2013 Fisker, un très mauvais Karma…

En 2013, vous aviez sans doute lu, un pneu partouze, quantités d’articles laudatifs sur la Fisker karma, au point que vous aviez pensé en acheter une après avoir (enfin) gagné le gros lot…
Ne vous désolez pas de l’avoir ratée, la production a été stoppée…, vous ne devrez plus remettez en cause les « vérités » consuméristes des journaleux de sévices qui survivaient et survivent toujours lamentablement en s’exécutant de « piges » débilitantes destinées à remplir les pages des magazines « papier », entre des publicités-réclames et des publicités-rédactionnelles…

fisker_02

Maintenant que les magazines « papier » se vendent de moins en moins…, que l’opinion publique commence à comprendre que les groupes d’édition aux titres soi-disant pourfendeurs de tout et n’importe-quoi ne sont pas de leur monde…, sont les principaux responsables de la déforestation mondiale…, ils se lancent avec fracas dans le web, toujours avec les mêmes articles, les mêmes sujets, les mêmes orientations, afin de surseoir à l’incertain, pourtant inéluctable…
Sans entrer dans tous les sujets qui fâchent…, sachez que l’automobile est le vecteur responsable de la domination d’un monde sur l’autre grâce au pétrole qui est à l’origine de 95% des guerres depuis le début des années 1900… et comme certains cherchent à « sauver l’automobile » (sic !) sous prétexte de la liberté de mobilité sans dépendance au pétrole… et que le souvenir du mauvais choix d’orientation du début du siècle passé ravive les bienfaits de l’automobile électrique…, c’est devenu l’affaire du nouveau siècle…

En réalité, le marché consumériste (lui aussi) de la voiture électrique, se divise en trois catégories…
– Les opportunistes fauchés qui comprennent qu’une voiture électrique est 1.000 fois plus simple à fabriquer qu’un moteur électrique qui est comme un démarreur, sans aucun besoin des milliers de pièces d’un moteur à explosion, sans besoin d’un circuit de refroidissement complexe, sans besoin de boîte de vitesse, sans même besoin de freins complexes (pour freiner on inverse la polarité)… etc. etc… Ils bricolent leur vieille voiture avec un gros moteur électrique de récupération et 50 batteries qu’ils chargent toutes les nuits… et ça marche…, mais tout le monde s’en f…
– Les opportunistes milliardaires qui après quelques études de marché qui confirment leur flair, achètent les droits sur une carrosserie existante (par exemple une Lotus Elise) et y positionnent un moteur électrique alimenté par des batteries en devenir, plus ou moins sophistiquées…, l’ensemble ne leur coûte que 35% d’une même voiture « essence », surtout parce qu’il n’y a plus aucun besoin de fabriquer des moteurs avec bielles et pistons hyper complexes…, le « truc » est ensuite de prétendre être habité par le génie de Tesla qui est décédé sans héritiers et ne peut ni contredire ni demander des royalties… et de dire que la création d’une voiture électrique aussi sophistiquée (sic !) à nécessité des moyens humains et financiers considérables…, tout cela pour justifier un prix démentiel, deux, trois ou quatre fois plus important que la même voiture fabriquée depuis plus de dix ans avec un moteur essence…
– Les industriels faux-culs qui, comme les opportunistes milliardaires proposent des « solutions de mobilité d’avenir », sauf qu’ils ont monnayé « leurs frais de recherche » auprès des gouvernements… et qu’ils reçoivent des dessous-de-table quasi identiques des pétroliers pour n’aboutir à rien…, donc, alors qu’ils produisent à tout-va les habituelles voitures « essence » et « diesel »…, ils proposent en sus, « pour faire écolo », des automobiles lourdes, complexes (car souvent hybrides), extraordinairement chères et absolument pas en phase avec les réels besoins de la population…, ils se disent que les idiots fortunés vont en acheter un certain nombre et que les autres seront rââââvis d’acquérir en comparaison, une bonne vieille « essence » ou « diesel »… vendue à prix plancher des vaches…, une redite de ce qu’avait fait Henry Ford grâce à l’argent des pétroliers Rothschild & co : vendre la Modèle T, 50% moins chère que les voitures électriques d’alors…

fisker_03

La tesla et la Fisker sont les résultantes de toutes ces tendances mélangées… et si la Tesla est passée sans trop de mal au travers des problèmes parce que personne n’en a parlé ou n’en a écrit trop de mal…, concernant la Fisker, c’est un peu plus compliqué…
Si des journaleux en ont dit du bien, c’est parce qu’ils ne l’avaient jamais essayée pour « de vrai »… et si ces mêmes en ont dit du bien par après, c’est qu’ils suivaient la ligne du politiquement correct imposée par les bailleurs de fond et actionnaires des grands groupes automobiles…, tout « le bien » sirupeux qu’ils ont déversé à la gloire de la Fisker n’était en réalité qu’une manœuvre perverse destinée à ce qu’une frange de leurs lecteurs passe commande, pour avoir ensuite tous les ennuis imaginables, tests à l’appui…, ce qui renforcerait la sécurité des bonnes vieilles « essence » et « diesel »

