L’inquiétante étrangeté Freudiènne : l’unheimlichkeit HotRod Ford’31

Le désarroi est, au sens étymologique, le fait de tomber, de perdre l’équilibre, d’aller à la renverse. De prime abord ce n’est pas une émotion, ou si c’en est une, elle est spéciale : elle n‘est pas dirigée vers un contenu intentionnel particulier, à la différence de la peur ou de la colère ou de la surprise. On a peur de quelque chose, on est en colère face à quelque chose. Le désarroi est plutôt un sentiment, dont le contenu n’est pas clair, mais qui repose le plus souvent comme la surprise sur l’expérience d’un contraste entre ce qui à quoi son s’attend et qui est familier, et ce dont on fait l’expérience déroutante. L’inquiétante étrangeté de Freud, l’unheimlichkeit, est un petit désarroi.

On entre dans une pièce, et on éprouve un mélange de familiarité et de bizarrerie, comme dans le contraste entre le jour et la nuit du tableau de Magritte. Etre étonné n’est pas éprouver du désarroi, mais la stupeur, la découverte de quelque chose d’inattendu, en est une forme inchoative. La lectrice de Magrite n’est pas en désarroi, parce qu’il y a quelque chose qu’elle lit dans son livre qui provoque son état de stupeur. Mais l’enfant qui se réveille la nuit et découvre qu’il est seul dans le noir, ou le promeneur dans la forêt qui ne retrouve plus son chemin ont des expériences de la peur qu’on peut bien appeler désarrois, parce qu’ils sont désorientés.

Les émotions ordinaires ont habituellement des effets dans notre comportement et nos actions. Mais le désarroi ne produit pas typiquement d’action : il nous cloue au sol, nous laisse passivement le subir, incapables de voir sa cause. Dans les foules, c’est la panique, le désir de fuir sans savoir où : “folla affolata” comme dit l’italien. Nous sommes tentés de qualifier de désarroi des situations plus dramatiques et tragiques qui ont des formes littéraires ou picturales: Œdipe découvrant son identité, La solitude du Lenz de Büchner Grégoire Samsa se réveillant changé en vermine, Le Horla de Maupassant, les cauchemars de Füssli, les ciels délavés de Turner, le Cri de Munch.

Mais aussi Don Juan entraîné dans le néant par la statue du Commandeur, la Nuit transfigurée de Schönberg. Mais le désarroi n’est pas nécessairement désagréable ou douloureux. Il peut être le pur sentiment d’exister ressenti par Rousseau dans la Seconde Rêverie après avoir été renversé par un gros chien : “Je n’avais nulle notion distincte de mon individu, pas la moindre idée de ce qui venait de m’arriver ; je ne savais ni qui j’étais ni où j’étais ; je ne sentais ni mal, ni crainte, ni inquiétude. Je voyais couler mon sang comme j’aurais vu couler un ruisseau, sans songer seulement que ce sang m’appartînt en aucune sorte.

Je sentais dans tout mon être un calme ravissant auquel, chaque fois que je me le rappelle, je ne trouve rien de comparable dans toute l’activité des plaisirs connus”… De même on peut éprouver du désarroi face à la beauté. Rilke dit, dans la première Elegie de Duino : “Qui donc, si je criais, m’écouterait dans les ordres des anges ? Et même si l’un d’eux me prenait soudain sur son cœur, je périrais sous le coup de son existence tellement plus forte que la mienne. Car le beau n’est que la porte de l’angoisse, ce seuil dont nous approchons tout juste, et, nous l’admirons tant parce que, dans sa grandeur, peu lui chaut de nous détruire”…

Il y a comme l’a dit Jean-Louis Chrétien, un effroi du beau. Henri James a très bien décrit, me semble-t-il, la base du désarroi littéraire. Il a dit qu’il avait l’imagination du désastre. Chez lui, cette imagination peut prendre des formes anodines, et ses fantômes ne sont que suggérés. Mais d’autres grands romanciers, comme Antoine Volodine, me semblent exercer remarquablement cette imagination du désastre. Le désarroi profond, celui que peignent la littérature et l’art, est bien plus qu’une désorientation passagère, il est, comme chez Rousseau, Büchner et Sénancour, un sentiment existentiel, souvent proche de la maladie mentale.

