Johnny Hallyday… Venir de rien, pour n’aller nulle part…, ça fait peur !

Dans les années ’50, avec l’arrivée du Rock’n’roll, je pensais que les nouveaux artistes sauraient rassembler toutes les classes sociales (et il y en a qui souffraient) et les inclure dans leurs joies artistiques pour que nous puissions tous vivre ensemble.
Je pensais que les artistes participaient à la paix…, qu’il n’y aurait plus de guerres parce que les individus de la planète se connaîtraient et n’auraient plus envie d’être belliqueux ni de f… une bombe sur la gueule de l’autre.
Puis est arrivé Johnny, et ce fut l’art de s’en f… de tout…, de toutes et tous…
Venir de rien, pour n’aller nulle part…, ça fait peur !

Train de vie de star, dettes, démêlées fiscales : les questions d’argent ont poursuivi Johnny Hallyday toute sa vie…
« Dans ce monde, rien ne peut être considéré comme étant certain, à part la mort et les impôts »…
Américanophile convaincu, Johnny Hallyday, aurait pu faire sienne cette sentence de Benjamin Franklin.
Tout au long de sa carrière, Johnny Hallyday aura dépensé sans compter.
Avec des ventes records, des tournées lucratives et des exils loin du fisc français (une forme de mépris envers ses « fan’s » et un doigt d’honneur à la solidarité qui devraient relativiser un hommage national de la France via Macron), la star a amassé une fortune démesurée…
Pis…, Johnny n’a pas souvent payé ce qu’il commandait, les artisans et entrepreneurs de la Villa La Lorada de Saint-Tropez l’ont toujours en travers de la gorge…

Johnny s’en est maintenant définitivement allé…, Laetitia, sa veuve, et ses enfants David, Laura, Jade et Joy ne devraient pas souffrir de difficultés financières à venir, au vu des chiffres faramineux des ventes d’albums, des tournées à succès, des concerts à guichets fermés, des cachets de cinéma ou de l’intense merchandising qui a vu fleurir des produits dérivés à foison !
Avec Jean-Philippe Smet, né d’une mère coiffeuse puis employée de crèmerie et d’un père ayant fui, l’argent n’était toutefois pas un but en soi, mais le facilitateur de ses envies, le moyen de s’offrir une guitare à l’adolescence, une Harley-Davidson à l’âge adulte, une villa aux Etats-Unis, un chalet à Gstaad plus tard…, et l’occasion de faire la fête avec ses amis, de partir à l’improviste avec ses proches en voyage ou d’acheter des voitures.

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Dès les premières années de sa carrière, Johnny Hallyday dépense, la star yéyé affiche un train de vie dispendieux… et Johnny ne sera jamais enclin à se serrer la ceinture.
En 2011, un ancien conseiller fiscal cité par Les Inrocks, affirme que ses dépenses se chiffrent entre 200’000 et 400’000 euros mensuels…. et encore, ce chiffre ne comprend pas le remboursement des maisons…, il couvre simplement les frais d’entretien, de personnel, les voitures, les déplacements en jet et les dépenses quotidiennes…, ce qui est confirmé par son ancien impresario, Jean Pons :
– L’argent, Johnny ne sait pas ce que c’est. Il est l’un des rares hommes de spectacle à se comporter aussi peu en homme d’affaires. Une forme d’insouciance qui le rapproche d’un Elvis Presley, l’icône des débuts. Comme le King, Johnny va battre les records. Mais comme la star américaine, il va brûler l’argent et se désintéresser de la gestion en la confiant à d’autres.

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Si Elvis Presley laisse le Colonel Parker gérer ses contrats, Johnny Hallyday laisse un autre Johnny…, Stark, l’imprésario star des années 1950 à 1970 en France, aux commandes de l’intendance.
Or, Johnny Stark, qui va également gérer les affaires de Sylvie Vartan et Hugues Aufray notamment, va se soigner généreusement lors des signatures de contrat : à l’occasion de la signature de Johnny Hallyday avec Philips en 1961, il s’arroge 50% des revenus de son poulain à peine majeur… et oublie le fisc français.
Lorsque les impôts s’aperçoivent de cela et réclament leur dû, c’est le clash entre les deux Johnny.

