1950 Buick Series 46 Special Jetback Sedanette
Une fois la prĂ©sidence Trump passĂ©e, avec le nouveau gouvernement Biden au pouvoir, les rĂ©elles donnes sociales amĂ©ricaines ont tout simplement disparu des infos se relogeant dans les dĂ©sinfos continues/gĂ©nĂ©ralisĂ©es des merdias subventionnĂ©s “aux ordres”. Les Anglais s’Ă©tant mis “Out” de la CommunautĂ© EuropĂ©enne, sont devenus les amis prĂ©fĂ©rĂ©s de l’AmĂ©rique, une cohĂ©rence dans l’alignement gĂ©opolitique sur fond de conflit ukrainien. Dans ce brouet de sorcières, indigeste, en 2022, Barbara F. Walter, une historienne amĂ©ricaine, spĂ©cialiste des conflits civils (Historical Foundation of the States), a poussĂ© un coup de gueule en affirmant qu’à partir de la littĂ©rature d’analyse historique gĂ©nĂ©rale, on pouvait Ă©numĂ©rer un certain nombre de points de crise permettant de prĂ©dire le risque imminent d’une flambĂ©e de troubles sociaux bouleversants sinon rĂ©volutionnaires : “Les États-Unis sont aujourd’hui un pays-candidat parfait pour basculer dans la guerre civile”... Elle a Ă©tĂ© suivie dans son analyse par d’autres auteurs et de nombreux mĂ©dias, tant amĂ©ricains que britanniques et autres, ont amplifiĂ© le thème en le plaçant au centre du dĂ©bat public…
“Aujourd’hui, l’AmĂ©rique n’est plus aimĂ©e. Comment peut-elle fasciner les autres ? Les États-Unis ont perdu leur aura et, avec elle, leur soft power... C’est la vĂ©ritĂ© de la transition Ă©pochale (une mĂ©thode d’analyse philosophique). Les États-Unis sont très proches d’un effondrement interne”, rĂ©sume toute une sĂ©rie de phĂ©nomènes inquiĂ©tants, tels des revendications sociales intenses, liĂ©es Ă des questions morales, religieuses et culturelles, ce Ă quoi s’ajoutent, les faillites bancaires, les rĂ©visions stratĂ©giques dans le cadre de la mondialisation, les grands points d’interrogation chinois et russes, les ombres sur les Big Five de l’Internet et l’IA, la NASA qui ne sait apparemment plus comment fabriquer une combinaison d’astronaute, sans parler d’en envoyer un sur la lune, les frictions sur les flux migratoires et la force de la très fragile coexistence raciale. Il y a aussi une profonde crise interĂ©tatique/fĂ©dĂ©rale qui va jusqu’à s’interroger sur les rĂ´les du Congrès et de la Cour suprĂŞme, car jamais dans l’histoire il n’y a eu un tel niveau de colère et de mĂ©pris mutuel entre les AmĂ©ricains. Ils s’affrontent vraiment Ă propos de tout et de rien, Ă des niveaux vraiment prĂ©-hystĂ©riques, quand ils ne se tirent pas dessus et ne font pas des trucs bizarres…
De plus, ils parlent de choses de manière vraiment incongrue (Dieu, l’avortement, les transsexuels qui ne reprĂ©senteraient que 0,5% de la population, le traditionalisme et le progressisme, la pĂ©dophilie, les conspirations surrĂ©alistes et mĂŞme les Hot-Rods et Kustom-Cars, ainsi que les RĂ©pliques et nostalgia-cars… Cette agitation, que plus d’un a intĂ©rĂŞt Ă radicaliser, trouve son enfer sur Internet et les mĂ©dias asociaux qui sont le format mĂŞme de l’interaction anonyme, avec une Ă©criture d’inconnus sans visage ayant d’Ă©tranges comportements relevant d’un mix blagues/discours (woker’s ! Christofasciste’s ! Trangenre-humaniste’s ! ). L’enfermement dans de petites communautĂ©s partageant pensĂ©es et non-pensĂ©es communes, avec des adeptes qui excitant les uns les autres, alimente des braises dĂ©jĂ ardentes… La radicalisation prend du temps Ă se construire et ne se dĂ©mantèle pas rapidement, elle dĂ©pose des rancĹ“urs, des rancunes, des haines viscĂ©rales. Au final, il ne s’agit plus d’arguments mais d’un durcissement gĂ©nĂ©ralisĂ© de positions hĂ©tĂ©roclites. Bien que l’AmĂ©rique est une nation de 330 millions d’habitants disposant de 400 millions d’armes privĂ©es dont beaucoup de type militaire !
