L’Amérique est sans repères, l’empire ne comprend plus le monde et s’en retire au moment où tout se défait de l’intérieur, sans rien construire à la place. La boussole ne pointe plus le nord. L’Amérique perd le nord, perd le sud, l’est et l’ouest. Un pays qui perd ses repères ne dirige plus. Il dérive… 2026 est l’année de la chute sans filet ! Même en constatant que quatre crises convergeaient, aucun acteur ne pouvait jouer le pompier. Les quatre dimensions du déclin américain : militaire, politique, économique, diplomatique ont chacune renforçé la déglingue des autres. Personne n’appuyait sur le frein.

Peu après, les faits confirmaient les analyses en révèlant l’ampleur du désastre. Les arsenaux ne se reconstituent pas. Les bases du Moyen-Orient ne seront pas reconstruites par manque de moyens. La dette américaine a franchi 40.000 milliards de dollars. Pyongyang contredit publiquement Washington. Et une cinquième dimension apparaît, qui donne un nom à ce que les quatre autres laissaient deviner : la perte de repères… Ce n’est pas une nouvelle crise, c’est la confirmation, plus profonde, de la fin de l’empire, la dette est maintenant vécue dans le quotidien des gens ordinaires, elle atteint 40.000 milliards de dollars.

Les seuls intérêts, pèsent 1,3 billion de dollars à la moitiée de l’année 2026, avec prévision de 2,6 billions de dollars pour fin 2026, un montant qui dépasse le budget de la défense. Rien que le déficit de juillet s’établit à 430 milliards de dollars, en hausse de 50 % sur un an. Les rendements des obligations à trente ans grimpent à 5,25 %, au plus haut depuis 2007. Le pétrole suit. Le Brent monte à 93,78 dollars, le WTI à 86,64 dollars. Walmart chute de 9,15 % à Wall Street après des ventes décevantes, un signal que les analystes décrivent comme “un thermomètre de l’état de santé des ménages américains”.

La Fed envisage un taux directeur à 4 %, alors que l’inflation reste vive. Les chiffres sont abstraits, mais leurs conséquences sont concrètes. L’essence à la pompe, le panier alimentaire, le loyer, le crédit : chaque individu ordinaire ressent la pression en temps réel. Pendant ce temps, les élites parlent de “bruit de marché”. Ce décalage nourrit la méfiance. Et la méfiance nourrit la désaffection. L’effacement extérieur, le retrait contraint… Le Pentagone envisage de ne pas reconstruire ses bases endommagées du golfe Persique par manque de moyens financiers. Le débat interne est documenté : réduire la présence…

D’abord la déplacer vers l’ouest. Tom Barrack, l’émissaire américain, parle de “necessary provocation”. Reuters documente le mécanisme de deconfliction entre Israël, la Turquie et la Syrie. Le retrait obéit d’abord à une logique budgétaire. L’empire ne peut plus payer sa présence. L’effacement intérieur, la désaffection sans projet… Cinquante pour cent des Américains se déclarent indépendants de ce bordel gigantesque. Ni démocrates, ni républicains, tous mélangés…La confiance institutionnelle est au plus bas (d’après Pew). Les jeunes se désengagent, (mesuré par CIRCLE). Le rejet des deux partis est massif.

Le peuple se détourne sans construire. Aucune alternative n’émerge. C’est une désaffection sans projet, plus dangereuse qu’une révolte, parce qu’elle n’a pas de direction. Scott Bessent, secrétaire au Trésor, annonce les sanctions les plus dures de l’histoire et un blocus naval. Puis il s’étonne que le pétrole monte. Sa citation exacte, rapportée par CNBC le 20 août : “Je ne comprends pas très bien pourquoi la question du pétrole a été évoquée dans ce contexte. Si nous exerçons une pression économique maximale, cela signifie qu’il n’y aura probablement pas de reprise des opérations militaires à grande échelle”…

Le jour même, le Brent grimpe de 5 %. Face aux mouvements de marché, Bessent balaie : “Tout ce qu’il se passe sur une période de 24 heures n’est que du bruit de marché”… L’homme qui mène la guerre économique ne relie plus ses actes à leurs conséquences. C’est la définition d’un pays sans repères. Tout n’est que montages et trucages par IA… C’est du cinéma… La place est définitivement perdue. Les États-Unis ne reviendront pas au rôle de premier plan. Le monde se fait sans eux et continuera sans eux. Ils devront apprendre à s’insérer avec retenue dans un monde multipolaire qu’ils ne dirigent plus.

