2026 Bugattor Next57 57million$/€ Première partie

Pourquoi, beaux visages, beaux yeux, beaux corps, beaux seins, nous hantent-ils autant que belles automobiles, belles formes, belles parures, belles folies ? Pourquoi les fleurs extraordinaires ont-elles des racines maléfiques ? Morceau par morceau, pieds, mains, cheveux, lèvres, oreilles, seins, voyageant de nombril en bouche et de bouche en yeux, tout comme une forme, un relief juxtaposé à d’autres, Voyez-moi donc, éperdu, griffé, mordu, étouffé de baisers, éreinté d’amoures lubriques, qui avaient été l’une-l’autre et n’étaient que d’autres noms, d’autres personnes, d’autres assemblages d’appendices, plus accessibles et pénétrables que sculptures dans un jardin oublié d’un continent perdu.
Avec un revolver qui n’a jamais été destiné à exploser de trop de jouissances, elles auraient pu appuyer sur une gâchette évanouie et me regarder tomber comme un cygne mort des hauteurs de mes rêves. Il aurait très bien pu en être ainsi, car dans ma chair j’étais dispersé, dans l’esprit je n’étais que de la poussière soufflée ici et là. J’avais eu un cœur, mais personne ne le savait. Mon image ne correspondait à rien de ce que j’avais formulé de mes déraisons. Elles m’avaient introduit, avaient glissé comme une gaze la plus fine entre les crevasses de mon cerveau dans un moment de lésion. Et quand la plaie s’est refermée, l’empreinte était restée, comme une frêle feuille tracée sur une pierre.
En tant que relique sans retenue des années d’un futur d’avant, j’écris vain des texte audacieux, entachés de passages d’arrogances sublimes, une soupe de prose outrageusement décadente et parfois saupoudrée de scènes pornographiques ineptes. Mon statut de provocateur est bien mérité, mon style étant involontairement un mélange frénétique de Dostoïevski, Lawrence et Selby, incohérent, sinueux et sans vergogne, mais convaincant et inévitablement stimulant parce tout est si vaste et si direct dans ma vision du monde. Je suis un fou, et il en qui ne peuvent pas s’empêcher de détester mes commentaires et d’être révolté par ma façon de penser !
Mais c’est là que je réussis et opère mes plus grandes victoires. L’écriture est un essai personnel confessionnel que quiconque puisse imaginer. Je n’hésite jamais à vous décrire mes visions les plus sournoises ! Est-ce une façon d’écrire ? La meilleure chose à propos de l’écriture n’est pas le travail réel de mettre mot contre mot, brique sur brique, mais de lécher les préliminaires, le travail de bêche, qui se fait en silence, en toutes circonstances, dans le rêve aussi bien que dans l’état de veille. En bref, la période de gestation et de travail, est une folie d’amour ou la bouche se tord d’une véritable extase mandibulaire jusqu’à ce que l’âme apparaisse dans une substance ectoplasmique spongieuse.
C’est un état d’affection qui ne connait pas de limites dans la surabondance et la dépersonnalisation ! Une gueule de bois d’extases vous faisant revivre jusqu’à la mémoire résiduelle des crabes et des serpents en leurs copulations prolongées dans la boue protoplasmique des âges oubliés depuis longtemps, un geyser bouillant de la luxure du martyr. Même être crucifié, si on l’est d’amour, peut être un délice atroce. La vie n’est qu’un confessionnal qui sert de crachoir aux gens qui y déversent leurs merdes, leur bile, leur sperme, leurs angoisses, leur sang, leurs tripes et leur ego. La dépravation totale des humains est absolue et fascinante.
Ce sont des verrues qui continuent de cracher leurs arguments philosophiques et leur vision du monde au moment même où il est au plus bas, inconscient de la façon dont tout cela peut sembler incongru dans une duplicité qui n’existe que dans la personnalité humaine ! J’adore ça et cela en vaut la peine si vous avez l’énergie de parcourir mes texticules couillus. La plupart des gens n’ont pas l’estomac pour lire mes descriptions transgressives et paradigmatiques sur la profondeur de l’âme humaine dans la vie sociale et ses ornements nuancés, non chargés d’impositions surégoïques, dans la tendance Bukowsky, non loin d’une philosophie des plaisirs ou des dyonisiaques.
