The Trog… Mélancolie…
Mélancolie, tout foul’camp… En seulement cinq ans d’existence sur la plage, le rassemblement “The Race of Gentlemen” (TROG) avair suscité un véritable raz-de-marée médiatique, contribuant à revitaliser la passion pour les Hot Rods et les motos anciennes. Plus de dix ans se sont écoulés depuis ce jour d’automne mémorable où une poignée de passionnés de Hot Rods avaient envahi la plage d’Allenhurst, dans le New Jersey, pour la première fois.
Le TROG a prospéré voulant relancer un mouvement qui remontait à une époque où l’on modifiait son véhicule préféré en le débarrassant de tout poids et pièces inutiles, puis en l’optimisant pour améliorer ses performances et sa vitesse. C’est l’essence même du Hot Rodding, que ce soit sur deux ou quatre roues. Et à la barre de ce parfait chaos charnel et coordonné se trouvait Meldon Van Riper Stultz, le cerveau derrière les machines.
Il oeuvrait avec son équipe Oiler MC/CC, qui faisait en sorte que la fête continue et que les bolides tournent à plein régime. Les règles du TROG ont changé au fil des ans. Les voitures devaient être de 1934 ou antérieures et les moteurs et pièces de performance ne devaient pas être postérieurs à 1953, dernière année de production du moteur Ford à soupapes latérales. Toutes les motos devaient être d’avant 1947, généralement des Harley ou des Indian.
En bagnoles, on y trouvait un bon nombre de marques anciennes comme Chevrolet, Hudson, Chrysler et même Essex, sans oublier la multitude de Ford. La variété était appréciée : elle rompait la monotonie. TROG ne s’est pas monté pas du jour au lendemain. Il avait fallu onze mois de travail pour organiser le premier spectacle et ce fut de même pour les années suivantes, chaque année. Et quel spectacle !
Son ambiance de cirque et ses touches foraines vous transportaient dans le temps, vous plongeant dans l’âge d’or des courses de Hot Rods des années 1940. Mel et son équipe Oiler ont passé chaque années s’ensuivant des semaines à Wildwood, dans le New Jersey, pour préparer les course. Cette station balnéaire est ainsi devenue le port d’attache permanent de TROG depuis la deuxième édition.
Plage de sable fin, grands espaces et atmosphère pittoresque faisaient de cette communauté balnéaire du sud du New Jersey un lieu incontournable. C’était le spectacle offert par la ville en dehors de la course qui impressionnait tous ceux qui vennaient de loin. Nul doute que le style rétro de Wildwood décuplait l’ambiance vintage du TROG et apportait une touche d’authenticité à l’événement. À 7 h du matin, Wildwood vibrait au son des échappements libres.
Motos et vieilles bagnoles sillonnaient les rues quadrillées de la ville, se préparant pour le rassemblement juste à l’extérieur de la promenade sur Ocean Avenue. À 8 h, les conducteurs étaient conduits à travers le “tunnel des regards”, l’entrée de la plage. C’était un peu l’équivalent, pour les passionnés de voitures de course, des courses de chars de la Rome antique : les participants pénètraient dans “l’arène” avec leurs bolides sous les acclamations…
C’était une foule compacte, avide de spectacle. Sur le sable, les pilotes se garaient dans les stands et préparent leurs bolides pour la course. Mel avait eu la bonne idée de tenter l’expérience des sandrails, car leur simple présence a suffit à attirer l’attention. La catégorie sandrail était aussi la réponse à tous ces jeunes qui disaient : “J’en rêve, mais je n’ai pas les moyens”. Eh bien si ! C’était tout à fait possible, même avec un petit budget.
Outre les sandrails, on retrouvait tout le répertoire habituel des Hot Rods : coupés, roadsters et speedsters de tous styles constituaient la majorité des 100 véhicules présents, aux côtés de 50 motos. Une fois la marée basse, la course commençait. Cette course était la seule dont l’horaire dépendait des marées et des phases de la lune. Le samedi était consacré aux essais, aux réglages et à l’apprentissage des départs glissants et de l’adhérence précaire sur le sable.
C’était un peu comme conduire sur la neige, mais avec une accroche plus prononcée, selon certains pilotes. La passion de la course était contagieuse. TROG rendait accro… Après avoir participé à cette course, on n’avait plus aucune envie d’aller à un salon automobile classique. Pourquoi rester assis sur un parking quand on peut être sur la plage, soulever du sable et exploiter pleinement le potentiel de son Hot Rod ou de sa moto ?
Après une journée complète d’essais et de réglages, les bolides étaient garés et le StarLux attirait les foules… et le soir, la plage s’animait : musique, boissons et démonstrations de Hot Rods endiablées. Le feu de joie attirait les participants comme des mouches et la fête continuait. L’accent était toujours mis sur le plaisir de la course automobile, même si beaucoup venaient pour se donner à fond et être compétitifs.
Nombreux étaient ceux qui avaient hâte de remporter le prix de leur catégorie. Les pilotes s’affrontaient par équipes selon la cylindrée de leur moteur. Motos et Hot Rods avaient leurs propres catégories, classées par cylindrées. C’était une course de gentlemen : les pilotes parcouraient un huitième de mile et désignaient un vainqueur. L’action était intense et palpitante dans la dernière ligne droite, avec des duels acharnés et des chronos impressionnants.
Inutile de dire que le public était conquis ! Alors que les festivités touchaient à leur fin, Mel savait qu’il venait d’assister à un moment historique du Hot Rod. C’était le succès retentissant dont la Course des Gentlemen avait besoin après des années difficiles. Pour Mel, c’était une sorte de revanche, un poids en moins. C’était de loin la meilleure année. Tout fonctionnait de mieux en mieux.
Les Hot Rodders et les Bikers avaient appris à maîtriser la plage et les marées, et s’étaient préparés en conséquence. Chaque année, c’était la loterie. Merci, Dame Nature, ce cirque avait besoin d’une pause. Même Bruce Springsteen, était présent le dernier dimanche, prenant des photos sur la ligne de départ sur la côte du New Jersey. “The Race of Gentlemen” maintenant se tient l’été au musée Harley-Davidson de Milwaukee.
Le rêve devenu réalité, un rêve qu’on n’avait même pas osé imaginer qu’il se terminerait… Bye Bye… Non ! TROG revient à Wildwood en 2026, du 1er au 4 octobre 2026 ! Waouwwwww ! Vous-y allez ? Vous réservez ?





























