2027 Rimac Bugatti Destrier 1578cv
Alors qu’il avait initialement partagé la propriété de Bugatti avec Porsche, le pionnier des supercars électriques Mate Rimac contrôle désormais entièrement le constructeur d’hypercars. Cela ouvre la porte à toutes sortes d’idées folles — et Rimac n’est pas vraiment subtil dans son intérêt pour elles. Dans une interview accordée “à l’arrache”, il m’a indiqué que l’une de ses idées est une Bugatti-Rimac nommée “Destrier” motorisée par le V16 en boite manuelle, sans complément d’hybrides. Ce serait une “caisse” pour poseur milliardaire basée sur la Tourbillon. Rimac suggère que la voiture serait un retour à la forme historique pour Bugatti, notant que la Tourbillon telle qu’elle est aujourd’hui a beaucoup de sens en tant que bête successorale de la Chiron. “C’est une voiture incroyable” dirait Trumpy… Mais je me demande moi-même, quelle est la suite réelle pour Bugatti et ce qui serait intéressant à y faire ? On pense que la légèreté et la simplification des choses seraient bien mieux que les autos-marteau-piqueur comme les Bugatti l’ont été ces vingt dernières années, pourrais-t’on faire quelque chose de plus crétin-engageant, plus profond dans les racines, plus Type 35 ?… Cette suggestion intervient quelques mois après que Rimac ait d’abord confié son intérêt pour un modèle V16 manuel basé sur la Tourbillon en août dernier. Il a suggéré alors doter me Bugatti retrouvée en une “vraie manuelle essence V16”, indiquant qu’elle serait équipée d’une boîte de vitesses conventionnelle en contrôle direct plutôt qu’un système simulé comme celui utilisé dans la Ferrari 12Cilindri Manuale. C’est déjà assez bourre-mou faussement excitant en soi, mais l’idée d’alléger la voiture a alors surgi à point nommé, potentiellement en supprimant toute les motorisations hybrides… Présenté comme une nouveauté, cela aiderait à vendre, alors que la Tourbillon hybride nommée en ce cas “Destrier” offre un total de 1578cv, dont 973 proviennent du moteur à combustion interne. Ajoutez à cela le poids potentiellement réduit en retirant les batteries et les moteurs électriques, et vous avez la recette d’une hypercar relativement légère et relativement simple (sic : le prix de vente est au-delà des 12 millios d’€), qui bénéficie de 1578cv grâce à son moteur V16 atmosphérique. Cela est à-la-fois frisant et chou… Ouin chou… Pfffff ! 10 millions d’€, c’est grisant, c’est le moins qu’on puisse dire. Le pire est que les 50 exemplaires prévus ne devraient avoir aucun problème à se vendre, quelle que soit l’ambiance politique, les émeutes, la révolution et l’essence à 4€ le litre (5€ le litre de diesel)… Pour aller ou ?