L’AmĂ©rique a tendance Ă se diviser simplement en deux au format basique : “Nous contre eux” alimente sa propre radicalisation en simplifiant Ă outrance. Après tout, la simplification est un trait caractĂ©ristique de la mentalitĂ© amĂ©ricaine empirique et pragmatique, c’est-Ă -dire qu’elle met l’accent sur l’action au lieu de la rĂ©flexion. L’espĂ©rance de vie en AmĂ©rique est en chute libre depuis une dizaine d’annĂ©es : elle a atteint 76,1 ans (chez nous en Europe, elle est de cinq Ă dix ans plus longue). La mortalitĂ© infantile et la mortalitĂ© gĂ©nĂ©rale ont fait un grand bond en avant : les dĂ©cès par arme Ă feu sont dĂ©sormais hors de contrĂ´le (en AmĂ©rique, plus de 200 personnes par jour sont blessĂ©es par des armes Ă feu dont 120 sont tuĂ©es et dont 11% sont des enfants et des adolescents), le taux d’homicide chez les adolescents a augmentĂ© de 40% en deux ans ; les overdoses et l’abus de drogues, les accidents de voiture, sont, eux aussi, en hausse croissante. Dans les Ă©coles, de nombreux enfants suivent un cours visant Ă leur enseigner un comportement Ă adopter au cas oĂą quelqu’un entrerait dans la classe en tirant des rafales de mitraillette…
Au 10ème rang pour la richesse théorique par habitant, les États-Unis sont au 120ème rang pour l’égalité des revenus, après l’Iran mais avant le Congo. L’ascenseur social est en panne depuis au moins trente ans, à supposer qu’il ait fonctionné auparavant. Les Américains pauvres, dans les comtés pauvres, dans les États du Sud, meurent jusqu’à vingt ans avant les autres. Les Afro-Américains meurent en moyenne cinq ans plus tôt que les Blancs. Avec seulement 4,5% de la population mondiale, ils possèdent 25% de la population carcérale mondiale, un graphique effrayant en augmentation constante depuis ces trente dernières années. La moyenne européenne est de 106 incarcérations pour 100.000 habitants ; aux États-Unis, elle est de 626, soit six fois le record mondial. Bien qu’ils représentent moins de 5% de la population mondiale, ils consacrent 40% du total mondial des dépenses militaires (auxquelles il convient d’ajouter les armes domestiques). Si les livres d’histoire vous ennuient, il suffit de regarder la production cinématographique et télévisuelle pour se rendre compte de l’attrait culturel de la violence dans ce pays.
La violence est la façon, lĂ -bas, de traiter les contrastes sociaux, une attitude parfaitement qualifiĂ©e de prĂ©-civilisĂ©e… Ayant pour norme sociale la libre poursuite du bonheur (mĂŞme s’il n’existe pas), version rĂ©ussite socio-Ă©conomique sur une base compĂ©titive des compĂ©tences individuelles Ă gagner de l’argent, n’ayant aucune idĂ©e de la façon dont le jeu est truquĂ©, manquant de tradition de pensĂ©e et d’analyse, cette masse de parias, vivant souvent dans des conditions indigne de toute humanitĂ©, manifestement en colère quand elle n’est pas anesthĂ©siĂ©e par le complexe tĂ©lĂ©vision-alcool-drogue-mĂ©dicaments, est recrutĂ©e par les diverses Ă©lites pour soutenir ou combattre tel ou tel droit civique. Ce qui alimente cette tempĂŞte de haine mutuelle au niveau des fausses valeurs, qu’elles soient de raison ou de tradition, cependant, elles ne sont jamais Ă©conomico-sociales. Les “Blancs” sont aujourd’hui 58%, mais en 1940 ils Ă©taient 83% et en 1990 75% : la tendance est dès lors claire. On sait dĂ©jĂ qu’ils perdront leur majoritĂ© absolue en 2044, dans deux dĂ©cennies. Pire encore pour la part des WASP au sein du groupe “blanc”, avec une moyenne d’âge plus Ă©levĂ©e, en plein syndrome de Fort Apache.
