Bentley Continental GTS 2026 : 350.000€
Il apparait évident, à voir et lire les publicités et articles surréalistes que Bentley diffuse pour promouvoir sa “nouvelle” Continental GT”S” 2026, annoncée pour la bagatelle de 350.000 euros ou dollars plus options, frais, taxes et emmerdes avec le fisc toujours aux aguets, quoiqu’en faits et causes, la marque se considère au dessus de tout ce qui inquiète les pauvres hères, les gens du peuple, qui sont maintenant prêt/conditionnés à “bouffer des rutabagas” comme entre 1939 et 1945 parce que c’est la guerre en Ukraine, en Palestine, au Liban et en Iran et quelques autres lieux ou personne n’allait JAMAIS visiter ni faire bronzette alors qu’il n’y avait pas encore de guerre… Toutefois, “les choses ont tendance à s’améliorer” selon les prédictions de Donald Trumpy (l’ami de toutes les entreprises payant des taxes lors de leurs importations de marchandises (de merde selon Donald) aux USA… YEAHHHHHH ! Quoiqu’on navigue de plus en “pluche” dans la déglingue financière généralisée (et organisée), Bentley quémande aux “organes de presse survivants” de publier des communiqués de presse laudatifs, aussi roboratifs qu’hors du temps et des préoccupations vitales de la plèbe miséreuse…
L’information vitale de Bentley pour parvenir à vendre leur nouvelle-ancienne Continental GT, est de la présenter comme une GTS !!! Comme si tout allait mieux quand on y ajoute un “S” à GT… Les divers journaleux timides deviennent des super-héros. Une bière se transforme en plusieurs “pintes”… Et, dans le monde automobile, une voiture finit généralement par être plus performante avec un “S”… Porsche a été l’un des pionniers de cette “S-ification”, utilisant depuis des décennies la 19e lettre de l’alphabet pour désigner une version plus puissante. C’est pitoyable !!! Mais le concept s’est largement répandu : AMG, Aston Martin et Audi l’ont tous adopté et Bentley rejoint maintenant le mouvement avec sa version S de la Continental GT, un compromis entre le modèle standard et la GT Speed, fleuron de la gamme… La Continental GT est définie comme étant la voiture qui a redéfini Bentley pour le XXIe siècle. La “S” a été développée en profondeur (c’est insondable) grâce à l’investissement colossal du groupe Volkswagen après l’acquisition du vénérable constructeur britannique de luxe, elle est entrée en production en 2003 et est toujours la même en 2026.
Si le moteur W12 de cette Continental a malheureusement dû être abandonné en raison du durcissement des normes d’émissions (un gag ?), les autres éléments clés du caractère de la première GT sont restés intacts malgré plus de vingt-trois ans d’évolutions très progressives. On retrouve ainsi la transmission intégrale, des performances exceptionnelles (sic !) et un design vieillot qui conserve une forte ressemblance avec la silhouette de base du modèle de 2003 (re-sic !)… La version “S” fait maintenant sa troisième nouvelle apparition dans la gamme Continental GT/GTC . Elle se positionne comme étant “la Bentley du juste milieu”, un compromis “idéal” qui allie le châssis de la sportive GT Speed à la motorisation hybride de la Continental d’entrée de gamme… Comme toutes les versions actuelles des berlines Continental GT et Flying Spur, elle combine un V8 biturbo, un moteur électrique et une batterie offrant une autonomie électrique suffisante pour les trajets domicile-travail… Sous son allure si typiquement anglaise, la Continental GT partage de nombreux composants avec Porsche, et c’est présenté comme un atout !