Cela peut se traduire par une attitude devant la vie elle-même. Elle a bien des figures : la mélancolie, la perte du moi chez Hamlet et chez Montaigne, la folie d’un Strinberg, d’un Artaud ou d’un Van Gogh, l’extase mystique, le sentiment de la perte du monde. Il y a sachez-le bien, des figures classiques du désarroi en philosophie…Par exemple religieux et mystique, chez Pascal et Kierkegaard, épistémique chez Descartes au moment du doute (“comme si tout à coup j’étais tombé dans une eau très profonde”), métaphysique avec l’angoisse chez Heidegger et les existentialistes, politique avec l’absence d’autorité légitime au moment d’une révolution ou d’une crise majeure.

En ce cas, je pense au Président/Général De Gaulle disparaîssant à Baden Baden en 1968. Dans toutes ces figures c’est l’absence de fondement, le sentiment du vide qui domaine. Comme dans l’angoisse selon Heidegger, les choses n’ont plus d’essence. Mais le désarroi, la désorientation , la perte des repères, n’est pas seulement le Sturm und Drang. Il peut être un constat banal, un dérangement anodin qui peut provoquer de grands troubles, être le symptôme ou l’annonce de grandes catastrophes. Il n’est pas nécessaire d’être bousculé par un gros chien… Ni de voir venir la nuit sans savoir où l’on est, de se perdre dans la Taïga ou les chemins alpestres…

Ou se retrouver dans une foule en panique, ou de découvrir soudain l’état de son compte en banque pour éprouver du désarroi. Il suffit d’un rien. Dans un texte célèbre paru en 1947, l’âge de l’anxiété, W.H. Auden évoque ce sentiment : “It’s as if We had left our house for five minutes to mail a letter, And during that time the living room had changed places With the room behind the mirror over the fireplace”… A nouveau ce désarroi est celui d’un déplacement du monde, à l’envers comme dans Alice au pays des merveilles. Mais comme le dit Auden, c’est le propre d’un âge et d’une époque. Toute époque post-guerre a ses propres figures de désarroi.

Après 1918, on parle de crise de l’esprit. Après 1945 on parle de l’absurde. On a perçu les guerres post coloniales comme encore plus absurdes, comme celle du Viet Nam, qui n’a servi à rien. L’absurde guerrier de notre époque est autre. Les guerres ont changé de nature. Elles sont à la fois lointaines et proches. Elles se doublent d’épisodes de terreur aveugle, qui ont pour but de créer précisément le désarroi et la panique. Il y a aussi des guerres plus cachées, comme les cyber-guerres. Et il y a les désarrois structurels, que nous éprouvons face aux catastrophes nucléaires et écologiques dont nous éprouvons sans cesse et de plus en plus le souffle qui vient derrière nous.

C’est comme le démon sorti du néant dans le film de Jacques Tourneur, Curse of the Demon. Le problème auquel nous sommes confrontés est d’échelle. Faut-il le prendre le désarroi au niveau individuel ou au niveau collectif ? Au niveau social et civilisationnel ? Ou alors au niveau historique ou au niveau métaphysique ? Sur quel pied danser ? Le désarroi semble être, autant qu’une émotion, un sentiment herméneutique, celui de la perte de sens et de la perception d’une irrationalité profonde, et la détresse face à certains événements ou faits, un sentiment d’impuissance complète. Le plus grand désarroi n’est pas celui dans lequel on a l’impression de ne pas comprendre…

Mais au contraire celui que l’on éprouve quand on comprend ce qui se passe mais qu’on ne peut rien faire. C’est celui que nous éprouvons face à la crise des réfugiés ou face à la déforestation galopante de la planète. Mais même si ce diagnostic a l’air correct, il me semble trop superficiel. Le désarroi n’est pas seulement un sentiment existentiel. Beaucoup de formes de désarroi ont en fait en commun avec les émotions ordinaires le fait d’avoir un contenu et une certaine valence, positive ou négative. Mais ce contenu n’est pas, comme dans la peur, dirigé vers un objet ou un état de choses. Il est plutôt la perception d’un conflit.

En ce sens il a quelque chose de commun avec la surprise et la stupeur, qui sont des émotions épistémiques dans lesquelles on a la perception un conflit entre ce qu’on attendait et de qu’on découvre. Le désarroi semble être une sorte de stupeur superlative: les bras nous en tombent, nous restons pantois et stupides, idiots. La valence des émotions repose sur l’évaluation qu’elles impliquent. Certains philosophes soutiennent même que les émotions sont des perceptions de valeur, ou peut-être des jugements implicites de valeur. En ce sens, je dirai que le désarroi est une perception d’un conflit de valeurs, ou de perte de la valeur.