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Si Johnny Stark se promenait avec une valise contenant chèques et espèces qu’il distribuait à Johnny ou à ses amis selon les demandes du chanteur, son successeur Jean Pons se rend vite compte des difficultés et choisit de bluffer : pendant plusieurs années, il va affirmer au chanteur que les réserves sont épuisées et que les recettes des ventes de disques et des tournées suffisent à peine à rembourser impôts et dettes.
Le bluff fonctionne tant bien que mal et le bas de laine de Johnny enfle, alors même que certains albums et tournées rencontrent moins de succès qu’au début des années 1960.

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Plus tard, les comptables du chanteur omettent la bagatelle de quatre millions de francs français sur les déclarations de revenus des années 1971 et 1972…, le fisc s’en aperçoit et engage une procédure : Johnny sera condamné le 1er avril 1977 par la 11e chambre correctionnelle de Paris à dix mois de prison avec sursis et 20’000 francs d’amende.
Difficile cependant d’enfouir longtemps l’envie de faire plaisir qui habite Johnny Hallyday…, avec ses amis, il ne compte pas : repas aux restaurants avec des notes s’élevant à 15’000 francs, juke-box de collection en cadeaux à chaque membre d’un groupe d’amis, voitures de prestige achetées sur un coup de tête ou investissements immobiliers…, ses diverses résidences vaudraient à elles seules un roman.

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Saint-Barthelemy, Ramatuelle, Pacific Palissades à Los Angeles, Marnes-la-Coquette, Beverly Hills ou Gstaad : autant de choix motivés par des raisons diverses et qui vont souvent s’avérer plus boulets que havres de paix.
Au début des années 1990, sa villa de la Côte d’Azur, La Lorada, est à peine achevée (mais pas payée) qu’il prétend que ses investissements sur l’île de la Réunion ont causé des pertes… un « avis à tiers détenteur » ferait courir le risque au chanteur de se retrouver avec 3’000 francs français de l’époque pour vivre chaque mois…
Une fabulation bien orchestrée…, son comptable prétend alors que les dettes du chanteur s’élèveraient à 30 millions de francs…, l’affaire ainsi présentée émeut le ministre socialiste des finances de l’époque, Michel Charasse, qui permet d’éviter à la star de se retrouver sur la paille…, une tromperie…

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Johnny fête cela avec une Rolls-Royce achetée sur un coup de tête alors que le chanteur, attendu pour un rendez-vous chez le médecin, avait choisi de se balader dans le quartier pour éviter de faire le pied-de-grue dans la salle d’attente…, puis avec une Ferrari choisie un jour où un ami lui rend visite avec ce même modèle et que Johnny craque pour cette voiture et file derechef chez le concessionnaire le plus proche…

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La star aime le soleil, le climat fiscal de Monaco pourrait lui plaire…, mais les ressortissants français ne bénéficient pas des mêmes avantages que les étrangers…, alors, aiguillé par ses conseillers, il sollicite la nationalité belge, que détenait son père biologique…, avec ce passeport, il pourrait résider à Monaco et voir sa note fiscale s’alléger considérablement.
Mais la procédure s’éternise et l’issue n’est pas garantie, surtout une fois la demande médiatisée et les accusations d’exil fiscal sorties dans la presse !

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En 2007, changement de cap: c’est à Gstaad que Johnny pose ses valises, alléché par la perspective d’un forfait fiscal de 607’000 euros annuellement.
Selon Les Inrocks, le chalet de Gstaad lui coûte 3 millions d’euros (achat et travaux) via deux emprunts « in fine »…
Johnny ne rembourse dans un premier temps que les intérêts, se réservant le règlement de la totalité du prêt pour une échéance ultérieure.
Le séjour suisse s’avèrera désastreux sur le plan financier : le forfait fiscal a beau être avantageux, Johnny Hallyday doit quand même s’acquitter en France de tous les revenus générés par les concerts, tournées et ventes d’albums…, de plus, après l’épisode du passeport belge, l’exil suisse nuit à son image et Optic 2000 résilie son contrat : entre 300’000 et un million d’euros de pertes par an.
Il finira par quitter le canton de Berne, direction la Californie.

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Ces errances ne lui épargnent pas les mésaventures fiscales : le Canard Enchaîné annonce en 2012 que le fisc lui réclame la bagatelle de 9 millions d’euros pour des impayés sur plusieurs années.
Et les dépenses ne cessent pas, comme avec un jet acheté pendant sa période suisse, en copropriété avec Tony Scotti, mari de son ex-femme Sylvie Vartan.
En 2015, Gala affirme que le chanteur cherche à vendre plusieurs propriétés, dont la résidence de Marne-la-Coquette (estimée entre 14 et 25 millions d’euros selon les sources) et le chalet de Gstaad.

