
Que retiendrons-nous de cet été 2026 lorsqu’il sera terminé ? Les gigantesques incendies ? La météo qui n’était pas pourrie ? Les crashs de toutes sortes ? La guerre en Ukraine et en Iran ? Le génocide des Palestiniens à Gaza ? Les tueries de masse et les tueries ciblées ? Les massacres généralisés ? L’IA qui s’infiltre partout ? La terreur ? La barbarie ? Les faux virus et vaccins ? Ou bien encore une redite sanglante plutôt qu’humoristique de la valeureuse attaque des moulins à vent par les jeunes chevaliers-à-la-triste-figure décidés à sauver de l’hydre réactionnaire les prochaines rencontres de Blois 2026 ?

A moins que renaisse l’adaptation des courses de Hot Rod’s pré-crashés conduits par des futurs accidentés en Normandie, combien faudra-t-il de morts par manque de compétences pour stopper ce cirque ? Quoi d’autre ? Le retour des USA en Franchouille de Fufu et son OmletBaveuz pour s’en servir comme pierre tombale pour Nitro ? Le retour de PlayBoy en version Trans ? Toutes les possibilités sont envisageables et les espoirs permis. L’excitation est à son comble. Le politiquement correct devient le puritainement incorrect. La violence maîtrisée et les quéquêtes d’excitation masturbatoire remises en branle.

Il en sortira quelque chose de visqueux et d’inatendu, voilà une idée bien excitante, justement, par l’effet inverse de la façon traditionnelle de concevoir, de faire “comme si”, qu’il s’agisse du jeu, du spectacle, du cinéma ou du théâtre, auquel Aristote appliqua la notion de catharsis… Beau programme que de “purger” l’homme de ses passions dangereuses en les lui faisant vivre sur le mode de la représentation, mais plutôt de les lui faire éprouver ? L’intensité de l’expérience émotionnelle n’est-elle pas l’objet d’une quête spécifque, un besoin fondamental des humains, à tout âge et dans tous les milieux ?

Dès lors, la cause et l’effet se renversent, de même que le bien et le mal : il ne s’agit plus d’évacuer les émotions mais, au contraire, de les vivre. Exit, donc, la naïveté fonctionnaliste, selon laquelle la société aurait des besoins que satisferait la fonction cathartique de maîtrise de la violence par sa mise en scène et bienvenue à l’observation réaliste des conduites inhumaines où abondent les surexcité(e)s adeptes des tendances sensationnalistes dont la “beaufitude”... La quête d’excitation au même instant, ferveurs et clameurs partagées… Car l’excitation est d’autant plus intense qu’elle se vit avec d’autres,…

C’est le “liant” entre le pôle le plus individuel de la physiologie des émotions au pôle le plus social de l’expérience collective… Ce coupé Ford Model A de 1928 vient de là… Il a fait l’objet d’une reconstruction façon Hot-Rod sans mesure plutot que sur-mesure qui a consisté à découper la carrosserie à cinq fenêtres et à la monter sur des rails de châssis façon Ford 1932. La puissance est assurée par un V8 Chrysler Hemi de 331ci, surmonté d’un collecteur d’admission Weiand WC3d et de trois carburateurs Stromberg, la boîte manuelle à quatre vitesses et le pont arrière qui a été réduit à moins de po/résolutios…

L’intérieur est garni de vinyle noir et comprend un siège banquette, un levier de vitesses Hurst et des jauges Stewart-Warner. Le châssis est équipé d’un essieu avant dit “abattu à fenêtres avec triangles fendus et amortisseurs à levier”, ainsi qu’une barre d’échelle arrière, des ressorts à lames transversaux avant et arrière, et des freins à tambours de style Buick. Parmi les autres détails figurent une calandre Ford 1932, des feux arrière de Pontiac 1950, un coffre arrière articulé, un réservoir de carburant monté dans le coffre, des collecteurs de style lac salé (référence aux courses) et des jantes en acier.