 

Confronté aux invraisemblables campagnes publicitaires de Fisker, Consumer Reports, le magazine de l’Union des consommateurs américains, avait estimé en 2013, que la Fisker Karma était un « désastre ergonomique » : habitacle exigu, visibilité limitée et mauvais contrôle des instruments par écran tactile…, ajoutant que c’était également un « désastre technologique », cette voiture haut de gamme étant « truffée de défauts »…, Consumer Reports ajoutant qu’elle « ne soutient pas la comparaison avec aucune autre voiture de luxe ».
Autant de reproches adressés à cette voiture hybride mue par un moteur électrique alimenté à la fois par des batteries et par une génératrice harnachée à un moteur à essence, avaient de quoi faire peur…
J’avais pronostiqué l’affaire dès son départ : La Fisker Karma n’en a pas…

fisker_04

Elon Musk, patron de la marque Tesla, a cru jouer au plus malin en ajoutant une tonne de sel sur le steak trop cuit, n’ayant pas de mots tendres envers l’autre alternative de son segment : la Fisker Karma…., l’homme qui cherchait avant tout à cacher les mêmes problèmes que subissaient les malheureux propriétaires de Tesla, s’était soi-disant confié et avait affirmé : « La Fisker Karma est un produit médiocre qui tente de se vendre à un prix extrêmement élevé. L’auto paraît énorme, mais n’a pourtant pas d’espace dans le coffre et dispose d’un habitacle très étriqué, particulièrement à l’arrière »…
Cette affirmation n’était pas venue sans raison : Henri Fisker était encore sous contrat avec Tesla à l’époque où il travaillait déjà sur la Karma !

Une seconde évaluation de la Karma par Consumer Reports (le magazine des consommateurs américains), était attendue avec curiosité dans l’industrie automobile…, en effet, la voiture avait fait une première impression catastrophique dès sa présentation en mars 2012 : le magazine mensuel avait d’ailleurs immédiatement publié un article expliquant que la Fisker Karma testée était tombée raide morte, en panne totale, après seulement quelques kilomètres…, en fin de compte, le fabricant de batteries A123, de Livonia, au Michigan, USA, avait assumé toute la responsabilité de cette panne, avant de rappeler une bonne partie des batteries au lithium livrées à ses clients fabricants de voitures électriques, dont Fisker.
Aucune société n’avait autant incarné l’espoir de Washington envers une entreprise américaine de construction de batteries pour voitures électriques que A123 Systems…, la société basée dans le Massachusetts était censée devenir le premier fournisseur de batteries lithium-ion aux États-Unis et dans le monde, alimentée en partie par une subvention de 249 millions de dollars de l’administration Obama…, aujourd’hui, A123 Systems a déposé son bilan, après avoir perdu 857 millions de dollars.

fisker_05

Cette photo a été prise en avril 2010 lors d’un discours dans la roseraie de la Maison Blanche, où le président Barack Obama a salué A123 et son chef exécutif David Vieux (à sa droite sur la photo), pour ses plans visant à créer 2.000 emplois en 2012. A123 a également emporté ce jour-là 125 millions de dollars en subventions pour la construction d’une usine dans l’Etat du Michigan. L’usine ne sera jamais construite !
L’Union des consommateurs américains Consumer Reports, a les poches profondes et possède sa propre piste d’essais dans une région rurale du Connecticut…, elle n’utilise les sévices d’aucun journaleux, ne dépend pas de la publicité des constructeurs pour survivre… et n’attend pas que ses sbires et laquais soient invités tous frais payés, putes en sus, pour essayer des voitures insipides, essais le plus souvent réalisés au moyen des DVD de presse qu’il suffit de copier-coller avec quelques modifications sans importance…

Non, Consumer Reports achète incognito, chez des concessionnaires, tous les véhicules que Consumer Reports évalue… et l’influent organisme a réalisé un second essai et, dépité, a affirmé : « À 107.500 $ US, la Karma était le véhicule le plus cher et le plus mauvais jamais acheté dans le cadre de nos essais ».
La seconde critique défavorable publiée dans la dernière édition du magazine faisait suite à un banc d’essai comparant la Fisker Karma et la Porsche Panamera, deux voitures semi-sport haut de gamme à quatre portes…, l’article se terminait ainsi : « La Panamera si elle est également une pitrerie pour snobs friqués, s’en tire mieux que la Fisker Karma hybride, mais Consumer Reports ne recommande ni l’une ni l’autre »… cela change des articles sirupeux des journaleux publiés dans les magazines français et belges !

