa partie immergĂ©e en raison de l’absence de double coque, a sombrĂ© aussi rapidement)…
John Pierpont Morgan , le loup-cervier cynique qui n’hĂ©sitait pas Ă proclamer : “Je n’ai nul besoin d’un avocat qui me dise ce que je n’ai pas le droit de faire. Je le paie pour me dire comment faire ce que je veux faire”… avait pourtant lui aussi son jardin secret qu’il est juste de mentionner. PassionnĂ© d’horlogerie, il consacra une partie importante de sa fortune Ă enrichir une magnifique collection d’horloges et de montres anciennes, que son fils Jack lĂ©gua en 1916 au MĂ©tropolitan Museum, oĂą une aile lui est consacrĂ©e (Ă Â la deuxième gĂ©nĂ©ration, les louveteaux-hĂ©ritiers deviennent d’honorables philanthropes).
4 – Les prĂ©paratifs du coup d’Etat constitutionnel…
A la suite des paniques bancaires de la fin du XIXe siècle et de la plus grave d’entre elles, celle de 1907, le Congrès dĂ©cida qu’il fallait rĂ©former tout le système bancaire et, avec la National Monetary Commission (Commission MonĂ©taire Nationale), il crĂ©a deux sous-commissions, l’une chargĂ©e d’Ă©tudier en dĂ©tails le système monĂ©taire amĂ©ricain tel qu’il existait et la seconde, dont il confia la responsabilitĂ© au sĂ©nateur Aldrich, Ă©tait chargĂ©e d’Ă©tudier le système bancaire “europĂ©en”, c’est-Ă -dire, Ă©videmment dans son esprit, le système bancaire “anglais”.
Or, la banque d’Angleterre se trouvait – et se trouve toujours – entre les mains de banquiers privĂ©s et notamment de la plĂ©thorique famille Rothschild. Il Ă©tait donc aisĂ© de deviner l’issue de “l’Ă©tude” du SĂ©nateur Aldrich dont la fille avait Ă©pousĂ© le premier hĂ©ritier milliardaire, John D. Rockefeller Jr, connu pour ĂŞtre le porte-parole de J. Pierpont Morgan au Congrès et dont les liens avec tous les riches banquiers Ă©taient de notoriĂ©tĂ© publique.
La rĂ©union de l’Ile Jekyll fut donc dĂ©cidĂ©e en grand secret et personne, hormis ses participants, n’en eut connaissance – ni la presse, ni le public, ni surtout le Congrès – avant l’adoption, le 23 dĂ©cembre 1913, de la loi sur le fonctionnement de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale, alors que la Commission monĂ©taire avait prĂ©vu que les dĂ©libĂ©rations devaient se dĂ©rouler publiquement dans l’enceinte du Congrès.
Il fallut d’ailleurs trois grandes annĂ©es aux conspirateurs pour trouver le moment propice de faire adopter leur projet par le gouvernement et pour donner une caution politico-juridique au cartel international de banques d’affaires privĂ©es qu’ils avaient imaginĂ© durant le sĂ©jour de l’Ile Jekyll. La bataille fut rude…, il s’agissait bien d’un cartel puisque ces banquiers, rivaux les uns des autres en Allemagne, en France, en Angleterre, se mirent secrètement d’accord aux Etats-Unis afin de crĂ©er ensemble une nouvelle entitĂ© bancaire privĂ©e, elle aussi, dans laquelle ils collaboreraient Ă©troitement et qui donnerait naissance au Système monĂ©taire du Nouveau Monde.
La vanitĂ© du SĂ©nateur Aldrich faillit faire capoter l’affaire : il tenait beaucoup Ă donner son nom Ă la loi qui fut prĂ©sentĂ©e une première fois au Congrès en 1908…, mais ses amitiĂ©s avec les banquiers internationaux Ă©tait si bien connues que le Congrès, mĂ©fiant, retoqua le projet dans lequel il voyait la main mise d’un petit groupe de puissants banquiers sur l’Ă©conomie amĂ©ricaine. Depuis la grande panique boursière de 1907, qui avait suivi les crises de 1873 et de 1893, que le public amĂ©ricain imputait aux manoeuvres des banquiers, toute initiative de leur part Ă©tait frappĂ©e d’opprobre et aucun membre du Congrès n’aurait osĂ© voter un projet qui aurait reçu le sceau de leur approbation…, c’est pourquoi une rude bataille politico-mĂ©diatique fit rage au Congrès et dans la presse durant les annĂ©es 1910, 1911 et 1912 afin d’assurer la promotion du projet Jekyll. Après avoir rĂ©ussi Ă faire Ă©lire , en 1912, le candidat qu’ils avaient choisi , le dĂ©mocrate Woodrow Wilson, Gouverneur du New-Jersey et ancien prĂ©sident de Princeton – dont ils avaient financĂ© la campagne et qui Ă©tait leur homme – les conspirateurs eurent alors l’idĂ©e gĂ©niale de mettre dans leur jeu deux banquiers de moindre renom et dĂ©mocrates, comme le PrĂ©sident, l’un de la Chambre des reprĂ©sentants, M. Carter Glass, et l’autre du SĂ©nat, M. 0wen – donc appartenant , en principe, au parti des dĂ©fenseurs des “intĂ©rĂŞts du peuple”…, le nouveau PrĂ©sident et les deux banquiers passaient dans le pays pour des ennemis du “Wall Street MoneyTrust” .
