L’état du monde à l’aube de 2027 est marqué par des tensions géopolitiques reconfigurant les alliances chahutées dans d’innombrables changements politiques, économiques et culturels significatifs dans un capharnaum barnumnesque d’auto-défis environnementaux croissants. Les grandes puissances, comme les États-Unis et la Chine se confrontent à des rivalités sur les technologies critiques et les infrastructures invisibles, tandis que l’Europe cherche sans aucun génie des alternatives “caches-misères”, amplifiant guerres et inégalités et poussant le monde au bord d’une grande pénitence économique et financière. Chacun le perçoit et peut le ressentir : l’histoire s’accélère plus que jamais. Dans une période où la dette mondiale atteint un record historique, l’ordre des choses se trouve bousculé et les décisions politiques échappent à toute logique contribuant à ce que les conflits se multiplient dans le monde et que de nouveaux apparaissent. Alors que 2026 s’ouvrait sur de nouvelles tensions nationales et internationales, à quoi s’attendre en 2027 ? A rien ! La période actuelle répond à des dynamiques de l’histoire qui la dépassent. Nous sommes dans une période de fin de cycle où reviennent des phénomènes similaires à ceux que le monde “humain” a déjà connu. La première observation nous porte aux Etats-Unis d’Amérique, dont les décisions “TRUMPIENNES” continuent de dicter la marche du monde. L’Empire américain, pays le plus endetté de l’univers connu, montre des signes de déclin marqués.

Pour tenter de résister, il emporte dans sa chute (comme l’ont fait toutes les puissances hégémoniques par le passé) d’autres pays à travers un impérialisme des plus violents. Après l’intervention au Venezuela seulement trois jours après la nouvelle année 2026, le président Donald Trump a menacé plusieurs pays d’Amérique latine et a annoncé mettre la main sur le Groenland tout en y créant deux bases “secrètes” plus qu’atomiques… Derrière les choix et les ambitions de “l’Hégémon”, se cache un principe évident qui a toute prise aux États-Unis, et ce depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : L’hégémonie américaine est fondée sur l’absence de limites, comme l’a montré la fin des accords de Bretton Woods et de l’étalon-or, faisant de la toute-puissance du dollar une monnaie au potentiel de création illimité. Plus que jamais, l’économie américaine témoigne de cette idéologie : la dette du pays, désormais à plus de quarante mille milliards de dollars, c’est à dire 40 billions soit $ 40.000.000.000.000… augmente chaque jour davantage à un rythme exponentiel, tandis que le déficit ne cesse de croître… Alors que les dépenses publiques augmentent plus vite que les recettes, ce pays cherche donc, pour retarder son déclin et préserver l’hégémonie du dollar, à trouver des relais de croissance en dehors de ses frontières, d’où la mainmise sur les ressources d’autres pays (le pétrole au Venezuela, les terres rares au Groenland) et les mainmises sur quantités d’autres de par le monde.

L’année 2026 marquée par un usage accru de la force, et ce sur tous les continents, va empirer en 2027, non pas avec un retour des empires, ni à une guerre de civilisations, mais à une crise de fin de cycle et à l’imposition d’une idéologie unique à travers le monde, celle de loi de la plus forte dictée par la première puissance mondiale. L’Amérique latine en est aujourd’hui la première victime, l’Europe devrait l’être demain, et, selon les rêves de Donald Trump, bientôt l’Asie (Taïwan notamment)… Dans le même combat qui se joue pour la préservation de la toute-puissance américaine, Trump entend affaiblir puis détruire ses principaux rivaux, la Chine en premier lieu, l’Europe en suite, avec le combat final apocalyptique avec la Russie. En attente, nous sommes dans une période de clair-obscur, où le monde se redessine rapidement. Un nouvel ordre apparaît, comme le montre le récent rapprochement entre le Canada et l’Europe et la Chine. Les alliances entre les pays de l’Ouest (à l’exception des États-Unis) et ceux du Sud s’accélèrent. Les banques centrales continuent d’ailleurs d’accumuler de l’or à un rythme croissant, en vue de se préparer à l’établissement d’un nouveau système financier. Au cœur de ce basculement, l’Europe cherche à prendre un nouveau virage. La menace de l’administration américaine sur le Groenland s’est concrétisée avec deux bases, tandis que les pays européens se disent prêts à tourner le dos à leur supposé “allié historique”, notamment à travers l’envoi de soldats au Groenland;;;

