Je l’ai tapoté nonchalemment avant-hier :“Ca craint !... On liquide !… On solde !”… En cause de l’écroulement de ce que représentait l’Amérique, le monde entier bazarde les dollars et toutes les “valeurs obsolètes” aux plus offrants… Par exemple, cette Chevrolet Corvette Coupé Split Windows 1963 propulsée par un moteur “central” LS1 V7 biturbo qui “devait se vendre au million” a été bradée pour 65.500$ ce 22/08/2026 ! Elle avait été réimaginée par le designer Mark Harlan comme un “et si ?”… C’était ce qu’aurait été la voiture des 24h du Mans inspirée par la Ford GT40 à moteur central…

En ce cas selon une nouvelle vision de Zora Arkus-Duntov, qui avait longtemps défendu ce type d’automobile de course du futur… La reconstruction d’une des survivantes avait été réalisée par Phil Sommers à l’American Supercar de Spring Hill, en Floride, et achevée à temps pour le SEMA Show 2007 à Las Vegas. Là, la bête avait remporté le prix du plus extraordinaire Véhicule GM. Les travaux comprenaient l’allongement de l’empattement, le raccourcissement et l’élargissement de la carrosserie, l’avancement de l’habitacle, et l’installation centrale d’un V8 LS1 V7 biturbo.

Il était associé à une boîte séquentielle à cinq rapports Mendeola. La carrosserie en fibre de verre peinte en noir était équipée d’un capot et d’un hayon arrière à relevage électrique… Mais aussi de portes coulissantes à commande “popper”, et l’engin était monté sur un châssis dit “en échelle” personnalisé des dernières tendances et équipé de bras de commande indépendants avant et arrière ainsi que d’amortisseurs réglables Penske Racing. L’intérieur comprenant des sièges en cuir noir, la climatisation Vintage Air, des compteurs AutoMeter et des vitres électriques.

Il y avait aussi des équipements comprenant direction à crémaillère assistée et freins à disque Baer 6 pistons. Les jantes en billettes d’aluminium du Saint-Empire (HRE) faisaient un chouiaaa gag, mais cette Corvette Split Window sur mesure à moteur central V7Biturbo avait été immatriculée en Virginie avec un Title du Montana au nom de la LLC du vendeur… Cela faisait “pas sérieux” du genre “arnaque patente”, d’autant que la carrosserie en fibre de verre ne correspondait pas aux numéros du Title et du chassis remonté de 24po, élargi de 10po, raccourci de 3 po…

Pas que ça, car la peinture noire était un “renouvelement” en noir avec des portes manuelles (et plus électriques) à ouverture poussoir “sui-slide” et plus “suicides”, des inserts en treillis pour les vitres arrière (bien réalisés mais non conformes) et des phares rectangulaires rabattables avec caches-lentilles ambrées. L’ensemble hayon arrière “Split Windows” à levage électrique s’éleveait maintenant manuellement avec une manivelle au dessus du moteur désormais central… C’était un bricolage professionnel qui méritait le détour mais n’avait rien d’historique…

Si ce n’est que de la créer était en soi un évènement… D’autres détails extérieurs incluant des rétroviseurs doubles, des embouts d’échappement brillants et des badges V7 biturbo moulés/émaillés, complétaient le décorum… Le pourquoi du “V7” est toutefois resté mystérieux… Le capot à levage assisté était doté d’entrées d’air fortement encastrées menant à deux ventilateurs électriques à tirage. Waouww ! Le cadre en échelle à tube carré personnalisé est équipé de bras de suspension indépendants chromés à l’avant et à l’arrière, intégrant des amortisseurs réglables Penske Racing.

