32’Ford Breece Coupe 303ci
Nous vivons dans un état de schizophrénie généralisée… On sent confusément que quelque chose d’essentiel est brisé, que le monde est devenu violent, absurde et destructeur, mais on continue malgré tout sa petite vie “dans le bocal” : travail, consommation, divertissement, couple, enfants. On sait et on ne sait pas en même temps… C’est ce que l’on peut appeler la schizophrénie mégapolitaine… La Schizophrénie est une division profonde, une coupure de la réalité, l’individu vit dans deux mondes contradictoires en même temps… et “Mégapolitaine” c’est ce qui est lié à la mégapole, à l’urbanisation totale, à la vie dans les grandes concentrations capitalistes.
Ce n’est pas un simple malaise ou une crise passagère, c’est le symptôme d’un système, le capitalisme, qui est entré dans sa phase terminale. C’est un système qui ne peut plus se développer positivement. Pendant longtemps, le capitalisme a pu se développer en augmentant la productivité et en créant de la richesse. Aujourd’hui, même lorsqu’il investit des centaines de milliards dans l’intelligence artificielle, les robots et les data centers, il n’arrive plus à augmenter durablement son taux de profit par l’investissement productif. Les machines remplacent de plus en plus le travail humain, qui est pourtant la seule source réelle de nouvelle valeur.
Face à cette impasse, le capitalisme privé ou d’état (aujourd’hui, c’est pour ainsi dire pareil) fait deux choses observables et effectives : 1° Il marchandise tout ce qui était encore gratuit ou commun : l’eau, l’air, le CO2, les fonds marins, les données personnelles, notre santé, nos émotions, nos relations, nos pulsations cardiaques… Rien ne doit échapper à la logique du profit… Et 2° quand cela ne suffit plus, il bascule dans une logique de destruction. Il ne se contente plus d’exploiter la vie : il commence à la détruire, à banaliser sa fin et, dans certains cas, à en faire un objet de jouissance. C’est ce que l’on nomme son esprit thanatique (esprit de destruction et de mort).
C’est dans ce contexte que l’on voit émerger des formes extrêmes de violence et de perversion, y compris chez des individus qui trouvent du plaisir à torturer, violer et tuer des enfants. Ces actes ne sont pas des anomalies ou des dérapages : ils sont l’expression la plus radicale d’un système qui, ne pouvant plus créer suffisamment de valeur, entre dans une dynamique de destruction. Ces monstres (que l’on peut appeler des “terrasses”, au sens philosophique : des êtres qui ont raté leur destination humaine) ne surgissent pas de nulle part. Ils sont produits par le système. Mais ils peuvent aussi agir et se multiplier grâce à la passivité de la grande majorité.
La plupart des gens restent dans un état d’abus : ils ont un regard partiellement, voir totalement, trompé par le système. Ils sentent que quelque chose ne va pas, mais ils restent enfermés dans leur quotidien, leur consommation et leur résignation. Cette passivité collective permet au système de protéger ses élites les plus compromises, les plus perverses. C’est pourquoi les réseaux impliquant des personnalités politiques, judiciaires, médiatiques et financières (comme dans l’affaire Epstein) sont si difficilement démantelés. Une exposition totale mettrait en danger la légitimité de l’ensemble de l’appareil d’État et de la classe dominante. Le système préfère donc sacrifier quelques boucs émissaires secondaires plutôt que de risquer une remise en cause globale.
Pourquoi les explications ethniques ou complotistes sont insuffisantes ? Parce que beaucoup de personnes dissidentes, à juste titre révoltées par ces horreurs, cherchent des explications simples. Ces explications contiennent bien entendu des éléments de vérité : il existe des réseaux d’élites protégés, impunies et/ou qui œuvrent depuis toujours. Mais elles restent insuffisantes et souvent contre-productives, pour deux raisons : Elles personnalisent et ethnicisent ce qui est d’abord un phénomène systémique, presque systématique. Le capitalisme en crise terminale produit ces logiques destructrices quelle que soit l’origine ethnique ou religieuse des personnes qui le servent à un moment donné.