Même après le remplacement des batteries par Fisker, la Karma testée par Consumer Reports a causé des problèmes aux essayeurs : « La Fisker Karma est sans cesse en panne en cause de défaillances intermittentes des instruments et des lampes-témoins du tableau de bord, ainsi que des vitres électriques et de la radio, du moteur, des freins…, toutes choses qui ne font qu’amplifier ses grands défauts : elle est inconfortable, pas spacieuse intérieurement malgré des dimensions extérieures imposantes, fatigante, génératrice de crampes, d’angoisses et de sueurs froides »…
Malgré tout, Consumer Reports a fait quelques compliments à la Karma : « Sa tenue de route passable, sa capacité de freinage à faible vitesse, sa sonorité très sportive (c’est un double sens assez pervers) et la qualité de son intérieur en cuir de première classe séduiront les plus stupides stars du show-bizz »…

fisker_06

Peu après, nouvelle épreuve pour Fisker…, en effet, le constructeur n’a pas été épargné par l’ouragan Sandy qui s’est abattu sur la côte Est des États-Unis, causant de nombreux dégâts sur son passage…, à Port Newark, dans le New Jersey, plusieurs voitures de la marque (338 Fisker Karma), ont été inondées suite à la montée des eaux.
L’histoire aurait pu s’arrêter là…, mais voilà, parmi ces 338 véhicules, 82 ont pris feu… dont 16 ont explosé…, ce qui a relancé une nouvelle fois la polémique concernant la sécurité des voitures électriques et hybrides…, selon l’agence Reuters, Fisker se serait vu refuser pas moins de 33 millions de dollars de remboursement par sa compagnie d’assurance XL Group PLC, pour motif que les Fisker karma ne présentaient aucune sécurité dans leur conception… (les 338 Fisker Karma font partie de pas moins de 10.000 véhicules détruits à l’occasion du sinistre, déclaré catastrophe naturelle, rien que dans le New Jersey).

Après les problèmes de batterie et les incendies, nécessitant le rappel de toute la gamme, le constructeur américain peinait à sortir de la tourmente…, dans un communiqué, la société a indiqué que l’incendie avait été causé par un court-circuit.
L’enquête menée sur les carcasses par les autorités administratives et divers ingénieurs gouvernementaux, a permis de déceler la cause exacte du court-circuit : le sel contenu dans l’eau de mer a immédiatement corrodé l’unité de contrôle du véhicule, créant un court-circuit au niveau du réseau basse tension (12V)…, je précise que l’unité de contrôle est un composant standard, utilisé par tout type de voiture !

La malédiction va continuer…, le fournisseur A123 Systems qui connaîssait d’importants soucis financiers, va se retrouver au bord de la faillite.
En tête de liste des acheteurs potentiels, le groupe Johnson Controls, spécialisé dans l’automobile, devait reprendre les rênes de A123 Systems…, mais il se pouvait que le groupe chinois Wanxiang soit aussi de la partie pour remporter les enchères.
Dans un cas comme dans l’autre, même si Fisker avait eu les moyens financiers d’attendre que A123 Systems trouve un repreneur le mal était fait…, donc… : « En raison de « plusieurs désaccords majeurs avec la direction du groupe concernant la stratégie à adopter, le fondateur et patron de Fisker Automotive, Henrik Fisker, vient de remettre sa démission ».

Joint par téléphone, Henrik Fisker s’est contenté de me confirmer l’information, sans toutefois donner davantage de détails sur ses motivations.
– Je sais que Fisker Automotive cherchait désespérément des fonds pour produire son 2e modèle, une berline nommée Atlantic, qui aurait été construite dans une usine GM de Wilmington. Des pourparlers entre Fisker et des investisseurs chinois étaient en cours, vous pouvez me le confirmer à l’attention des 4.000 internautes qui viennent chaque jour sur www.GatsbyOnline.com ?…
– Je ne vais pas vous répondre grand chose, mais je vous confirme qu’en grandes difficultés financières, pris en tenaille entre des finances difficiles et un fournisseur de batteries battant de l’aile, ma société Fisker espérait recevoir plusieurs offres de reprises, dont plusieurs de constructeurs chinois… Entre les besoins financiers pour assurer le développement de la gamme et les problèmes liés aux batteries et au fournisseur A123, Fisker était dans une situation instable… et finalement Fisker s’est trouvé à cours d’argent.
– Le porte parole de Fisker, Roger Ormisher, a confirmé que la marque et ses conseillers étudiaient plusieurs offres en provenance de Chine, de la part de Dongfeng et Geely, avec des montants supérieurs à 250 millions d’euros…, qu’en dites-vous ?
– Rien…
– Peu après cette annonce tonitruante, on a assisté au retrait du groupe chinois Geely des négociations… et une semaine plus tard, c’était au tour de Dongfeng de renoncer à son projet de rachat. Pourquoi ?
– La raison de cette décision est en cause des garanties exigées par le Département américain de l’énergie, qui a accordé un prêt à Fisker et qui avait donc le droit de poser ses conditions. Comme Geely, Dongfeng a été effrayé par l’obligation de maintien des emplois et de la production aux Etats-Unis, c’est tombé à l’eau.

