Ford highboy 1932 by Bill Spike Sipko “Deuces Wild Rod Shop”… Waouhhhhhh !

Construit en Pennsylvanie (USA) et alimenté par un ZZ4 350ci V8, une discussion est née lors de sa découverte exposée au SEMA Show suite à un incident/accident causé officiellement par une avarie de la tuyauterie des WC jouxtant le stand d’exposition, alors qu’en réalité cela résultait d’un meurtre commis dans ces mêmes toilettes… Quels effets produisent l’odeur nauséabonde du staphylocoque ou la vue des vers grouillant sur une plaie jusqu’à l’os, sur le public ET les professionnels de la santé voués à soigner et à mettre à distance leurs affects ?

Ce sont les mêmes effets, comparativement, qui ont donné au public européen hébété, les abominations sociétales telles les dons par centaines de milliards à l’Ukraine (en réalité à Volodymir Zelensky qui remercie en partageant avec les donneurs et donneuses (les chefs et cheffes de gouvernements) par dizaines de milliards d’euros qui amènent aux prémisses d’une révolution sociétale car ayant ruiné l’Europe avec la France Macroniste en première ligne… Je vais donc oser une comparaison, avec un style de loisir automobile mêlant le Hot Rodding et le Kustom.

Cela a créé une guerre commerciale des parts de marché (ventes des magazines et insertions publicitaires) entre le Groupe Michel Hommel (Nitro) et le Groupe Patrice De Bruyne (Chromes&Flammes) qui va se solder par la faillite totale par dizaines de millions d’Euros du Groupe Hommel… De par le monde, cette fin de guerre commerciale coïncide avec l’abandon progressif par le public de la presse “papier” vers les magazines numériques et divers réseaux dit “associaux”… Dans ce renouveau, ChromesFlammes version WebZine couvre 250.000 abonnés dans le monde.

Mais le HotRodding et surtout la Customisation façon Georges Barris ne sont plus en phase ascensionnelle d’autant que quasi tous les “Grands-noms” de ce style sont décédés ou sont sur le point de l’être et que les “Grands-magazines” tels “Hot Rod” ont disparu sans succession, en ce compris le Musée Petersen repris par des affairistes… Ce désenchantement a ramené en France le Fumeux FUFU et son Omlet Baveuzzz survivants d’une apocalypse Kustom-Barnumesque qui n’ont plus que les réseaux associaux et une rancoeur de certains envers C&F pour tenter de survivre…

Il se fait que les survivants de l’épopée Française du Kustom (le Hot Rodding n’a jamais été performant, le Kustom étant mélangé aux KitCars interdits de circulation) ont soit fait faillite, soit ont disparu sans régler leurs dettes… C’est donc le désert réel avec la survivance des rêves via Internet et www.ChromesFlammes.com qui représente 250.000 abonné(e)s… C’est là, au dedans, que se nichent les mêmes rêveries que distillées par les films USA… C’est l’abomination “custom” dans un environnement sociétal de plus en plus apocalyptique…

Mais aussi par une agression des sens des tenants du “POLITIQUEMENT-CORRECT”... Comment, dans la production marginale contemporaine du Hot Rodding et du Kustomizing, le ratio institutionnel déliquescent affronte-t-il des objets automobiles issus de pratiques provoquant des affects aussi négatifs ? Bref, en ce Webzine ChromesFlammes nous nous sommes attachés à repérer ce qu’il en est du dégoût aujourd’hui en allant le débusquer dans des entreprises misérabilistes standardisées dont il fait l’objet. Le dégoût, nous dit le dictionnaire, c’est d’abord le manque de goût.

J’ajoute en second sens la répugnance que l’on ressent. Ce n’est qu’ensuite que le terme prend un sens plus moral, l’aversion que l’on éprouve pour quelque chose (exécration, horreur, répugnance, répulsion, déception, dépit, déplaisir)… D’où découle une réaction très négative, se traduisant par un malaise pouvant aller jusqu’à la nausée et s’imposant comme un affect dont l’expression est indissociablement somatique et psychique, mais qui peut prendre une signification morale. Nous ne sommes évidemment pas les premiers à nous intéresser à cette “sensation”.

S’intéresser au dégoût, c’est lever le voile sur la part d’ombre qui participe à la régulation des pratiques sociales. Cette part maudite s’insinue dans tous les espaces de la vie sociale et impose son total ordonnancement, à notre insu le plus souvent. Écrivains, essayistes, philosophes sont sans doute ceux qui ont le moins répugné à traiter du dégoût. Mais c’est la littérature surtout qui en a proposé, à sa manière bien particulière, une première forme d’objectivation. Elle s’y est confrontée, révélant notre ambivalence des objets qui provoquent le dégoût.