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Finalement, c’est à Marne-la-Coquette que l’idole des jeunes aura rendu son dernier souffle…, après avoir brûlé la vie, vivant à se faire plaisir et à célébrer l’amitié avec des cadeaux tous plus fous les uns que les autres.
– Je suis complètement détaché des valeurs matérielles qui pourrissent et empoisonnent les individus. Mon argent me sert surtout à être libre et à vivre comme je veux…, expliqua-t-il un jour.

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Amateur de grosses motos et de voitures de collection, le rocker national menait grand train…, il voyageait au gré des saisons entre ses résidences Marnes-la-Coquette (ouest de Paris), Gstaad (station huppée des Alpes suisses), Saint-Barthélémy dans les Antilles, et Los Angeles…, toute la panoplie de la star cousue d’or.
Surtout, il trustait régulièrement le classement des chanteurs français les mieux payés : en 2016, il est encore deuxième avec 16 millions d’euros de revenus annuels-nets, selon le magazine Capital.
Il a toujours dépensé sans compter pour ses proches et les nombreux « potes » invités à suivre ses virées aux quatre coins du monde…., il a même offert sur un coup de tête une toile d’Andy Warhol à un de ses amis.

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Il en voulait toujours plus, en 2004, son divorce avec Universal jette une lumière crue sur ce côté peu reluisant…, Johnny a accusé sa maison de disques d’avoir mis en place un système pour l’asservir en profitant de sa situation financière désastreuse… c’était dans le but de recouvrer la propriété des bandes originales de ses chansons.
Conséquence : Procès…, les audiences furent l’occasion d’un grand déballage…, on y a découvert un rockeur couvert d’hypothèques, faisant appel à son label pour payer ses factures, éponger ses dettes et assouvir ses caprices… comme un prêt de 5 millions d’euros destiné à l’achat d’un yacht, jamais remboursé.
Au fil des années, Universal s’était porté garant auprès du fisc, avait racheté sa maison de Ramatuelle (la célèbre ‘Lorada’) et un hôtel particulier du XVIe arrondissement de Paris…, en contrepartie, Johnny avait régulièrement accepté des modifications de son contrat, lui avait cédé ses droits à l’image et ses droits sur le merchandising.

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Ses démêlés avec le fisc ont aussi abondamment défrayé la chronique, au point de devenir un sujet politique.
Dès 1975, l’administration fiscale le fait condamner à de la prison avec sursis et exige le remboursement de 100 millions de francs d’arriérés, somme qu’il ne réglera que partiellement dans les années 1990.

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Assujetti à l’impôt sur la fortune en France, il s’est régulièrement retrouvé au centre des polémiques sur les exilés fiscaux…, comme en 2006, lorsqu’il a demandé la nationalité belge… « en souvenir de son père », disait-il, avant d’y renoncer…., puis à nouveau lorsqu’il a décidé de s’établir une partie de l’année en Suisse, expliquant « j’en ai marre, comme beaucoup de Français, de payer ce qu’on nous impose comme impôts »… des propos qui, quelques mois avant la présidentielle, avaient déclenché une tempête politique.
L’idole des jeunes qui ne paye pas ses impôts, qui n’agit pas de manière solidaire envers les défavorisés qui sont ses fan’s acheteurs de ses disques…, c’est glauque !

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Ces dernières années, il était devenu résident fiscal aux Etats-Unis où ses plus jeunes filles étaient scolarisées.
En France, la réussite, c’est louche, on trouve ça dégueulasse…, déplorait-il en 2013 dans son autobiographie ‘Dans mes yeux’…. alors qu’il a accumulé un patrimoine immobilier conséquent : à commencer par la « Savan­nah », une imposante propriété à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine), où la star s’est éteinte.
Cette résidence située dans la commune la plus riche de France dispose d’un terrain verdoyant de près d’un hectare, avec piscine et terrain de tennis…, elle compte six chambres, ainsi qu’une salle de cinéma privée pouvant accueillir une ving­taine de personnes…, le tout dans 900 mètres carrés habitables.
Johnny et son épouse Laeticia cherchaient à s’en séparer depuis plusieurs années pour s’installer dans la capitale, mais ils n’ont jamais réussi à la vendre.
Selon Le Parisien, le couple avait espéré en tirer 35 millions d’euros en 2010, avant de revoir leurs prétentions à la baisse…, mais même en faisant passer le prix de vente à 26 millions, ils n’ont jamais trouvé preneur.
À l’époque, ce bien d’exception proposé avec ses meubles était plutôt estimé autour des 15-18 millions d’euros.