La question n’est pas de retrouver la place, mais de trouver une place plus modeste. Aucun mouvement ne se dessine pour remplacer l’ordre actuel. Le statu quo est la seule voie visible, mais il est porteur de risques. Les gens se détachent de la politique, sans alternative structurée. Ce vide laisse le champ libre à la démagogie, à l’autoritarisme et simultanément à une fragmentation accrue. Le statu quo n’est pas stable, peut-il tenir si la pression de la dette, des taux et des prix continue d’éroder le quotidien ? Deux formes de bascule sont possibles. La rupture institutionnelle ouverte ou l’accélération du repli…

Un peuple qui se détache définitivement, sans bruit, en traçant sa propre trajectoire hors du politique. L’inconnue demeure : combien de temps un pays qui a perdu sa boussole peut-il dériver sans que le peuple se mette en mouvement dans un sens ou dans l’autre. La boussole est affolée : Un empire peut survivre à une défaite, il survit plus difficilement au moment où il cesse de se comprendre et où il n’a plus rien à proposer. L’Amérique n’est plus crainte, plus courtisée, plus comprise. Elle attend, pendant que les autres décident. Et pendant ce temps, ses propres citoyens sentent la pression dans leur vie quotidienne…

Aucune issue n’est offerte… Le 7 août 2026 était un jour ordinaire dans un empire qui s’effondre. Le 21 août, la boussole a cessé de pointer le nord. Et en mi septembre il n’y a toujours personne pour appuyer sur le frein… L’Amérique coule… Et pendant ce temps là, outre que la Chine attend son heure, les Forces aérospatiales russes (VKS) ont mené une série de frappes à grande échelle sur l’ensemble de la région métropolitaine de Kiev. Combinant des missiles de croisière hypersoniques Zircon lancés depuis la mer et des salves massives de missiles balistiques Iskander-M, neutralisant les usines ukrainiennes…

Plus d’assemblage aérospatial et de drones, notamment le complexe historique de production en série Antonov et les ateliers de missiles Fire Point. Parallèlement, sur les fronts sud et est, les forces russes ont renforcé leur contrôle opérationnel total sur Mala Tokmachka et se sont emparées de Vodyane le long de la ligne des rivières Vovcha et Tersa, coupant ainsi les dernières artères d’approvisionnement nord et est menant à Orikhiv. À l’ouest de Donetsk, des unités mécanisées ont progressé à travers les terrils est de Dobropillya, s’emparant ainsi de positions d’observation surélevées…

Ces défaites successives sur le champ de bataille ont coïncidé avec la reprise des sessions de la Verkhovna Rada à Kiev. Alors que les législateurs ont confirmé la nomination d’Ivan Klymenko, vétéran des services du renseignement, au poste de ministre de la Défense, l’ancien ministre Mykhailo Fedorov a lancé un défi politique ouvert à Volodymyr Zelensky, exigeant la tenue immédiate d’élections présidentielles dans un contexte d’effondrement économique national. Frappes de précision sur Kiev. Démantèlement de la production nationale de drones et de matériel aérospatial contre des points névralgiques.