Indiquant l’intérêt qu’il y a à y travailler, Victor Hugo écrit au sujet des égouts, dans le tome V des Misérables, livre deuxième : “L’observateur social doit entrer dans ces ombres. Elles font partie de son laboratoire”. Parmi les nombreux auteurs de langue française qui se sont saisis de la question, il faut citer Rabelais, Sade, Hugo, Zola, Bataille, Céline et Artaud, auxquels on peut ajouter plus récemment Claude Simon ou encore Christian Prigent. En effet, l’immonde et la laideur n’ont cessé d’exercer sur la littérature et l’art en général un attrait mêlé de fascination.

Cette part de monstrueuse altérité que nous refusons d’abord de voir, l’art la déplace, mais en offre en même temps une première re-présentation. Ce n’est plus l’immonde à l’état brut, mais une représentation de celui-ci. Le dégoût perd alors un peu de son empire qui lui vient de son caractère irrépressible et difficile à penser. L’activité de l’écrivain ou de l’artiste a pour effet de le domestiquer et de le maîtriser, et, pour ce faire, de l’objectiver a minima. La psychanalyse a proposé une autre forme d’objectivation, qui va à son tour inspirer d’autres auteurs.

Dans son approche du dégoût, Freud souligne la puissante association entre le dégoût et l’excrémentiel, au point que tout ce qui est porteur d’odeurs fortes lui est annexé, renforçant par ailleurs la répugnance, déjà notée par Freud, à l’égard du sexuel seul. Mais la psychanalyse ouvre aussi la voie pour penser la réversibilité du dégoût : l’attirance et la fascination y apparaissent indissociables de la répugnance provoquée par les fonctions excrémentielles et génitales. Au point que l’on peut dire que le dégoût comme affect a servi de métaphore du refoulement.

Dans cette lignée interprétative psychanalytique, Julia Kristeva, quant à elle, fait du dégoût une forme de protection somatisée contre tout ce qui pourrait compromettre l’intégrité… Le dégoût n’est pas, par ailleurs, un objet inconnu des sciences sociales. Il a représenté pour un certain nombre d’auteurs, et non des moindres, un instrument de leur herméneutique : un moyen pour parcourir, du regard scientifique, le temps et l’espace social et contribuer à en dire les variations. L’espace social : c’est ce à quoi ont contribué tout à la fois P. Bourdieu, M. Douglas ou N. Elias.

Le temps : c’est aussi ce à quoi s’est attelé Elias à l’aide de la notion de processus de civilisation, il fait du “sentiment de répulsion, d’embarras et de dégoût” ce qui surgit lorsque le refoulement pulsionnel est incomplet, et qu’un individu ou un groupe manque aux règles de civilité. “Cette forme de pression sociale”, écrit-il “s’efforce de conditionner les membres de la société de telle manière qu’ils ne ressentent plus, face à de telles actions, que les émotions négatives, le déplaisir, la répugnance… La sensation de dégoût renverrait à un recul, même fugace, des mécanismes civilisationnels”.

C’est donc une double rupture dans l’auto-contrainte : chez l’individu qui ne se plie plus aux bonnes manières, et chez celui qui réagit par le dégoût à cet écart. La force de la sociologie processuelle d’Elias reste néanmoins d’avoir historicisé les modes d’incorporation des contraintes, ce qui permet d’éviter de considérer les émotions comme fixes et permanentes, au nom d’une humanité partagée entre hommes du passé et hommes du présent. Cela restitue les évolutions des réactions somatiques, où le passage de l’admis au dégoûtant joue un rôle central du processus civilisateur.

À la suite de Norbert Elias, on trouve certains historiens qui, comme Alain Corbin, déroulent explicitement, dans l’ensemble de leurs travaux, une histoire des mentalités s’intéressant aux évolutions des sensibilités. Tous se sont servis de ces affects et de leurs variations pour décrire le passage du temps. À rebours d’une perspective structuraliste qui fige goûts et dégoûts dans des règles et des classifications premières, anhistoriques, on peut ainsi restituer maints changements de standards des sensibilités au cours du temps, le tournant se situe entre XIXe-XXe siècle.