Le prêt accordé par le gouvernement américain à Fisker avait pour objectif de voir la nouvelle berline Atlantic produite dans l’état du Delaware…, avec ces retraits, l’avenir de Fisker s’est assombri à nouveau…, tandis que divers journaleux persistaient à publier des articles élogieux, co-payés par des concessionnaires fraîchement nommés en Europe… qui ne pourront assumer aucun suivi !
On a déjà connu trois affaires du même genre : Tucker, Bricklin, Deloréan…, toujours le même mauvais fond, toujours les mêmes beaufs, toujours les mêmes idiots qui finissent par créer un club à leurs gloires…, l’histoire débitée en tranches de jambon est toujours laudative, extraordinaire, capable de soulever les passions…

En voici le résumé :
– « Fisker a vu le jour lorsque ses fondateurs, Henrik Fisker et Bernhard Koehler, analysèrent le paysage automobile actuel et constatèrent qu’il était restreint par un passé construit sur de nombreuses limites »… (Baratin type d’homme politique, creux et redondant)…
– « Grâce à une expérience cumulée de plus de 51 ans, ils décidèrent de refondre une perspective nouvelle et radicalement différente sur le potentiel du monde automobile »… (Les 51 ans cumulés, c’était innovant et drôle et la refonte d’une perspective nouvelle… un gag !)…
– « Ils en conclurent vite qu’il faudrait innover et non réinventer, et ils partirent donc d’une page blanche pour fonder Fisker Automotive en 2007″… (Dix ans plus tard je reste toujours sans voix)…
– « Avec la Fisker Karma, ils devinrent les tout premiers fabricants automobiles à offrir la première berline hybride de luxe au monde »… (N’oubliez pas qu’Henry Fisker était un ancien employé de Tesla)…
– « Fisker est une société américaine, dont le logo orange et bleu représente les couleurs d’un coucher de soleil californien sur l’océan Pacifique, tandis que les barres verticales illustrent la plume du concepteur… (celui de Henrik Fisker) « et les outils du créateur »… (ceux de Bernhard Koehler)…
– « Le siège mondial de Fisker Automotive est situé à Anaheim, en Californie. En plein cœur de la Californie du Sud. Les installations reflètent la philosophie de durabilité de la société. Les sols en matériaux recyclés, le mobilier non testé sur les animaux, les panneaux solaires, l’utilisation d’ampoules fluorescentes compactes, et les efforts de recyclage permanent, assurent que chaque membre de l’équipe et chaque collaborateur sont pleinement impliqués dans la mission essentielle de notre société »… (Fallait-il en rire de tristesse ou en pleurer de bonheur ?)…
– « Les centres de vente de Fisker reflètent également cette même philosophie de réduction de l’impact environnemental de l’ensemble des opérations de Fisker à l’échelle mondiale. Les installations sont situées au Delaware, à Munich, à Pékin et en Finlande »… (La nouvelle philosophie était double, 1° le coté écolo a disparu avec la cession de la Karma à Bob Lutz qui sous le nom de VL Destino… 2° henrik Fisker a démissioné et l’entreprise était en ruine)…

vl-destino-01

Peu après , la VL Destino a été dévoilée au grand public à l’occasion du récent Salon de Détroit : il s’agissait en fait d’une carrosserie de Fisker Karma renfermant non plus une motorisation hybride mais un bon gros V8 Chevrolet Corvette !
Quelques mots d’explication s’imposent pour comprendre la manœuvre.
Depuis quelques temps, Fisker connaîssait des problèmes au niveau de ses batteries, à tel point que cela avait durablement affecté la production de son modèle Karma (en fait la ligne de production de la Karma a été stoppée définitivement, Henrik Fisker a donné sa démission et tout le personnel a été renvoyé)…, cela dit, la voiture plaisait encore et séduisaitt les irréductiles idiots…, elle possèdait de nombreux fanatiques dont Léonardo di caprio…, ce qui avait motivé certains à élargir l’offre grâce à des solutions classiques et immédiatement disponibles…

Derrière cette VL Destino on retrouvait Bob Lutz, ex-topman de GM et l’industriel Gilbert Villereal…, ensemble ils matérialisaient la bonne idée d’implanter un V8 Corvette dans la carrosserie de la Fisker Karma…, une belle opportunité pour les liquidateurs de faire rentrer de l’argent frais sans trop de difficulté.
Simplement, interdiction d’utiliser le nom Fisker qui était devenu trop négatif auprès du grand public !
Qu’à cela ne tienne, la VL Destino accueillait le 6,2L à compresseur de la Corvette C6 ZR1, bon pour 650 chevaux.