La bête était équipée de jantes en métal sur mesure “du Saint-Empire Merdique” enveloppées de pneus Michelin Pilot Sport de 275/35-18AV et 345/30-19AR. La direction à crémaillère est assistée, tout comme les freins à disque aux quatre roues équipés d’étriers Baer à six pistons. Le volant comporte des palettes de changement de vitesse et le tableau de bord un ensemble d’instruments AutoMeter Pro-Comp Ultra-Lite comprenant un compteur de vitesse à 200 mph, un compte-tours à 10.000t/m avec fonction mémoire et un témoin de passage, l’odomètre indiquant 4.300 miles.

Le V8 LS1 395ci à bloc alu est équipé d’un vilebrequin forgé Lunati, d’une injection électronique et d’un système biturbo utilisant un intercooler Race Aero. La bête a donc été vendue 65.000 $ avec un Title d’immatriculation réel, ce qui est une affaire, même pour un Kit Car.. Pour ce qui est du climat économique dans lequel cela se déroule, pour comprendre l’incompréhensible, il faut suivre les barils de pétrole. On ne peut pas trancher un lien vital qui ne nous appartient plus. Washington monte la garde devant une porte que l’Iran a franchie il y a longtemps, en menaçant de la fermer à clé.

Une phrase de l’annonce de Scott Bessent concernant les sanctions a indirectement dévoilé le pourquoi du comment de telles “affaires” sont possibles et vont devenir une nouvelle norme de sauvegarde… “Quiconque blanchit de l’argent pour le compte du régime iranien”, a averti le secrétaire au Trésor, “sera exclu du système du dollar américain”... Il voulait en faire une menace d’anéantissement. Il s’agit plutôt de l’aveu de la faiblesse fondamentale de cette politique. Toute l’architecture l’operation “Economic Outcast” repose sur une seule hypothèse : l’Iran et ses partenaires commerciaux ont besoin du dollar américain.

Or, c’est de moins en moins le cas. Et la menace d’exclure quelqu’un du système du dollar n’a aucun sens pour un acteur commercial qui l’a déjà quitté au profit du Yuan chinois. Si on fait abstraction de la mise en scène du “Jour J économique”, c’est un dispositif de sanctions secondaires. Les États-Unis menacent de sanctionner tout pays ou toute entité refusant de rompre ses liens économiques avec l’Iran, élargissent les catégories d’activités exposées à ces sanctions secondaires à cinq nouveaux domaines : les actifs numériques, la technologie, l’or, l’aviation et le fret maritime…

Ils désignent une soixantaine d’individus, entités et navires liés à l’acquisition de matériel nucléaire et de missiles, aux cyberopérations et au trafic de pétrole. Le mécanisme de pression est, dans tous les cas, le même : l’exclusion du système financier basé sur le dollar que Washington contrôle grâce à sa maîtrise de la compensation en dollars, du système de messagerie SWIFT et des relations de correspondance bancaire. C’est une arme dévastatrice contre quiconque vit sous le régime du dollar. Elle est sans effet contre ceux qui ont délibérément développé leurs échanges commerciaux essentiels en dehors de ce système.

Et la stratégie de l’Iran qui est le commerce pétrolier avec la Chine et la Russie, se situe désormais en dehors de ce système. Suivez les barils… La Chine achète désormais plus de 80 % des exportations maritimes de brut iranien. L’Iran expédie entre 1,65 et 1,8 million de barils par jour à destination des raffineries indépendantes de type “théière” du Shandong, acheminés par 350 pétroliers recourant à des transferts de navire à navire au large de la Malaisie, de Singapour et de la mer d’Oman. Les cargaisons sont systématiquement rebaptisées “Malaisiennes” ou “Omanaises”...

Le tout est protégé par des sous-marins nucléaires et des Frégates…Et surtout, l’argent correspondant ne circule presque plus en dollars. Les flux de paiement s’effectuent en yuan, via de petites banques chinoises et des sociétés écrans de Hong Kong, et sont réglés dans un volume croissant de renminbi qui contourne entièrement le système d’échange en dollars, ce qui permet tout cela est le Système de paiement interbancaire transfrontalier chinois (CIPS), le réseau de règlement lancé en 2015 par la Banque populaire de Chine pour compenser les transactions transfrontalières en Yuan.