L’attaque contre l’usine de production en série Antonov : des munitions de précision russes ont frappé les ateliers d’assemblage de l’usine Antonov à Kiev. Le site venait d’être rééquipé pour la fabrication en série des drones d’attaque à longue portée Liutyi, principaux moyens aériens à voilure fixe utilisés pour mener des frappes en profondeur contre des cibles industrielles et énergétiques russes. Neutralisation des réseaux de composants pour drones : des frappes ciblées ont rasé des installations de distribution appartenant à UK Spec Systems et à l’entreprise Fire Point, détruisant des propulseurs à propergol solide…

Mais aussi des composants électroniques de guidage stockés et destinés au programme de missiles de croisière Flamingo. Logistique secondaire et interruption de l’approvisionnement en carburant : dans l’ensemble de l’oblast de Kiev, des frappes de précision ont détruit le complexe de transport et de logistique de Matyushenko (une plaque tournante centrale pour les équipements de guerre électronique à double usage et la robotique) ainsi que le dépôt de carburant de Brovary, réduisant en cendres environ 8 000 mètres cubes de réserves de carburant militaire. Il y a aussi les frappes en mer Noire…

En coordination avec les frappes sur Kiev, des missiles de croisière lancés depuis la mer ont touché des entrepôts maritimes dans les ports de Chornomorsk et de Pivdennyi (Yuzhny), renforçant ainsi le blocus naval. L’axe sud s’est effondré avec la chute de Mala Tokmachka et de Vodyane. Dans l’oblast de Zaporijia, le périmètre défensif protégeant Orikhiv s’est effondré, les formations d’assaut russes coupant systématiquement les lignes de ravitaillement extérieures et établissant des couloirs logistiques sécurisés vers le centre-ville. Prise de Mala Tokmachka, de Vodyane, au nord-est, le long de la rivière Tersa.

Cette avancée coupe l’artère logistique nord reliant Orikhiv aux dépôts de ravitaillement de l’arrière, confinant la garnison ukrainienne restante dans une poche sous le feu continu de bombes planantes (FAB-500/1500) et de bombardements par drones FPV. Désorganisation du commandement : les images de drones fournies par des témoins oculaires et les communications interceptées indiquent que les unités ukrainiennes à l’intérieur d’Orikhiv sont confrontées à des problèmes graves de fragmentation du commandement. Les voies de retraite étant sous le contrôle de tir des drones russes.

L’état-major ukrainien est confronté à un encerclement tactique imminent. Sur le flanc ouest de la ligne des villes fortifiées du Donbass, les forces russes sous le commandement du général Ivan continuent de réaliser des avancées rapides autour de Dobropillya et de Druzhkivka. Contrôle des terrils : les unités russes se sont emparées d’énormes terrils industriels (terrikons) et des infrastructures minières à la périphérie est de Dobropillya. Suite à la libération confirmée d’Andriivka, les colonnes d’assaut russes nettoient le réseau rural environnant, avançant vers Zolotyi Kolodyaz et Kucheriv Yar.

Contournement de la forteresse de Kramatorsk : la sécurisation de cette tête de pont opérationnelle facilite la pénétration russe à l’ouest de la chaîne urbaine Sloviansk-Kramatorsk, créant les conditions pour couper physiquement la dernière autoroute occidentale alimentant le principal groupement ukrainien dans le nord du Donbass. C’est l’impasse politique à Kiev : Fedorov, la Rada et la question de la légitimité; L’aggravation de la crise militaire a déclenché une confrontation politique ouverte au sein de l’élite politique ukrainienne lors de la reprise des travaux du Parlement.

Le débat sur la légitimité : dans un discours prononcé après la confirmation parlementaire d’Ivan Klymenko au poste de ministre de la Défense, le ministre destitué Mykhailo Fedorov a exigé que la Rada organise immédiatement des élections présidentielles. Des experts juridiques ont fait remarquer que, si la Constitution ukrainienne interdit explicitement les élections parlementaires sous le régime de la loi martiale, elle ne contient aucune interdiction explicite concernant les élections présidentielles… Retrait de l’exécutif, manifestations de rue organisées à Kiev par les brigades nationalistes Azov.