Après les derniers réglages toujours en cours de mise au point, ce tandem a affirmé via quelques communiqués de presse que la voiture entrerait en production pour l’été 2013 !
Lutz et Villereal espèraient en écouler de 250 à 500 exemplaires par an et ainsi concurrencer les Aston Rapide et Porsche Panamera…, le prix de vente devait se situer aux alentours des 200.000 Dollars…
Arghhhhhhhhhhhhhh !
Rien de l’extrapolation de la Fisker n’est sorti, pas même quelques étrons, les dindons qui avaient investi des centaines de milliers de dollars, ont cru tout perdre, Bob Lutz venait-il de rejouer le même coup que John Zaccharie DeLoréan en plus bref, sans usine, sans personne, sans rien…

Non, miracle, VL Destino a finalement présenté en 2015 une toute autre voiture équipée d’un bon gros V8 américain Corvette… un coupé-sport de 300.000 Dollars…, la belle affaire, et la petite firme VLF s’est adjoint un troisième larron, Gilbert Villareal, qui a eu l’idée d’en faire un cabriolet V10 sur base de la Dodge Viper qui pourrait rivaliser avec les Ferrari et autres Aston-Martin, la patte américaine en plus, présentée début 2016…, sauf que la Dodge Viper tire sa révérence en 2017, elle n’est d’ailleurs plus fabriquée…, malédiction ultime…

J’ai songé quelque peu à la meilleure façon de débuter mon essai avec la Fisker Karma.
Généralement, une phrase introductive me vient rapidement en tête lorsque je commence à rédiger mes impressions sur un modèle particulier, mais dans ce cas-ci, je me suis retrouvé plusieurs longues minutes devant un curseur clignotant impatiemment.
Finalement, j’ai conclu qu’en aucun cas je ne réussirais à introduire ce modèle de façon adéquate…
J’écris donc simplement que la Fisker Karma n’est nullement une véritable révolution dans le domaine de l’automobile, elle est très belle, mais abominablement classique et classieuse, totalement pompée sur le design des berlines Tataguar (Jaguar)…

C’est une voiture créée par un ex-dessinateur non visionaire, qui, certes, fait tourner les têtes partout où elle passe, mais n’est en rien esthétiquement innovante et aussi d’avant-garde que sa motorisation partiellement électrique…, elle comporte un lot quasi incalculable de défauts, elle fait partie de la liste des voitures dont je me souviendrais tout le reste de ma vie, jusqu’à mon lit de mort…, d’avoir conduit.
Lorsque j’ai pris place dans la Fisker Karma, j’ai été initialement intimidé par la largeur et les courbes du capot avant qui, contrairement à la majorité des voitures ayant un capot plongeant, sont omiprésentes, très bien visibles, le regard restant perpétuellement figé sur la largeur importante du bestiau…, alors qu’il s’agit d’une voiture électrique qui, dessinée par un artiste visionaire et compétent, n’aurait pas copié les lignes désuettes de la derniètre Tataguar-berline, mais créé une forme nouvelle.

Dans un premier temps, c’est le silence régnant dans l’habitacle lors de la mise en marche du moteur qui surprend en premier.
Que dis-je ? Qu’écris-je là de si bête ?
Il n’y a aucune mise en marche, simplement une mise sous tension…, la Fisker étant équipée d’un démarreur sans clé, on appuie sur le bouton pressoir localisé à gauche de la colonne de direction et… rien….
Aucun bruit mécanique ne parvient aux oreilles… et les seuls indices laissant croire que la voiture est prête au grand départ vers l’inconnu, sont l’écran de la console centrale qui s’active en affichant divers avertissements, tandis que d’autres cadrans s’illuminent.

J’ai appuyé sur le bouton « D » du sélecteur de vitesse à l’apparence futuriste, j’ai relâché la pédale de frein et la voiture s’est mise à avancer, miracle…, dans le silence le plus complet.
La pédale d’accélération s’est avérée facile à moduler, mais elle tremblait sans cesse, ce qui à la longue s’est avéré insuportable…, la direction par contre s’est immédiatement montrée sous un mauvais ressenti, moyennement précise car assistée « à l’américaine ».
Il ne m’a pas été facile de me sentir à l’aise dans cette voiture qui a les dimensions extérieures d’une Tataguar XXL Berline, mais dispose d’un espace intérieur semblable à celui d’une Mini…, ce qui m’a donné envie de quitter le plus rapidement possible les bouchons de la ville pour rejoindre les routes sinueuses et libres de la campagne !

Conduire cette voiture hybride m’a apporté un petit lot de particularités et de désagréments ainsi que des sensations de conduite subtilement différentes d’une voiture à moteur essence conventionnel…, par exemple, la vibration dans la pédale d’accélération qui émanait des deux moteurs électriques de 201 chevaux, pourtant disposés au dessus du différentiel arrière…, rien de dangereux, quoique… mais agaçant, surtout dans le trafic.
Il y avait aussi cette montée de décibels lors d’accélérations vives qui était difficilement descriptible, mais qui sonnait très « électrique »…, cela étant écrit, ces particularités dans une voiture de plus de 100.000$ sont inacceptables…

La Fisker n’a aucun Karma, c’est loin d’être une Rolls Royce Ghost d’occasion (même valeur), la voiture a tout à envier à ses compétiteurs en termes de confort de roulement et les acheteurs potentiels ne pourront que s’inquiéter de trouver la voiture très brusque pour en faire une utilisation quotidienne.
Le silence quasi-total de l’habitacle était une vue de mon esprit bienveillant avant l’essai…, la sérénité n’a jamais été présente, d’abord perturbée en situation de forte accélération et de décélération…, car, bien que les énormes jantes 22 pouces « Circuit Blade » de la voiture combinées aux pneus Goodyear Eagle F1 de taille 255/35/WR22 à l’avant et 285/35/WR22 à l’arrière…, s’avérant un choix tout indiqué pour ruiner toute balade !
Il n’en demeurait pas moins que la voiture n’absorbait pas bien les irrégularités de la chaussée et que j’étais bousculé dans l’habitacle.

