Chevy Custom Vicky’32
Il était approximativement 20 heures pile. J’avais l’estomac dans l’étalon et je me suis dit qu’il n’y avait rien de mieux que la cuisine Italienne… Tomates, Mozzarella, Antipasti, Pasta, Pesto… et le soleil brille, même lorsque la nuit tombe. En ajoutant un coup de Barolo, la bétise ambiante fond d’un coup de barquette plastique. La cuisine Italienne, même à Saint-Tropez, c’est simple comme d’aller à Rome, tous les chemins y mènent, même s’ils ne se parcourent pas ni se sont construit en un jour. D’ailleurs ca se voit, ils ont mis des trucs antiques à côté de machins gothiques, près de bicoques baroques et de bâtiments renaissance, bref, un grand n’importe quoi, aucune unité architecturale, vraiment, ca vaut pas les quartiers miniers de Serémange-Erzange (prononcez Srémange) où toutes les maisons sont pareillement identiques. En Italie, y a deux périodes importantes qu’il faut connaitre, l’Antiquité, où ils fabriquaient des ruines, la Renaissance où ils fabriquaient des peintres en bâtiment et le Calcio où ils fabriquaient des tricheurs. En gros, Rome a été construite par deux types élevés par une Louve et de fil en aiguille Rome a grandit puis, à cause d’une vague histoire de jeux du cirque truqués, l’empire s’est effondré…
Il n’a pas contre-attaqué et la ville a été envahie par des Papes qui ont fait construire des tas de chapelles dont une Sixtine. Puis l’empire Papal s’est effondré. Il est parti à Châteauneuf du Pape (oui mais lequel ?) et la ville de Rome a été envahie par les Vespas, la Mafia et les touristes Japonais. Un grand bordel ! Si tout le monde faisait pareil, les gens de tous les pays circuleraient à vélo comme en Hollande. Les Italiens sont aussi très fort en “O sole mio !” et en chansons, leur plus grande chanteuse par la taille fut aussi la première dame de France, mais elle a triché, puisqu’elle a épousé Minimoi après les élections en évictisant une Française qui elle-même avait évictisé une autre qui elle-même… Etc… Etc… Après s’être rendu compte qu’elle pourrait percer dans la chansonnette avec son petit filet de voix ridicule, Carlita est devenue célèbre pour sa chanson Raphael qui est un ode à la renaissance et au peintre Raphael, comme quoi, les Italiens ont de la suite dans les idées. Heureusement, il nous reste la cuisine Italienne, les arômes délicats et envoûtants du vinaigre balsamique, du parmesan et son mariage subtil à l’huile d’olives pressées avec amour sur une gondole par un batelier moustachu !
Bon, bref, les rues ne sont pas sûres, la terre se réchauffe, mais on me dit qu’il fera beau, que tout est dans la tête, qu’il ne se serait rien passé en Iran, que le bouclier fiscal a stoppé les bombes américaines, ce qui est une bonne chose… Mais qui est ON ? On peut lui mettre dans la bouche les pires absurdités, par exemple que les Français sont les champions du monde du pessimisme, ils seraient plus catastrophistes que les Ukrainiens. Champions de la controversée consommation de psychotropes, tous inquiets et shootés, leur gourou Président, un modèle social protecteur, va disparaître… La France en à peur ! Mais peur de quoi ? Peur de qui ? Macron a conquis le pouvoir et tente de le garder en actionnant les grosses ficelles de la peur. Le trop plein de promesses, les discours volontaristes à l’excès, péremptoire feignant la toute puissance d’un Etat, ne débouchant sur rien d’autre qu’une impuissance manifeste, une désillusion collective. Si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes, si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes. Ce n’est pas de moi, mais de Francis Bacon, qui n’avait pas seulement inventé le jambon, mais nous avait aussi, parfois, pris pour des jambons.