La GT actuelle repose sur la même plateforme que la Porsche Panamera et, comme cette berline, elle offre des performances plus dynamiques et une implication du conducteur plus importante qu’on ne l’attendrait d’une voiture de luxe. Le coupé GT “S” affiche un poids de 2.457 kg (5 421 livres), ce qui signifie que “la bête” pesait près de trois tonnes lorsque je l’ai conduit, avec deux nananas avenantes et leurs bagages à bord… Une bonne partie de ce poids est due à sa motorisation hybride rechargeable très complexe, mais la puissance de 670cv et le couple de 930 Nm (686 lb-pi) obtenus sont indiqués comme justifiant amplement ce surpoids. Bentley affirme que son accélération de 0 à 100 km/h (0 à 60 mph) est seulement deux dixièmes de seconde plus lente que celle de la GT Speed de 771cv, et compte tenu de mon expérience et du chrono de 2,8 secondes réalisé pour la version la plus puissante, un 0 à 100 km/h en 3 secondes semble tout à fait plausible. Le moteur électrique contribue également à combler les quelques creux de la courbe de couple du moteur turbocompressé. Il existe également un mode électrique, offrant une autonomie d’environ 65 kilomètres.
Mais il est difficile d’imaginer que beaucoup de propriétaires privilégieront ce mode au plaisir gustatif du puissant V8 à plein régime. Désormais, un échappement “Akrapovič” est même disponible en option pour une sonorité encore plus exaltante… Le système de transmission intégrale de la GT “S” privilégie la propulsion arrière autant que possible, et grâce aux pneus larges et au différentiel autobloquant à commande électronique, l’essieu arrière offre une adhérence remarquable. En abordant les virages à vive allure, je sentais les roues avant prendre davantage de charge à mesure que les roues arrière atteignaient leurs limites, mais la répartition du couple restait subtile. Le réglage est même suffisamment joueur pour autoriser un léger survirage de puissance. Bien sûr, les voitures de 2.700 kg qui décollent comme un F-14 depuis la catapulte d’un porte-avions dans le Golf d’Ormuz sont monnaie courante de nos jours, grâce à la prolifération des véhicules électriques. Mais la façon dont la Continental GT “S” gère sa puissance et son poids la distingue de la plupart des autres véhicules de cette catégorie.
Apparemment, la mise au point du châssis de la version “S” a été réalisée par trois ingénieurs Bentley particulièrement assidus, qui y ont travaillé pendant des mois atteignant une dizaine d’années. Leurs efforts passeront peut-être inaperçus pour de nombreux acheteurs, mais je les ai assurément appréciés après avoir pris le volant. Le système antiroulis actif et les amortisseurs à deux niveaux de la GT “S” lui confèrent une dynamique exceptionnelle ; le mode Confort offre un confort (sic !) presque aussi moelleux qu’une vieille Lincoln Town Car, mais il suffit de tourner la molette de sélection du mode de conduite sur Sport pour que le châssis se raidisse, mummm !!! me “spermettant” d’enchaîner les vierges….. EUHHHH ! les virages avec une agilité surprenante. Le roulis est légèrement plus prononcé que dans une Porsche 911 des années ’70, par exemple, mais compte tenu du poids de la Bentley, c’est rassurant d’avoir un rappel constant des forces en jeu. Cette souplesse avait aussi pour conséquence que l’avant de la voiture se cabrait comme un hors-bord lors d’un départ arrêté, ce qui m’a fait rire. Comment est-ce possible de vivre avec ça ?
Mon expérience avec la GT “S” s’est limitée à une demi-journée au volant, sur un parcours balisé à travers la campagne vallonnée. Pourtant, ces quelques heures partagées entre le siège conducteur et le siège passager m’ont suffi pour me rappeler que quasi toutes les voitures actuelles offrent un tel confort. Le pack Confort des sièges avant propose un massage multimode, mais les sièges en cuir réglables en innombrables positions (partiellement recouverts de similicuir en réalité) étaient déjà inconfortables sans même avoir recours à cette fonction. Les sièges arrière sont esthétiquement réussis, mais installer une personne de taille moyenne à l’avant réduit à rien du tout l’espace pour les jambes des infortunées nananas coincées à l’arrière, c’est donc idéal pour transporter des petits animaux de compagnie et des bagages souples. Ce dernier point est particulièrement important, car la batterie du système hybride rechargeable a réduit à rien le volume du coffre, autrefois raisonnable. Le coffre de 255 litres de la Continental GT actuelle est 51 % plus petit que celui du modèle précédent, qui partage la même plateforme et présente des dimensions quasiment identiques.