C’est lĂ qu’il faut admirer la rouerie et la connaissance de la psychologie des foules des conspirateurs…, pendant que les deux lièvres candides vantaient dans la presse le projet Ă©laborĂ© Ă Jekyll Island, devenu le Bill Owen-Glass… en affirmant que ce n’Ă©tait pas le projet des banquiers, les vrais rĂ©dacteurs du projet et notamment le puissant homme d’affaires et banquier Frank Vanderlip et le sĂ©nateur Aldrich le critiquaient vĂ©hĂ©mentement dans les journaux. En mĂŞme temps, ils finançaient en secret une campagne de promotion menĂ©e par des hommes de paille dans les UniversitĂ©s – notamment Ă Princeton, Ă Harvard et Ă l’UniversitĂ© de Chicago, subventionnĂ©e, Ă l’Ă©poque , par John D. Rockefeller Ă hauteur de cinquante millions de dollars – ainsi que dans tous les centres d’influence Ă©conomique auxquels ils avaient accès.
Un des opposants les plus farouches au plan des banquiers – appelĂ© Plan Aldrich, ou Plan pour la lĂ©gislation monĂ©taire – fut Charles Lindbergh Senior, membre très actif du Congrès…, lucide, il dĂ©clarait le 15 dĂ©cembre 1911 : “Notre système financier est une escroquerie et sera un fardeau Ă©norme pour le peuple… J’affirme qu’il existe chez nous un Trust monĂ©taire. Le plan Aldrich est une simple manipulation dans l’intĂ©rĂŞt de ce Trust. Le Plan Aldrich est le Plan de Wall Street. En 1907 la nature avait rĂ©pondu le plus aimablement possible et avait donnĂ© Ă ce pays la rĂ©colte la plus abondante qu’il ait jamais eue. D’autres industries avaient parfaitement fonctionnĂ© et d’un point de vue naturel toutes les bonnes conditions Ă©taient remplies pour que l’ annĂ©e fĂ»t la plus prospère possible. Au lieu de cela, une panique a entraĂ®nĂ© d’Ă©normes pertes pour le pays. Aujourd’hui, partout des intĂ©rĂŞts considĂ©rables sont mobilisĂ©s afin de pousser l’adoption du Plan Aldrich. Il se dit qu’une somme d’argent importante a Ă©tĂ© levĂ©e Ă cette fin. La spĂ©culation de Wall Street apporta la Panique de 1907. Les fonds des dĂ©posants furent prĂŞtĂ©s aux joueurs et Ă tous ceux que le Trust MonĂ©taire voulait favoriser. Puis quand les dĂ©posants voulurent rĂ©cupĂ©rer leur argent, les banques ne l’avaient plus. Cela a créé la panique”… (Charles A. Lindbergh, Sr., Banking, Currency and the Money Trust, 1913, p. 131)
Rien n’y fit, le projet des banquiers s’est finalement imposĂ©, ainsi que l’avaient programmĂ© les habiles conspirateurs…, il fut prĂ©sentĂ© comme une mesure libĂ©rale et hostile Ă la finance internationale.
L’opĂ©ration de vote au Congrès se dĂ©roula cependant d’une manière extra-ordinaire dans ce genre d’enceinte…, en effet, le Federal Reserve Act fut prĂ©sentĂ© en catimini et dans une discrĂ©tion absolue, le 23 dĂ©cembre 1913, dans la nuit , entre 1h30 et 4h30, au moment oĂą les membres du Congrès Ă©taient soit endormis, soit en vacances pour les fĂŞtes de NoĂ«l. Les dĂ©putĂ©s dĂ©mocrates prĂ©sents, soutenus par le PrĂ©sident Wilson, affirmaient d’ailleurs, la main sur le coeur, qu’ils votaient contre le projet des banquiers et “en faveur de la rĂ©duction des privilèges” des banquiers.
Dans la foulĂ©e, le projet passait le jour mĂŞme et immĂ©diatement au SĂ©nat, si bien que le 23 DĂ©cembre 1913, Ă 6h02, toute l’affaire Ă©tait bouclĂ©e et le projet Ă©tait dĂ©finitivement adoptĂ©.