La visibilité ¾ arrière de la Fisker quoique pas aussi mauvaise que j’avais pu le croire en regardant la taille du pilier C et la ligne découpée du toit, m’a posé divers problèmes dans certaines situations de circulation.
Bon, il est vrai que la vérification des angles morts en situation de stationnement ou de dépassement n’était pas facile, mais les rétroviseurs latéraux étant assez gros, ils éliminaient les angles morts lorsque j’ai enfin réussi à correctement les positionner.
Par contre, la visibilité arrière était abominablement restreinte pour ne pas dire risible…, sans la caméra de recul, les manœuvres en marche arrière pour stationner seraient complexes, vu sa largeur hors-normes…, d’ailleurs, lors d’un essai traditionnel de stationnement en parallèle, je me suis retrouvé à 50 cm du trottoir et ce, tout en pensant avoir garé la voiture sans défaut.

La Fisker Karma dispose de deux modes distincts de conduite, le mode stealth et le mode sport…, la transition entre les modes s’effectuant à l’aide d’une palette à gauche du volant, comme si l’on changeait de vitesse.
Au départ, la voiture est en mode Stealth qui permet, selon les données du fabricant, de parcourir jusqu’à 80 kilomètres en n’utilisant que le groupe de batteries lithium-ion de 20 kWh se trouvant sous le véhicule, lorsqu’elles sont chargées à pleine capacité…, cette distance m’a de suite semblée un peu (beaucoup) optimiste !

Me basant sur ce que j’avais déjà observé lors d’essais avec d’autres voitures électriques hybrides, j’ai acquis l’expérience que la distance d’utilisation des batteries est grandement affectée par le style de conduite et l’utilisation des divers systèmes de la voiture : phares, éclairage interne, intensité des compteurs, essuies-glace, désembuage, chauffage, air-conditionné, assistance électrique de la direction assistée, des freins, du nombre de freinage et des temps d’arrêt, de la charge, du nombre de personnes embarquées, de la vitesse, des dénivellations… et j’en oublie !
Le cas le plus pitre et pitoyable étant la nouvelle « LaFerrari », s’affichant hybride, mais totalement incapable d’effectuer le moindre mètre en mode électrique, ce qui est une véritable arnaque !
Dans le cas de la Fisker Karma, avec tout le toutim, j’ai réussi l’exploit de parcourir 38 kilomètres et 349 mètres avant qu’une transition s’effectue avec le moteur 2.0 litres turbocompressé Ecotec provenant de General Motors, non pas pour propulser la voiture directement, mais pour fournir de l’énergie à la génératrice qui théoriquement permet aux moteurs électriques de fonctionner…

Je l’écris d’emblée, c’est une escroquerie…, les batteries déchargées ne se rechargent pas en un éclair (c’est un mot d’humour en rapport avec les incenies et les explosions déjà citées) et l’ensemble peine, les lampes vascillent, tout devient intermitent, obligeant à couper tout ce qui n’est pas nécessaire à la survie…
Puis vient l’angoisse d’arriver à bon port… OU de parvenir à rentrer…
Faut-il encore qu’en ces points de chute de survie, il y ait des prises de courant adéquates et que vous ayez le temps de recharger…
Comme cela n’est pas rapide, il vaut mieux qu’on puisse y dormir sans devoir aller nulle part d’autre…, c’est donc un vrai cauchemar…, les débutants doivent en effet garder en tête qu’à peu près tout ce qui est indiqué dans le manuel d’utilisation est faux, ou presque, à peine…
En estimant une réalité d’autonomie de 38 kilomètres, cela signifie qu’après 19 kilomètres d’angoisses, il faut TOUT couper et rentrer sans plus tarder…, le moteur 2.0 litres turbocompressé Ecotec consommant autant qu’une camionnette de plombier chargée à bloc de WC’s, baignoires et lavabos, ce qui ne représente qu’une économie illusoire en contrepartie d’une puissance misérable…