Et cela sans passer par les systèmes financiers occidentaux. Son utilisation a explosé depuis le début des guerres d’Ukraine et d’Iran. Le CIPS a traité 214 milliards de dollars par mois depuis mars 2026, et atteint un record journalier de 1.220 milliards de yuans… Cela représente 178 milliards de dollars pour près de 42.000 transactions et la valeur quotidienne moyenne bondit d’environ 50 % par mois, une hausse liée aux conflit avec l’Iran et l’Ukraine qui a généré une demande croissante de Yuans dans le commerce du pétrole. Plus de cinq mille institutions y sont désormais connectées.

Ces canaux permettent un règlement sans aucune banque américaine intermédiaire dans la chaîne, ce qui est justement le but recherché. Ce phénomène ne se limite pas à la Chine. Outre la Russie qui en tire profit, les raffineurs indiens achetant des cargaisons de pétrole iranien ont réglé leurs paiements en yuans, acheminés via la succursale de Shanghai d’une banque indienne, car l’Iran préfère une devise qui contourne le circuit des sanctions sur le dollar. La Garde révolutionnaire iranienne a commencé à exiger purement et simplement des yuans ou des cryptomonnaies pour les transactions pétrolières.

Lorsque Scott Bessent ajoute les “actifs numériques” et “l’or” à ses catégories de sanctions, il s’attaque à des voies de contournement que l’Iran utilise déjà délibérément, via un système parallèle spécialement conçu pour être intraçable. On ne peut pas geler un paiement en Yuan hors système dollar auquel il ne participe jamais. Ce n’est pas une faille dans le plan de Scott Bessent, c’est le fondement de son plan qui fait défaut… Le marché a déjà rendu son verdict. L’Amérique est Out… Et Vladimir Poutine utilise une technique à long terme de guerre d’usure qui entraine l’Europe au fin fond d’un trou noir…

Le jugement le plus éloquent sur ces sanctions n’est pas venu d’un expert, mais du marché pétrolier lui-même. Si les traders ont cru que l’“offensive économique” de Scott Bessent allait réellement étouffer l’approvisionnement en barils iraniens, le prix du brut aurait dû s’envoler dès l’annonce. Il en a été tout autrement. Le Brent a chuté d’environ 2,3 % le 24 août 2026, passant sous la barre des 92 dollars, les investisseurs ayant conclu que les mesures américaines avaient très très peu de chances d’éliminer le pétrole iranien du marché.

Un ensemble de sanctions présenté comme un “jour J économique” a été accueilli par le marché par une baisse du prix du pétrole. Les traders qui brassent de l’argent réel sur les approvisionnements ont interprété cette annonce pour ce qu’elle est : du bruit et du vent… En parité de pouvoir d’achat évaluant ce que l’Iran produit réellement aux prix que les Iraniens paient effectivement, le PIB de l’Iran est passé de 1.400 milliards de dollars en 2015 (dispositif de sanctions de l’ère du JCPOA), à 2.180 milliards de dollars en 2026, ce qui en fait, selon les estimations du FMI, la vingt-troisième économie mondiale.

Cela représente une croissance de plus de 50% au cours de cette même décennie de “pressions maximales” censées briser l’économie. Un producteur de pétrole déterminé comme l’Iran, avec une contrepartie chinoise coopérante, contournent le dollar pour ses recettes pétrolières. Les sanctions réduisent le prix du pétrole iranien et pèsent sur son économie, mais peuvent pas couper l’artère libellée en yuan vers la Chine qui assure la continuité des flux pétroliers et le financement du régime. C’est cette artère que Scott Bessent avait promis de sectionner, et c’est la seule chose que tout cela ne touche pas.