Ne pas oublier les grands pneus à flanc blanc et “talons”, “à l’ancienne”… La carrosserie en acier à cinq fenêtres a été découpée de 4″ et montée sur un châssis Ford ASC ’32 reconstruit… Et la carrosserie sont également issis du monde des reconstructions, ainsi que le châssis, tous deux peints en rouge. Les détails incluent un toit rembourré avec un insert noir ainsi qu’un cadre de pare-brise chromé, la calandre de style Ford 1932 déjà citée… et des feux arrière de Pontiac 1950… Pour autant que vous auriez tout lu jusqu’ici, rien ne vous servira en quelconque non-avenir en Franchouillerie moribonde…

Le texte amène des photos et les photos amènent du texte, c’est simple, le problème est que cela doit valoir le temps y passé, soit à tout positionner puis repositionner, soit à tout lire et relire… Entre deux, trois, quatre, une gorgée de Coke avec glaçons malgré l’air conditionné… Qui lira et quoi sera lu, n’a pas plus d’importance que la vérité dans un tribunal… En ce cas, ce Hot Rod rouge est basiquement quelconque, limite ininteressant, il a été embarqué ici car les nouveautés se raréfient aux USA et disparaissent partout ailleurs… Il a donc été publié parce qu’il n’y avait rien d’autre qui fasse “Hot Rod”… C’est la misère…

L’homme pour subsister, vivre tout simplement, a besoin d’un univers imaginaire qu’on ne saurait réduire au seul symbolisme, à des rêves ou à des constructions. Cet univers idéal n’est pas une négation du réel. Il en est l’un des composants fondamentaux et l’un des ressorts nécessaires. Il est même parfois la clé du monde qui nous entoure. La réalité demeure un être dont l’image se meut dans notre imagination. Or, depuis Descartes, la pensée scientifique occidentale œuvre efficacement contre la faculté imaginative du genre humain, prise comme synonyme de duplicité illusoire…

Mais ce fatras d’idées vidées d’avance de leurs fausses perceptions et du refus des réalités, fatigue… Pourtant, nombre de sociétés pré-industrielles (et modernes) de par le monde accordent encore un crédit considérable à la part extraordinnaire des choses construites dans les illusions d’éternités illusoires car illusionnées par le consumérisme ! Seul varie le statut des représentations imaginaires et le degré de vérité consenti aux réalités sensibles. Autre leçon de tout ceci : la perspective diachronique se révèle essentielle. L’imagination est en effet indubitablement un trait particulier à l’espèce humaine.

Mais elle s’inscrit dans une histoire qui commande, à chaque période donnée, des pratiques artistiques spécifiques. Les expressions de l’imaginaire diffèrent non seulement selon les cultures, mais aussi selon les périodes historiques. Il n’y a pas de Hot Rod’s en Chine, mais il y en a au japon, il n’y a pas de Hot Rod en Afrique, quel en serait le besoin ? Pire si on suit le cour de l’histoire du monde, il n’y a aucun Hot Rod en Israël, par contre les tanks et chars génocidaires y pullulent, alors que le coté gag est en Iran ou existaient bon nombre de clubs d’automobiles américaines, dont des Hot Rod’s… Je crois qu’ils les ont cramés…

Arrivons-nous à l’époque prédictive utopiste de l’histoire de la Terre débutant lorsque l’humanité prendrait en compte son impact global sur l’écosystème terrestre et sa responsabilité à défendre toute forme de vie. Ce qui défini que le temps des guerres génocidaires aurait une fin ? L’homme du XXI°s doit choisir entre deux solutions concernant la vie sur terre : 1) l’extinction, ou, ce qui est semblable, toute dystopie fondée sur une surpopulation humaine. 2) le noocène, ère de l’esprit proposée par Pierre Teilhard de Chardin, un engagement dans une prise de responsabilité protégeant les formes de vie terrestres…

Cela dans leur diversité et leur habitat. Dans le noocène, chaque humain ressent intuitivement qu’il doit agir non selon son intérêt apparent, qui est immédiat, mais selon son intérêt profond, qui est l’intérêt de tout son écosystème. À l’ère du Verseau du New Age fait écho le monde meilleur espéré nommé âge de l’entraide… Le moment de changer d’ère serait donc venu, car le vent du changement est là qui demande un mode de pensée différent… Arghh ! Albert Einstein disait : “On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré” en invoquant une nécessaire mutation des consciences”… Pffffffff !


