1946 Ford Custom Coupe
Certains vins, c’est de la lumière en bouteille qu’on n’oublie jamais et qui ne s’éteint jamais. Leurs viniculteurs sont des dinosaures anachroniques, des légendes vivantes, des mythes à qui on prête tous les défauts, mais aussi toutes les qualités, car ce sont des personnages hauts en couleurs aux réparties cinglantes, des gouailleurs aux langues bien pendues : “On ne boit pas de grands vins avec des têtes à claques. On n’est pas des putes, on veut bien faire jouir nos clients mais on veut prendre notre pied aussi”. Fou de vieilles bagnoles, celui que je cible avait restauré un vieux fort près d’une rivière pour y boire son vin…
Du vin de l’Indiana, issu de ses terres, car ses vins étaient selon lui trop exclusifs pour la cuisine de son bled paumé. Roublard, bon vivant, toujours de mauvaise foi, il faisait partie de ces derniers paysans-vignerons américains qui perpétuent, avec talent, et sans craindre la prise de risques, des méthodes ultra-traditionnelles que réfuteraient les pseudo-œnologues férus d’hygiénisme, imprégnés de la Kulture actuelle du zéro-défaut. Chez lui, tout était hérésie et magie ! On a peu parlé et écrit sur le personnage, sur ce maître incontesté, sur ses vins baroques, sur sa vinification particulière et sa cave foutraque.
C’étaient des vins francs comme le bonhomme. Sa Réserve 2001 était un tout grand vin, sa formidable Réserve 1998, était un vin magistral, pas le plus ample et pas le plus puissant de tous les vins, mais le plus excentrique et le plus parfait à la fois. Et que dire de ses Réserves Spéciales ? 1998 était prodigieux, d’une puissance inégalée, 1990 était un voyage hors du temps, un voyage au pays des épices d’orient, de la complexité et de l’émotion. Ses vins s’ouvraient et se refermaient au gré de leurs humeurs avant de filer vers la maturité et la sagesse. Ces vins avaient un profil blasphèmatoire !
On avait beau connaitre le personnage et ses vins extravagants, la surprise, la fascination et le plaisir était toujours là ! Il a beaucoup travaillé pour la gloire, il a rejoint Henri Jayer, Marcel Lapierre, Conterno, Quitarelli, je suis sûr qu’il a emmené un Grenache qui coule dans leurs ganaches comme un champ d’étoile célestes… Ah ! L’heureux temps ! L’heureuse ville ! La prison d’État où l’on mettait le vin à rafraîchir… Jamais de disette, jamais de guerre… Voilà comment les chefs savaient gouverner leur peuple, voilà pourquoi leur peuple les a tant regrettés ! Il y en a un surtout, un bon vieux dont je dois vous causer.
Oh! Celui-là, que de larmes on a versées quand il est mort à bord de sa Lincoln Continental ! Il était comme un prince, aimable, avenant, avec quelque chose de fin dans le rire, ce bon père, cultivait sa petite vigne qu’il avait plantée lui-même. Tous les dimanches, le digne homme allait s’asseoir au bon soleil, sa mule près de lui, ses femmes toutes autour étendues nues, alors il faisait déboucher un flacon de vin du cru, ce beau vin, couleur de rubis et il le dégustait par petits coups, en regardant sa vigne et ses femmes d’un air attendri. Puis, le flacon vidé, le jour tombant, il rentrait joyeusement, suivi de toute sa cour.
Il ne lui manquait que d’être au milieu de tambours et de farandoles… Arghhhh ! De repenser à tout cela, ce matin, direct, ça m’a pris comme une envie inmaitrisable, je me suis inscrit aux réunions des buveurs d’eau anonymes… Cela m’a pris d’un coup, ou plutôt, si, pour une fois, je dois être honnête, il y a eu un élément déclencheur, la vision de m’imaginer m’étouffant, suffocant, m’étranglant, m’époustouflant de ma brillante conclusion sur l’adéquation entre l’humour crétinesque des singeries officielles des invité(e)s au défilé du 14 juillet aux Champs Elysées et son incidence élémentaire sur mon acidité…
Mon acidité gastrique me dois_je préciser, sujet typique d’une thèse de chimie. Certes le fait que Zeelinsky a été invité a aggravé mon état, mais à le voir expectorer, stoïque comme son pénis en érection au piano, je l’ai imaginé réaliser un salto arrière avec smurf, vrille inversée-carpée avec finition en tire-bouchon, pour s’envoler, tel un pantin épais qui s’étouffe dans les singeries pour finir par s’écraser, telle une vulgaire bouse dans les bras de Macroncéphale, un pas de danse qu’il n’a pas encore osé franchir (attention, la figure imposée a duré environ, 1 seconde et 912 millième). Bref, la réception a été rude !