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Amateur de voitures et de motos de collection, Johnny aimait voyager au gré des saisons entre ses différents pied-à-terre…, car celui qu’on surnommait « le taulier » était également propriétaire d’un chalet à Gstaad, une station chic et branchée des Alpes suisses…, il se l’était offerte en 2006…, il en avait alors fait son domicile fiscal…, mais cette luxueuse bâtisse de 320 mètres carrés habitables répartis sur trois étages est en vente depuis fin 2014.
Elle fut un temps proposée par l’agence immobilière Cardis Sotheby’s International Realty au prix de 9,5 millions d’euros…, depuis, l’annonce a disparu du site.
Interrogé, le réseau de prestige n’a pas souhaité commenter cette information pour des raisons de confidentialité.
Mais à en croire Le Figaro, elle est toujours sur le marché…, dotée d’une vue imprenable sur les montagnes, la propriété dispose de neuf pièces dont six chambres, de deux terrasses exposées plein sud, d’une grande pièce de vie avec cheminée et un jardin avec cabane pour enfants.

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Entre deux tournées, « l’idole des jeunes » appréciait également se retrouver auprès des siens sur l’île de Saint-Barthélémy…, baptisée la « Villa Jade » (du nom de la deuxième fille de l’ex-chanteur), cette demeure de 500 m² comprend huit chambres et peut accueillir jusqu’à seize personnes.
Depuis 2015, ce bien haut de gamme est proposé à la location via l’agence St.Barth Properties, pour 50.000 euros la semaine.

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L’ouragan Irma qui a dévasté les Antilles en septembre 2016 a épargné la propriété de Johnny Hallyday.
Johnny avait surtout un faible pour les États-Unis, où il était installé depuis une dizaine d’années.
Son histoire d’amour avec le nouveau monde a débuté dans les années ’60 lorsqu’il est parti pour Nashville (Tennessee), afin d’enregistrer son premier album exclusivement chanté en anglais, « Sings America’s Rockin’Hits ».
Mais ce n’est qu’au tournant des années 2010 que le rockeur français a décidé de s’installer définitivement à Los Angeles, dans le quartier huppé de Pacific Palisades.
Cette demeure de 650 m² dotée de sept chambres et de dix salles de bains est estimée à plus de 8,5 millions d’euros…, et parmi ses voisins, Johnny comptait quelques noms célèbres, parmi lesquels Tom Hanks, Ben Affleck, Reese Whiterspoon, Adam Sandler ou Katie Holmes…

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En 2015, le fisc a mis au jour un montage complexe d’optimisation fiscale (fraude fiscale) empruntant des circuits exotiques.
Précisément, le chanteur faisait partir des dividendes vers une holding luxembourgeoise baptisée « Nerthus Invest », qui appartenait elle-même à Gedar SA, une holding immatriculée dans un autre paradis fiscal, le Liberia, et contrôlée par Johnny lui-même.
Le but recherché par Johnny Halliday : « Ne payer d’impôts nulle part, merde aux pauvres et à la solidarité » !

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Précisément, le redressement portait sur les dividendes distribués par la société française Pimiento Music SAS, qui exploite l’image de Johnny et détient les droits sur 93 de ses chansons.
En pratique, ce montage permettait que ces dividendes échappent à l’impôt en France, au Luxembourg, et au Liberia…, Johnny a utilisé une disposition du code des impôts français qui permet de ne pas payer d’impôts sur les dividendes si ces derniers sont envoyés vers un autre pays de l’Union européenne.
En théorie, ces dividendes doivent alors être taxés dans l’autre pays européen…, mais Johnny a ensuite utilisé une niche fiscale luxembourgeoise, celle des Soparfi (Sociétés de participations financières), pour éviter de payer des impôts dans le Grand duché…

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Le fisc a jugé que ce montage avait été mis en place pour échapper à l’impôt…, il a donc estimé que Johnny n’avait pas droit à l’exonération des dividendes, qui devaient être taxés en France à hauteur de 15%, ce que les fiscalistes appellent la retenue à la source :
« Lorsque les dividendes sont distribués par une société française à une société européenne, puis sont redistribués à une société hors de l’Union européenne, le fisc français effectue souvent des redressements en arguant que la société européenne n’a pas de substance réelle et constitue un simple conduit vers un bénéficiaire non européen »…