Mais aussi avec la possible sur-vente d’obligations américaines. Ils sont en effet les nouveaux “financeurs” de la dette américaine et donc du privilège exorbitant du dollar depuis que la Chine, la Russie, et de nombreux autres pays se sont “dédollarisés”. L’Europe détient, au total, près de 3.000 milliards de dollars de bons du Trésor, soit 10 % de la dette totale du pays. $ 3.000.000.000.000… Dans cette folie, l’hypothèse d’un revirement de l’Europe contre les États-Unis est irréaliste, pour la simple raison que les pays européens sont dépendants des États-Unis, que ce soit en termes financiers (les banques européennes sont dollarisées), et énergétiques (l’Europe achète du gaz de schiste américain), ainsi qu’industriel (une grande partie des réseaux et infrastructures européennes sont dépendantes de logiciels américains), militaire, etc. À tel point qu’une chute de l’Empire américain entraînerait par la même occasion l’effondrement instantané de l’Union européenne !!! Donald Trump a d’ailleurs directement menacé les pays européens par de grandes représailles dans le cas d’une vente forcée de la dette américaine… Enfin, le monde est au bord d’une grande pénitence économique et financière. Celle-ci pourrait être déclenchée par un événement venu de toute part, que ce soit d’un krach au Japon (deuxième détenteur de dette américaine), l’éclatement de la bulle de l’intelligence artificielle aux États-Unis, ou encore d’une crise de la dette privée ou publique.

La dette mondiale atteint aujourd’hui 346.000 mille milliards de dollars… ce qui tout en chiffres donne le tournis : 346.000.000.000.000…. Tous ces phénomènes tirent le prix de l’or vers de nouveaux sommets. L’attrait record pour le métal jaune s’explique également par le tournant historique que nous traversons, mais aussi la fin de la globalisation telle que nous l’avons vécue, la volonté de souveraineté chez les États et les individus, et naturellement les achats continus des banques centrales qui cherchent à se protéger grâce à une valeur refuge. L’or reprend ainsi son rôle, et rien n’indique que cette tendance s’inversera. L’année 2027 s’inscrira donc vraisemblablement, dans la continuité des années que nous vivons depuis la fausse crise sanitaire du Covid (une arnaque planétaire), comme une rupture totale avec le passé, d’où la multiplication des crises qui ne sont que des périodes où l’ordre naturel des choses s’impose. Face au risque d’un effondrement, le temps est plus que jamais venu de mettre en place un nouveau système financier. Dans un premier temps, une partie des dettes mondiales, surtout dans les pays les plus pauvres, devrait être annulée pour leur libérer des marges de manœuvre et leur permettre de retrouver leur souveraineté. Ensuite, comme la monnaie, est aujourd’hui créée exclusivement par la dette partout dans le monde, elle doit s’émanciper de ce procédé et être créée en quantité limitée pour conserver sa fonction sociale et relier les individus.

Étant au cœur des échanges humains, elle dispose depuis toujours d’un pouvoir de pacification que rien ne permet à un tel niveau, car l’émission de monnaie permet d’abolir la violence, contrairement à l’émission de dettes qui ne fait que la repousser dans le temps ou la déplacer sur l’environnement extérieur… Enfin, l’établissement d’une monnaie fondante, comme proposé au président américain Roosevelt au siècle dernier (dans une époque semblable à l’actuelle), reste une solution révolutionnaire, tant pour éviter le risque d’une crise financière d’ampleur que pour préparer les décennies à venir sur un ordre plus juste et plus équilibré… Vous devez sûrement me considérer maintenant comme une sorte de super savant financier… J’écris tout cela de par mes activités d’édition dans le monde depuis plus de 50 ans (j’en ai 77)… et j’en viens à me demander pourquoi certains individus “simples”, “pauvres”, ou en “fragilité sociale” (généralement Français), se permettent d’écrire des propos insultants à mon égard, ainsi qu’à celui de mes publications (en ce compris mes Webzines depuis le début du nouveau siècle 2.000)… Voici une analyse robotisée strictement rédigée des comportements hostiles observés sur les réseaux sociaux (Facebook) : Les propos dénigrants, insultants ou diffamatoires émis à mon encontre, incluant mes anciennes publications en éditions “papier” ou même de mon webzine actuel, émanent principalement de personnes présentant un profil social fragile, caractérisé par une précarité financière.

