Ironworks HotSpeed & KustomRod
“Il disait vouloir construire le Hot Rod Chevrolet 1935 le plus impressionnant d’Amérique” m’a déclaré Rodger Lee, propriétaire d’Ironworks HotSpeed & KustomRod, en racontant comment ce Hot Rod a vu le jour. La personne à laquelle Rodger Lee fait référence est Greg Heinrich. Ils sont amis depuis plus de 20 ans ! Rodger a construit plus de douze voitures pour Greg , dont cette Chevrolet de 1935.
Au cours des sept années de construction, Rodger Lee a été intarissable ne cessant jamais de raconter diverses histoires , assaisonnés de ragots et d’histoires inventées emmêlées à quelques vraies, elles-mêmes truffées de menteries, précisant quelques fois qu’il s’agissait de la troisième voiture que son équipe et lui réalisaient pour Greg et qu’il en avait en besoin pour survivre.
Face à ma remarque soulignant que la construction de voitures d’un niveau permettant de réclamer 10 fois le montant “normal et honnète”, obligeait à rester décent et reconnaissant envers qui a payé les notes de survivance, Rodger lee m’a expliqué qu’il existait deux types de clients : ceux qui veulent gagner des trophées et ceux qui apprécient le processus de création… et que le prix a payer varie en conséquence.
C’est donc un système qui fonctionne de mythes mités et d’entourloupes pouvant dégénérer en arnaques… La presse “papier” et “numérique” étant toutes deux mises à profits (un double-sens non équivoque) pour créer des histoires et des mythes… Sont placées dans ces histoires “promotionnelles” des listes de pièces indiquant leurs marques, spécificités et les coordonnées des garages-constructeurs avec leurs cortèges d’artisans complémentaires.
J’en ai déjà expliqué le fonctionnement et les tarifs payés en contrepartie des boms et commentaires qui doivent en conséquence être l’équivalent “des lèches de baises de sexe et d’anus” destinées à consolider l’effort consumériste en limite de zone rouge, celle ou ça devient tellement “attrape-nigauds” que le moteur du consumérisme général entre en surchauffe avant explosion, obligeant à tout reconstruire…
Arrive peu à peu la fin du système qui cherche donc et toutefois à se diversifier via les Shows comme le Séma de LasVégas et GoodGuys qui rivalisent de la taille du 1er prix pour attirer de nouveaux aventuriers et conserver les anciens qui finissent par crever de devenir vieux… Dans le cas de cet Ironworks Hot Speed & KustomRod, le job a été rendu complexe par le fait que l’origine est douteuse, d’où la volonté de recréer du nouveau avec des vieilleries…
“Greg est plus intéressé par le processus que par le résultat”, a déclaré Rodger Lee qui voulait ainsi confirmer, ajoutant : “Sur ce Hot Rod, il a surtout mis l’accent sur le processus : comprendre chaque détail, qu’il s’agisse de la profondeur de découpe du toit ou de l’ampleur des modifications apportées à la carrosserie., dans le but d’en réaliser des articles, redonner confiance et relancer la danse des poules aux œufs d’or”…
Bien que ce ne fût pas la seule voiture sur laquelle Rodger leetravaillait pour Greg, il savait que le véhicule ne pouvait pas passer inaperçu. “Un article de magazine, paru à l’époque où la voiture était encore à nu, annonçait : “Pas d’excuses”. Quand cet article est sorti et que le hot rod était à nu lors d’un salon dans l’est du pays, cela a motivé l’équipe à aller encore plus loin, Rodger travaillant à plein temps a bénéficié de l’aide de plusieurs membres d’Ironworks…
Speed & Kustom tout au long du processus, VOULAIT que cette affaire draine des clients emplis de doutes, notamment Stuart Silas, George Villagran, Marcus Esquedo, Jose Rosso et Josh Maxwell qui voulaient s’orienter vers les Musclecars modernes… Finalement l’équipe a décidé de “finir le job comme les voitures construites dans les années 30. La Chevy repose DONC sur une structure en bois sur laquelle sont cloués des panneaux de carrosserie.
De ce fait, et compte tenu de tout le travail de fabrication effectué, EN FINALE de présentation, Rodger m’a expliqué que je devais agir dans le bien de la communauté en indiquant que sa restauration avait été particulièrement complexe. Et de me préparer un “pense-bête” destiné à appâter les “couillons”, comme on peut l’imaginer, le leitmotiv a respecter étant d’indiquer qu’ne Chevy de 1935 n’est pas un modèle courant pour la préparation…
“Les voitures personnalisées et les pièces de restauration sont difficiles à trouver, donc sont très chères. C’est pourquoi Rodger Lee a acheté deux carrosseries supplémentaires en Arkansas, gracieusement fournies par Kenny Davis, et les a fait livrer à son atelier avant de commencer le projet”… Vous voyez le genre, le consumérisme en plein…La suite est la suite : ” Après avoir déterminé les dimensions des roues, l’empattement et la position de la calandre, le job a débuté”...
