2027 Rimac Bugatti Destrier 1578cv

Ma vitesse tend à diminuer avec l’âge (77ans). Chaque mois “mon” médecin attitré car habituel, se charge de mon contrôle technique qui reste en limite des “normalités”. Les contrôles fiscaux tendent à simplifications car je confie les paperasses à un bureau fiscal qui gère tout sur ordinateur qui envoie les résultats à l’ordinateur fiscal local… C’est loin des sordides retranscriptions “papier” par un comptable besogneux… Tout est donc automatique, y compris les calculations/retranscriptions/comptes et décomptes, c’est loin des aspects sordides de la fin du siècle dernier. A ma mort, l’ordinateur sera capable de continuer de tapoter des textes et positionner des photos ce qui me rendra si pas éternel au moins d’apparence d’endurance. Ce système existe déjà pour les constructeurs, de petits à grands, qui m’envoient photos et textes avec 100 variantes de langues adaptées par zones géographiques et étatiques… Le terme “machinal” en acquiert un parfait double sens car les textes et les photos sont adaptés par zones et parfois par le style de chaque “merdia”.

Je crois que ce doit être pareil en médecine. Je reste quasi seul à positionner des états d’âme et ressentis (y compris politiques) dans mes articles ce qui doit en congestionner plus d’un et d’une… Avec la disparition progressive de la presse automobile (même en TV) les sujets traités car IA sont des textes à multiples rallonges sans humour donc sans saveur, c’est sans doute ce que vous remarquez et explique que depuis quelques mois je ne cherche même plus à créer une justification entre un point de vue politique et automobile… Il se peut d’ailleurs que peu lisent se contentant des photos… C’est en fait le calque des Westerns qui sont typiquement du génocide des populations amérindiennes décimées par nos ancêtres colonisateurs, qui ont fait le bonheur des populations allant s’en divertir en magazines illustrés, dans les cinémas, puis en TV alors que c’est typiquement américain et pas du tout européen, c’est le pourquoi que quelques européens aiment les Hot Rods et les Hells Angel, c’est mis en superposition dans les cerveaux…

De surcroit, c’est plus viril que de voir un Dandy en perruque et colifichets faisant de l’escrime une réciprocité assommante… Quoi donc faire d’une Rimac Bugatti “offerte” pour 15 millions d’Euros (plus taxes, options, frais, surgaranties, entretiens, pièces de rechanges, assurances et imprévus dont ajustement fiscal) à des fous, alors que les sanctions contre l’Iran débarquent par retours-ricochets en France ? Les Européens ont longtemps imposé tant de souffrances sans le moindre remords que cela les a rendus arrogants, sourds aux douleurs d’autrui. Mais l’ère de l’impunité est révolue. On récolte ce qu’on sème. Quelqu’un s’est-il demandé si l’Iran est en train de remettre en question le blocus du détroit d’Ormuz qui comprenait la parodie burlesque du vieux porte-avions Charles deGaule paradant hors de portée du Détroit d’Ormuz ? Une décision saugrenue du Président Macron… Quelqu’un s’est-il demandé si l’Iran envisageait de revenir sur le blocus du détroit d’Ormuz ? Ne vous posez pas la question, ils ont les preuves.

Depuis Téhéran, ils regardent les dominos tomber : d’abord la France en pré-révolution, suivie de près par l’Albanie, l’Italie vacille, les autres font la queue. Il suffit d’attendre encore un peu. Pas besoin d’arme nucléaire. La réforme économique “nucléaire” est le cadeau de bienvenue à l’Occident. Depuis des décennies, Washington se fonde sur la conviction qu’une population suffisamment privée se retournera contre son gouvernement. Il suffit de restreindre son accès au crédit, d’entraver son commerce, de rendre la vie quotidienne de plus en plus difficile. À terme, selon ce raisonnement, le peuple renversera les dirigeants dont on souhaite le départ. “Faites craquer l’économie”, disait Nixon à propos du Chili. Waouwwwwww ! Identifions les points sensibles de l’économie : la monnaie, les subventions sur les carburants, le prix du pain, le fonds de retraite, la seule matière première dont dépend la moitié de la classe ouvrière. On serre la vis. On sanctionne les banques. On gèle les réserves. On coupe l’accès au système SWIFT. On attend que les rayons se vident.