Le dĂ©putĂ© rĂ©publicain, Henry Cabot Lodge père, lucide, critiquait vertement ce vote…, “il engendrera un flux de papier-monnaie non Ă©changeable qui noiera la monnaie d’or et provoquera une inflation Ă©norme des moyens de paiement”. Sa prophĂ©tie s’est rĂ©alisĂ©e au-delĂ de ce qu’il avait imaginĂ©.
Mais le commentaire toujours aussi lucide et prophĂ©tique a Ă©tĂ© fait devant le Congrès, immĂ©diatement après le vote, par Charles A. Lindbergh, le père du cĂ©lèbre aviateur : “Cette loi Ă©tablit le trust le plus gigantesque sur la Terre. Quand le PrĂ©sident signera ce projet de loi, un gouvernement invisible, le pouvoir invisible de la puissance financière, sera lĂ©galisĂ©. Les gens peuvent ne pas s’en apercevoir immĂ©diatement, mais le jour des comptes n’est Ă©loignĂ© que de quelques annĂ©es. Les trusts se rendront bientĂ´t compte qu’ils sont allĂ©s trop loin, mĂŞme pour leur propre bien. Les gens devront faire une dĂ©claration d’indĂ©pendance afin de se dĂ©livrer du Pouvoir MonĂ©taire. Le plus grand crime lĂ©gislatif de tous les temps a Ă©tĂ© commis par le Congrès pour avoir permis le vote de ce projet de loi bancaire. La nouvelle loi provoquera de l’inflation tant que le cartel le souhaitera”…
En revanche, le New-York Times ne cachait pas son enthousiasme et dans son Ă©dition du 23 dĂ©cembre 1913, il se fĂ©licitait de la “vitesse sans prĂ©cĂ©dent” qui avait marquĂ© l’adoption de la loi et ajoutait : “on voit la main excellente de Paul Warburg dans cette stratĂ©gie finale”.
L’Ă©ditorial de ce mĂŞme journal contient un commentaire dithyrambique du projet : “Le projet de loi portant sur les OpĂ©rations de banque et de Monnaie s’amĂ©liore et devient plus sain chaque fois qu’il passe d’une extrĂ©mitĂ© du Capitole Ă l’autre. Le Congrès a travaillĂ© sous la surveillance publique dans la fabrication de ce projet de loi”…
Eustace Mullins, ajoute ce commentaire ironique: “Par surveillance publique, le Times apparemment voulait dĂ©signer Paul Warburg, qui pendant plusieurs jours avait gardĂ© un petit bureau dans le bâtiment du Capitole, oĂą il dirigeait la campagne couronnĂ©e de succès d’avant-NoĂ«l de passer le projet de loi et oĂą les SĂ©nateurs et des Membres du Congrès venaient toutes les heures Ă sa demande pour conduire sa stratĂ©gie”…
Dans son ouvrage, The New Freedom (La Nouvelle LibertĂ©), le PrĂ©sident Wilson semble avoir enfin compris, mais trop tard, combien il avait Ă©tĂ© manipulĂ© : “Une grande nation industrielle se trouve dominĂ©e par son système de crĂ©dit. La richesse de la nation et toutes nos activitĂ©s sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus Ă ĂŞtre une des nations les plus mal dirigĂ©es, un des gouvernements les plus totalement contrĂ´lĂ©s et dominĂ©s du monde civilisĂ©, non plus un gouvernement rĂ©gi par des opinions librement exprimĂ©es, un gouvernement de la loi et du vote Ă la majoritĂ©, mais un gouvernement placĂ© sous la contrainte et la fĂ©rule d’un petit groupe d’hommes”… (Woodrow Wilson, The New Freedom : A Call for the Emancipation of the Generous Energies of a People)
Ce n’est que six ans après fameuse rĂ©union de l’Ile Jekyll, en 1916, que Bertie Charles Forbes en rĂ©vĂ©la l’existence dans la revue qu’il venait de fonder, le Forbes Magazine…, le Federal Reserve Act Ă©tait votĂ© et les dĂ©s Ă©taient jetĂ©s depuis trois ans . “The results of the conference were entirely confidential. Even the fact there had been a meeting was not permitted to become public. He adds in a footnote, Though eighteen years have since gone by, I do not feel free to give a description of this most interesting conference concerning which Senator Aldrich pledged all participants to secrecy”… (Paul Warburg, The Federal Reserve System, Its Origin and Growth, Volume I, p. 58, Macmillan, New York, 1930 p.60)
Depuis lors, l’Ă®le Jekyll a Ă©tĂ© vendue Ă l’ Etat de Georgie et une maison porte une plaque sur laquelle est inscrite la phrase : “Le système de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale fut créé dans cette maison”.