Après avoir vécu tout ce que je viens de vous écrire, c’était le lendemain de ma description du meurtre euhhhhhh, des faits…, j’ai résolu à mes risques et périls d’essayer le mode sport, ou la configuration du moteur serait modifiée afin de libérer plus de puissance et permettre un nombre de révolutions par minutes plus élevées tandis que la génératrice distribue un plus grand pourcentage d’énergie aux moteurs électriques, ce qui améliore les accélérations et augmente la vitesse de pointe…
Cela étant écrit…, la Fisker Karma n’a pas bronché, je n’ai rien senti, rien ressenti… malgré tout ce baratin et la magie cosmique, la Fisker est restée comme figée, pas aussi rapide que sa ligne élancée peut laisser croire.
Je me suis rendu compte une seconde fois que cette bétise était loin d’être une supervoiture pouvant rivaliser avec Porsche et Ferrari comme les beaufs ahuris sont prêts à y croire lorsqu’ils voient la Fisker Karma pour la première fois.
Les accélérations sont très linéaires et fluides sans plus…, le traditionnel sprint de 0 à 100 km/h s’est effectué en 7 secondes avec le mode sport, et en 9 secondes en mode stealth…, aucun marque de puissance ne se fait sentir, et les dépassements s’effectuent pépère…

En ce qui concerne le freinage, compte tenu des médiocres performances, la pédale est facile à doser et la réponse est immédiate…, évidemment, la Fisker utilise la technologie du freinage régénérateur, qui convertit l’énergie produite lors d’une décélération afin de recharger les batteries (un vrai gag, quoique dans la descente du Tourmalet, doit-il générer de quoi faire 1 kilomètres de plus sur le plat)…
Lorsque la situation m’a obligé à un freinage d’urgence ou du moins plus brusque (sic !), alors, j’avoue que les larges freins Brembo se sont acquittés très bien de leur tâche.
Voulant maximiser les capacités dégénératives des freins, voyant que la Fisker Karma offrait un mode Hill…, j’ai bien évidement actionné la palette ad-hoc située à droite du volant…, en réalité, je me suis rendu compte qu’il y avait deux modes Hill, catégorisés 1 et 2, permettant d’augmenter la régénération d’énergie (sic-bis !) sans nécessairement utiliser les freins.
Suivant le guide, j’ai sélectionné le mode 1 sur une autoroute parfaitement plane et remarqué sur le tableau de bord qu’un témoin indiquait que l’énergie transmise aux batteries augmentait, même sans que je touche la pédale des freins.
En mode 2, j’ai rien compris, parce que c’était pareil, sauf qu’il est indiqué (dans le guide) que c’est la position idéale lorsque la voiture se retrouve en pente (gag !), le rythme de la descente étant contrôlé et la régénération amplifiée…

Où la Fisker se démarque le plus en ce qui concerne les performances… est assurément par rapport à la tenue de route et la direction : à vitesse réduite, la voiture demeure stable et le volant communique bien au conducteur la direction des roues.
J’ai essayé sur une route de campagne entrelacée, et la voiture n’a jamais bronché non plus… et j’ai atteint mes limites personnelles (c’est dingue ce qu’on panique dans cette voiture), sans même m’approcher de celles de la voiture.
Évidemment, si la configuration de la suspension indépendante aux quatre roues explique en bonne partie cette tenue de route phénoménale, à moins de 100 km/h il est difficile de faire un tête-à-queue sur une route plane…, j’ajoute que juste à regarder la voiture, avec sa carrosserie au ras du sol, sa largeur de plus de deux mètres, et ses pneumatiques hors norme, on sait que sa dynamique sera impressionnante !
Il y a peu à dire sur la transmission puisque la Fisker Karma n’en a tout simplement pas.
Pourtant, quatre choix s’offraient à moi, à croire que les gens de Fisker considèrent leurs clients comme des imbéciles : P, D, N, et R, alors qu’un seul rapport est requis pour rejoindre la vitesse de pointe.
Lorsqu’on désire faire marche arrière, on appuie sur R et les moteurs électriques tournent inversement, et c’est tout !

Ah oui, et qu’en est-il de l’hiver ?
En bien, disons que je me vois très mal en train de déglacer le panneau solaire du toit de cette propulsion pour y enlever une épaisse couche de glace, et de remiser les belles roues de 22 pouces afin de poser une pneumatique hivernale raisonnable sur des jantes génériques… (sur Internet, il y a une vidéo d’un fou qui conduit sa Fisker en pleine tempête, preuve que tout est possible).
L’habitacle de la Fisker Karma m’a semblé tout droit sorti d’une voiture concept avec son grand écran central qui contrôle toutes les fonctions de la voiture, des boutons pressoirs qui se chargent de l’ouverture des portes… et une curieuse petite pyramide regroupant les commutateurs de la transmission.
Les sièges étaient moyennement confortables, quoiqu’étriqués…, la finition était bonne à l’intérieur, contrairement à l’extérieur, clairement calqué sur celle des kit-cars, notamment au niveau de la largeur des séparations totalement aléatoire entre les diverses pièces de la carrosserie.
Il est à noter que l’intérieur de ma Fisker était entièrement composé de matériaux recyclés, fournis par des entreprises aux valeurs et procédés écoresponsables…, par exemple, les appliques de bois décoratifs récupérés à partir des débris de feu de forêt, d’arbres tombés, ou de pièces de bois retrouvés au fond des lacs et rivières.
C’est dingue, non ?