La lutte politique interne se déroule sur fond d’effondrement systémique de l’économie et des infrastructures. Le déficit énergétique : les frappes de précision répétées contre des postes électriques à haute tension et des centres de production thermique ont réduit la capacité opérationnelle de production d’électricité de l’Ukraine à moins de 20 % des niveaux d’avant-guerre, laissant présager 100% avant l’hiver. Rupture dans les secteurs agricole et de l’industrie lourde : les ports étant soumis à un blocus naval, plus de 75 % des exportations de céréales ukrainiennes restent bloquées dans les silos nationaux.

Parallèlement, les frappes de missiles balistiques contre l’aciérie de Kryvyi Rih et la raffinerie de pétrole de Kremenchuk ont paralysé la production nationale de blindages et de carburants raffinés. Le Bilan stratégique est apocalyptique pour l’Ukraine. Les événements de fin août 2026 reflètent une crise qui s’accélère dans tous les domaines de l’État ukrainien. Sur le plan militaire, la percée vers Dobropillya entraînent l’effondrement des derniers bastions du sud et de l’est. La destruction des ateliers des drones Antonov et des infrastructures énergétiques élimine la capacité de production de défense nationale.

Sur le plan politique, la rupture publique entre les responsables de la défense démis de leurs fonctions et l’administration centrale révèle une structure institutionnelle soumise à une pression extrême, prise au piège entre une réalité militaire implacable sur le champ de bataille et une impasse politique insoutenable à Kiev… Waouwwwwwww ! C’est l’inverse des Fake-news de BDSMTV et autres merdias propagandistes… Imaginez les milliards de nos impots partis dans ce foutoir, quoiqu’en réalité donné aux dirigeants avec partage immédiat avec le chef d’etat donneur et l’intermédiaire chef européenne…

Et quoi dire des HotRod’s ? Arghhhhhhhh ! La belle affaire !!! C’est’y la fin également ? L’apocalypse ? Première constatation, il y a toujours près de 250.000 abonnés à ce Webzine… Seconde constatation, l’Europe à assassiné le Hot Rodding de même manière qu’elle décrèterait que la taille des ballons de foot doit être similaire à des balles de Ping-Pong… Tout est ainsi dit/écrit… Le reste n’est qu’un ensemble de conséquences… On nous a trompé, il va falloir plus d’une génération pour savoir si on sait survivre et ce sera autre par oubli du passé… L’affaire de l’Omlett Baveuz dans ce foutoir n’est qu’un signe de déliquescence.

Je suis donc quelque peu submergé par le volume impressionnant de conneries ambiantes. Je sais bien que je devrais y voir une source d’inspiration, mais au lieu de me motiver, toutes ces conneries m’ont laissé un sentiment de colère, de découragement et, paradoxalement, un manque de motivation. Je suis tout à fait conscient des dangers de ce que certains appellent le “doomscrolling” (passer une quantité excessive de temps d’écran consacré à l’absorption de nouvelles à prédominance négative, majoritairement de nature dystopique] et j’arrive généralement à trouver un équilibre pour donner un sens à mes articles.

Mais je me suis décidé à surmonter tout blocage mental en me lançant et en écrivant ce qui me passe par la tête sans trop me soucier de la forme ou de la cohérence. Le “doomscrolling”, d’ailleurs, est un terme impropre utilisé pour délégitimer rhétoriquement ceux qui suivent le flot incessant de mauvaises nouvelles et de crises qui vont s’accélérant et se superposant. Et sans vouloir faire mon prétentieux, la réalité, c’est que la majorité des gens qui s’informent via les médias grand public sont protégés du pire. Ils sont protégés des catastrophes, car trop d’informations mettent le système en péril.