5 – La rĂ©vĂ©lation au public du Système de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale…
Les pĂ©ripĂ©ties dĂ©taillĂ©es des prĂ©paratifs du singulier voyage des conspirateurs et du sĂ©jour qui s’ensuivit se trouvent consignĂ©es depuis lors dans divers ouvrages, dont le plus connu aujourd’hui est celui d’ Edward Griffin. Cet ouvrage de vulgarisation a paru en anglais en 1995 – soit 85 ans après la rĂ©union de l’Ă®le Jekyll – et il fut traduit en français sous le titre La crĂ©ature de Jekyll Island…, il reprend, en le romançant , mais sans jamais le citer, certaines informations dĂ©jĂ contenues dans le premier ouvrage de fond sur la question d’Eustace Mullins, Secrets of the Federal Reserve, the London Connection , qui lui est antĂ©rieur de près d’un demi siècle, puisqu’une première version, Mullins, The Federal Reserve, a vu discrètement le jour en 1948.
Deux autres ouvrages beaucoup plus tardifs ont été rédigés sur ce sujet : The Case Against the Fed by Murray Newton Rothbard, 1994 et Secrets of the Temple: How the Federal Reserve Runs the country by William Greider, 1989 .
Le manuscrit dĂ©finitif de Mullins a ensuite Ă©tĂ© refusĂ© par dix-huit Ă©diteurs. Après deux ans de vaines recherches, le dix-neuvième Ă©diteur Ă©crivit Ă l’auteur : “J’aime votre livre, mais nous ne pouvons pas le publier. Personne d’autre ne le peut Ă New-York . PrĂ©sentez-nous le synopsis d’une nouvelle et je pense que nous pourrons vous faire un Ă -valoir. Mais vous pouvez oublier l’espoir de voir publiĂ© l’ouvrage sur la RĂ©serve FĂ©dĂ©rale. Je doute qu’il soit jamais Ă©ditĂ©”…
Une version complĂ©tĂ©e a cependant paru en 1952 , Ă compte d’auteur après deux ans de tribulations, grâce au soutien de deux disciples du poète Ezra Pound , Kasper et Norton. Les frais de l’Ă©dition avaient Ă©tĂ© partagĂ©s entre l’auteur et les deux Ă©diteurs, lesquels reprirent modestement le premier titre de l’ouvrage Mullins, The Federal Reserve…, ce titre, en retrait par rapport Ă celui refusĂ© par les Ă©diteurs, suggĂ©rait qu’il s’agissait simplement de l’opinion de M. Mullins sur la RĂ©serve FĂ©dĂ©rale .
Mais en 1954, une édition pirate, avec des coupures, voyait le jour dans le New-Jersey sous le titre : La Conspiration de la Réserve Fédérale.
En 1955 , l’Ă©diteur Guido Roeder acceptait la parution d’une Ă©dition en langue allemande…, cependant, la pression politique des Etats-Unis sur l’Allemagne occupĂ©e Ă©tait telle, Ă l’Ă©poque, que la totalitĂ© des 10.000 exemplaires de la première Ă©dition fut saisie et condamnĂ©e Ă la destruction par le feu.
Le dernier autodafĂ© d’un ouvrage en Occident, et le seul depuis la fin de la guerre, se dĂ©roula donc le 21 avril 1961 sous la direction du juge IsraĂ«l Katz de la Cour suprĂŞme de Bavière et avec l’approbation du Haut Commissaire des Etats-Unis en Allemagne, James B. Conant, qui avait pourtant exercĂ© de 1933 Ă 1953 la fonction de PrĂ©sident de la prestigieuse UniversitĂ© d’Harvard… Konrad Adenaeur Ă©tait alors Chancelier d’Allemagne.
Le prĂ©cĂ©dent autodafĂ© europĂ©en remontait Ă 1933…, c’est le grand autodafĂ© du 10 mai 1933, Ă Berlin au cours duquel les nazis avaient dĂ©crĂ©tĂ© que “le livre juif et communiste, doit ĂŞtre dĂ©truit”…, il avait Ă©tĂ© accompagnĂ© du rituel inspirĂ© de l’Inquisition du Moyen-Age, avec parades, chants, torches et hĂ©rauts…, la grandiose mise en scène ravissait toujours une population inculte et idĂ©ologiquement manipulĂ©e.
En 1980, toujours en Allemagne, une Ă©dition identique Ă celle qui avait subi l’infamie de la crĂ©mation sacrilège put enfin voir le jour sous son titre complet : Secrets of the Federal Reserve, the London Connection. Le Chancelier Helmut Kohl se trouvait Ă la tĂŞte du gouvernement de Bohn et le pouvoir d’influence et mĂŞme d’intervention directe des Etats-Unis dans les affaires allemandes, avait sensiblement dĂ©clinĂ© depuis Adenauer.