Elles empêchent de comprendre la racine qui est un mode de production qui, arrivé à son terme historique, ne peut plus se maintenir qu’en intensifiant la destruction et en protégeant ceux qui la pratiquent. Le problème est bien plus qu’un complot ou une conspiration des familles. C’est un système (le capitalisme) qui est structurellement devenu thanatique (porté vers la destruction) et qui protège ses propres mécanismes de survie, y compris les plus horribles. Ensuite, l’histoire du XXe siècle montre que le problème ne se réduit pas au capitalisme privé occidental. Le capitalisme d’État bolchevique (et ses variantes) a lui aussi produit une société aliénée, bureaucratique et répressive, avec sa propre forme de domination et de mensonge.
Il n’a pas aboli l’exploitation, il l’a transformée. Aujourd’hui, une partie de la gauche mondialiste et transhumaniste, loin de représenter une alternative, prépare souvent les conditions d’un communisme de surveillance : contrôle numérique des populations, ingénierie sociale, dissolution des identités collectives au profit d’une gestion technocratique des individus. La Société fabienne, avec sa stratégie d’infiltration progressive des institutions, a largement contribué à cette évolution. Enfin, certaines attaques contre Marx relèvent de la même logique simplificatrice. Le problème fondamental va plus loin que l’origine ethnique ou religieuse de tel ou tel penseur ou dirigeant.
Le problème est un mode de production qui, arrivé à son terme historique, ne peut plus se maintenir qu’en intensifiant la destruction et en neutralisant toute perspective de dépassement réel. Dans ce contexte, la seule issue réelle n’est pas de «mieux gérer» ou de réformer le capitalisme (privé et d’État), mais de l’abolir pour permettre à l’humanité de retrouver son telos, c’est-à-dire sa destination humaine, dans une communauté libre et consciente : la Gemeinwesen. Bien entendu, cette perspective reste aujourd’hui largement utopique : le capitalisme de surveillance et de contrôle idéologique anticipe et neutralise dans l’œuf la plupart des tentatives de révolte organisée.
Mais il y a une raison plus profonde à cette difficulté : l’argent (le pouvoir, la marchandise) possède une capacité remarquable à récupérer et à retourner contre elles-mêmes les critiques les plus radicales. L’histoire en offre plusieurs exemples, une parole subversive a été capturée et mise au service de ce qu’elle dénonçait. C’est la force propre de la valeur d’échange : elle ne se contente pas de dominer, elle tend à absorber, à neutraliser et retourner ce qui prétend la dépasser. C’est pourquoi les réformes, les critiques morales ou les tentatives de moraliser le système restent largement impuissantes. Tant que la forme marchande persiste, elle garde la capacité de digérer ses propres contestations.
Cela ne signifie pas qu’il faille renoncer à la lucidité. Au contraire. Dans une période où le système est particulièrement efficace pour empêcher toute remise en cause radicale, le travail de clarification et de regard “dés-abusé” devient d’autant plus nécessaire. C’est la condition pour que, lorsque les contradictions du capital deviendront trop violentes pour être contenues, une partie de la population soit déjà en mesure de penser et d’agir au-delà du système, plutôt que d’en rester prisonnière. Ce Hot Rod Ford ’32 Coupé Three Windows est-il un exemple de ce qu’il convient de faire ? Il a été construit l’année dernière (2025) comme une réplique du Hot Rod Ford’32 Coupé Three Windows de style East Coast de Bill Breece réalisé au milieu des années 1950.
Il termine sa vie en presqu’épave dans un musée ou plus personne ne vient. C’est donc une commande “sur mesure” faite par Richard Munz (propriétaire de l’exemplaire original), à Bill Ganahl, propriétaire du garage “South City Custom” situé à Hayward, en Californie. Le pourquoi du comment une telle commande est qu’il était plus simple et sécure de refaire le même Hot Rod à l’identique pour l’utiliser… OK… Une carrosserie Brookville en acier a été utilisée, accompagnée du châssis adéquat “à la façon de 1932”, le tout équipéd’une calandre originale de 1932, gage de fausse authenticité “manifeste”... C’est relativement tordu, un chouia relevant de la psychanalyse, mais Bill Ganahl ayant besoin de travaux pour vivre a accepté le job.
