Ford Highboy’32 Ukrainian Apocalypse…
Le décalage s’accentue entre l’actualité mondiale centrée sur le détroit Iranien d’Ormuz, ainsi que le conflit Ukrainien, et mes histoires de Hot Rod’s et Kustom’s… Notez que leurs superpositions avec un 3ième élément, crée du surréalisme ludique… Stanley Kubrick en réalisant “Apocalypse Now” avait créé une divergence bienvenue, accentuée par le massacre au Napalm d’un village Vietnamien pour qu’un champion conscrit puisse surfer sur les vagues de la plus belle zone y propice ! Avant le prologue paradoxal et jouissif de Jim Morrisson, ce sont les pales d’hélicoptères qui ouvraient “Apocalypse Now”...
Plan fixe sur un alignement de palmiers prêts à flamber… le bruit saccadé qui spatialise cet horizon mortifère est un motif qui sera la ligne mélodique de tout le film. En hachures, elle tronçonne le réel et permet la confusion initiale d’un homme à l’envers qui ouvre les yeux sur un monde incertain. Le ventilateur de la chambre d’hôtel n’est pas l’abri climatisé de la guerre, tout, dès lors, est sous le signe de la dualité. L’une des grandes forces de ce film qui dépasse les 3h20 dans l’ultime montage, est de mettre en place une gradation fondée sur un double mouvement… On devrait créer un nouvel Apocalypse Now Ukrainien…
Ce serait également, avant tout, une voix enregistrée, distillant des haïkus apocalyptiques, suivie d’une photographie de Zeelinsky, avec textes, coupures de presse, documents militaires… Au gré des faits qui remontent à la source, on assemblerait les pièces d’un puzzle dont la clé de voute serait une béance, un vortex qui aspire tout ce qui l’environne. A cet assemblage iconique répondrait l’autre aspect de ce voyage initiatique : la dynamique du délitement… Alors que le champ s’ouvre après une heure de huis clos psychotiques, de conciliabules entre chefs Européens, le décor reviendrait aux personnages à part entière.
Dans la première partie, ce sont les milliards offerts en dons ristournés qui occupent le devant du tableau, le tout arrosé d’un feu créé par des drones qui sillonnent les airs. A mesure qu’on quitte le théâtre des opérations, le ciel fait place à la terre, sombre et hostile, au profit des traitres se partageant les dons par milliards, le fumiste Zeelinsky finissant masqué par une boue liquide. La brume qui cache les réalités, est tout d’abord l’œuvre des politiques par l’emploi de discussions “fumigènes”, avant qu’elles n’émanent de la presse elle-même aux ordres, ce qui permet à des caricatures oniriques de surgir, fantomatiques.
Tout, dans le voyage vers la fin d’un monde par pourrissement politique, impose le regain de la nature sur la civilisation. Le dernier bastion avant le repère du “Félon Zeelinsky” est une délégation franco-allemande occasionnant des discussions creuses qui tournent à vide, entre félons, à la française… Une séance de distribution des retours sur dons par milliards venant des impôts européens, occasionne la participation de tous dans une belle séquence de transition avec la suite du voyage aux tréfonds de la psyché. Lorsque le périple reprend, on ne voit plus que des bribes, ou les éléments qui en découlent après l’âge d’or…
Mais cet âge d’or des dons incessants par milliards partagés n’est pas pour autant occulté. Occupant la première moitié du film à réaliser, il marquerait la volonté de mettre en scène un film épique et, au sens propre du terme, spectaculaire. L’arrivée sur le terrain des pontifes Européens serait introduite par une équipe de télévision aux ordres et, symétriquement l’accueil au repère de Zeelinsky, puisque ceci est un projet de nouveau film à la gloire d’Ursula la Hyène qui demande aux soldats de faire comme si elle n’était pas là : s’en suivraient les scènes les plus connues et baroques des dons avec retours.
L’ironie dominerait très largement l’enthousiasme de l’Europe au combat. Dans le film Apocalypse Now, avait été recréé une mythologie (les walkyries), qui avait déplacé une culture (les Beach boys, les bunnies, le surf, les Rolling Stones) pour finir par comparer cette guerre à Disneyland. Il faudrait faire pire encore. Obsédés par l’image et le message explicite, cela irait jusqu’à orner les machines de guerre du visage d’Ursula avec l’inscription “Death from above”, diverses scènes ajoutées d’embrassades entre dirigeants approfondirait ce rapport. On les maquillerait en vampires dans l’esprit du mythe fantasmatique.
