Restomod Split Window Sting Ray 2008
Ce qui est vrai, en cette automobile, c’est que presque tout y est faux… Elle pourrait s’avérer être l’extase d’un cauchemar érotique pour les handicapés fanatiques du BDSM Hardcore… D’autant plus rapidement qu’elle semble être un canular pour déprimés névrotiques pour qui elle représente le bonheur des chroniqueurs suicidaires, le Saint-Graal des Ayatollah Juifs, et la quintessence du TOP des créateurs de contenus pour les réseaux asociaux…
Plutôt que vous entrainer sans remarques préalables via des commentaires insipides et roboratif, il s’agit de vous pousser ici par le biais d’une présentation complétée d’un essai routier de ce Restomod Split Window Sting Ray 2008, de penser la question de l’imposture dans son rapport à la vérité, en tenant compte de l’actualité socio-historique que cet évènement va engendrer auprès des internautes abonnés…
Toujours analysées comme “faits sociaux”, les folies automobiles sont classifiées comme issues du néolibéralisme ayant transformé, depuis les années 1980, la société du spectacle en société de l’hyperspectacle… Désormais, une imposture généralisée donne le ton aux ambiances scandant nos vies, au trafic illicite et amoral de la représentation créée aux Etats-Unis d’Amérique, puis en Europe…
Mais y a succédé depuis les années 2000, la mise en place d’une simulation mondialisée de la représentation, amenant la transformation de la société du spectacle en société de l’hyperspectacle. La conséquence majeure de cet état de fait a été de rendre indiscernable les catégories du vrai et du faux, et plus encore, de rendre impossible tout jugement critique de l’expérience à partir de critères rationnels.
Et cela tant au niveau de l’acte de création, qu’au niveau plus large de l’expérience sociale et culturelle, car nous sommes désormais plongés (individuellement et collectivement) dans le monde de l’imposture du sens qui est peuplée de faux-semblants érigés en vérité absolue, la mise en place de la société de l’hyperspectacle ayant accéléré et amplifié l’effondrement de l’ordre symbolique dit démocratique, déjà mis à mal par la société.
Cependant, à la mise en place mondialisée de produits créatifs chargés d’entretenir en permanence l’ambiance marchande de l’hyperspectacle, les artistes opposent leurs univers en rappelant l’ampleur planétaire de leurs créations, d’où émergent de nouvelles scènes de vérité perturbant l’hyperspectacle permanent, montrant en détails, comment les jeux d’imposture fictionnels proposés, permettent de mieux prendre conscience des stratégies d’imposture.
Celles-ci, opérant à travers une simulation généralisée de l’expérience vécue, une question se pose alors : Par quels moyens techniques et symboliques le système de pouvoir opère-t-il afin d’ériger un régime de vérité néolibéral ? J’émets donc l’hypothèse que les supports-espaces d’énonciation et de visibilité dramatique du social ont permis de substituer une vérité audiovisuelle (analogique puis numérique), à la vérité scripturaire et scripto-visuelle !.
Ce Restomod Split Window Sting Ray va dans ce sens, il s’avère être l’un des dix exemplaires réalisés, utilisant un châssis relativement “moderne” de C6 2008, supportant la réinterprétation de la légendaire Split Windows Sting Ray 1963, qui, contrairement à un kit carrosserie basique, intègre tout ce qu’il est nécessaire pour atteindre des normes de sécurité actualisées et LA fiabilité opérationnelle d’une Corvette C6 moderne…
Ce faux miracle est enveloppé de la réinterprétation de d’une ancienne silhouette emblématique, tandis qu’au cœur de la mystification consumériste se niche un LS3 V8 6,2L reconditionné à 430cv et et 424 lb-pi de couple, équipé du pack d’usine Z51 Performance le tout disposant d’une boîte manuelle 6 vitesses… Le système d’échappement libre de toutes entraves, garantissant que la bête soit entendue avant d’être vue.
Les ressorts et des barres stabilisatrices plus rigides, les disques de frein plus grands et percés en croix, ainsi qu’un refroidissement améliorés pour l’huile moteur et la transmission mènent la charge tandis que l’intrépide conducteur dispose d’un affichage tête haute (HUD), de sièges sport en cuir chauffants avec réglage mémoire, un système audio Bose haut de gamme et la climatisation bi-zone.
La conversion comprend un toit targa, des jantes alliage de type turbine et une peinture Riverside Red qui complète l’intérieur en cuir surpiqué rouge et noir. C’est le Vétéran de l’industrie automobile Karl Moyer qui sévit au départ de l’Iowa, dans son garage “Chevrolet Karl” qui est le responsable de cette “Corvettausaure” prétendue réalisée en “auto-hommage” pour sa carrière de pilote professionnel sur le circuit NHRA Pro Modified.
Cet opportuniste sur le retour incluant le retour d’âge, a débuté en 1986 et a culminé avec deux championnats nationaux. Après de nombreuses années de succès, Karl Moyer a ouvert en 2000 une concession Chevrolet puis il a créé Karl Kustoms en 2010, un garage spécialisé dans les Hot Rod’s personnalisés incluant les pièces, accessoires et installations nécessaires pour les faire fonctionner.
Ces deux activités ont amené Karl Moyer à y ajouter la construction d’un KitCar de luxe pré-monté et prêt à tous usages fabriqué en une série limitée de 10 exemplaires numérotés et signés, et ce, en contrepartie d’un montant astronomique de 600.000 US$… C’est en cela que c’est époustouflant, pas en mêlant le style emblématique de la Sting Ray de 1963 copiée en une adaptation, qui est toutefois et heureusement bien construite et peinte…
Cette réadaptation est basée sur une Corvette 2008 équipée du pack haut de gamme 3LT et du légendaire pack Performance Z51, ce coupé Split-Windows est la voiture n° 004C (la quatrième des dix exemplaires produits qui est revenue at-home après 411 miles réels, suite au décès de son propriétaire âgé de 98 ans). Arborant un style inoubliable évoquant les coupés révolutionnaires Corvette Sting Ray à vitres fendues d’origine de 1963… Waouwwwwww !






