Les valeurs peuvent être de toutes sortes : morales, culturelles, sociales, épistémiques, esthétiques. La beauté peut provoquer le désarroi. A vérité et le savoir aussi dans certains cas. Mais il y a des cas plus simples de tels conflits. Un exemple parmi d’autres est celui d’Owen Wingrave, dans la nouvelle de James dont Britten a tiré un opéra. Owen Wingrave est un jeune homme destiné par sa tradition familiale à la carrière militaire, mais qui s’y refuse. Incité à se rendre dans une maison qu’on dit hantée par le fantôme d’un ancêtre militaire violent, il s’y rend une nuit par défi et on le retrouve mort.

La nouvelle dramatise le conflit entre idéal et réalité. On me dira que c’est un cas classique de dilemme moral. Si, comme Kant, on pense qu’il ne peut pas y avoir de dilemme moral, il ne peut pas y avoir de désarroi au sens de la perception d’un conflit de valeurs. Mais le désarroi d’Owen Wingrave est réel, donc Kant doit avoir tort, au moins au plan psychologique, même s’il n’a pas tort au plan normatif. Si cette idée – que le désarroi est d’abord une émotion ou un sentiment associé à un conflit de valeurs – est correcte, alors le désarroi est un sentiment qui est moins irrationnel qu’il ne le semble.

Le sentiment du conflit de valeurs produit certes une perception d’absurdité ou de perte de sens, mais on peut repérer mieux sa nature. On peut l’illustrer aussi par un type de désarroi produit par un conflit de valeurs épistémiques. Sa forme la plus classique est ce qu’on appelle la crise sceptique : ce dont nous nous croyions certains, notre savoir perceptuel usuel et de sens commun, se trouve brusquement menacé par un scénario catastrophe : un Malin génie nous trompe, un savant fou nous manipule neurologiquement… Ou, pour prendre un exemple volodinien, un chamane s’introduit même dans nos rêves. L’hallucination, l’illusion perceptuelle, la drogue sont de petites crises sceptiques.

Que faire face à la crise sceptique ? On peut, comme les philosophes pyrrhoniens, accepter purement et simplement l’absence de savoir, suspendre son jugement. On peut, comme dans la « voie du milieu » de la logique bouddhiste du Madhyamaka, adopter la doctrine du ni…ni .. ou catuskoti : A est et n’est pas, donc A n’est ni n’est pas. On peut prendre l’angoisse pour argent comptant, et en faire, comme Heidegger, le cœur même du et de la vie humaine. Ces figures philosophiques de l’incertitude ont leurs pendants littéraires – l’inquiétude selon Gide, l’intranquillité selon Pessoa – et leurs pendant relativistes contemporains.

On ne cesse de nous explique que la science n’acquiert aucune certitude. Le savoir est si changeant et si contextuel qu’il n’existe pas, et cette chanson est déclinée sur tous les modes de Michel Serres à Bruno Latour, en passant par les néo pragmatistes contemporains. Ces sont des versions de désarroi épistémique, ce qu’on pourrait appeler le culte contemporain de l’incertitude. Mais on peut aussi, comme Descartes, essayer de retrouver le chemin de la certitude à partir du cogito. On peut, comme les empiristes, retrouver la voie de la certitude sensible. Mais on n’est pas obligé de recourir à ces conceptions de la certitude…

Surtout pour admettre que, aussi changeant que soit le savoir scientifique, il est, dans l’ensemble fiable et stable. Si l’on se penche sur les tropes du scepticisme, dont il y a bien des variantes contemporaines, on verra qu’elles sont toutes faussées. C’est le scepticisme lui-même qui est absurde. On ne peut pas douter de tout. Il y a une autre figure du désarroi épistémique que celle du scepticisme : le désarroi mystique : rencontrera-t-on Dieu ? A ce désarroi là il n’y a pas de réponse. Je ne sais pas si l’on peut comprendre le mystique comme figure du désarroi profond. Mais il y a des formes de désarroi que nous pouvons parfaitement comprendre.

Elles aussi sont des déstabilisations du savoir. Ce sont que l’on peut appeler les politiques du désarroi : ce sont les entreprises de désinformation, de manipulation de l’information qui ont pris dans la cybersphère contemporaine des formes inédite. De nouvelles formes de pouvoir sont ainsi à l’œuvre. Elles visent pratiquement toutes à créer des paniques : panique terroriste, panique climatique, panique morale, panique nucléaire. Ces entreprises créent, comme l’a dit Martha Nussbaum, une tyrannie de la peur. Cette tyrannie est profondément épistémique: on s’efforce de nous désorienter, de nous mettre dans un état de stupeur et de stupidité.