Lorsqu’ils réapparaitraient, au bout de 2h40 de copulations dantesques, Volodymyr Zeelinsky et Ursula la Hyène auraient épuisé les merdias traditionnels pour exister, incarnant les deux créatures vomies par cette guerre d’une violence insensée. Dans une “putain d’idolâtrie païenne”, il et elle ont recréé la barbarie et tout est esthétisé par des spécialistes des films publicitaires. Ce qu’on reproche à Volodymyr, ce n’est pas de tuer en temps de guerre (autant verbaliser pour excès de vitesse un pilote de F1), mais les profits gargantuesques qu’il en tire et l’ascendant qu’il a sur les chefs et cheffes d’Etat…
Dans ce bordel on bombarde des maisons, on confond civils et soldats, bombes et chiots. Dans cette guerre le Dieu malade d’un monde décadent c’est le clown Zeelinsky… Et pour l’Iran c’est le tandem Trump/Netanyahou qui forme la monstruosité de ce dont est capable l’homme ! Ce sont en effet les chefs autoproclamés d’un univers de corruptions infinies qui touchent nos chefs d’Etats complices. C’est la fin de l’ancien monde “à la Charles de Gaule”. Le nouveau a été créé sur base de compromissions qui perdurent et dont on sort ravagés… L’inquiétude des populations se trouvant dans les conséquences engendrées !
Le cœur des ténèbres, l’Apocalypse Now, maintenant, entraine notre obligation, à chaque conflit, de redéfinir l’homme à la baisse. Car les disciples aveugles sont bien plus effrayants que leurs mentors soumis au pouvoir, aux ordres, à l’ordre d’un autre monde… Il est en pleine autodestruction organisée notre monde… Voilà ce que nommaient Kurtz et Coppola : Horror. Horror… Je préfère fuir et vous faire vivre le Hot Rodding que porte Chromesflammes depuis les seventies en Europe… Notez que ce n’est pas simple à mettre en page ni à mettre “en ligne” car les sanctions pénales/fiscales sont brandies… Censure !!!
Depuis les débuts du Hot Rodding, des artisans talentueux apprenaient sans cesse de nouvelles techniques pour concevoir des véhicules longs, bas et rapides. Si certaines de ces techniques nécessitaient des ajustements, les passionnés de Hot Rods continuent de les reproduire plus de 60 ans après. Le Hot Rod Coupé Ford 1932 présenté ici est un excellent exemple inspiré des Drag Races amateurs. Cela mêle des pièces des années ’50 et ’60. Mais ce qui fait le charme de cette voiture, ce n’est pas sa mécanique : c’est son attitude, et ça, ça ne s’achète pas… Du moins pas facilement ! Il faut de l’imagination…
Mike Barillaro est à l’origine de la conception et de la réalisation de ce Hot Rod, incarnant à la perfection l’esprit d’antan. L’allure agressive de ce Ford Coupé Deuce est intemporel… Mike Barillaro est bien plus jeune que la plupart des passionnés de Hot Rods, mais sa passion lui vient de son frère Jim Barillaro, pilote de dragster et propriétaire d’un atelier de préparation automobile dans le Connecticut. Il a donc grandi entouré de voitures. Mike et son frère Jim possèdent et gèrent “Barillaro Speed Emporium” , un atelier de Hot Rods à Knoxville, dans le Tennessee… J’y suis allé voir pour en réaliser cet article.
Ils sont spécialisés dans la fabrication de pièces métalliques. Mike s’est rendu compte que la gestion de l’entreprise lui laissait peu de temps pour ses projets personnels, et l’un d’eux était constamment mis de côté. Pour comprendre pleinement l’histoire de ce Hot Rod Ford Coupé’32 au style traditionnel, il faut savoir que les frères Barillaro appréciaient déjà ce Hot Rod bien avant qu’il ne prenne la route. C’est une voiture qui appartient à la famille depuis toujours, du moins de mémoire de Mike. Vestige d’une ancienne voiture de dragster, ce coupé modifié a été le sujet d’innombrables croquis, rêveries et conversations.
Enfants, Mike et son frère jouaient dans la vieille carrosserie, et dans les années ’90, ils l’ont descendue du grenier de la grange de leur père. Ils rient encore de cette journée mémorable. Vers l’âge de 19 ans, Mike a racheté la carrosserie et deux longerons à son père, lui remboursant (à l’américaine) le prix d’achat initial de 1.600 $. Il était temps de concrétiser son rêve ultime, mais le chemin serait long. Ce serait néanmoins l’un de ses projets les plus gratifiants. C’est grâce à l’aide de son frère Jim, de son ami Mike Whitney et du soutien de sa femme, Lindi… Voici comment tout cela s’est déroulé….
Les jantes avant sont des Ford d’origine de 16x4po, tandis que les jantes arrière “Wheelsmith” sont des 16x7po. L’allure si particulière de la voiture est le fruit d’un châssis profondément modifié. Tout a commencé avec deux longerons de Deuce Coupé de 1932, achetés chez “Just-A-Hobby”, que Mike a ensuite modifiés pour obtenir la silhouette qu’il souhaitait. Il a d’abord renforcé les longerons, puis a resserré l’avant et accentué le déport à l’arrière. Il a également fabriqué ses propres traverses et utilisé des ressorts quart-elliptiques “Pete & Jakes” à l’avant et à l’arrière.