Cette période voit l’expulsion hors de la ville, et hors de la vue, d’un certain nombre de pratiques ou de phénomènes qui, jusque-là, avaient été bien acceptés, est à cet égard exemplaire. Il y a là à l’œuvre un processus de formalisation et d’occultation de ce qui dégoûte et répugne, de ce qui heurte les sens. La recherche d’un apaisement visuel pousse les contemporains à désinfecter la ville et à en évacuer ce qui menace la santé. C’est ainsi qu’on critique violemment les Halles, à Paris et qu’on craint les maladies vénériennes propagées par les prostituées…

Mais aussi qu’on excentre les cimetières, les prisons, les abattoirs, qu’on prohibe les mauvais traitements infligés publiquement aux animaux et que la vue d’automobiles Kustom-psychédéliques façon Rat-Rod ou débilitantes comme l’Omlett-Baveuze tend à une répulsion dans l’espace social qui est amplifié par le fait que goûts et dégoûts sont socialement construits… Bourdieu a montré combien le dégoût était peu naturel, lui-même socialement construit. Fonctionnant comme un marqueur de classe, le dégoût est d’abord celui de ce que goûtent, comme nourriture ou comme culture, les classes inférieures.

Mais plus subtilement, il est aussi un dégoût de l’abandon de leur attitude. Le goût classe, écrit Bourdieu, mais le dégoût déclasse, ce qui symptomatise la dévaluation et la délégitimation de pratiques d’en bas dans une société où la répugnance n’est que le revers du raffinement. Cette analyse, appliquée à l’histoire et, en l’espèce, à ce qui provoque la peur et l’inquiétude face à l’étrange, paraît pouvoir être appliquée à l’ensemble des sciences sociales… D’où leur inventivité et leur réflexivité.Bien, il est maintenant temps que je vous présente le Hot Rod que les photos illustrent…

Ce Hot Roadster Ford highboy 1932 a été construit par Bill Spike Sipko de Deuces Wild Rod Shop en Pennsylvanie pour un cout excédant 100.000$ plus divers frais… Il est motorisé d’un ZZ4 350ci V8 équipé de doubles carburateurs Edelbrock et associé à une boîte automatique trois vitesses TH400. La construction avec une carrosserie en acier dispose d’une suspension avant de style Mustang II, d’une suspension arrière à quatre liaisons, de bobinoirs réglables aux quatre coins, de freins à disques aux quatre roues et de jantes Boyd Coddington décalées.

Parmi les modifications supplémentaires, mentionnons un pare-brise Duvall, des boîtiers de phare sculptés avec des objectifs à trois barres à points bleus, des miroirs et des pédales, une direction par inclinaison, une chaîne stéréo et un éclairage modernes et un système d’échappement double. La carrosserie est finie en métal orange avec des accents noirs sur la garniture noire, et la voiture est équipée d’un haut souple noir amovible. Suite a un déménagement, il est maintenant légalement immatriculé en Arizona avec un titre du Montana : Ford 1932.

La carrosserie de ce Roadster en acier est une reproduction qui a été peinte en Orange Metallisé avec des accents noirs et dispose d’un haut souple amovible, d’un pare-brise Duvall, de barres d’écartement chromées et de boîtiers de phares sculptés avec des lentilles à points bleus à trois barres. Les rails de châssis ont été modifiés en un effet “en boîte” (des caissons). Les jantes Boyd Coddington décalées sont montées avec des pneus Goodyear 195/60R15 AV et 275/60R17 AR. Le châssis utilise une suspension avant Mustang II et une suspension arrière à quatre liaisons.

La cabine dispose d’un siège/banc rembourré en vinyle noir et comprend des pédales en billettes d’aluminium de chez Lokar, une chaîne stéréo et un éclairage “moderne”…, et une colonne de direction inclinable Indidit. Le conducteur reçoit en pleine face le bonheur de contempler le volant et une instrumentation comprenant un compteur de vitesse à 140 mph, un tachymètre de 8k tr/min et des jauges auxiliaires. Le compteur kilométrique affiche 252Kms quoique le kilométrage réel total est inconnu. Le ZZ4 350ci V8 est équipé de doubles carburateurs Edelbrock…


Un système à double échappement avec des prises arrière rectangulaires a été monté. Un radiateur en aluminium et des accessoires polis sont également montés (sic !). La puissance est envoyée aux roues arrière par une boîte automatique à trois vitesses TH400 et un essieu arrière Ford 9′′. La voiture est immatriculée comme étant une Ford Hiboy FB TL de 1932 utilisant le VIN 18132355. Si vous la voulez, prévoyez 100.000$ plus transports et taxes à l’arrivée en France, sans grandes chances d’obtenir une immatriculation.