Un sondage rĂ©alisĂ© en 2022 donne 40% des dĂ©mocrates et 52% des rĂ©publicains en faveur de la sĂ©paration des États rouges et bleus dans une sorte de sĂ©cession idĂ©ologique avec actes politico judiciaires locaux, flanquĂ©s de la pratique habituelle du “Gerrymandering”, une sorte d’adaptation des circonscriptions Ă©lectorales pour prĂ©dĂ©terminer la victoire de certains candidats dans des formes de reprĂ©sentations qui ne sont jamais proportionnelles ; le pays semble Ă©voluer dans cette direction anti-Ă©galitaire ces dernières annĂ©es. Certains dĂ©putĂ©s, depuis un certain temps, propagent l’idĂ©e d’élever l’âge du droit de vote pour empĂŞcher les jeunes d’apporter des voix aux “Dem’s”. Cette idĂ©e d’un divorce territorial-idĂ©ologique est sans prĂ©cĂ©dent et donne une idĂ©e de la profondeur de la fracture sociale. Le discrĂ©dit mutuel des reprĂ©sentants locaux et fĂ©dĂ©raux des deux partis est Ă son comble. De plus, l’effondrement de la confiance est très large : l’église, la police, les journalistes, les intellectuels, les acadĂ©mies et les Ă©coles elles-mĂŞmes perdent leurs crĂ©dibilitĂ©… et bien sĂ»r les politiciens aussi, qui, souvent de fait, ne cherchent qu’à se doter d’une solide position sociale et sont prĂŞts Ă tout pour y parvenir.
La guĂ©rilla menĂ©e sur la lĂ©gitimitĂ© des votes pourrait dĂ©boucher sur une hypothèse ventilĂ©e sur le “vote contingent” oĂą, en l’absence d’un rĂ©sultat clair (c’est-Ă -dire en prĂ©sence d’un rĂ©sultat contestĂ©), chaque État se verrait attribuer un vote, la majoritĂ© des États (pourtant moins peuplĂ©s) Ă©tant rĂ©publicains, ce qui concrĂ©tise l’intention qui sort de plus en plus de certaines bouches : “Nous sommes une rĂ©publique, pas une dĂ©mocratie”, ce qui, soit dit en passant, est une vĂ©ritĂ© limpide… Il est d’ailleurs certifiĂ© par des Ă©tudes de Princeton et de Northwest sur le contenu des lois votĂ©es par le Congrès il y a dix ans que les États-Unis sont une oligarchie et non une dĂ©mocratie. C’est cette oligarchie qui ayant tout intĂ©rĂŞt Ă mettre le feu aux poudres, sont occupĂ© Ă prĂ©parer la guerre civile dĂ©jĂ lĂ oĂą les gens se battent pour des questions de droits civiques, de race, de prĂ©valence sexuelle. En faits les gens Ă©tant lobotomisĂ©s et ahuris par les merdias, on leur fait confondre les droits sociaux, pour des droits qui assurent une qualitĂ© de vie, une redistribution des revenus et garantissent un pouvoir associĂ©. C’est la prophĂ©tie d’une guerre civile…
Celle-ci, compte tenu de la grande importance merdiatique accordĂ©e aux États-Unis, est du type “autorĂ©alisation” ! Le genre avec barricades et Ă©meutes de rue gĂ©nĂ©ralisĂ©es, accompagnĂ©es de divers terrorismes intĂ©rieurs. Pareil que ce que les USA ont rĂ©alisĂ© avec les “RĂ©volutions de couleur” (MaĂŻdan/Ukkraine, GĂ©orgie, Egypte, Tunisie, Libye)… Cependant, mĂŞme si l’analyse devrait ĂŞtre plus profonde que ne le permet cet article/billet-doux, celle-ci est spĂ©cifique sur la crise interne de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine et atteste que c’est le cĹ“ur de notre civilisation occidentale qui est en crise profonde, les AmĂ©ricains sont destinĂ©s Ă subir une contraction continue de leur actuelle puissance mondiale tandis qu’à l’intĂ©rieur de leur propre pays, ils paniquent de plus en plus Ă propos de tout, surtout de l’inĂ©galitĂ© sans cesse croissante, une maladie mortelle pour toute sociĂ©tĂ©. Une grande partie de la phĂ©nomĂ©nologie perverse, brièvement dĂ©crite ici, a dĂ©jĂ infectĂ© nos sociĂ©tĂ©s. Du mondialisme-nĂ©olibĂ©ralisme aux gĂ©missements unidimensionnels sur les droits civils et non sur les droits sociaux qui excitent la rĂ©action traditionaliste.