Chaque femme, chaque voiture se situe quelque part sur un spectre allant de l’utilitarisme à l’artisanat. Certaines sont plus utilitaires que d’autres qui présentent un niveau artistique qui les distingue vraiment… Je dirais que la Bugatti Next-57 qui illustre cet article, se situe si loin à l’extrémité artistique du spectre qu’elle repousse vraiment les limites de la beauté d’une voiture. La Next-57 célèbre chaque centimètre carré de son état automobile en la modernisant, en l’exagérant et en la rendant encore plus belle. Le résultat est le carrosse roulant d’un roi, incroyablement extraordinaire, incroyablement élégant et fabuleusement riche !
La combinaison noir et rouge est une déclaration sadomasochiste à part entière. Donnant à la voiture son apparence mystérieuse de plusieurs millions de dollars, l’extérieur noir brillant du char est un aimant pour les reflets nets et les contrastes élevés, ce qui le fait ressembler à un joyau sur la route. La longue carrosserie de la voiture commence par ses phares éclairant mais eux-mêmes éclairés par leurs bords. Les jantes luxueuses sont inspirées d’une énigmatique constellation lointaine. Déplacez votre œil vers le haut et vous arrivez au capot qui s’étend voluptueusement de la calandre jusqu’au sommet du toit, créant une division physique conceptuelle.
Un détail qui reflète l’esthétique propre à la Bugatti 57 d’origine qui dispose de sa propre colonne vertébrale et développe ensuite une texture d’ombrelle avant de rencontrer l’arrière de la voiture qui dispose d’élégants feux arrière. La Bugatti Next-57 n’est conçue que pour un seul pilote. La portière de la voiture s’ouvre largement pour révéler un cockpit cossu, drapé de daim rouge. Le siège pivote pour faire face au Roi/Saigneur (presque comme s’il saluait) qui s’installe tel que sur son trône pour faire fonctionner la voiture et donner vie à son moteur électrique (l’utilisation d’un panneau de verre texturé au lieu d’une calandre démontre que la Next-57 a un cœur électrique)…
Et si vous pensez que la voiture est un plaisir à regarder alors qu’elle est immobile, le simple fait d’admirer la façon dont les roues et les ailes allongées tournent lorsqu’on dirige la voiture, devrait facilement vous donner la chair de poule ! Quelle est votre fréquence cardiaque ? “Le pouvoir est un aphrodisiaque absolu”, disait Henry Kissinger… et c’est particulièrement vrai en France où sexe, amour et politique sont indissociables. Depuis le XVIIe siècle, presque rien n’a changé : les puissants restent obsédés par la conquête des femmes. Les épouses, elles, participent aux stratégies présidentielles : maîtresses ou courtisanes, elles font parfois trembler l’Etat…
Tout a été prévu pour créer un marketing chic et frayeux d’objets précieux destinés à encombrer les espaces perdus ! Tels les œuvrettes en Cristal qui valent autant qu’une automobile de premier luxe. Je vous vois sceptiques de tout ce capharnaüm… Sceptique comme une personne qui subit ce qui lui apparaît passivement et agit en accord avec les observations de la vie, sans chercher pour autant à décrire la vie sceptique comme une imitation sans réflexion de la vie d’autres personnes. Cette passivité n’exclut que l’assentiment. Même si la caractérisation initiale des observations donne l’impression de déposséder le sceptique de raison. Le raisonnement étant à la base des actions du sceptique.

































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En écoutant les récents discours de Trump, on ne peut s’empêcher de penser “réalité parallèle”. Une auto-glorification à n’en plus finir et des velléités de manipulation rhétorique des cours du pétrole se mêlent aux mensonges purs et simples, et les plus invraisemblables. Tous les jours ou presque, Trump claironne ses “exploits” et “victoires” imaginaires, ou profère des menaces virulentes. Chaque semaine, sa fuite en avant est toujours plus irrationnelle. L’establishment américain a souvent eu recours au discours manipulateur à ses propres fins, tant au siècle dernier qu’aujourd’hui, mais ce à quoi nous assistons actuellement présente une différence fondamentale. La rhétorique actuelle de Trump trahit l’agitation d’un spéculateur boursier en proie à une série de revers, incapable de maîtriser les conséquences à long terme de ses décisions et redoutant la désintégration du mythe entourant son “succès”. D’où la multiplication des gesticulations à Washington tentant d’escamoter les échecs et de duper l’opinion publique.