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Le chanteur ayant voulu délibérément échapper à l’impôt, cela lui a valu une majoration du redressement de 80% pour « abus de droit ».
Johnny a demandé un sursis pour le versement au fisc de 139.105 euros correspondant au redressement sur les dividendes versés en 2008 et 2009.
Il prétextait très sérieusement ne pas avoir de quoi payer cette modeste somme sous le fallacieux prétexte que ce paiement contraindrait Pimiento Music SAS à se déclarer en état de cessation de paiement à brève échéance en l’absence d’actifs susceptibles de couvrir la dette d’impôt réclamée.
Mais le chanteur a été débouté par la cour d’appel le 17 septembre 2016, puis par le Conseil d’État ce 10 février 2017.

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Historiquement, le propriétaire et président de Pimiento Music SAS était Johnny lui-même…, mais en 2007, il a cédé le capital à la holding luxembourgeoise Nerthus Invest… et la présidence de la société à son comptable, Pierric Carbonneaux le Perdriel, mais celui-ci a pris ses distances avec Johnny en 2012.
Depuis lors, la société a pour présidente Elyette Boudou (81 ans), grand-mère de Laeticia.

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Les comptes de Pimiento Music SAS étaient audités par l’avocat marseillais Olivier Belnet, parent de Renaud Belnet, l’avocat fiscaliste de Johnny.
Renaud Belnet a aussi été un des administrateurs de Nerthus de 2007 à 2009, date à laquelle il a été révoqué.
Enfin, Gedar SA avait pour représentant Raphaël Docquier, expert comptable travaillant chez PwC et auteur d’un mémoire sur le « blanchiment d’argent ».

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Rappelons que l’ancienne idole des jeunes s’est exilée fiscalement en Suisse en 2006, mais doit toujours payer en France des impôts sur ses revenus générés dans l’Hexagone.
Contacté, l’avocat de Johnny Hallyday, Ardavan Amir-Aslani n’a pas répondu.

Ce que le fisc reproche à Johnny Hallyday
« L’administration fiscale a estimé que Pimiento Music SAS, en versant les dividendes à la société luxembourgeoise Nerthus Invest, a participé à un montage ayant pour seul but d’éluder l’impôt, à savoir, de faire échapper M. Jean-Philippe Smet [Ndlr: vrai nom de Johnny Hallyday], résident fiscal suisse, à l’application d’une retenue à la source de 15%. Selon l’administration, ce montage a consisté dans la mise en place d’une chaîne de participations par l’interposition de cette société Nerthus Invest, elle-même détenue par la société Gedar, contrôlée par M. Smet et ayant son siège au Libéria, et à laquelle, le 9 mai 2007, M. Smet a cédé tous les titres qu’il détenait dans Pimiento Music SAS. L’administration a relevé l’absence de toute substance de la société Nerthus Invest, dont les bilans ont révélé l’absence de moyen matériel et de salarié. Nerthus Invest ne détient de participations que Pimiento Music SAS et dans la société Artistes et Promotion, et notamment pas dans les sociétés ayant géré les tournées ultérieures de M. Smet. Nerthus Invest ne réalise aucun chiffre d’affaires, se borne à comptabiliser les remontées de dividendes de ses filiales, et ne dispose que d’une faible trésorerie. Il résulte des documents saisis que les dividendes versés par Pimiento Music SAS à la société Nerthus Investment étaient immédiatement reversés à M. Smet par la société Nerthus Invest, sous couvert de la société Gedar. L’administration en a conclu que M. Smet est le bénéficiaire réel des dividendes, seul un intérêt fiscal justifiant l’interposition de la société Nerthus Invest, qui constituée sous forme de Soparfi, n’était pas imposable au Luxembourg sur lesdits dividendes, ces dividences ayant par ailleurs été distribués en exonération d’impôt [en France] grâce à l’interposition des sociétés Nerthus Invest et Gedar. Ainsi, grâce à ce montage, les dividendes en cause ont été distribués par Pimiento Music SAS en franchise de retenue à la source, alors que celle-ci aurait, en l’absence de montage, été appliquée au taux de 15% » (extrait du jugement du tribunal administratif)

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