Je reviens à cet écran tactile au centre du tableau de bord qui, comme mentionné précédemment, gère presque tous les systèmes de la voiture incluant la radio, la climatisation et le système de navigation.
N’ayant pas grandi dans la génération des jeux vidéo et d’internet et n’étant pas propriétaire de gadgets plus ou moins nécessaire à la vie comblée des beaufs, comportant des écrans tactiles…, je n’étais pas en bonne position pour comprendre le fonctionnement de cette interface et il m’a fallu une centaine de kilomètres avant d’être à l’aise avec l’ensemble des fonctions.
Au fil du temps de mon essai, j’en suis également venu à la conclusion que pour gérer plusieurs systèmes et commandes, un écran tactile de la sorte est un vrai cauchemar à manipuler en conduite, sûrement aussi pire que le contrôle central commandé par molette qu’on retrouve sur plusieurs voitures allemandes.
Je me suis aussi questionné sur la complexité qu’auront des personnes encore moins moins technos que moi, pour apprendre à utiliser ce maudit écran central, quoique dans cette catégorie de voiture, on ne peut pas dire qu’un modèle se démarque au niveau de la simplicité d’utilisation.
Il est de plus impossible de lire l’écran lorsque le soleil l’éblouit…

Ce qui m’a marqué le plus de mon essai est le total manque d’espace de rangement dans l’habitacle…, j’ai du me contenter de déposer mon GSM, mes clés et quelques autres contenus personnels de mes poches, sur le siège passager…, pour les lunettes de soleil, j’ai du improviser un rangement devant le sélecteur de la transmission.
Le plus frustrant étant qu’à mon avis, il serait facile d’augmenter les espaces de rangement à l’avant et à l’arrière de la voiture, le problème étant que Fisker a choisi de recouvrir les espaces libres d’une plaque transparente très jolie oui, mais inutile d’un point de vue fonctionnel.
Le coffre n’est pas énorme, mais son volume l’est encore moins, ce qui signifie qu’au total c’est riquiqui, ne permettant qu’emporter deux petites valises et un sac souple.
Où la Fisker se démarque vraiment est au niveau des places arrière, qui sont encore moins spacieuses qu’on pourrait croire… et, puisque la Fisker compte 4 portes, difficiles d’accès…, aucun passager ne voudra effectuer plus de 10 km assis à l’arrière…, mais pour des enfants en bas-âge, des petits animaux de compagnie ou des petits paquets, ces sièges peuvent être bien pratiques.

En conclusion, l’habitacle futuriste de la Fisker ne laissera personne indifférent…, somme toute, je trouve l’arnaque réussie.
Une fois habitué au flagrant manque de rangement et à l’interface tactile de l’écran central…, au manque de place à l’intérieur, à l’inconfort général, au manque d’autonomie, à l’indigence mécanique, à la taille éxagérée de la carrosserie (mal conçue et mal fabriquée)…, le propriétaire de la Fisker Karma aura en sa possession une voiture qui se prête bien à une utilisation minimaliste.
Au cours de mon essai, au dela des 38 kilomètres d’autonomie électrique…, j’ai enregistré une moyenne de 10 litres et quelques par 100 kilomètres avec le molasson 2 litres turbo Eco-machin avec une conduite sympa et environ 50% du parcours effectué sur autoroute.
Cela est totalement décevant de prime abord, mais il faut noter qu’un essai routier n’est pas toujours représentatif d’une conduite de tous les jours pour les beaufs, ce qui ne peut alors qu’être pire…, d’ailleurs, je n’ai aucun doute que la consommation se retrouverait facilement au dessus des 15 litres par 100 kilomètres en adoptant un style de conduite plus vigoureux.

Depuis l’arrivée de la Fisker Karma sur le marché, il y a eu des centaines et centaines de rapports d’incidents concernant la fiabilité de la voiture…, certaines informations étaient plus que fondées… et d’autres, comme cette nouvelle concernant 16 Fisker Karma qui ont pris feu, se sont révélées être simplement diverses malchances (gag !).
Lorsque je lis certains articles au sujet de la Karma et que je compare la voiture à d’autres, je ne peux m’empêcher de rouler les yeux.
En ce qui me concerne, la Karma est une voiture unique qui doit le rester (il faut se dépécher d’en exposer quelques-unes dans des musées avant qu’elles ne brûlent ou n’explosent toutes)…, elle est en effet la représentation fantasmagorique présente d’un avenir incertain, pas si lointain, où ce type de motorisation devait être la norme… et où les critères de performances des voitures « essence » et « diesel » paraissaient désuets en comparaison des « électriques »…
Puis il y a eu Fukushima et l’électricité nucléaire a commençé à faire bien plus peur que la guerre Libyenne !

Si je devais résumer ma semaine en Fisker Karma, je dirais que c’était comme un premier rendez-vous raté avec une transsexuelle non opérée.
La journée s’est très mal déroulée, la belle m’avait fait sourire et captivé avec sa personnalité attachante…, mais ses manières étranges sous son physique à faire craquer, m’ont trompé.
Faites attention à ne pas vous faire sodomiser bien profond, faites comme moi, conchiez cette chose et tirez la chasse…