Tout ce qui précède écrit, je suis allé dans le restaurant italien du port de Saint-Tropez, suite à l’invitation d’un groupe de Soiffards. Quoiqu’aller diner est un plaisir si on est invité, alors, j’ai savouré cet instant particulier… Me voilà attablé pour faire honneur à ce cadeau, repas gastronomique et dégustation à l’aveugle d’une bouteille mystère que je suis sensé reconnaitre ! C’est vrai que j’ai pas mal de pratique en la matière, quelques heures de vol, en horizontal puis en vertical, mais la glorieuse incertitude du sport de la dégustation plane sur le repas. On dit souvent que la meilleure façon d’apprendre, c’est de répéter le geste, ce n’est pas toujours vrai, prenez le suicide, c’est le contre-exemple parfait ! Après le verre de champagne réglementaire, un petit Pouilly-Fuissé pour pousser le “Foie Gras de Canard à la Gelée Pinot noir” et “l’Omble Chevalier Poêlé à l’Anguille Fumée et Foie de Canard”, on a décidé de goûter la fameuse et mystérieuse bouteille “Navarin de Saint Pierre” en dégustant des Moules au Safran en attendant unePiccata de Chevreuil Sauce Grand Veneur. En plongeant le nez dans mon verre de Cote-Rotie, la seule certitude que j’avais, c’était d’être dans le doute concernant la victime de l’addition…
Quel piège, ces gredins, m’avaient-ils tendu ? Personne ne le savait alors avec certitude, et surtout pas moi. Je suis aussi concentré qu’un pentathlonien oeno-post-moderne prêt pour disputer les dix épreuves du dégustateur de fond, à savoir, 1° aviron, puisque ramer est mon credo, 2° lancer de phrases pipotronnées, 3°roulades de poncifs, 4°épreuve de commentaires enthousiastes sur des VBB (Vieux Bordeaux Bouchonnés) et quelques autres tirées au sort. Ce qui est sûr, c’est que la robe grenat de ce vin, les tons clairs, les reflets orangés sur le disque, trahissaient l’âge de la dame. On n’avait pas affaire à une pimpante jeunette. Le nez confirmait l’œil, des arômes, un rien désuets, de vieux vins, légère réduction, notes de sous-bois et de roses fanées, délicieuses et délicates impressions de syrah à l’ancienne, douces impressions de cassis, de mûre, de poivre et de pivoine. Même un peu de poivron pour me faire douter et envisager un piège et un improbable changement de contenant. La bouche possède une vigueur musclée, accompagnée d’une élégance incroyable, grande fraicheur, fruité étonnant, acidité mordante, à la limite, tannins poudreux, des notes de suie, d’encre et d’épices douces et une pointe d’austérité en finale.
Notez que ce n’était pas pour me déplaire. Une bouteille qui a atteint son apogée, peut-être même, l’avait-elle légèrement dépassée, mais le plaisir était encore grand. Une certitude, c’était un vieux Rhône septentrional. Hermitage ? Chave ? Côte-Rôtie ? Minéralité, Schiste ! La découverte est plus une question de psychologie que de dégustation pure. J’ai toutefois presque immédiatement reconnu un Côte-Rôtie 1990 de Jean-Paul Jamet, une appellation et un vigneron, pour qui j’ai une sympathie particulière. Les grandes Côte-Rôtie ont, sur moi, une attraction spécifique, j’aime le côté sanguin, animal et fruité du Syrah des vins de Vienne, en particulier pour la fille brune du seigneur de Maugiron, cette côte Brune de schiste, riche en oxydes de fer qui confère aux vins, un supplément de couleur, de corps et de minéralité. Cette Brune, plus nordique et plus froide que sa sœur la blonde, qui est plus souple et plus avenante, mais moins profonde… Une vieille Côte-Rôtie, je n’ai que peu de doute, Jamet, Rostaing, Guigal, Landonne pour ce côté Schiste et graphite ? Les dernières gouttes du divin breuvage accompagnaient le “Chaud Froid Moka Rhum” et j’ai gardé en tête le souvenir de la négociation… que je n’ai pas payée.
Tout butait en finale au sujet d’une Côte Brune 1983 de Jean-Paul Jamet, que je n’ai pas bue et qui, si je l’aurais ouverte, devait beaucoup ressembler à ce que je venais de boire. Le repas s’est terminé par une symphonie subtile et créative, bref le tout s’est avéré une cuisine gustativement intéressante, avec un service parfait et discret, c’était un restaurant étoilable, indiscutablement, à 25.000 euros les 4 couverts, le TOP !… Il est toujours temps de savoir, parfois, que le vin ne se livre qu’à ceux qui le reconnaissent, la psychologie, la mémoire des achats, des discutions, peuvent aussi influer le jugement, et donner quelques précieuses indications. Au pays des aveugles, le borgne est roi ! Effectivement, c’était une superbe Côte Brune du Domaine Jamet, 1983, encore vinifié par Joseph Jamet, une vieille dame qu’il fallait préserver de l’oxydation, mais qui possèdait encore de bien beaux atouts. Jeunes ou vieux, les vins du domaine Jamet offrent toujours un vrai bonheur de dégustation, ils ne saturent jamais, ne fatiguent pas les papilles. Ces vins témoignent d’une région où l’homme est têtu, la vigne coriace et la nature belle comme la générosité des Soiffards… “Indignez-vous ! Indignez-vous ! Tout ce qui est souhaitable est possible” !