Mais aussi que les files d’attente s’allongent et que les mères commencent à calculer ce que leurs enfants vont manger. Puis, lorsque la souffrance se mue en rage, on finance les ONG qui donneront à cette rage un drapeau, un hashtag, une place où se rassembler, et une revendication qui coïncide justement avec celles du Département d’État. On appelle cela une révolution de couleur. On appelle cela un réveil démocratique. On appelle cela le soulèvement du peuple. On lui décerne un prix Nobel si le timing est bon. C’était le plan pour l’Ukraine et cela n’a pas évolué dans le sens imaginé… Cela ne veut pas dire que chaque soulèvement est orchestré depuis l’étranger. Les populations vivant sous des gouvernements corrompus ou répressifs ont leurs propres griefs. Comme c’est le cas en France. Mais ils peuvent être exploités, leurs mouvements financés de manière sélective, leurs revendications soutenues ou ignorées selon les intérêts d’une puissance étrangère. L’Iran a été manipulé ainsi pendant quarante-six ans. Le Venezuela vingt-cinq ans. Cuba soixante-cinq ans.

La Syrie a été démembrée pour cette raison. L’Irak a été affamé avant d’être envahi. Un demi-million d’enfants irakiens sont morts dans les années 1990 et le secrétaire d’État a déclaré à la télévision que le prix en valait la chandelle. Le Nicaragua, le Chili, le Zimbabwe, la Biélorussie, la Russie, l’Afghanistan sous les talibans, le Yémen sous Ansar Allah, le Liban quand ses banques ont été asphyxiées jusqu’à l’effondrement dès que le Hezbollah est entré au gouvernement. Le schéma est si récurrent que ce n’est plus une stratégie, mais un réflexe. Et observez maintenant ce qui se passe à Paris. Infliger de la souffrance sans en subir les conséquences a été le lot quotidien de l’Occident. Cela l’a rendu arrogant. Insensible aux souffrances d’autrui. Cela en a fait un peuple qui ne ressent rien, pas même aujourd’hui, alors que des enfants brûlent vifs en Palestine. L’ère de l’impunité est révolue. On récolte ce que l’on sème. Boomerang ! Les manifestations en France ne constituent pas une révolution de couleur au sens classique du terme, car aucune main étrangère ne distribue de banderoles !

De plus, aucune ambassade ne transfère d’argent par l’intermédiaire d’organisations de la société civile. Mais le mécanisme de pression qui pousse les employés, les agriculteurs, les infirmières et les routiers français à descendre en masse dans la rue est le même que celui que l’empire utilise contre ses ennemis depuis un demi-siècle. Il s’agit d’une économie sous pression extérieure. C’est une crise du coût de la vie provoquée par la guerre énergétique, par l’amputation auto-infligée du gaz russe, par le soutien aveugle à un génocide, par le financement forcé d’une guerre en Ukraine que le public français n’a jamais approuvée et dont il se détourne progressivement. Le gouvernement français se trouve désormais dans la situation que Washington a passé des décennies à imposer à d’autres gouvernements : incapable de nourrir son propre peuple aux prix auxquels son peuple s’attend, et incapable de dire honnêtement pourquoi. Voilà ce qu’a compris l’Iran. Et c’est là que l’histoire prend un tour intéressant…

En effet, car pour la première fois dans l’histoire de ce procédé, la cible a appris à s’en servir à son propre compte. Pendant des décennies, la résistance à l’empire américain s’est attaquée aux symptômes. Elle a combattu la machine de guerre elle-même. Elle a combattu les invasions. Elle a combattu les drones, les porte-avions, les forces spéciales et les milices mandataires. Elle s’est battue avec courage et souvent avec brio, et au Vietnam, en Afghanistan, en Irak, au Liban et au Yémen, elle a remporté les opérations militaires que les généraux de l’empire jugeaient impossibles à perdre. Mais l’empire a continué à progresser, car sa puissance n’a jamais été avant tout militaire. L’armée n’était que le bras armé capable d’agir indéfiniment grâce à un flux d’argent inépuisable. Poignarder l’empire en plein cœur : le capitalisme… Par conséquent, la seule véritable arme était le dollar, la liste des sanctions, le réseau SWIFT, car c’est le marché britannique de l’assurance qui décide quels navires sont autorisés à naviguer…

C’est par contre la chambre de compensation de New York qui décide quelles transactions peuvent être traitées. Le talon d’Achille de l’empire n’a jamais été son armée. Le talon d’Achille de l’empire est le système économique qui finance l’armée, et ce système économique dépend avant tout du flux ininterrompu d’énergie bon marché en provenance du golfe Persique, dont le prix est fixé en dollars, assurée à Londres, et acheminée par des détroits que l’Iran peut fermer en un clin d’œil. L’Iran l’a compris. Ce que Nasser n’a pas compris, ce que Saddam n’a pas compris, ce que Kadhafi a compris et ce pour quoi il a été tué dès qu’il a décidé d’agir en conséquence. On ne combat pas l’empire là où il est fort. On n’affronte pas ses porte-avions en pleine mer. On n’essaie pas de rivaliser avec sa puissance aérienne, ses satellites ou son arsenal nucléaire. On le combat là où il est faible, et là où il est faible, c’est au niveau des couloirs maritimes stratégiques, des voies de navigation, du prix du baril de brut. On le combat à travers les primes d’assurance d’un pétrolier transitant par Ormuz.