Bessent a menacé d’expulser l’Iran et ses partenaires d’un système financier que l’Iran s’efforce de quitter depuis des années. La guillotine du dollar est bien réelle, et elle s’abat toujours avec beaucoup de brutalité sur quiconque tombe sous son couperet, mais le commerce pétrolier iranien a quitté ce système pour passer au Yuan, et chaque nouveau round d’utilisation du dollar comme arme ne fait qu’encourager les autres à leur emboîter le pas. Les mesures annoncées, n’entraîneront qu’un léger accroissement de la décote dont bénéficie déjà la Chine sur le brut iranien.

Ce qu’elles ne feront pas, c’est ce pour quoi elles ont été présentées : réduire à néant les options de l’Iran et le forcer à se soumettre. L’Amérique ne peut pas trancher un lien vital qui ne lui appartient plus. Scott Bessent monte la garde devant une porte que l’Iran a franchie il y a longtemps, en menaçant de la fermer à clé, alors qu’il n’y aura aucun retour… À mesure que l’Amérique brandit une guillotine monétaire que plus personne ne craint, un autre monde se referme méthodiquement. L’Iran, la Chine, la Russie, bientôt rejoints par l’Inde, le Golfe, l’Afrique, ont cessé de jouer sur l’échiquier occidental.

Ils en construisent un autre, où le pétrole circule en Yuan, où les sanctions ne mordent plus, où les routes maritimes sont escortées par des frégates nucléaires et où la dissuasion atomique n’est plus un tabou mais un parapluie. Ce bloc n’est pas une alliance : c’est une interdépendance vitale. Le pétrole iranien alimente les raffineries chinoises ; les technologies chinoises modernisent les arsenaux russes ; les corridors russes sécurisent les flux énergétiques iraniens ; et tous ensemble, ils bâtissent un système financier parallèle qui ne passe plus par Washington. Le dollar n’est plus le sang du monde.

Le dollar n’est plus qu’un ancien pouvoir qui s’effrite. Dans cette configuration, la bombe atomique cesse d’être un instrument de menace pour devenir un outil de garantie mutuelle : un verrou stratégique qui empêche toute intervention occidentale dans les zones où circulent les barils, les câbles, les minerais, les données. Le pétrole protège l’atome ; l’atome protège le pétrole. Et le yuan protège les deux. Les conséquences sont simples, brutales, irréversibles… Les sanctions occidentales perdent leur effet. Le dollar cesse d’être une arme. L’Europe glisse dans une dépendance énergétique sans retour.

Les États-Unis perdent leur levier global. Un bloc sino‑russo‑iranien impose sa propre norme : pétrole hors dollar, commerce hors SWIFT, sécurité hors OTAN. Le monde ne bascule pas : il se dédouble. Et dans ce nouveau monde, les “affaires” comme cette Corvette bradée ne sont pas des anomalies… Ce sont les premiers symptômes visibles d’un système financier qui se dégonfle, d’une monnaie qui se dévalorise, d’un ordre qui se délite. Et aussi d’un système qui va changer… Terminé l’automobile essence… La suite ne sera pas spectaculaire. Elle sera lente, froide, méthodique, pernicieuse, douloureuse, tragique.

Comme lors de toutes les fins d’empires, on va évoluer vers un “autre chose” qui ne sera plus imprégné de l’Amérique… Les Hot Rod’s disparaitront… Ce sera “LE” suicide occidental… Waouwwww ! Notez que cela commence à se ressentir, je suis quasi le seul avec ce Webzine a encore vous papoter de Hot Rod’s alors qu’il n’y a plus de “Réunions concentracionnaires”, plus de “Show’s”, plus de Magazines “papier” spécialisés, plus de “Courses de dragsters”, plus de réunions de rue façon “American Graffiti”, ne reste que ce Webzine “mondial” et ses 250.000 abonné(e)s en finale j’aurais un mausolée ou une urne…