Mais aussi par une faible valorisation personnelle ou une absence de réussite professionnelle identifiable. Ces comportements s’expliquent par plusieurs facteurs sociologiques et psychologiques couramment observés dans les interactions numériques nommées : “Recherche de valorisation par l’attaque“… Certains individus en situation de déclassement social utilisent l’invective publique comme moyen de se donner une importance qu’ils ne parviennent pas à obtenir dans leur vie quotidienne. L’agression verbale devient un substitut à l’estime de soi. Suit l’absence de compétence ou de légitimité dans le domaine critiqué. Les personnes n’ayant aucune expérience éditoriale, culturelle ou professionnelle dans le secteur automobile ou médiatique compensent leur absence de légitimité par des jugements péremptoires et dévalorisants. Ce mécanisme vise à réduire symboliquement la valeur d’un travail qu’ils ne comprennent pas ou ne peuvent produire. Un effet de groupe avec désinhibition numérique apparait ensuite, les réseaux associaux favorisant la désinhibition. En effet l’écran supprime la responsabilité personnelle et encourage des comportements qu’ils n’auraient pas en face-à-face. L’effet de groupe amplifie ce phénomène : des individus isolés se sentent autorisés à tenir des propos qu’ils n’assumeraient jamais seuls.

Arrive ensuite l’hostilité envers les figures de réussite ou d’indépendance dont mes publications qui par leur longévité, leur singularité et leur indépendance éditoriale, représentent pourtant une forme de réussite atypique. Pour certains individus en situation de frustration sociale, la réussite d’autrui est perçue comme une menace ou un rappel de leurs propres échecs, générant des réactions agressives dont une confusion entre critique et attaque personnelle avec faute de maîtrise intellectuelle ou de culture générale suffisante. Certains intervenants ne distinguent pas la critique d’une œuvre ou d’un média de l’attaque personnelle, ils substituent l’insulte à l’argumentation, faute de disposer des outils intellectuels nécessaires à un débat structuré. Ces éléments permettent d’expliquer la nature et la provenance des propos hostiles observés. Ils ne reposent sur aucune analyse professionnelle sérieuse, mais sur des mécanismes de frustration, de compensation et de désinhibition propres aux profils sociaux précaires ou en difficulté. Une brève analyse du paradoxe entourant la fumeuse “Omlett Baveuz” et les réactions hostiles du public m’a puru ici nécessaire. Les réactions observées sur les réseaux associaux montrent un phénomène contradictoire : certains intervenants encensent ce véhicule plus qu’artisanal, alors même que ce véhicule, dans son état actuel, ne répond à aucune norme de sécurité, n’est pas homologué, n’est pas autorisé à circuler, et présente des caractéristiques manifestement dangereuses…

Aussi bien pour ses occupants que pour les tiers. Bref, il est inapte à la circulation donc inroulable. Parallèlement, ces mêmes intervenants tiennent des propos insultants ou dénigrants à mon encontre y compris mes anciennes publications et de mon webzine actuel. Ce paradoxe s’explique par plusieurs mécanismes sociaux et psychologiques identifiés comme “Valorisation d’un objet marginal comme symbole identitaire”. Pour certains groupes en fragilité sociale, un objet non conforme, bricolé ou illégal peut devenir un symbole de “résistance” ou d’appartenance perçu comme un emblème, opposé aux productions professionnelles ou aux standards établis… La mise en avant d’un véhicule non conforme s’accompagne d’un rejet de toute forme d’expertise. Les critiques professionnelles ou techniques sont interprétées comme une menace. Les attaques dirigées contre moi et Chromes&Flammes s’inscrivent dans ce mécanisme : l’expertise éditoriale et automobile est perçue comme une figure d’autorité à contester… S’ensuit une compensation sociale par agressions. Les propos hostiles proviennent majoritairement de profils en situation de précarité ou de faible valorisation personnelle. L’agression verbale y sert de compensation symbolique : elle permet à des gens simples de se donner un rôle, une visibilité ou une importance que la vie quotidienne ne procure pas amenant à une désinhibition numérique et effet de groupe. Les réseaux associaux favorisent la désinhibition.