A ce stade, difficile de croire que la passion “à l’Américaine” dans la filière des shows et des prix mirobolants du Hot Rodding est pure… C’est du business. L’équipe s’est penchée sur les ailes avant et arrière, plaisantant sur les allures de vieille locomotive à vapeur du véhicule. “On a expérimenté plein de choses pour obtenir la forme désirée, sans pour autant trop s’éloigner de la voiture d’origine”, m’a explique Rodger lee.
Autant écrire que presque tous les panneaux de la carrosserie ont été modifiés pour que la note/facture soit consécutivement hyper élevée… Le moteur étant également un élément stylistique crucial, Rodger Lee a judicieusement opté pour un V8 Chevy small-block “usine”. Il est parti d’un bloc en fonte Brodix, qu’il a fait usiner dans un atelier local. Ce dernier a réussi à enlever près de 27 kg de matière superflue, le lissant et le façonnant à la perfection.
L’injection Hillborn s’est avérée un autre choix judicieux, et une boîte Tremec TKX de Bowler Performance a complèté ce V8 small-block de grande classe. Tout au long du processus, Rodger a précisé que Greg était très impliqué. “On avait plusieurs conversations par semaine sur différents détails”, a-t-il expliqué. “Il s’agissait d’un e-mail avec des photos, des rendus complémentaires d’un artiste, des croquis et des maquettes sommaires pour poser les bases”
C’était pour pouvoir demander au client payeur : “Alors, qu’est-ce que tu en penses ?” … Au cours de ces sept années de facturations le Hot Rod valait plus qu’un chateau… Greg a expliqué que le fait de voir ce que les autres acteurs de l’industrie automobile créaient les avait poussés à pousser les coûts au maximum. “Nous étions en compétition avec nous-mêmes et nous voulions nous assurer de faire de notre mieux pour au moins rafler un ou deux millions de $”, m’a-t-il déclaré.
Bien que la Chevrolet soit équipée des technologies les plus récentes et les plus couteuses, de nombreux éléments conservent son cachet d’époque. Contrairement aux voitures modernes qui arborent des peintures métallisées, la teinte bleu Ferrari de ce véhicule est mate, lui conférant ainsi un aspect vintage. Les sièges ont également fait l’objet de discussions au sein de l’équipe ; ils rappellent ceux des bombardiers de la Seconde Guerre mondiale.
Rodger a précisé qu’ils avaient été usinés par commande numérique pour reproduire fidèlement la forme, l’ajustement et la finition imaginés par l’artiste. Partant de ce constat, Rodger a expliqué que la transformation d’un Hot Rod de style traditionnel en un engin diabolique aux technologies de pointe, de l’impression 3D à la numérisation 3D , fait partie intégrante du processus, certains détails étant plus complexes qu’il n’y paraît.
“Autrefois, lorsqu’on sortait d’une voiture, on posait le pied sur le marchepied en caoutchouc” m’a-t-il dit. “Or, le caoutchouc de ce Hot Rod a été usiné dans de l’aluminium pour imiter à la perfection le caoutchouc naturel, qui n’était pas adapté et pas suffisamment cher”… Les marchepieds en aluminium usiné, peints en noir pour imiter le caoutchouc, comptent parmi les éléments stylistiques préférés de Rodger Lee sur cette voiture, car ils ont été facturé très cher…
Et le plus ironique est que les profanes ne les remarqueront jamais… “Pour moi, ce genre d’éléments est une forme d’art POUR FAIRE DES DOLLARS à part entière : il y a la sculpture, la peinture, l’ingénierie, et bien sûr, l’esthétique, mais ce qui compte c’est le pognon qu’on en tire” », m’a expliqué Rodger Lee. “Sur les autres voitures, créer de telles arnaques n’est pas aussi facile voiture, je trouve que tous ces aspects se conjuguent ici harmonieusement pour rafler deux millions de $”...
Passionné de dollars plus que de Hot Rods et fort de près de 60 ans d’expériences du genre, Greg m’a confié que conduire et vivre ces expériences sont pour lui une véritable thérapie. Maintenant que l’arnaque est terminée, il m’a expliqué qu’il ne conduit pas souvent des Hot Rods, par souci de confort et par préférence personnelle, il roule en Cadillac dernier cri et qu’il réfléchit à la suite pour acquérir une Jeep full option avec un Hémi à compresseur…
“Ce n’est pas non plus une voiture qu’on range au fond du garage ; elle doit ROULER”... Pour Rodger Lee, construire des Hot Rods pour des clients comme Greg donne à l’entreprise l’opportunité de gagner un max de dollars. “Qu’il s’agisse d’un pick-up C10, d’une Ford de 1957 ou de tout autre modèle, j’ai la chance de voir leur vision se concrétiser, de choisir les bonnes pièces, de les aider avec les moins bonnes et de travailler ensemble pour gagner des millions”, explique Rodger…





