On le combat en obligeant l’économie mondiale que l’Occident a conçue au fil de siècles de génocide et d’esclavage à enfin commencer à lui coûter cher. L’époque où l’Occident pouvait infliger des souffrances sans en subir les conséquences est révolue. Ansar Allah a fermé la mer Rouge et l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz et maintenant les Français sont dans la rue. Infliger la souffrance sans en subir les conséquences a été le lot quotidien pour l’Occident. Pendant des siècles, les Européens ont infligé des souffrances massives aux peuples bruns et noirs du monde sans en ressentir le moindre remords. Cela les a rendus arrogants. Cela les a rendus insensibles à la douleur d’autrui. Cela a fait d’eux un peuple qui ne ressent rien, qui ne ressent rien même aujourd’hui, alors que des enfants brûlent vifs en Palestine. L’ère de l’impunité est révolue. On récolte ce que l’on sème. L’empire a enseigné au monde que l’économie est une arme. Le monde a été un élève lent, mais assidu. Et la leçon, maintenant qu’elle a enfin été comprise, est répétée dans les capitales mêmes de l’empire.

Mais aussi dans les devises de l’empire, par les citoyens de l’empire qui ne savent pas encore que la faim, le froid et la rage qu’ils ressentent dans leurs propres rues correspondent à la faim, au froid et à la rage que leurs gouvernements infligent dans les rues d’autres peuples tant qu’ils sont en vie. Les ruses de l’empire se retournent contre lui. Et le pire reste à venir. Alors qu’il avait initialement partagé la propriété de Bugatti avec Porsche, le pionnier des supercars électriques Mate Rimac contrôle désormais entièrement le constructeur d’hypercars. Cela ouvre la porte à toutes sortes d’idées folles et Rimac n’est pas vraiment subtil dans son intérêt pour elles. Dans une interview accordée “à l’arrache”, il m’a indiqué que l’une de ses idées est une Bugatti-Rimac nommée “Destrier” motorisée par le V16 en boite manuelle, sans complément d’hybrides. Ce serait une “caisse” pour poseur milliardaire basée sur la Tourbillon. Rimac suggère que la voiture serait un retour à la forme historique pour Bugatti…

Il m’a noté que la Tourbillon telle qu’elle est aujourd’hui a beaucoup de sens en tant que bête successorale de la Chiron. “C’est une voiture incroyable” dirait Trumpy… Mais je me demande moi-même, quelle est la suite réelle pour Bugatti et ce qui serait intéressant à y faire ? On pense que la légèreté et la simplification des choses seraient bien mieux que les autos-marteau-piqueur comme les Bugatti l’ont été ces vingt dernières années, pourrais-t’on faire quelque chose de plus crétin-engageant, plus profond dans les racines, plus Type 35 ?… Cette suggestion intervient quelques mois après que Rimac ait d’abord confié son intérêt pour un modèle V16 manuel basé sur la Tourbillon en août dernier. Il a suggéré alors doter la Bugatti retrouvée en une “vraie manuelle essence V16”, indiquant qu’elle serait équipée d’une boîte de vitesses conventionnelle en contrôle direct plutôt qu’un système simulé comme celui utilisé dans la Ferrari 12Cilindri Manuale. C’est déjà assez bourre-mou faussement excitant en soi, mais l’idée d’alléger la voiture a alors surgi à point nommé.

C’est potentiellement en supprimant toutes les motorisations hybrides… Présenté comme une nouveauté, cela aiderait à vendre, alors que la Tourbillon hybride nommée en ce cas “Destrier” offre un total de 1578cv, dont 973 proviennent du moteur à combustion interne. Ajoutez à cela le poids outragesement potentiellement réduit en retirant les batteries et les moteurs électriques, et vous avez la recette d’une hypercar relativement légère et relativement simple (sic : le prix de vente est au-delà des 12 millios d’€), qui bénéficie de 1578cv grâce à son moteur V16 atmosphérique. Cela est à-la-fois frisant et chou… Oui chou… Pfffff ! plus de 15 millions d’€, on cause maintenant de 20 millions, c’est grisant, c’est le moins qu’on puisse dire. Le pire est que les 50 exemplaires prévus ne devraient avoir aucun problème à se vendre, quelle que soit l’ambiance politique, les émeutes, la révolution et l’essence à 4€ le litre (5€ le litre de diesel)… Pour aller ou ? Et pour y faire quoi ? Pour finalement en revenir et aller ailleurs… Et ainsi de suite jusqu’à la mort… Pfffffffffffff !