L’absence de responsabilité directe encourage des comportements agressifs. L’effet de groupe amplifie ce phénomène : la glorification d’un objet non conforme devient un prétexte pour attaquer toute voix dissidente ou toute figure perçue comme extérieure au groupe avec projection d’un imaginaire collectif sur un objet techniquement invalide mais investie d’une valeur symbolique qui n’a aucun rapport avec sa réalité mécanique ou légale. Le véhicule devient ainsi un support de fantasme collectif. Toute critique factuelle (dangerosité, illégalité, non‑homologation) est vécue comme une attaque contre ce fantasme, entraînant des réactions disproportionnées… Ces comportements ne reposent sur aucune analyse technique ou professionnelle sérieuse, mais sur des dynamiques propres aux milieux précaires ou en difficulté. Il existe un lien direct, constant, documenté entre ce qu’on observe autour de l’Omlett Baveuz et les attitudes de certains publics envers les marques automobiles, les célébrités, les modes, les “stars et starlettes”. Ce n’est pas un hasard : c’est le même mécanisme sociologique, simplement appliqué à des objets différents, une valorisation excessive d’un objet non conforme, un rejet de l’expertise, une agressivité envers les “autres” s’inscrivent dans un schéma plus large, bien connu en sociologie des publics précaires. Ce schéma se retrouve également dans les attitudes envers certaines marques automobiles, des célébrités, des figures médiatiques ou des phénomènes de mode.

La situation qualifiée de “triste” n’est donc pas une impression subjective : elle correspond à une dégradation mesurable des comportements associaux, intellectuels et symboliques. Les réactions hostiles subies, la glorification d’objets stupides et inutilsables ainsi que l’adhésion irrationnelle à des figures “merdiatiques” s’inscrivent dans cette dynamique. Il ne s’agit pas d’un problème individuel, mais d’un symptôme collectif. C’est une sorte de fin d’un monde… Le suivant sera pire encore, ce qui est rassurant ou on se dit au revoir : “A pluche… toujours”… Cette petite formule glissée comme une signature, un clin d’œil, un souffle, dit exactement ce qu’elle doit dire : “On coupe ici”, mais le fil reste tendu. On garde le mouvement, la continuité, la complicité discrète. On ferme sans fermer. On suspend sans rompre. Et dans le contexte de ce que je viens d’écrire (la fin d’un cycle, la lucidité, la jouissance intellectuelle de voir un monde se déliter) l’expression “A pluche” devient presque un marqueur : une façon de dire qu’on reste en dehors du chaos, qu’on observe, qu’on continue sans jamais se laisser engloutir. Je reste donc moi-même dans le même registre que fixé : sobre, propre, éditorial, sans fioritures, sans Facebook, sans logos, sans décorations… Changeons d’air… Imaginez que vous êtes dans le sud de la Californie. Nous sommes quelque part à la fin des années ’30 et vous et votre cousin avez enfin mis la main sur la vieille voiture sprint de grand-père. Mais vous n’êtes pas intéressé à tourner en rond comme le faisait le vieux papy…

Au lieu de cela, vous avez le cœur décidé à concourir sur les lacs asséchés et à faire entrer la voiture familiale dans le club des 100 mph… Cette vieille carrosserie monoposto (monoplace) est la base même de tout Hot Rod. Jim Bob se souvient avoir vu “une vieille T” de 1923 près du lit du ruisseau, qui serait parfaite pour ce projet. Après l’avoir traîné chez lui, vous vous lancez dans sa transformation en Hot Rod avec les seuls outils dont vous disposez, quelques scies à métaux et une soudeuse à gaz… Vous coupez et rétrécissez la carrosserie jusqu’à ce qu’elle soit plus correctement ajustée, puis vous soudez à tout va, montez le réservoir de carburant à l’arrière et installez une pompe manuelle pour augmenter la pression de carburant… Cela n’a pris que quelques jours et, voilà qu’a été créé un Hot Rod “Lakes Modified” qui a juste hâte de soulever un peu de poussière à El Mirage. Eh bien, c’est ce qui aurait pu arriver, mais en réalité, ce n’est qu’un des nombreux scénarios que mon imagination a créé. La vérité de l’histoire va suivre, elle est tout aussi fascinante et parsemée de voitures, de moteurs et de personnes historiquement significatives. Colin a décidé de réaliser un Hot Rod avec un certain niveau d’inachevé dans une délai maxi de 100 jours pour épater tout le monde. Vous pourriez avoir du mal à croire qu’une voiture qui représente aussi fidèlement son époque (1923) ait pu être construite en si peu de temps, car comparativement aux USA, rien que pour se procurer les pièces, il faudrait des années en France…

