En présentant une Maserati en cuivre brut d’un design atypiquement dénaturé dénommée GFG Peralta Tourer 2027, Fabrizio Giugiaro se prétend inspiré par l’œuvre qualifiée d’emblématique de son père Giorgetto, qui date de la décénie entre 1960 et 1970… “Papa es-tu là ?”... C’est l’histoire d’un loup qui n’avait jamais mangé personne, qui n’aimait que les légumes et les fruits, en particulier les pommes, qui entra un jour dans un petit bois.

Il avait terriblement envie de jouer. Alors quand il entendit “Loup y es-tu ? M’entends-tu ?”, il bondit de joie et se mit à courir en criant : “Ouh ouh ! Je suis là !”… Grave erreur. Diverses ribambelles d’animaux pris de panique s’enfuient à toutes pattes, le renversant sur son passage… Il arrive parfois que le contact soit vraiment très difficile à rétablir. Mais il ne faut jamais désespérer ! Fabrizio Giugiaro va par contre et sans doute aucun, désespérer…

Pourquoi ? Parce que le monde automobile n’est plus le même qu’il y a plus d’un demi siècle, époque ou une voiture “Bling-bling” élégante et moderne avec, une finition en cuivre, garée sur une route contre un paysage verdoyant, comportant une jeune et jolie créature sexuellement attirante, pouvait servir de toile à un designer en quète de clients industrieux… Waouww ! Comprenez ma détresse d’en réaliser un article…

Le “story board” du concepteur chargé de créer une nouvelle image légendaire du concepteur automobile Giorgetto Giugiaro qui a fondé GFG Style avec son fils Fabrizio après avoir quitté Italdesign Giugiaro, n’a pas transcendé les codes, l’image est “soft et contenue” selon les “canons” d’il y a quelques décennies. Le studio Giugiaro s’est occupé depuis lors avec de travaux sur les concepts, les études de possibilités et espère survivre grace à quelques résultats uniques.

Le dernier en date (celui-ci) mélange des éléments de certains des designs les plus célèbres de Giorgetto avec un matériau inhabituel : le cuivre non peint… Ce tournoi unique met en scène la GFG Style Peralta, un grand Tourer de Fabrizio Giugiaro version 2+2 qui joue les hits avec une forme en coin et une verrière vitreuse (sic !) qui peut être ouverte soit comme des portes de goéland exceptionnellement petites ou comme une seule pièce massive.

GFG Style appelle cela une évolution de la conception “dome” utilisée sur le précédent essai nommé “Peralta S”, qui ici est présenté comme étant également unique, car devenant encore plus inhabituel à l’arrière. C’est présomptueux car ce ne sont que deux autres sections de goéland s’ouvrant comme une boite de bonbons sucrés, le couvercle du moteur reprenant la conception DeTomaso Mangusta de l’aîné Giugiaro dans le cas de cette re-création 2027.

Elle est sensée permettre aux passagers arrière d’entrer et de sortir, à condition qu’ils puissent se contracter à travers l’ouverture diagonale créée par le toit en mouvement combiné et les panneaux arrière. “Assurez-vous de vous étirer d’abord” est le message qu’il faut souligner aux candides… La partie inférieure de ce toit, comme le reste de ce qui se trouve sous la ceinture, est en cuivre nu. Cela crée une surface rougeâtre richement auto-sexuelle.

Et comme c’est une surface qui doit être très probablement sensible à la même oxydation de surface qui se développe sur le métal qui a transformé la Statue de la Liberté devenant verte au fil du temps. Des éléments en fibre de carbone ont été collés le long des pare-chocs avant et arrière, mais ceux-ci sont relativement cachés. Cela ne laisse à voir que le grand travail du cuivre, le verre réfléchissant et les zones de garnitures noires plus silencieuses.

Elles définissent l’apparence classieuse d’un corbillard de luxe avant-gardiste du siècle précédent… ou l’incorporation d’une beauté classieuse d’une femme semblant être la prime offerte à l’achat de cette automobile élégante et futuriste avec des portes papillons et une finition en cuivre distinctive stationnée sur une route entourée de verdure…Les écrans numériques et les sièges en cuir haut de gamme définissent l’univers du luxe.

Et cela d’autant qu’une une bouteille de champagne avec des verres se découvre dans la console centrale, garée sur une route avec des arbres en arrière-plan pendant un coucher du soleil. Sachez, qu’en plus, ce véhicule est électrique ainsi que futuriste. Tout ce cuivre cache ce que GFG Style appelle “un châssis en aluminium et des composants mécaniques haut de gamme basés sur la Maserati GranTurismo”...

Comme l’actuelle V-6 GranTurismo et son prédécesseur V-8 sont eux-mêmes construits autour d’utilisations étendues de l’aluminium, ce point suggère que cette Peralta pourrait être construite autour d’une Maserati de production. Que ce soit ou non le cas, les détails mécaniques de la Peralta sont relativement triviaux par rapport à l’extérieur… L’avenir de Maserati sera révélé en décembre 2026, ce devrait être un choc inattendu…