De plus, la hauteur du coffre est réduite, ce qui signifie que les sacs volumineux devront probablement être placés à l’arrière, dans l’habitacle avec les animaux de compagnie. Bien que le passage à cette génération de Continental ait apporté de nombreuses désillusions, l’équipe Bentley a eu la sagesse de conserver l’excellente ergonomie du tableau de bord autour du levier de vitesses. On y trouve des molettes pour régler la température de chaque côté, avec affichage du réglage, des boutons dédiés au chauffage et à la ventilation des sièges, ainsi que des modes distincts pour le système d’infodivertissement… toutes ces fonctionnalités tactiles que la plupart des marques de luxe ont abandonnées il y a quelques années au nom du progrès. Un conseil aux autres constructeurs : si Bentley ne le fait pas, ce n’est pas du luxe. Si vous en avez les moyens, absolument; ne vous en privez pas… La Continental GT a longtemps servi de modèle à quiconque se demande pourquoi une voiture devrait coûter 350 000 €. Le soin apporté à l’assemblage et aux finitions, la qualité des matériaux, l’ingénierie d’une époque révolue, la technologie ancienne…
En réalité, vu l’état actuel du marché automobile, la Continental GT “S” semble être une caricature, un gag…. La Maserati GranTurismo et l’Aston Martin DB12 offrent des prestations similaires à des prix inférieurs, tandis que la Ferrari Amalfi, proposée à un tarif comparable, procure des sensations plus grisantes. Cependant, ces deux dernières ne sont pas disponibles en transmission intégrale. Et même si leurs intérieurs ont considérablement progressé, celui de la Bentley fait paraître les autres bien moins luxueux. De plus, les trois autres modèles offrent un espace intérieur encore nettement plus restreint, un critère qui pourrait s’avérer important pour la part inhabituellement élevée de joueurs de NBA et de NFL parmi les acheteurs potentiels… Mais au volant de la GT “S”, je ne pouvais m’empêcher de penser que la Porsche 911 Turbo “S”, désormais proposée à partir de 300.000 €, soit moins qu’une Nissan Sentra de la Flying B, peut facilement égaler le prix de la Continental GT ‘S” grâce à la longue liste d’options de Zuffenhausen. Aussi incroyable que soit la Turbo S, compte tenu de l’utilisation que la plupart des conducteurs font de leurs coupés de plus de 600cv au quotidien à toute allure…
Occasionnellement, sur les routes de campagne entre le travail et le domicile, la Bentley conviendra peut-être mieux à ceux qui recherchent à la fois le luxe et le plaisir de conduire d’il y a 23 ans…. Cela reste incroyable et pourtant familier. Même le groupe motopropulseur du modèle de base offre une poussé “à l’ancienne”. La Bentley se comporte pire que n’importe quelle grande routière de luxe de 2500 kg ne devrait le faire. Plus vite, c’est toujours mieux. Ce prix “à partir de 350.000 semble exagéré… Le gag, qu’est-ce que cela pourrait être d’autre que l’écran rotatif à trois panneaux du tableau de bord ? Devenu la marque de fabrique de la marque – un porte-parole de Bentley m’a indiqué que plus de 90 % des voitures en sont équipées, et si vous êtes prêt à investir une telle somme dans une automobile, le prix de cet écran (7.615 €) semble tout à fait amusant. Moteur éteint, le tableau de bord reste sobre et élégant, mais démarrez le moteur (au sens propre comme au figuré), et l’écran pivote pour afficher le système d’infodivertissement ; appuyez sur un bouton situé en dessous, et l’écran pivote à nouveau pour révéler de magnifiques cadrans analogiques indiquant la température extérieure, la direction et un chronomètre…
Le rêve… Pfffffffff !




