Cette suspension sur mesure lui a permis d’avancer l’essieu avant et d’allonger l’empattement à sa convenance. Le châssis surbaissé a alors été associé à un essieu arrière “Super Bell” abaissé de 10 cm, maintenu par des triangles de suspension arrière de Ford’40. Le pont “Winters” à changement rapide mesure 145 cm de large. Le freinage est assuré par un maître-cylindre “Pete & Jakes” , alimentant des tambours avant de Ford 1940 et des tambours arrière de 23 cm. Les pneus “Firestone Dirt Track Coker” , en dimensions 5.00-16 et 8.90-16, offrent un déport de 12,7cm (5po) qui accentue l’allure de la voiture.
Les jantes en acier noir renforcent le caractère sportif du coupé. À l’avant, ce sont des jantes Ford d’origine de 16po, tandis qu’à l’arrière, ce sont des jantes “Wheelsmith” de 16 x 7po Le collecteur d’admission “Edelbrock” d’époque s’harmonise avec le reste du système… Poursuivant son travail de finition, Mike s’est attaqué à la carrosserie, modifiée des décennies auparavant. Il a nettoyé/simplifié est plus adéquat, la partie abaissée de 10 cm et il a comblé le vide du toit avec un insert sur mesure. Puis il a creusé les parois pour accentuer encore davantage le profil audacieux de la voiture… Le principal était réalisé…
Le haut du capot a alors été modifié pour que puisse se loger l’injection de carburant par empilement créé dans la précédente version du véhicule ; Mike a qonc remplaçé le panneau de capot et en a fabriqué un autre plus long de 7,5 cm pour compenser l’empattement allongé. Il a réduit la taille de la calandre, donnant à la voiture un profil plus harmonieux sous tous les angles. Les passages de roues surélevés s’intègrant parfaitement, Mike a évasé les bords comme sur une carrosserie roadster. Les modifications terminées, il acheva le travail avec la peinture monocouche “Limco”, couleur Bleu Washington Ford 1940.
Mike s’est chargé de la fabrication des planchers, du tunnel de transmission et des sièges, ainsi que des coutures de la sellerie en cuir marron. Un volant “Shaw” à quatre branches, relié à un boîtier de direction Schroeder sous le tableau de bord, apporte une touche sportive. Les instruments Stewart-Warner, intégrés dans un insert guilloché, confèrent à la voiture un style Hot Rod intemporel. L’intérieur personnalisé étant, de son coté, plutôt spartiate dans son apparence et sa simplicité… Mais bof… La puissance provient d’un V8 Ford Y-block de 5,1 litres (312ci) traditionnel. Voilà le gros du job…
Mike a assemblé le bloc-moteur en conservant le vilebrequin et les bielles d’origine, mais en installant des pistons “Jahns” pour porter le taux de compression à 10:1. Les culasses “ECZ-G” sont équipées de culbuteurs “Thomas” en magnésium d’époque. Un arbre à cames vintage, dont la marque reste un mystère, offre les performances optimales grâce à l’association avec le collecteur d’admission “Edelbrock 573” et trois carburateurs “Stromberg 97”. Des cache-culbuteurs “Edelbrock” en aluminium à ailettes, avec reniflards “Moon”, complètent le look vintage, de même que les filtres à air “Grace & Company” noirs.
Mike a conçu les collecteurs d’échappement “Tri-Y” en acier inoxydable et le système d’échappement de 57 mm (2-1/4po) avec silencieux “MagnaFlow” . Derrière le Y-block se trouve une boîte de vitesses manuelle “TREMEC” à 5 rapports, offrant à Mike une surmultiplication sur autoroute, tout en lui permettant de conserver le rapport de pont de 4,11:1, synonyme de dynamisme. Voilà… C’est tout terminé… La Deuce Coupe de la famille Barillaro, issue du monde du drag racing est terminée, chargée de souvenirs y liés, Mike a terminé son rêve d’une renaissance qui pourrait devenir cinématographique…
Il l’a par la suite entièrement re-démontée pour la repeindre pour atteindre une perfection (illusoire) et n’a pas ralenti depuis. La restauration finale a été officiellement achevée en début 2025 et la voiture a parcouru plus de 13.000 kilomètres depuis. Mike prévoit de la conduire encore plus souvent et de faire en sorte que ses deux garçons passent beaucoup de temps à son volant. Ce Hot Rod soigneusement préparé fait assurément partie de la famille Barillaro et continue d’attirer tous les regards, grâce à son profil agressif, son allure irrésistible et la passion de Mike pour le volant. Waouwwwww !






