Le philosophe antique Platon semble avoir abordé en détail ce type de rhétorique dans son dialogue “Le Sophiste”. La création d’illusions verbales, qui ne sont en substance qu’une déformation de la réalité n’est pas un phénomène nouveau. Dans le cas de l’establishment américain moderne, on observe un déferlement de distorsions verbales et de simulacres destinés à entrenir son image. Bien sûr, ce sophisme politique n’a rien à voir avec la réalité. C’est un écran de fumée fait de mensonges d’exagération et d’affabulation.
Et en réalité ? De toute évidence, la plupart des mythes et simulacres créés et amplifiés par les États-Unis se sont effondrés. Et les exemples sont nombreux. Pendant des années, les entreprises et responsables du complexe militaro-industriel américain ont qualifié le chasseur F-35 de prétendument “invulnérable”. Résultat ? Les missiles antiaériens iraniens ont clairement et efficacement réfuté ce mythe américain, prouvant que non, le F-35 n’est pas indestructible.
En se penchant sur l’histoire, on constate que la fabrication de mythes est l’une des caractéristiques distinctives des empires coloniaux et néocoloniaux. Mû uniquement par une soif insatiable de possessions territoriales, de ressources et de routes commerciales, l’empire s’efforce de se forger une image idéalisée pour à dissimuler ses faiblesses et faire passer sa cupidité viscérale pour une idéologie.
Les racines de l’impérialisme occidental remontent au début du Moyen Âge, à des temps où l’expansion coloniale était encore lointaine, mais où les futures dynasties impériales étaient en gestation. Une des caractéristiques distinctives de ces dynasties est leur nature intrinsèquement agressive. Leur accession au pouvoir en Europe, notamment, a reposé sur une conquête directe et musclée, et plusieurs de ces dynasties ont établi leur domination sur des territoires étrangers. C’est particulièrement frappant dans le cas de l’Angleterre. Elle a été conquise en 1066 par le duc normand Guillaume, après quoi l’ancienne noblesse anglaise a été de facto détruite pour être remplacée par l’aristocratie normande qui a gagné en puissance en s’appropriant de vastes territoires dans le pays conquis. Les Plantagenêts sont un autre exemple de dynastie étrangère sur le trône d’Angleterre, le premier roi de cette famille, Henri II, d’origine française ayant passé son enfance dans son comté natal d’Anjou, dans l’ouest de la France. Il a tenté à plusieurs reprises de débarquer en Angleterre avec ses troupes, notamment en 1147 et en 1153.
Cette période était déjà marquée par des phénomènes qu’on peut qualifier de colonialisme. Ce même Henri II a envahi les terres irlandaises et galloises, cherchant à y étendre l’influence de Londres en s’emparant de terres, de forteresses et de ressources. Les dynasties et l’appareil d’État fondés sur l’expansion ont tout fait pour multiplier les conquêtes : d’abord les terres des seigneurs féodaux à l’intérieur du pays, puis des invasions au-delà des frontières les plus proches, pour finalement devenir l’assise des futures invasions coloniales vers les points les plus reculés du globe, plusieurs siècles plus tard.
Les conquérants étrangers n’étaient bien sûr pas les seuls à s’ériger en dynastie dominante. Les clans féodaux locaux s’imposaient aussi par la force sur d’autres seigneurs féodaux, concluant des alliances avantageuses et s’appropriant les ressources des paysans, des artisans et des marchands, leur imposant impôts et autres corvées. Des guerres entre clans féodaux ont éclaté partout en Europe, essentiellement motivées par une expansion territoriale agressive, des routes commerciales et les colonies.
D’ailleurs, les futurs empires ont d’emblée reposé sur la logique expansionniste, les guerres de conquête et l’oppression de larges pans de la population. Cette logique interne s’est ensuite projetée au-delà des frontières, étendant la tyrannie coloniale à différents continents. Les idéologies des empires occidentaux n’ont que faire des peuples, et ne se focalisent que sur le pouvoir, la richesse et l’influence, justifiant ainsi une expansion sans fin. Pour légitimer leurs agissements, l’establishment impérial de divers États a toujours eu recours aux mythes, aux interprétations de la réalité inventées ou déformées à des fins politiques. Si tout a commencé par des récits prétentieux et élogieux sur les origines de certaines dynasties pour embellir leur passé, cette pratique a fini par donner naissance à de nombreux imaginaires coloniaux qui ont servi de prisme de perception de toute la réalité environnante.