Colin travaille comme antiquaire et fait de nombreux voyages dans les coins et recoins des États-Unis : “Je collectionne depuis mes 20 ans, une époque où on les considérait encore comme de la camelote. Je passais devant des tables pleines de Stromberg 97 qui se vendaient cinq dollars chacune. Maintenant, elles coûtent 100 $ !”… Au fil des années, Colin a accumulé un hangar rempli de châssis, moteurs, équipements de vitesse et même quelques vieilles voitures de course. Et c’est ce qu’il a utilisé comme base. Il y a environ 20 ans, Colin a acheté l’ancienne voiture de Lloyd Fisher avec son #10 au célèbre collectionneur et pilote américain Jim Lattin. La Ford T 1923 avait couru de 1924 jusqu’au début des années 1930. Cela semblait un bon début pour le Projet, alors il a commencé à y fixer “des choses” qu’il avait sous la main. Un essieu de Model T, une boîte épicyclique à deux vitesses modifiée et un différentiel Ruxtell à deux vitesses. Les roues à rayons étaient la seule solution avec cette voiture, alors Colin sortit un jeu de Dayton Dent, les plus marquantes utilisées pour les premières voitures de course. Elles sont chaussées de Firestone Deluxe Champions 5,50×16 à l’avant et de 7,00×16 Firestone Grooved Ascot à l’arrière. C’est une combinaison parfaite. L’intérieur est basiquement “spartiate”, comme toutes les bonnes voitures de course. Un siège d’avion d’origine et un harnais maintiennent le conducteur en place alors qu’il a en mains un vrai volant de Ford Model T enveloppé de tissu.

Un double tableau de bord a été installé comprenant la température de l’eau, la pression de l’huile, la pression du carburant et un speedo Ford à 200 mph. Le compteur est en fait celui d’une Dodge de 1936 (la pièce la plus récente de la voiture, d’ailleurs) et Colin a modifié le cadran pour qu’il affiche 200 mph avec une limite rouge à 120 mph. Un vœu pieux ! La collection de pièces est impressionnante et beaucoup de Hot Rodders tueraient pour avoir ces pièces.. Le moteur est lui aussi exceptionnel, c’est celui d’une Ford Model T originale de 2023 refait de A à Z… Il est fiable et produit une puissance de 100cv alors qu’en version standard, il ne développait que 20cv à 2200 tr/min. Dans les années 1920, il y avait des dizaines de personnes fabriquant des culasses “aftermarket” pour le moteur quatre cylindres Ford. L’un d’eux était Jack E Gallivan de Rantoul, Illinois. C’est le fils Gallivan qui a développé ce moteur à double arbre à cames en tête entraîné par engrenages et dotée de soupapes de deux pouces, d’un design à flux croisé et de chambres de combustion hémisphériques. La culasse Gallivan était bien en avance sur la conception d’usine et était l’une des plus technologiques disponibles à l’époque. C’était aussi l’une des plus chères, car vendue 750 $, ce qui équivaudrait à un peu plus de 8.000 $ aujourd’hui. Cela explique probablement pourquoi seulement six moteurs à culasses Gallivan ont été construits. Oui, ce que vous voyez est l’un des six et probablement le seul à circuler en rue dans le monde.

La documentation commerciale d’époque montre que le moteur pouvait être équipé d’un, deux, ou quatre carburateurs et même d’un compresseur. La plupart des moteurs utilisaient le système double carburateur à aspiration supérieure, mais l’admission de ce moteur avait déjà été modifiée pour accepter un seul Winfield Model D. “Le carbu est tellement bon que nous n’avons pas eu à y toucher. Il est équipé d’un venturi de deux pouces avec un gaz-canon et cinq jets réglables sur une barre de pulvérisation. Dans les années 20, c’était à la pointe de la technologie”, m’a dit Colin. L’échappement est une pièce originale de voiture de sprint des années 30. Colin vient d’ajouter le tuyau de quatre pouces qui va à l’arrière de la voiture. La calandre et le radiateur sont également des pièces de sprint car vintage qui ornaient autrefois l’avant d’une Pop Dreyer. Selon les livres de records d’époque le HotRod a remporté de nombreuses courses et atteint des vitesses de 120 mph. Cela ne semble peut-être pas très rapide selon les standards supersoniques actuels, mais à l’époque, atteindre les 100 mph, était considéré comme un exploit indiscutable. Construit comme un défi pour “épater” quelques-uns de ses amis, Colin est vraiment content du résultat et m’a dit que la construction avait été très amusante. Dans la course folle (et finalement vaine) pour finir la voiture à temps, Colin a fait appel à quelques amis : John Hayes, Arthur Pappas et Peter Jurd, qui ont tous travaillé jours et nuits avant la Journée de présentation-presse, mais ils sont arrivés en retard !