Une peinture violet métal a été appliquée et l’intérieur présente le même tableau de bord récupéré d’une Olds 1952 et c’est une même sellerie blanche avec des accents roses qui a été installée. Le but était donc de réaliser un clone quasi parfait indiscernable du Hot Rod original, en ce compris les jantes en acier Mercury 1950 avec enjoliveurs et pneus à flancs blancs… Les freins à tambours hydrauliques viennent d’une même Ford 1948 qui a aussi offert sa suspension avant. La puissance provient d’un même V8 Olds 303ci avec cache-soupapes Edmunds à ailerons, deux carburateurs Carter quatre corps et collecteurs, et ce V8 est accouplé à une boîte manuelle trois rapports.
Après l’achèvement de la construction, le Hot Rod Clone a remporté de nombreux prix et distinctions, et a fait la couverture du magazine Hot Rod qui existait encore, ainsi que du Rodder’s Journal (qui lui aussi existait encore) et la couverture d’un livre détaillant la collection Munz dans laquelle se trouvait toujours le Hot Rod original. Ouaissss ! Le Hot Rod coupé ’32 original construit par Bill Breece avait été achevé lors de sa première itération au milieu des années 1950. C’était un Hot Rod de style “Côte Est”, il présentait un toit surbaissé de 3po, des ailes arrière repoussées, une peinture “Passionate Purple”, une cloison pare-feu, une suspension chromée, une sellerie Verslin plissée rose et blanc, des ailes personnalisées, et un V8 Olds 303ci peint en imitation or !
Il arborait des collecteurs, et des cache-culapes Edmunds avec collecteur et deux carburateurs Carter. Des enjoliveurs de roues Mercury, des panneaux blancs décalés, des barres chromées, des feux “Guide”, un tableau de bord Olds 1952, un volant Oldsmobile et des feux arrière Pontiac étaient également utilisés sur l’original. Une fois achevée, la voiture de Breece a fait la couverture du magazine Hot Rod en 1956. La voiture originale a également remporté sa catégorie au Los Angeles Motorama, et Breece l’a ensuite modifiée à partir de cette configuration avec une suspension indépendante Jaguar et la voiture inachevée a changé de mains. Elle a été repeinte et équipée d’un V8 502 ci et d’un intérieur personnalisé.
Richard Munz a acquit le coupé Breece après ces changements et a commandé une reconstitution de la configuration originale à Bill Ganahl, propriétaire de “South City Custom à Hayward”, en Californie… La peinture personnalisée utilise des produits PPG de chez House of Kolor pour imiter la peinture originale, et ses détails, jusqu’à la plaque de l’Ohio. Comme l’originale, la copie possède des triangles chromés, un essieu surbaissé, des freins hydrauliques à tambour, une direction Ford’48, des jantes en acier de 15″ avec des bords blancs décalés et des caches Mercury de 1950. Un propulseur hydro-vacuum Thunderbird de 1955 a été utilisé. Un tissu sur mesure a été appliqué à l’intérieur pour correspondre à la configuration originale.
Le siège banquette a été fabriqué par Chris Plante. Un levier de vitesses au sol et des pédales Ford de 1954 étaient également installés. Le tableau de bord vient d’une même Oldsmobile originale de 1952 remise à neuf et installée dans la réplique. Comme pour l’original, un volant Oldsmobile a été installé, et la voiture possède également un pare-brise basculant. La puissance provient d’un V8 Olds 303ci avec cache-soupapes Edmunds à ailerons, deux carburateurs Carter quatre corps, accessoires chromés et collecteurs reliés à un système d’échappement double avec les silencieux Smithy. Une boîte manuelle Cadillac/Le Salle de 1937 à trois vitesses a été utilisée, comme Breece l’avait fait.
La voiture est immatriculée dans le Wisconsin comme une Ford de 1932 en utilisant le VIN 18108126. Comme le Hot Rod original, la réplique a également remporté des prix et a été présentée à la fois dans Hot Rod, Rodder’s Journal, Top Wheels (le version ChromesFlammes aux USA)… Voilà… Tout ça pour ça est édifiant et laisse sans voix… Le pourquoi restera sans vraie réponse et le devenir également… Je vous avoue fatiguer de ces mics-macs… En l’occurence, persuadé au départ de l’intérêt d’un joli Coupé violet photographié près d’un plan d’eau me réjouissait, le pourquoi du comment m’a laissé couac sur ma faim… Voilà, l’affaire est bouclée, terminée, entérrée, c’et fini…





