C’est-Ă -dire toute l’imagerie qui percole des sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es et du cinĂ©ma, tout l’Internet asocial et la logique du faux social, qui dĂ©coule d’un comportementalisme prĂ©cis, ont dĂ©jĂ contaminĂ© nos sociĂ©tĂ©s. Cette dĂ©chĂ©ance graduelle dĂ©coule d’un milieu psycho-culturel comportementaliste prĂ©cis (c’est-Ă -dire visant Ă contrĂ´ler le comportement et la cognition, c’est-Ă -dire tout sauf l’intelligence), de la rĂ©surgence en Europe de la production et du commerce des armes, de la destruction de la dĂ©mocratie dĂ©jĂ programmĂ©e depuis le dĂ©but des annĂ©es 1970, de la dĂ©magogie, de l’ignorance agressive, du dĂ©clin qualitatif drastique des Ă©lites, de l’absence d’une culture de l’information, de la disparition de la fonction intellectuelle, du simplisme, de l’enthousiasme infantile pour la technologie, de la foi irrationnelle dans le rĂ´le de la technologie, des Ă©pidĂ©mies de solitude sociale et de dĂ©pression, de la toxicomanie, de la plastification des corps et de la manipulation des neurones. La crise du centre anglo-saxon du système occidental irradie depuis longtemps l’ensemble de la civilisation.
Oui, mĂŞme lĂ oĂą l’anthropologie culturelle, sociale et historique serait diffĂ©rente sans cette imprĂ©gnation continue. Certains pensent qu’il conviendrait de commencer Ă prĂ©parer un divorce, une bifurcation des destins, une refondation de l’être occidental qui referme la parenthèse anglo-saxonne. Traverser des pĂ©riodes complexes avec ces personnes Ă la barre pourrait ĂŞtre très dangereux. Et puisque dans le système Ă©conomicocratique tout problème est une source de profit possible, voici qu’est prĂŞt le jeu de sociĂ©tĂ© simulant la deuxième guerre civile amĂ©ricaine avec “Captain America contre Iron Man”. C’est Ă©galement ainsi que sont créées les hypothèses mentales de l’image du monde, en “gamifiant” les conflits sociaux. Au niveau du Hot-Rodding et du Kustomizing, on y est… Le style “Pourri fin du monde” en vogue chez les Rat-Rodder’s dĂ©boule partouze mettant en vedette les Brontosaures aux courbes de style pachydermiques ! Celles de la Buick 1950 Ă©taient parfaites pour marquer les consciences affligĂ©es, aussi modernes que la dernière robe de Jane Russell, et l’ingĂ©nierie aussi Ă©prouvĂ©e que le sourire de Clark Gable…
Buick dans les annĂ©es cinquante ne voyait aucune raison, (Ă ce stade), de suivre Oldsmobile et Cadillac dans l’ère du V8 Ă course courte. Son huit en ligne “Fireball” Ă longue course et Ă “valve dans la tĂŞte” avait encore beaucoup d’attrait pour les foules hĂ©bĂ©tĂ©es aimant Buick comme la Vierge Marie… De plus, au moment des dĂ©buts de la Special, seuls les “Fastbacks” ou “Jet-backs”, comme Buick les appelait en 1950, Ă©taient disponibles. Pour marquer la “rĂ©volution” naissante et la lutte des classes, une voiture Sedanette “jet back” prĂ©-pourrie avec des ailes pontons, et une calandre qui vallant son pesant d’or, a Ă©tĂ© transformĂ©e pour “marquer le coup”... A vrai dire vrai, tout le monde s’en f…, s’en branle et s’en tape les couilles… C’est rĂ©ellement le “Bazar-Machin” dĂ©lirant qui ne marquera les imaginaires bien moins qu’un chien qui pisse sur votre lit… Sur le plan de la performance (de l’auto, pas du chien) c’est un Big-Bloc suralimentĂ©. Le châssis est “maison” en tubes avec les trains roulants d’une Buick Roadmaster 1996. Il y a aussi une suspension pneumatique Ridetech pour garder les choses plaquĂ©es au sol.