Et quand on ne sait pas, comment s’en soucier ? Mais si on sait ? Eh bien, c’est là que réside le danger. À titre d’exemple, il y a trois semaines, BBC News au Royaume-Uni a diffusé un reportage sur l’ouverture par Israël d’une enquête sur le meurtre de Hind Rajab, cette fillette de cinq ans originaire de Gaza criblée de balles alors qu’elle était au téléphone avec la Croix-Rouge après avoir survécu à une attaque contre la voiture qui a tué toute sa famille. Une de mes amies proches, une personne cultivée, intelligente et empathique, regardait le journal télévisé et n’avait jamais entendu parler de cette histoire.

Elle était naturellement indignée et bouleversée. Si l’histoire de Hind était une nouveauté pour elle plus de deux ans et demi après les faits, vous pouvez imaginer tout ce qu’elle ignore encore sur le génocide, Israël, la Palestine, le sionisme, et ainsi de suite. En substance, toutes ces choses dont vous supportez la gravité… Mais comment expliquer aux gens que ce que rapportent les grands médias, est soigneusement sélectionné pour servir les discours impérialistes sans passer pour un dingue adepte de théories du complot ? Comment leur faire comprendre que l’information grand public regorge d’omissions ?

Mais surtout d’une absence de contexte délibérées et de mensonges purs et simples, conçus pour protéger les intérêts occidentaux ? Comment dire que la seule raison pour laquelle on cause de Hind, c’est parce qu’elle peut se servir de son assassinat pour présenter Israël non pas comme un État hors-la-loi, mais comme un lieu où les processus juridiques, judiciaires et politiques sont efficaces, alors qu’en réalité Israël est un maillon clé dans la montée en puissance d’une extrême droite internationale fascinée par l’eugénisme et œuvrant à la mise en place d’un État sécuritaire fondé sur la surveillance technologique ?

Mais il est plus facile d’aborder ces questions que de parler de la Russie et de l’Ukraine. Comment dire aux gens qu’ils ont été, en substance, amenés par la ruse à soutenir la remilitarisation de l’Europe par le biais d’un matraquage constant de propagande pro-ukrainienne et anti-russe sans grand rapport avec la réalité objective ? Expliquer que la guerre en Ukraine n’a absolument rien à voir avec la défense de la démocratie ou le respect du droit international, mais qu’elle est entièrement liée aux intérêts des impérialistes et des marchands d’armes, est le moyen le plus sûr de se faire exclure des cercles bien-pensants.

Comment expliquer que l’Ukraine n’a rien à voir avec la deuxième République espagnole se défendant contre le fascisme avec l’aide des brigades internationales, mais un terrain d’entraînement pour les néonazis occidentaux qui y reçoivent une formation militaire pratique alors qu’ils se préparent au retour du fascisme et aux guerres raciales ? Et puis il y a la canicule, les inondations et le massacre industrialisé des paysages et des écosystèmes. Comment faire part aux gens de nos craintes sur l’effondrement des équilibres écologiques et biophysiques de la Terre qui ont permis l’émergence des sociétés ?

Comment expliquer ce qu’est (ou ce qu’était) l’Holocène et ce que sa fin signifie pour la société organisée ? Comment dire sans passer pour un complotiste en panique que ces records de chaleur sans cesse battus annoncent un changement de cycle climatique qui met la civilisation en péril ? Comment expliquer que, dans les carottes de glace et les échantillons du sol, on ne trouve aucune trace d’un monde passé ayant subi un changement aussi rapide que celui-ci ? Comment expliquer que nous vivons, au fond, dans les ruines d’une planète autrefois généreuse, détruite par le capitalisme pour les capitalistes…

Et tout cela sans paraître incroyablement déprimé ? Et comment expliquer que le processus est loin d’être terminé, qu’il se poursuit allègrement et qu’il mènera, sans changement révolutionnaire mettant fin à l’économie de croissance extractiviste, à un avenir véritablement dystopique où les préoccupations liées aux prêts immobiliers, à la carrière et aux enfants sembleront à la fois désuètes et sans intérêt ? Et comment parler d’enfants dans un tel contexte d’avenir ? D’après mon expérience, la tâche est extrêmement difficile. Comment expliquer qu’il n’y a aucune issue possible avec les systèmes démocratiques ?