C’est celui dans lequel se trouvent notamment les enseignants, et tous ceux qui croient en certaines valeurs associées au savoir, comme celles que promouvaient traditionnellement les universités. Face à certaines dérégulations du savoir, à son absence, on reste stupide, comme quand Mortimer, le héros d’Edgar P Jacobs envoyé dans un futur lointain, tombe sur les ruines d’un métro de la fin du vingt-troisième siècle où il est écrit “Direcsion pari santre” dans une orthographe idiote. Il y a aussi un désarroi créé par la pauvreté même de la culture contemporaine, son insipidité: nous en restons pantois.

Ces désarrois ne sont pas incompréhensibles, ils sont au contraire parfaitement identifiables et repérables, parce qu’ils sont la plupart du temps volontairement induits. J’en dirais autant des formes littéraires de perception du désarroi. Si l’on relit de plus près les grands récits de désarroi que sont la Métamorphose de Kafka, le Procès ou le Château, on se rend compte qu’elles sont tout sauf des plongées douloureuses et angoissées dans l’absurde, ou plutôt qu’elles ne sont pas que cela. Quand on avance dans le récit, on comprend pourquoi Grégoire Samsa se sent un insecte, car il entre en conflit avec les valeurs de sa famille et de son milieu.

Il n’y a peut-être rien à répondre à l’intranquillité pessoesque ou à la nuit mystique, ni au désarroi métaphysique existentialiste. Mais il est parfaitement possible de répondre politiquement à la politique contemporaine du désarroi planifié par la cyberculture. Il y a aussi, me semble-t-il une réponse littéraire au désarroi, différente de celle qu’on trouve dans les grands récits de catastrophe… Ou dans les grandes dystopies contemporaines, car l’imagination du désastre peut s’exercer sans qu’on recoure au rêve, à la folie ou à la science-fiction, ou du moins pas directement. Elle peut s’exercer par la pratique de l’ironie.

L’ironie n’est pas une perte de la réalité. C’est l’accentuation de la réalité elle-même, qui appuie sur les plaies. Les grands ironistes de la littérature, comme Swift, Voltaire, Stendhal, Flaubert, James, Musil, ou Flannery O’ Connor, entendent réagir contre ce qu’ils perçoivent comme un conflit entre les valeurs qu’ils acceptent – selon les cas, celles de la raison, de la connaissance, celles de la morale et de la religion – et les valeurs, ou l’absence de valeurs, qu’ils constatent autour d’eux. Ils éprouvent du désarroi, et réagissent avec violence, mais sans lyrisme sans plonger dans l’imaginaire.

Leur imagination du désastre s’exerce par la description minutieuse de la réalité qu’ils observent, non pas sur le mode réaliste, mais par la création de réalités grotesques, exagérées et hyperboliques, comme chez Swift. Ils nous fournissent des réponses au désarroi des valeurs éthiques et cognitives – le mal et la stupidité – par accentuation du réel, en nous faisant percevoir le décalage entre celui-ci et les normes idéales. Ce coupé Ford à cinq fenêtres de 1931 a été construit sur mesure entre 2018 et 2020 autour d’une carrosserie en acier Henry Ford d’origine, qui a été réimaginée, fabriquée et découpée en 4″ par Bobby Walden de Walden Speedshop avant d’être refaite en noir.

La construction intègre en outre un châssis personnalisé avec des rails de châssis de style 1932, un train arrière à changement rapide Winters, et un flathead construit par Mike Sala. Il est doté d’un arbre à cames Winfield, d’un collecteur d’admission Tom Roberts avec quatre carburateurs de style Stromberg, de culasses en aluminium Edelbrock, d’un accessoire avant personnalisé Tom Roberts, d’un allumage MSD et d’un carter d’huile en aluminium par Bob Lee. Le train roulant comprend un essieu avant Super Bell en aluminium poli et anodisé en noir, des amortisseurs avant Ridetech Q-Series, des coilovers arrière réglables Ridetech, un boîtier de direction Flaming River.