Aucune Ă©dition française de cet important ouvrage n’a Ă©tĂ© programmĂ©e Ă ce jour…
L’ostracisme qui frappe l’excellent ouvrage de Mullins, pillĂ© par ses successeurs, mais jamais citĂ©, trouve sa cause dans le soutien de l’auteur au poète Ezra Pound et au qualificatif “ignominieux” d’antisĂ©mitisme qui les frappe tous les deux…, l’Ă©tude minutieuse, scientifique et honnĂŞte de Mullins porte sur les circonstances qui ont accompagnĂ© la naissance de la RĂ©serve FĂ©dĂ©rale et l’action des banquiers… et nullement sur un quelconque complot national ou mondial de telle ou telle catĂ©gorie de citoyens. Il est dommage qu’elle fasse l’objet d’un procès d’intention, alors que personne ne songe Ă rejeter les oeuvres de James Joyce, de Yeats ou d’Hemingway qui sont, eux aussi, restĂ©s fidèles toute leur vie Ă leur ami Ezra Pound ; personne n’ose accoler Ă ces prix Nobel de littĂ©rature l’Ă©tiquette infamante d’antisĂ©mite qui est la manière contemporaine de clouer un auteur au pilori et de censurer son Ĺ“uvre…
6 – Le mĂ©canisme de l’escroquerie de La RĂ©serve FĂ©dĂ©rale…
A l’origine, le cartel de banques appelĂ© “la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine” Ă©tait composĂ© de dix principaux groupes d’actionnaires privĂ©s :
– Rothschild Banks of London and Berlin
– Lazard Brothers Bank of Paris
– Israel Moses Sieff Banks of Italy
– Warburg Bank of Hamburg and Amsterdam
– Lehman Brothers Bank of New York
– Kuhn Loeb Bank of New York
– Chase Manhattan Bank of New York
– Goldman Sachs Bank of New York
A l’intĂ©rieur de ces groupes , environ trois cents personnes en chair et en os sont actionnaires – donc propriĂ©taires – de ces banques…, elles se connaissent toutes car elles sont soit des membres directs de la famille des plus gros actionnaires, soit leur sont apparentĂ©es par alliance.
Il existe une connexion directe entre la Banque d’Angleterre et la FED par l’intermĂ©diaire de leurs deux principaux reprĂ©sentants Ă New York, les familles Rothschild et JP Morgan Co…, il en rĂ©sulte que ce sont finalement les Ă©tablissements bancaires de Londres qui contrĂ´lent les Banques de la RĂ©serve FĂ©dĂ©rale et constituent la London Connexion.
On comprend mieux, dans ces conditions, pourquoi l’Angleterre n’entrera jamais dans la zone euro…, qui peut croire que les financiers de la City accepteront d’abandonner leur monnaie et tous les avantages liĂ©s Ă la Bourse de Londres, d’autant plus que leurs intĂ©rĂŞts privĂ©s se trouvent stucturellement liĂ©s au mĂ©canisme de la FED, leur crĂ©ature…, Ă moins qu’Ă l’occasion du sĂ©isme monĂ©taire mondial qui se profile Ă l’horizon, ils ne rĂ©ussissent Ă mettre la main sur la BCE, la Banque Centrale europĂ©enne… et Ă faire miroiter Ă la couvĂ©e apeurĂ©e des vassaux europĂ©ens “l’immense avantage” qui rĂ©sulterait pour eux de la crĂ©ation d’une monnaie “atlantique” – qu’on appellerait l’eurodollar ou l’atlante. Grâce au taux de change que Wall Street imposerait, il est plus que prĂ©visible qu’une grande partie les dettes accumulĂ©es par les Etats-Unis (quelques milliards de milliards de dollars) serait automatiquement effacĂ©e…, mais pendant tout ce temps, les financiers auront acquis des richesses faramineuses sous la forme de biens rĂ©els. Et c’est ainsi que JahvĂ© est grand et qu’il est aisĂ© de s’enrichir grâce au travail des citoyens du monde !
La dĂ©nomination Federal Reserve elle-mĂŞme est dĂ©jĂ une escroquerie, car ce cartel de banques privĂ©es n’a rien de “fĂ©dĂ©ral”, au sens qu’il serait l’expression de l’Etat central amĂ©ricain et donc la propriĂ©tĂ© collective, publique et inaliĂ©nable du peuple Ă©tasunien.