Et ce, même si cette phrase et plus longue qu’une période de rotation sidérale, sachez qu’il me reste la place d’heureusement commenter la scène d’apocalypse, le pianiste pénien, idole des transgenres aux talents multiples, était donc là, avec la même vélocité sexuelle qu’un hérisson en rut qui se shampooine la figue à l’huile d’arga.,. La première Transgenre de Franchouille a remis sur pied l’impétrant Ukrainien… Il y a des érections non-négociées qui sidèrent quand-même… Primo, il aurait fallu prévoir de l’éthanol et des allumettes pour couvrir l’immonde odeur d’étable moisie en découlant à flots…
Deuxio, étant allergique aux poivrons emballés dans des cartons mouillés, même si la scène s’étalait sur l’écran TV, il m’a fallu prévoir un antidote sévère, genre Barolo, car ça cartonne ! Je me dis parfois qu’il serait plus judicieux que ce pianisté pénien achète directement du carton pré-dégradé, ça nous couterait moins cher que lui offrir des Mirages ! C’est la malédiction Ukrainienne, également surnommée, dans un certain milieu : “Malditas de los archeologistos”, qui touche-pipi principalement nos amis les chercheurs de dons, qui se demandent ou sont passés les milliards d’Euros lui versés.
Mais la malédiction ne s’arrête pas là. Et pour que les forces de l’univers restent en toutes choses égales, elle touche également les milliardaires. Comme plusieurs ouvrages de référence le soulignent avec beaucoup de justesse et de précision, pénétrer une inviolée ou dire du mal d’un encartonné, c’est mal ! Macron viendra punir quiconque osera le faire. Magnanime, il a cependant tenu à prévenir les éventuels profanateurs par le biais d’une formule, dite du rappel au vivant : “Dégage vite fait sinon ça va chier fiscalement”. Malheureusement, certain(e)s ne prennent pas vraiment la peine de s’arrêter…
Du moins sur les hiéroglyphes Elyséens, préférant jouer avec des trucs qui brillent dans les box d’expos du Louvre qu’on fait voler pour qu’on ne puisse voir qu’ils étaient faux… Les dons aux ami(e)s c’est pis que boire des pinots puis, une fois bien repus, pondre des communiqués de presse. C’est ce dédain affiché pour les antiques mises en garde qui est à la base de la malédiction… J’en suis sûr, dans la confusion de la chute et dans un halo de lumière, j’ai vu une momie s’enfuir… Je pense que c’est Zeelinsky qui profitait du désordre pour aller recompter les dons reçus… Un tel évènement ne peut pas être le fruit du hasard.
C’est en lisant les cours de la bourse que je me suis dit : “Il a raison cet Antisocial qui perd son sang-froid, car si on compare ce loustic et le commun des mortels qui bossent toute leur vie pour se payer une pierre tombale familiale avec des genres de statues moches et des guirlandes qui clignotent, il y a de quoi se suicider”… Pour ma part je voudrais une pierre tombale un peu hype, un peu prestigieuse, au cas où le plouc inconnu deviendrait hyper connu. Mais du coup, comme le con bosse, il n’a pas le temps de se consacrer à applaudir les troupes qui défilent le 14 juillet, alors il ne voit pas comment faire pour être méga connu comme Zeelinsky.
Et ce, même si on ne sait jamais de quoi la vie peut être faite, surtout après… En tous cas, c’est un sujet qui ne me laisse pas indifférent, un peu comme le vin naturel (c’est l’enchaînement le plus pourri depuis l’invention des enchaînements). Mais, que ce soit au niveau du goût, du concept, des idées, le vin naturel ne me laisse pas indifférent. C’est bien d’avoir des idées différentes, ça permet le débat, on peut passer facilement d’un banal et interrogatif: “Il est pas un peu piqué ton vin ?”, à un dithyrambique : “Quel magnifique respect du terroir Ukrainien”... Et cela en moins de temps qu’il n’en faut à Poutine pour tout exploser.
La Nature, celle qui s’écrit avec un grand N, est quelque chose d’extraordinaire, de magnifique, qu’on ne respecte pas assez. Quelque chose que l’on devrait prendre le temps d’observer, d’écouter et de boire plus souvent. Je ne suis pas naturiste, j’aime les vins nature ! Je ne pense pas que le naturiste doit boire son vin naturel dans la nature. Il n’est pas plus indispensable, pour consommer du vin naturel, d’être naturiste, même s’il est fortement conseillé d’aimer la nature. Le vin nature n’est pas réservé au baba-bobo, comme certains aimeraient croire ou laisser croire, ce n’est pas un sujet de thèse ou de débats.