Tout cela, bien sur, tout en conservant le look de 1950 pour lequel Buick Ă©tait si cĂ©lèbre, avec “Oh mon dieu, cette ligne de toit Jetback sexy”... De quoi se retrouver au paradis de l’après-guerre ! Bien Ă©videment, la carrosserie prĂ©-pourrie est ici devenue une Ĺ“uvre d’art… La rouille de surface et la peinture d’origine intouchĂ©e autrefois brillante abondent sur la carrosserie Celle-ci est sensĂ©e reprĂ©senter l’Ă©tat de l’AmĂ©rique avec quelques zones de rouille envahissante sur les bas de caisse et de portes, symbolisant la Russie qui s’attaque Ă cette nation… Bien que normalement la rouille est un chancre, en ce cas une dĂ©sintĂ©gration naturelle, l’image colle si bien Ă cette fin d’un règne sur l’ensemble, que la carrosserie ne serait pas complète (et aussi gĂ©niale) sans elle. Ce mĂ©lange de brillance, de rouille, Ă la fois superficielle et envahissante, orne Ă©galement les chromes de cette voiture, y compris la calandre qui est composĂ©e de 9 pièces individuelles pour les “dents” verticales, chacune Ă©tant diffĂ©rente des autres…
Une garniture chromĂ©e ternie se courbe au-dessus de ces pièces verticales et est badgĂ©e “Buick Eight” en copperplate. Un pare-chocs infĂ©rieur massif avec deux feux de signalisation est suspendu en dessous et complète le “sourire-faux-cul” des amĂ©ricaines. Le capot bulbeux dispose sur ses flancs d’un trio d’orifices quasi sexuels de ventilation (maintenant plus ovales que circulaires). Sortant du capot rouillĂ© se trouvent une paire de carburateurs et une entrĂ©e d’air prĂŞte Ă ingĂ©rer tous les oiseaux et les minables errants qui se mettraient en travers de son chemin. De grandes portes en acier avec une bosse de ligne d’aile se poursuivant de l’avant vers l’arrière oĂą se dĂ©couvre le “jet back” avec une vitre arrière incurvĂ©e et un autre pare-chocs terni et rouillĂ© sous les feux arrière ovales doubles. Des pneus radiaux enveloppent les jantes en acier avec des enjoliveurs chromĂ©s badgĂ©s BUICK. Un battement de l’une ou l’autre porte rĂ©vèle un intĂ©rieur quasi-misĂ©rabiliste avec un mĂ©lange d’acier brossĂ© et nervurĂ© noir avec un accoudoir rembourrĂ©, un style très machine Ă remonter le temps qui mĂ©rite toute considĂ©ration… Les sièges en vieux cuir noir Ă dossier haut ont reçu une touche d’usure.
La banquette arrière a Ă©tĂ© retirĂ©e et Ă sa place se trouve une Ă©tagère. Une belle moquette noire Ă©tonnement propre) recouvre les planchers et une console en zĂ©brĂ© noir et argent court entre les sièges tenant en respect le levier de vitesses B&M Pro Stealth, le contrĂ´leur d’air et 4 compteurs AutoMeter “antiques”. Un tableau de bord en mĂ©tal noir semble flotte dans le vide de l’au-dessus (sic !) Ă l’avant et est ornĂ© d’une foule de compteurs, d’une radio et d’un groupe de boutons aux usages abscons, le tout en chrome. Une jolie garniture de toit noire incurvĂ©e “serrĂ©e” est la touche de dĂ©glinguĂ© de tout cet intĂ©rieur rĂ©tro-moderne. Le V8 496ci V8 amĂ©liorĂ© par Big Al’s Toybox, produit 840cv avec du 93 octane, rĂ©side sous le capot de style charnière du cercueil. Il est surmontĂ© d’un compresseur type 871 avec une paire de carburateurs Quickfuel 4 corps. Ce moulin monstre dispose d’une boĂ®te automatique TH400 Ă 3 vitesses construite avec un corps de soupape manuelle inversĂ©e derrière elle. Ă€ l’arrière, (littĂ©ralement), se trouve un essieu arrière Ford de 9 pouces avec un engrenage de 3,90.