En fait de “fĂ©dĂ©ration” la RĂ©serve FĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine fĂ©dère – c’est-Ă -dire rĂ©unit dans un mĂŞme “système” – 12 banques commerciales privĂ©es ayant chacune un rayon d’action gĂ©ographique dĂ©fini :
Nous avons ainsi, dans l’ordre d’importance du chiffre d’affaires rĂ©alisĂ© par chacune de ces banques :
– La Federal Reserve Bank de New-York
– La Federal Reserve Bank de San Francisco (qui couvre les 7 Ă©tats de l’Ouest + HawaĂŻ et l’Alaska)
– La Federal Reserve Bank de Chicago
– La Federal Reserve Bank de Richmond
– La Federal Reserve Bank d’Atlanta
– La Federal Reserve Bank de Boston
– La Federal Reserve Bank de Dallas
– La Federal Reserve Bank de Cleveland
– La Federal Reserve Bank de Philadelphie
– La Federal Reserve Bank de Kansas City
– La Federal Reserve Bank de Saint-Louis
– La Federal Reserve Bank de Minneapolis
Le véritable pouvoir est exercé par le Conseil des Gouverneurs choisi par les directeurs des douze banques de la Réserve Fédérale et qui, dans le plan de Warburg ne devaient pas être connus du public. Cela signifie que le contrôle du Congrès sur la FED est, en réalité, cosmétique.
Comme la Federal Reserve Bank of New-York reprĂ©sente 40% de l’ensemble des actifs des 12 banques rĂ©gionales, qu’elle a rĂ©ussi Ă convaincre ou Ă contraindre une cinquantaine d’Etats, ainsi que quelques organismes internationaux et de richissimes particuliers de lui confier la garde de leur or, le dĂ©pĂ´t était Ă©valuĂ© Ă 10.000 tonnes environ Ă la fin de 2006.
Des mouvements Ă©tranges de semi-remorques remplis de lingots dans les sous-sols du World Trade Center ont Ă©tĂ© signalĂ©s avant la destruction des tours. Un semi-remorque plein de lingots et qui n’aurait pas eu le temps d’ĂŞtre Ă©vacuĂ©, aurait Ă©tĂ© retrouvĂ© coincĂ© dans un tunnel de sortie. De manière surprenante, des faits aussi singuliers ne semblent pas avoir Ă©veillĂ© la curiositĂ© des enquĂŞteurs officiels et des innombrables Sherlock Holmes privĂ©s qui se sont intĂ©ressĂ©s aux anomalies des effondrements des Twin Towers…
Alors que depuis la dĂ©cision du 15 aoĂ»t 1971 prise du temps de la PrĂ©sidence Nixon, les banquiers Ă©tats-uniens, soutenus par leur gouvernement, ont rĂ©ussi Ă faire perdre Ă l’or son statut de mĂ©tal de rĂ©serve et Ă contraindre les banques centrales Ă©trangères Ă Ă©changer leur or contre du papier imprimĂ© en couleur appelĂ© “dollar”, censĂ© jouer le mĂŞme rĂ´le, on voit que les banquiers, eux, n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă collecter et Ă accumuler des lingots dont 2% seulement appartiennent aux USA. Qui peut croire qu’ils les rendront Ă leurs lĂ©gitimes propriĂ©taires en cas d’effondrement de leur fausse monnaie ? Il y a quelques temps, la Banque Centrale HelvĂ©tique a subi l’assaut de vigoureuses “incitations” afin qu’elle vende une partie de ses rĂ©serves d’or (http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=787)…, elle a obtempĂ©rĂ©.
7 – L’escroquerie : United Scammers Associates & co…
Le mot “rĂ©serve” signifie tout simplement que chaque fois que l’Etat ou une autre banque privĂ©e “achète” des dollars, ceux-ci sont comptabilisĂ©s sur un compte dit “de rĂ©serve” …, sous cette langue de bois se cachent tout simplement les colonnes des dettes sur lesquelles les banquiers calculent leur pourcentage…, plus les Etats s’endettent, plus les banquiers s’enrichissent.
Le principe de l’escroquerie mise en place est d’une simplicitĂ© biblique…, mais son mĂ©canisme est assez machiavĂ©lique pour que le commun des mortels n’en ait pas conscience. On comprend qu’il ait fallu neuf journĂ©es Ă des professionnels de la finance pour mettre au point tous ses rouages.
Pour faire simple et utiliser une mĂ©taphore, c’est une fusĂ©e Ă trois Ă©tages.
– A – Premier Ă©tage de l’escroquerie planĂ©taire : Alors que le rĂ´le normal d’une banque centrale est d’ĂŞtre un service public qui imprime et met gratuitement Ă la disposition de l’administration de son pays la monnaie papier et la monnaie fiduciaire ou Ă©lectronique nĂ©cessaires au bon fonctionnement de l’Etat et de l’Ă©conomie, dans le système privĂ© imaginĂ© durant le sĂ©jour de l’Ă®le Jekyll, le cartel des banquiers qui composent la FED s’est substituĂ© Ă un droit rĂ©galien et s’est arrogĂ© le pouvoir de battre monnaie et de la vendre Ă l’Etat ! Pourtant : rappel : la Constitution amĂ©ricaine signĂ©e Ă Philadelphie en 1787 stipule, dans son article 1, section 8, § 5, que “c’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en rĂ©gler la valeur”)…
L’intĂ©rĂŞt payĂ© aux banquiers est le montant de la redevance que la nation verse aux banquiers qui impriment les billets. Ces banquiers, rĂ©unis dans le “Board of Governors of the Federal Reserve System” fixent le taux auquel ils vendent les billets…, plus le taux est Ă©levĂ©, plus ils s’enrichissent.