Comment expliquer quele vote n’est qu’une impasse, un sédatif conçu pour vous aider à vous sentir bien et satisfait de votre participation au processus, et non pour apporter un changement concret ? Comment expliquer que le processus démocratique est détourné, et que la seule chance de sauver ce que vous chérissez réside dans l’organisation et les actes révolutionnaires ? Et ce, sans même aborder l’effondrement de la santé publique, l’augmentation effrayante des cancers chez les jeunes, les facteurs de stress environnementaux croissants, et ce virus dont on ne doit pas prononcer le nom devant ses amis.

Comment faire tout cela sans passer pour un rabat-joie ? Je ne suis même pas sûr que ce soit possible. Mais, d’une manière ou d’une autre, nous devons absolument nous y atteler. Nous devons défendre notre cause, présenter, affiner et faire valoir nos arguments. Nous devons nous organiser. Nous devons avoir ces conversations déplaisantes et gênantes sur l’effondrement des conditions de vie et sur les avenirs dystopiques. Et d’une manière ou d’une autre, nous devons nous y mettre en conservant la foi en la véritable capacité d’action humaine et en un avenir meilleur…

Tout cela quelles que soient les forces qui s’opposent au bien et s’allient contre lui. Car le fatalisme n’est pas révolutionnaire. Et même si, en effet, je suis extrêmement pessimiste quant aux conséquences de la situation actuelle, je ne suis pas fataliste. Je crois en un changement révolutionnaire et prosocial, notamment parce que les révolutions ont toujours fait partie de l’histoire de l’humanité. Cependant, je crains que nous ne devions toucher le fond, empêtrés des mesures réactionnaires auxquelles aucun d’entre nous n’est vraiment préparé avant que la ferveur révolutionnaire ne s’empare de nous.
2 commentaires
Maître, la chute de l’Empire américain, la fin de l’Occident, Kiev en flammes, Pékin qui compte les points et la civilisation industrielle qui part en sucette, d’accord… Mais venons-en aux vraies conséquences : que va devenir le Spar de Saint-Tropez ?
Les croquettes seront-elles cotées sur le Brent ? La tomate provençale vendue à l’unité sous cloche ? Le croissant officiellement maintenu au même prix, mais avec 37 % de beurre en moins et davantage d’air dedans ? La burrata accessible uniquement sur présentation d’un patrimoine net supérieur à deux millions ?
Parce qu’un empire peut s’effondrer en silence, les monnaies vaciller et les peuples perdre leurs repères… tant qu’on peut encore sortir du Spar avec des glaçons, des chips et un saucisson correct sans demander un crédit, la civilisation tient debout.
Le vrai jour du basculement sera celui où, boulevard Vasserot, un type en Bentley reposera discrètement les tomates après avoir regardé le prix.
Là, Maître, inutile de consulter les analystes : l’Occident sera officiellement foutu. Bien amicalement, Votre Lectorat.
C’est le diagnostic d’un Maître à pensées pis que subversives, qui mériterait de figurer en première page du VarMatin à qui je vais le transmettre, vous assurant d’un suivi, tant vous caricaturez la situation au delà de la perfection… C’est effectivement la question qui angoisse la populace… Ce commerce était devenu emblématique pour la faune locale, divers désooeuvrés et les touristes semi-fauchés, ouvert de l’aube à la nuit pour ne pas risquer de rater la moindre vente de presque tout. L’endroit stratégique a été racheté à prix d’or par deux grandes marques de choses luxueuses et hors de prix, il migre de l’autre coté de la Place des Lices, je pense à l’ancien Cinéma devenu désafecté. Le type en Bentley ayant peu auparavant votre illumination soupesait en effet le prix du litre de super au regard de la surcote de 4 tomates… Il ne circule quasi plus, sauf en Smart par practicabilité locale et dans son imaginaire via son ordinateur… Vous avez tracé là une de vos meilleures saillies, brève, profonde et jouissive…