Les freins à disque avant sont des Johnson’s Kinmont, les freins à disque arrière sont des Wilwood, et la voiture est équipée de 15′ en acier avec enjoliveurs et modèles « big-and-little » de 15 pouces. Construite par le propriétaire, cette hot rod est propulsée par un V8 Flathead de 239ci associé à une boîte manuelle Richmond T-10 à quatre vitesses et est désormais proposée sans réserve par le vendeur en son nom. Et cela avec, en plus, des pièces détachées, une housse de voiture et un titre californien épuré indiquant que la voiture est une Ford de 1931. Selon le vendeur, le constructeur Bruce Douglass a trouvé une carrosserie originale en acier Henry Ford de 1931.

Il a commandé à Walden Speedshop et Walden Hammer Works une réalisation d’environ 160 000 $ en fabrication métallique et en châssis dans le cadre d’une construction totalisant plus de 300 000 $. La construction a débuté en janvier 2018 et s’est achevée à la mi-2020. Le vendeur indique que toutes les modifications de la carrosserie ont été réalisées en métal sans utilisation de mastic, et que toutes les surfaces métalliques nues du véhicule ont été soit peintes, soit cerakotées, recouvertes de poudre ou anodisées, comme le montrent les photographies de fabrication en métal nu incluses à la fin de la galerie.

La carrosserie en acier est finie en laque noire et présente un toit découpé de quatre pouces, des joints roulés, un pare-brise basculant, une visière de pare-brise, ainsi que des vitres biseautées et polies. Les phares vintage CLC Safety sont dotés de quincaillerie en laiton usinée sur mesure ainsi que d’écrous et boulons finis à la main conçus pour ressembler à des rivets d’origine. Une fabrication personnalisée supplémentaire comprend une coque de calandre unique par Larry Storch avec des tubes structurels intégrés et un badge vintage Motor Monarchs Ventura monté sur la calandre.

Le châssis Walden Speedshop utilise des rails de châssis emboutis de style 1932, un essieu avant Super Bell en aluminium poli et anodisé noir, des épingles et des barres d’échelle, des amortisseurs avant Ridetech Q-Series, des coilvers arrière réglables Ridetech et une boîte de direction Flaming River… Il y a aussi des freins à disque avant Johnson’s Kinmont et des freins à disque arrière Wilwood. Des jantes en acier avec enjoliveurs Ford 1946 sont montées avec des pneus Coker Firestone 5.60-15 avant et arrière 8.20-15. L’habitacle présente des sièges à profil bas de type bombardier et une finition intérieure en métal revêtue en poudre conçue pour mettre en valeur le toit Walden.

Les joints roulés et la charpente en bois ont été conçus par CAD et usinée CNC. Les aménagements intérieurs incluent une structure de sol sur mesure réalisée par Larry Storch, des portes restaurées et revêtues en poudre, un câblage caché partout, et un levier de vitesses au plancher. Un volant de type sprint car gainé de cuir est monté sur une colonne de direction LimeWorks, et l’instrumentation VDO se compose d’un compte-tours à 7 000 tr/min ainsi que de jauges pour la pression d’huile. Il y a également la température du liquide de refroidissement, la tension de la batterie et le niveau de carburant.

Environ 500 miles ont été accumulés depuis l’achèvement de la construction. Le kilométrage total est inconnu. Construit par Mike Sala, le moteur 239ci 8BA est équipé d’un arbre à cames Winfield, de culasses en aluminium Edelbrock, d’un entraînement avant personnalisé Tom Roberts, d’un allumage MSD, d’un carter d’huile en aluminium par Bob Lee, d’un radiateur Walker en cuivre-laiton, d’un réservoir de carburant Moon en aluminium avec pompe à essence Aeromotive interne, de conduites de carburant en acier inoxydable AN, de supports de distributeur et alternateur personnalisés, d’un démarreur à réduction de vitesse et de soupapes Chevrolet.

Les collecteurs, silencieux et échappement sont en acier inoxydable. Le proprio rapporte également que du matériel ARP a été utilisé dans la construction, et que le carburant en inox, le moteur et les tuyaux d’échappement ont soudé, meulé et fini à la main. Le collecteur d’admission Tom Roberts est surmonté de quatre carburateurs de style Stromberg. La puissance est transmise aux roues arrière via une boîte manuelle Richmond T-10 à quatre vitesses et un essieu arrière Winters à changement rapide avec des cloches vintage et de grands roulements. La voiture porte le titre de Ford de 1932 en utilisant le VIN A3434030. La voiture a été immatriculée pour la dernière fois en 2025.