C’est un slogan soixante-huitard comme “Soyez réaliste, demandez l’impossible”. Une des Dames se désespérait de mon impuissance… C’était concernant les ravages de la crise actuelle. “Eh bien, ma cocotte, fastoche, voici un remède de bourrin, abonnez-vous à www.ChromesFlammes.com. C’est du lourd, un brûlot jubilatoire, Indignez-vous de tout pour 1 euro seulement, c’est cadeau”. ais-je dit… C’est devenu un phénomène éditorial, la décharge textuelle d’un jeune vieux de 77 ans, ancien déporté fiscal. Comment le magazine d’un grand homme, imprimé d’abord à 100.000 exemplaires, est devenu un best-seller vendu à 500.000 exemplaires mensuels ? Je suis le contre-modèle exact des valeurs et priorités du gouvernement actuel, dont le discours convenu est celui de l’adaptation à la réalité du monde, à la croissance qu’on va chercher avec les dents, au marché inéluctable et triomphant. Enfin, triomphant pour celui qui possède, pas pour les autres. La force des textes, c’est qu’ils sont radicaux, mes références étant celles d’humanistes modérés, courageux et désintéressés… On m’a répondu que cette expression pouvait faire avaler tout et n’importe quoi. Rassurez-vous, sur toutes les sortes de bizarreries assez bizarres, il faut bien le reconnaitre.
J’arpente la toile à la recherche de la perle rare qu’on n’a pas encore vue avec l’idée de l’accorder avec un vin qu’on a pas encore bu, un cépage improbable, un truc que je ne connais pas encore. Une grande partie termine rapidement dans ma poubelle virtuelle, mais on peut trébucher sur une histoire californienne presque banale à laquelle on pourrait encore rajouter quelques clichés très “spring break” avec blondasses presque nues autour d’un feu de camp sur la plage et guitare en bandoulière… Sauf qu’heureusement, parfois, la réalité fait la nique aux clichés ! Une enquête affirme que les Français sont les champions du monde du pessimisme. Plus catastrophiste que les Ukrainiens. Champion du monde, les Français ont les miquettes de l’avenir, leur modèle social protecteur va disparaître… Trop plein de promesses et de discours volontaristes à l’excès, péremptoires feignant la toute puissance d’un Etat, ne débouchant sur rien, qu’une impuissance manifeste, une désillusion collective. Le fait d’être à la tête du pays le plus collectivement morose du monde doit être un terrible échec pour Macron. Un discours qui fait mouche, manifestement : “Tout ce qui est souhaitable est possible !“…
C’est un slogan soixante-huitard comme : “Soyez réaliste, demandez l’impossible”… Excusez du peu ! Mais voyez où nous en sommes aujourd’hui ! “C’est tout le socle des conquêtes sociales de la Résistance qui est aujourd’hui remis en cause”. “Le motif de la résistance, c’est l’indignation”. “Indignez-vous, Insurgez vous”. Sur la forme de l’insurrection, c’est 1 euro seulement l’abonnement, c’est cadeau… Bien… Il est temps de commenter cette berline Chevrolet Custom Vicky 1932 verdâche qui est entièrement en acier, mais utilisant aussi plastique et fibre de verre, avec plus de 150 modifications de carrosserie, le tout propulsé par un moteur Chevrolet 350ci avec arbre à cames racing et carbu 4 corps sous un filtre à air sur mesure, soutenu par une boîte automatique 700R avec un pont-différentiel Ford de 9po. La transformation a été réalisée par Buford Gentry Jr. de B’s Custom Auto Fab à Bluff City, TN. Le toit a été top-choppé et pincé avec 2po retirés à l’arrière et 3,5po à quelques centimètres de l’avant. Le pare-brise étant incliné de 15 degrés. Le poteau central a été retiré et la structure sous-structurée renforcée… Fini en peinture Lime Gold, il possède une façade chromée sur mesure et des “calailles” latérales.
De plus il est rehaussée de nombreux supports chromés en billettes d’alu. Parmi les autres composants figurent la direction à crémaillère assistée, le tube de train AV chromé de même que les bras de suspension (supérieur et inférieur), il y a aussi des amortisseurs à spirale, en aluminium tout comme le radiateur et leventilateur électrique. La pile à combustible est en acier inoxydable et c’est Wilwood qui a fournis les freins à disque aux quatre roues. Cette voiture roule sur des jantes Billet Specialties de 17po en alliage, entourées de pneus radiaux P205-40R à l’avant et de antes de 20pouce avec pneus radiaux P295-40R à l’arrière. L’ensemble Le train d’atterrissage est revêtu en poudre, sous-couché, chromé ou en aluminium. L’intérieur présente des sièges en cuir et un toit, ainsi que de la moquette et des matts enveloppés dans une doublure en plastique, un système Vintage Air, un Ididit inclinable colonne de direction chromée, vitres électriques, un compteur VDO sur mesure tableau de bord sculpté et enveloppant, lecteur AM/FM/CD et un volant Budnick et pédalier en billetts d’alu. Cette Chevrolet a été entretenu dans le garage de son propriétaire La bête a été extraite de la collection de la famille Redding.



