En regardant divers aspects sous le ventre de cette Special, nous notons un solide châssis pĂ©rimĂ©trique et un système de conduite pneumatique Ridetech Shockwave, avec commandes d’application, un arbre de transmission chromoly de 3po relie la transmission Ă l’essieu arrière et deux compresseurs Viair 444 sont Ă bord pour le système de conduite pneumatique. Au cours de la dernière dĂ©cennie, les Rat-Rods pullulent alors qu’Ă©mergent des Rat’s’Kustom’s construits de cette mĂŞme manière particulière, gĂ©nĂ©ralement connue pour ĂŞtre des versions très exagĂ©rĂ©es des Hot-Rods Jalopy de style 1950. Par jalopy’s très exagĂ©rĂ©s, nous entendons les voitures qui sont construites pour avoir l’air mal faites exprèssement, gĂ©nĂ©ralement assemblĂ©es Ă partir de vieilles pièces de ferraille, et sont donc gĂ©nĂ©ralement mal construites avec peu de considĂ©ration pour la sĂ©curitĂ©. Cependant, les Rat’s-Rod’s n’étaient pas toujours ces dĂ©potoirs mal construits sur roues, ont en fait Ă©voluĂ© au fil des ans et traversĂ© plusieurs changements et phases diffĂ©rentes, beaucoup d’exemples d’aujourd’hui sont Ă la fois parmi les meilleurs des pires.
La fin des annĂ©es 80 Ă©tait une pĂ©riode folle oĂą Guns ‘N Roses, Hair Metal, U2 et Michael Jackson s’illustraient Ă la radio, une Ă©poque oĂą John Elway, Dan Marino et Joe Montana dominaient la NFL en tant que meilleurs quarterbacks de l’histoire tandis que Dan Pastorini courait en Top Fuel contre Don Garlits. Oui, il se passait beaucoup de choses, et en 1987, le monde du Hot-Rodding Ă©tait dominĂ© par une tendance connue sous le nom de Street-Machines, c’est Ă ce moment-lĂ que certains sont allĂ©s trop loin dans les modif’s et ce qui a commencĂ© comme quelque chose de cool, d’amusant et d’unique a fini par devenir une parodie pour des spectacles, jamais conduites sur route, elles avaient des pneus arrière surdimensionnĂ©s incroyablement inutiles et beaucoup de chrome et de gadgets façon dragsters sans aucune fonctionnalitĂ©. Toutes ces voitures “reines sur remorques’, toutes chromĂ©es et d’un prix Ă©levĂ© ont dominĂ© les salons de l’automobile ont inspirĂ© Jim Jake Jacobs de Pete&Jakes Hot Rods (les gars qui ont construit la California Kid) Ă prendre un tas de vieilles pièces telles qu’un châssis Ford ’32, une carrosserie de berline Ford ’28 Ă deux portes et quelques autres pour en construire des “baignoires Ă remous sur roues”…
Quand l’engin est arrivĂ© au Goodguys, la baignoire Ford non peinte a fait sensation, tout le monde au spectacle Ă©tait Ă©merveillĂ© avec la mâchoire grande ouverte ! Ils ne pouvaient pas croire que ce Hot-Rod inachevĂ© allait entrer dans l’histoire ! Après s’être garĂ©, il a sorti quelques boites de peinture ainsi que quelques pinceaux et a commencĂ© Ă peindre sa voiture Ă la main en plein jour au milieu du spectacle. BientĂ´t, une foule a commencĂ© Ă se former autour de Jake, les gens ont commencĂ© Ă attraper des pinceaux et ont commencĂ© Ă aider Jake Ă peindre sa baignoire surnommĂ©e la “Jakelopy”. C’est la voiture qui a inspirĂ© le mouvement des Rat-Rods. Ce que Jake et sa Ford Tub ont fait, c’est qu’ils ont montrĂ© au monde ce qu’était le Hot -Rodding : s’amuser, s’amuser et construire une voiture avec un budget limitĂ©. Certains d’entre vous se demandent maintenant comment les Hot-Rods comme le Jakelopy ont Ă©voluĂ© pour devenir les Rat-Rod’s rouillĂ©s d’aujourd’hui ? Eh bien, pour le savoir, vous devez jeter un coup d’œil Ă l’Ă©volution du Jakelopy. Un artiste du nom de Robert Williams Ă©tait connu pour ses contributions majeures au Pop-art et Ă l’art Low-Brow.