Qu’ils soient stériles ou enflammés, voire démagogiques. C’est un vin vivant, qui dérange certains, c’est dans la nature des choses de titiller les autres. C’est un autre monde, l’antithèse des vins vanillés, maquillés, trafiqués à la planche. Mais attention, on ne va pas tout mettre dans le même tonneau, les mélanges, c’est pas bien. Il y a de bons et de mauvais vins des deux côtés du tonneau. On peut trouver des pépites partout, de celles qui vous éblouissent par leur pureté, par leur gourmandise ou leur buvabilité. J’aime tous les vins, ou presque, non pas parce qu’ils sont nature, mais parce qu’ils sont bons !
Quand j’aime un vin, je ne me demande pas pourquoi ! J’aime, je déguste. Il en est du vin comme des pierres tombales, il y en a des belles, des moches, des petites, des grandes, des stèles ou ses prie-Dieu, en granit ou en marbre, mais : “Je préfère le vin d’ici à l’eau-de là… bas”… Waouwwwww ! Depuis que tout tourne fou, on trouve partout en France des “ceusses” qui ont abandonnés la chimie pour privilégier le travail de la terre avec l’ambition de produire n’importe quoi d’autre, ce sont des artisans rebelles aux sirènes de l’agro-industrie, ils ont choisis de favoriser le développement des libellules…
Mais aussi des coccinelles et des fauvettes, pour laisser le temps au temps et de pouvoir crever lentement à grands coups de cosmétiques œnologiques, de levures synthétiques et d’anhydride sulfureux… A quoi bon s’évertuer à faire pur pour maquiller son jus de douelles aussi américaines que vanillées ? Divers vignerons exemplaires participent au renouveau des vins français. Pour eux, le but n’est pas de produire des vins naturels, biologiques ou biodynamiques, mais de produire des vins expressifs, vivants qui transpirent leur terroir, car, en France, dans les caves, on peut se transformer en laborantin fou…
Ouiiiii, pour bombarder les vins d’additifs chimiques, charger les cuves en E517 (sulfate d’ammonium), en E501 (carbonate de potassium) et en E202 (sorbate de potassium) sans le faire savoir… Résultat, les buveurs innocents se réveillent avec une barre frontale et un bourdonnement continu à l’occiput. Dans ce cas-là, une seule attitude possible, attendre et voir, wait and see, comme disent les Anglais, qui sont au genre humain, ce que les Brontosaures furent au règne animal… Dans un deuxième temps, il faut sortir sa panoplie de mauvaise foi et chercher quelques menus défauts.
Si on n’en trouve aucun, il faut faire référence aux poivrons, aux cartons (en proposant de taper un carton), faire aussi référence à la valise en carton, manger un carton à chapeau, brandir un carton rouge, envoyer un carton d’invitation ou faire un carton/carnage sur les invité(e)s… Arghhh ! Quand tout maître de maison, fourbe comme un canard laqué, me demande mon avis, je feins de ne pas l’entendre, je feins l’amnésie avec énormément de talent théâtral. Puis, à l’image d’un bandard fou dans une sextape, je me roule par terre en me tenant successivement la cheville, le visage et les couilles.
Je ne suis pas bien sûr que ça suffise, mais je gagnerai peut-être un engagement sur le prochain Luc Besson… C’est sûr, l’homme est le mammifère le plus salopard qu’il m’ait été donné de rencontrer au cours de mes pérégrinations internationales, mais je trouve que la vengeance de la momie a été déplacée. Au lieu de fondre, telle une buse sur un lapineau noir, sur les véritables responsables, la momie a lâchement attaqué un amateur de vinasse. Mauvaise vue ou, le fait qu’il est séjourné quelques années en Indiana l’a rendu suspect. En tout état de cause, après les soins, il a regagné ses pénates avec un mal de crâne…
Je sens soudain que j’approche du point final… Je me dois donc un commentaire technique…Cette voiture présente une liste étendue de modifications de carrosserie, toutes complétées par une couleur personnalisée pour tout mettre en valeur. Cette beauté est propulsée par un V8 5.3 LS accompagné d’une boîte auto 4L60E et d’un pont/différentiel de 9po. Le toit a été “Top-Choppé” de 3po à l’avant et de 5po à l’arrière. Les phares proviennent d’une Ford’39 de même année que les ailes arrière Cadillac avec jupes faites main et garnitures usinées sur mesure. Le capot Ford 46 a été modifié avec le talon dessous.
Les feux arrière Buick sont des Buick 49. Le châssis est celui d’origine de 1946 modifié avec une suspension arrière triangulée Ford, le tout reposant sur système Accuair. Le freinage se fait grâce à des freins à disques aux quatre roues. À l’intérieur se découvre un tableau de bord personnalisé avec un système d’air conditionné Vintage. Le tableau de bord provient d’une Chrysler 49, le volant d’une Hudson 56, les vitres sont électriques. La finition extérieure est entièrement réalisée dans une magnifique couleur mixée personnalisée avec un vernis PPG. L’engin est à vendre 150.000$ + taxes et frais divers.





