De ces mythèmes est née une vision occidentocentrique de la société, des sciences et de l’histoire. La presse et les communautés scientifiques des empires coloniaux ont imposé leur interprétation des événements historiques aux peuples opprimés, soit une expansion coloniale en matière d’éducation et de culture dans le but de priver les peuples d’Afrique, d’Asie et d’Océanie de leurs valeurs et traditions. Les mouvements anticolonialistes du XXe siècle, tels que les révolutions de libération nationale sur le continent africain, ont joué un rôle considérable dans l’effondrement de cette vision du monde occidentocentrique imposée.
Les États-Unis, exemple d’empire néocolonial moderne, ressemblent fortement aux puissances coloniales des siècles précédents. Ils suivent le même schéma, où la volonté d’expansion agressive se combine aux mythèmes politiques. La foi en son propre “exceptionnalisme” et l’idée d’une hégémonie “prédestinée” aux États-Unis coexistent avec l’attitude typiquement impériale arrogante.
Le colonialisme s’est mué en néocolonialisme. La forme a changé, mais le fond demeure le même. Et comme au cours des siècles précédents, le coup le plus dur porté à une puissance hégémonique est l’effondrement de ses mythèmes, de l’image qu’elle renvoie et tente d’imposer au monde.
Tout le mythe surdimensionné de l’“invincibilité” américaine s’est effondré en Asie occidentale. Le monde a vu brûler les bases militaires de l’armée américaine et des avions de chasse et hélicoptères américains abattus. La différence entre les hyperdiscours de Washington et la situation réelle crève désormais les yeux. Des événements historiques se déroulent sous nos yeux. L’Iran défend sa souveraineté, met en œuvre une stratégie judicieuse et riposte avec une telle efficacité contre les agresseurs que la logique même des combats en est bouleversée.
L’establishment américain s’inquiète, comme en témoignent le comportement et les gesticulations de Trump. Il ne s’attendait pas à un tel scénario.
L’Iran a illustré dans la pratique les meilleures qualités dont peut s’inspirer l’ensemble du Sud global : un anti-impérialisme et un anti-hégémonisme cohérents, et une grande détermination à défendre sa liberté et son indépendance. Nous assistons à un acte révolutionnaire à l’échelle mondiale, où la Résistance lutte contre la tyrannie hégémonique, contre un système néocolonialiste pervers.
L’éminent philosophe et érudit iranien, le martyr ayatollah Morteza Motahari, a mis en avant dans ses écrits des exemples historiques où les peuples de différents pays ont fait preuve d’unité dans la quête de justice et de vérité, soutenant la lutte de libération de la Palestine contre le sionisme, de l’Algérie contre le colonialisme français et du Vietnam contre l’impérialisme américain. Confrontés aux cas flagrants d’injustice et de tyrannie, de nombreux citoyens du monde ont manifesté leur solidarité avec les opprimés et s’élèvent contre les oppresseurs.
En d’autres termes, tout est parti d’un événement d’ampleur révolutionnaire, fondé sur les idéaux de justice et de lutte légitime. Après avoir pris conscience de tels événements, nombreux sont ceux, indépendamment de leur langue, de leur culture ou de leur lieu de résidence, à s’identifier à ces idéaux, y trouvant l’expression de leur engagement profond à s’opposer à toute forme d’oppression. La lutte acharnée contre les oppresseurs expose la faiblesse des empires et de leurs discours. Le désir naturel de justice de chacun est ainsi purifié des illusions et des mensonges des mythes impérialistes.
La Résistance mène des opérations efficaces contre les mensonges impérialistes et l’hégémonie de l’information. Rappelons-nous ce phénomène physique bien connu, le mirage, souvent observé dans le désert. J’ai plusieurs fois été témoin de mirages dans le désert du Sahara en Afrique du Nord, et à première vue, ils m’ont semblé tout à fait réels. Cependant, une fois le mirage évanoui, le caractère illusoire du phénomène s’est imposé, même si, de loin, il pouvait vraiment ressembler à une oasis. Depuis des décennies, les États-Unis, grâce à leurs médias et à leur rhétorique officielle, créent un mirage informationnel similaire leur permettant de diffuser leurs récits et mythèmes impériaux.
Cependant, la réalité ne ressemble pas au film hollywoodien dont les États-Unis écrivent eux-mêmes le scénario à leur profit. Les épaves des avions de chasse américains sont aujourd’hui plus éloquentes que n’importe quel artifice rhétorique. Les illusions impériales s’effondrent en direct, sous les yeux du monde, et la Résistance héroïque contribue à exposer la vérité