Ce sont notamment des peintures telles que le cĂ©lèbre Hot-Rod-Race et l’Appetite-for-Destruction sur la pochette de l’album Guns’N Roses. Robert Williams s’était dĂ©jĂ fait un nom sur le magazine Juxtapoz et a Ă©galement travaillĂ© pendant de nombreuses annĂ©es en tant que directeur artistique pour Ed Big Daddy Roth et a continuĂ© Ă faire des Ĺ“uvres d’art cĂ©lèbres mettant en vedette les Hot-Rods et la culture kustom. Williams, qui avait possĂ©dĂ© plusieurs Hot-Rods dans le passĂ©, a dĂ©cidĂ© qu’il voulait en reconstruire un similaire d’e ceux qu’il avait vus dans son quartier quand il Ă©tait jeune. Il se souvenait que la plupart des voitures avaient une simple amorce de couleur, une position correcte (pas trop abaissĂ©e), des lignes de carrosserie propres et un moteur qui avait des modifications mineures et ferait assez de bruit pour terroriser toutes les maisons du quartier. Pour commencer sa construction, Williams a trouvĂ© une carrosserie de roadster Ford de 1932 Ă utiliser comme plate-forme. Le rĂ©dacteur en chef de Hot Rod, Gray Baskerville, a qualifiĂ© la voiture de “Rat-Rod” lorsqu’il l’a vue pour la première fois lors de l’un des spectacles.
Baskerville a dĂ©clarĂ© que ce terme Ă©tait utilisĂ© pour dĂ©crire une moto assemblĂ©e avec un budget bon marchĂ© et le nom est restĂ©. BientĂ´t, le public a commencĂ© Ă utiliser le terme plusieurs passionnĂ©s ont rapidement voulu en construire une. Cela a Ă©galement incitĂ© et inspirĂ© la jeune gĂ©nĂ©ration Ă s’intĂ©resser Ă nouveau aux Hot-Rods, car c’Ă©tait un passe-temps abordable. Ă€ la fin des annĂ©es 1990, la musique grunge s’était un peu Ă©teinte et avait Ă©tĂ© remplacĂ©e par Blink-182, Green Day et Gangster rap. Un film connu sous le nom de Il faut sauver le soldat Ryan a changĂ© Ă jamais la façon dont les jeunes gĂ©nĂ©rations voyaient la Seconde Guerre mondiale, tandis que Seinfeld et les Simpson Ă©taient les Ă©missions les plus regardĂ©es Ă la tĂ©lĂ©vision. De plus, Ă la fin des annĂ©es 1990, Rat-Rods avaient pris de l’ampleur et Ă©taient devenues un spectacle courant dans les salons. L’un des meilleurs exemples de ce style est le cĂ©lèbre Ford Hot Rod “Sellers Seaweed CoupĂ©” qui ressemblait Ă une Ford 1950 qu’Ed Roth aurait dessinĂ©e et que Rat Fink utiliserait comme conducteur quotidien. Steve a prĂ©sentĂ© la voiture au salon automobile Billetproof de 1997 oĂą toutes les personnes prĂ©sentes ont Ă©tĂ© Ă©merveillĂ©es par sa Ford ’50.
Ils ne pouvaient pas croire qu’une voiture qui avait l’air aussi sauvage et ressemblait exactement Ă quelque chose que Rat Fink conduirait Ă©tait assise juste devant eux. Cela ressemblait Ă une voiture qui n’était pas sĂ©rieuse et qui Ă©tait juste un pur plaisir Ă conduire. Steve conduira le “Sellers Seaweed CoupĂ©” partout en tant que conducteur quotidien au cours des annĂ©es suivantes. Il n’avait pas peur de conduire fort, quand il arrivait aux spectacles les lance-flammes de ses Ă©chappements faisaient des boules de feu. BientĂ´t, le Rat-Rodding a dĂ©collĂ© et des magazines tels que Car Kulture Deluxe, Ol Skool Rodz, Hot Rod Deluxe et quelques autres ont commencĂ© Ă prĂ©senter des Hot-Rod’s et ils sont devenus une grande partie de ces publications et vedettes de spectacles tels que Kill Billet, Rat Rod Rumble et des salons automobiles tels que Viva Las Vegas, Rockabilly Rumble et quelques autres crĂ©ant un renouveau et Ă ce qu’une nouvelle gĂ©nĂ©ration s’intĂ©resser aux Hot-Rods.







