Les noms donnĂ©s Ă ce type d’opĂ©ration varient : tantĂ´t on l’appelle une monnaie-dette, tantĂ´t un emprunt…, mais comme cet emprunt est assorti d’un intĂ©rĂŞt et mĂŞme d’un intĂ©rĂŞt composĂ©, il en rĂ©sulte que ce sont les citoyens qui enrichissent les banquiers Ă leur verser annuellement un tribut sous la forme d’une proportion de leurs impĂ´ts appelĂ©e “intĂ©rĂŞt de la dette”…, en rĂ©alitĂ© c’est le prix d’achat par le peuple de l’argent qu’impriment gratuitement ses banquiers ! Le profit annuel est phĂ©nomĂ©nal et se chiffre en milliards.
C’est ce système-lĂ qui rĂ©volte et qu’on appelle la “financiarisation usuraire de l’Ă©conomie amĂ©ricaine”.
– B – Deuxième Ă©tage de l’escroquerie planĂ©taire : C’est encore plus extraordinaire…, le numĂ©raire que les banquiers “prĂŞtent” n’existe nulle part : il s’agit d’une simple ligne d’Ă©criture quand la monnaie est dite fiduciaire et de quelques piles de papier imprimĂ© quand il s’agit de dollars. La FED vend un bien qu’elle ne possède pas, puisqu’aucun argent rĂ©el n’a Ă©tĂ© prĂŞtĂ©. Le dollar est donc un simple titre de paiement des banquiers privĂ©s de la RĂ©serve FĂ©dĂ©rale !
Le plus pervers et le plus paradoxal de cette situation, est que : depuis que ce titre de paiment n’est plus reliĂ© Ă la valeur des rĂ©serves d’or – depuis le 15 aoĂ»t 1971 – son statut de monnaie n’est nullement fourni par des garanties qu’offrirait l’Ă©metteur – la Fed – mais uniquement par le prestige de l’emprunteur – le gouvernement amĂ©ricain…, les banquiers ont donc besoin du prestige de l’Etat pour asseoir la crĂ©dibilitĂ© de leur monnaie, c’est pourquoi, Ă©tant en compte Ă demi avec lui, ils ferment les yeux sur l’augmentation exponentielle de son endettement et soutiennent le gouvernement en lui apportant les liasses nĂ©cessaires au financement des guerres et Ă l’entretien du millier de garnisons Ă©parpillĂ©es sur tout le globe terrestre…, quant Ă l’Etat AmĂ©ricain, ayant rĂ©ussi Ă imposer le dollar comme monnaie de rĂ©serve et comme monnaie obligatoire pour l’achat et la vente de pĂ©trole, il ne s’inquiète pas vraiment du montant du dĂ©ficit financĂ© par la planche Ă billets. On avance le chiffre de 55.000 milliards (cinquante cinq mille milliards de dollars), mais c’est davantage…, grâce au privilège accordĂ© au dollar “le reste du monde” s’appauvrit, puisqu’il voit rĂ©gulièrement diminuer la valeur des dollars qu’il possède comme monnaie de rĂ©serve et dans le mĂŞme temps, il subventionne l’Ă©conomie amĂ©ricaine…
C’est donc la puissance politique et militaire de l’Etat qui constitue le gage de la crĂ©dibilitĂ© de la monnaie des banquiers. Conclusion : le dollar, monnaie privĂ©e des banquiers, est une monnaie politique gagĂ©e sur le zĂ©phyr de la confiance que le monde accorde Ă l’emprunteur .
– C – Troisième Ă©tage de l’escroquerie planĂ©taire : L’apparent rééquilibrage des rapports de force entre les deux partenaires – l’Etat amĂ©ricain et les banquiers dans un marchĂ© qui semble gagnant-gagnant – ne doit pas cacher que le troisième Ă©tage de la fusĂ©e de l’escroquerie monĂ©taire planĂ©taire est celui qui permet aux financiers de rafler seuls la mise…
Si, Ă l’origine, le titre de paiement Ă©mis par les banquiers est une simple variante d’une fausse monnaie ou d’un argent sale, le paiement des intĂ©rĂŞts qui alimente automatiquement, en retour, le flot ininterrompu des bĂ©nĂ©fices que produit l’argent gratuitement fabriquĂ© devient miraculeusement virginal après son dĂ©tour dans l’Ă©conomie rĂ©elle…, il est du bon et bon argent, de l’argent rĂ©el, l’argent des impĂ´ts, donc le fruit du travail des citoyens. En consĂ©quence, ce sont les citoyens qui entretiennent les banquiers…
Les alchimistes du Moyen-Age avaient besoin de plomb pour produire de l’or, les alchimistes de la FED sont beaucoup plus forts…, pour produire de la richesse, il leur suffit de pianoter sur le clavier de leurs ordinateurs.
Un enrichissement phénoménal des banquiers à partir de rien, à partir du néant, en résulte !
Il faut reconnaĂ®tre qu’il s’agit d’un montage particulièrement astucieux et qui mĂ©ritait bien l’acharnement des chasseurs de canards de l’Ă®le Jekyll afin d’en peaufiner le mĂ©canisme. Il a d’ailleurs donnĂ© entière satisfaction aux heureux prestidigitateurs qui depuis près d’un siècle plument joyeusement les palmipèdes que sont les citoyens amĂ©ricains, ainsi que les citoyens du monde entier. Ils plument aussi les pays pauvres grâce Ă l’exportation de ce mĂ©canisme et Ă son application au FMI (Fonds MonĂ©taire International), Ă la Banque mondiale et Ă tous les mĂ©canismes bancaires censĂ©s “aider” les pays Ă©mergents, alors qu’en rĂ©alitĂ©, ils les ruinent…
D’ailleurs ce mĂ©canisme est si mirobolant qu’il a Ă©tĂ© imitĂ© non seulement par les autres banques centrales, mais par les banques privĂ©es du monde entier. C’est le système bancaire tout entier qui fonctionne comme une gigantesque pompe Ă finances aspirante, parasitaire de l’Ă©conomie rĂ©elle, structurellement gĂ©nĂ©ratrice d’inflation et d’appauvrissement des sociĂ©tĂ©s civiles, mais pourvoyeuse de vertigineuses richesses au profit des banquiers. De plus, il contraint les sociĂ©tĂ©s Ă une Ă©reintante course Ă la croissance afin de pouvoir au moins compenser le montant du tribut payĂ© aux financiers.
On comprend mieux d’oĂą viennent les sommes faramineuses qui sont Ă©changĂ©es dans le casino monĂ©taire…
Les cent, les mille, les dix mille mains des banquiers auront-elles la force de triompher, une fois de plus, du principe de rĂ©alitĂ© ? La dĂ©mesure du casino boursier mondial vient de montrer ses limites…, des optimistes invĂ©tĂ©rĂ©s pensent que “le gros de la crise est passĂ©” pendant que les pessimistes attendent l’apocalypse… Mais tout joueur droguĂ© finit par ĂŞtre rejoint un jour ou l’autre par la rĂ©alitĂ© et la montagne des dettes accumulĂ©es par l’Etat amĂ©ricain, par les banques et par les particuliers… ne pourra, telle l’Ă©chelle de Jacob, monter jusqu’au ciel.
Le destin du système monétaire fondé sur la dette et la cupidité des banquiers est écrit.
En rĂ©sumĂ© : “la crise” n’existe pas, c’est une escroquerie, un moyen de saigner tous les Etats du monde en leur faisant payer, via les populations, “une dette” inexistante… Les centaines de milliers de milliards de dollars engrangĂ©s ainsi au dĂ©part de rien, qui ne valent rien en tant que tels, sont utilisĂ©s pour des achats “matĂ©riels”, terrains, immobilier, sociĂ©tĂ©s, affaires commerciales, industries, brevets, concessions… qu’importe la rentabilitĂ© puisqu’ils sont acquit avec rien… Les politiciens au pouvoir sont complices de l’escroquerie, Ă©tant achetĂ©s pour “laisser-faire”…, seuls les politicien(e)s non (encore) arrosĂ©(e)s hurlent au loup en affirmant (avec raison) qu’il n’y a pas de crise, pas de dette, qu’il n’y a aucune raison de payer du rĂ©el pour une dette immatĂ©rielle et qu’il faut quitter le bateau ivre (quitter l’Europe, l’Euro, le Dollar, le PĂ©trole et toutes les obligations créées) et remettre tout Ă plat…
Le site WTFnoway propose une infographie assez impressionnante.
L’idĂ©e est de matĂ©rialiser un billet de 100 dollars pour nous montrer ensuite, au fur et Ă mesure, le volume que reprĂ©sente 10.000 dollars, un million de dollars, cent millions (une palette Ă hauteur d’épaule d’homme), etc… jusqu’Ă la dette actuelle et mĂŞme au-delĂ avec les engagements non financĂ©s qui atteignent 114.500.000.000.000 dollars qui montent Ă 200.000.000.000.000 dollars en tenant compte du dĂ©ficit fiscal Ă long terme.
Impossible de reproduire ici l’infographie dans son ensemble, il faudra vous rendre sur le site pour cela :
http://www.wtfnoway.com/
A suivre ../…

























