34’Ford PickUpSter ex nihilo nihil fit !

“Ex nihilo nihil fit”, signifiant en latin “Rien ne vient de rien”, est une maxime philosophique et scientifique majeure. Elle exprime l’idée que rien ne peut surgir ou être créé à partir de rien, posant ainsi une limite fondamentale à la compréhension de l’existence, de la causalité et de la création. Ce principe a des implications profondes en métaphysique, physique, cosmologie et théologie et ICI dans cet article, il pourrait impliquer le Kustomizing et le Hot Rodding… C’est qu’il est au cœur de nombreux débats sur l’origine de l’univers, les lois de la nature, et la causalité.

La maxime “Ex nihilo nihil fit” est attribuée à Parménide, un philosophe présocratique qui a influencé les fondements de la métaphysique occidentale. Parménide avançait que l’être est éternel et immuable, et que toute transformation suppose une continuité de l’existence. Aristote a développé ce principe dans son analyse des causes premières. Il affirme que chaque chose a une cause… De fait, quand je me regarde dans le miroir, il m’arrive de ne pas me reconnaître. J’ai parfois l’impression de voir quelqu’un d’autre, qui me ressemble, certes, mais qui m’est étranger, alors que c’est moi…

Je regarde ce visage qui s’affaisse, ces rides qui me marquent , ces taches qui s’installent sans même avoir la politesse de demander la permission, et une pilosité qui colonise mon visage. Je m’approche, je recule, je change la lumière. Rien n’y fait. Le verdict est sans appel : quelqu’un qui a 77 ans depuis mi-mai 2026 a pris possession de mon moi-même pendant que j’avais le dos tourné. Le plus étrange, c’est que je ne me sens pas tellement différent à l’intérieur. Dans ma tête, il y a toujours cette même personne, avec ses colères, ses enthousiasmes, ses contradictions.

Mais aussi ses envies, ses projets de plus en plus déraisonnables. Waouwww ! Celui qui peut encore s’émerveiller d’un rien, s’indigner de beaucoup, rire de ce qui ne devrait pas faire rire et refaire le monde alors qu’il devrait probablement songer à aller se coucher et penser à préparer son décès, son enterrement, son oubli… Mais le miroir, lui, raconte une autre histoire. Il ne connaît ni mes pensées ni mes combats. Il ignore les années que j’ai traversées, les choses que j’ai comprises, celles que je n’ai toujours pas digérées. Il ne sait rien des blessures invisibles, des renoncements, des recommencements.

Il ne montre que la surface. Et cette surface, manifestement, a décidé de prendre quelques libertés avec l’image que j’avais de moi-même. À quel moment sommes-nous censés nous habituer à cela ? À quel moment le visage que nous avons vu chaque matin pendant des décennies devient-il celui d’un étranger ? On ne nous prévient pas. Il n’y a pas de rendez-vous officiel, pas de courrier administratif annonçant que notre apparence va progressivement cesser de correspondre à notre représentation intérieure. Un matin, une horreur de plus attire l’attention, mais on se dit que ce n’est rien.

Quelques mois plus tard, une autre s’est installée à côté. Puis le contour du visage se modifie, la peau perd de sa fermeté, des taches apparaissent et, pour couronner le tout, des défauts surgissent là où personne ne les avait conviés. Le corps semble s’être lancé dans une rénovation sauvage, sans architecte, sans permis de construire et surtout sans me demander mon avis. Et pendant ce temps, la société m’observe. Elle m’explique qu’il faut vieillir avec raison, accepter le temps qui passe, rester dynamique, prendre soin de moi et mes proches et de mon Blacky Cocker II…

Je dois continuer à sourire et faire la gueule entre deux, ne pas me laisser aller. Touver des solutions miracles pour effacer les traces d’une existence que je suis censé assumer fièrement. Il faudrait donc vieillir, mais sans en avoir l’air… Accepter le temps qui passe, à condition qu’il ne laisse aucune preuve de son passage. Quelle plaisanterie ! Je ne sais pas si je suis prêt à aimer tout cela, je ne sais même pas si je dois apprendre à aimer les conneries qui me saoulent ou simplement à regarder les cons, connes et conneries sans détourner les yeux.

Il y a une différence entre accepter que le temps passe et éprouver de la tendresse pour ce qu’il fait de nous. Pourtant, ce visage est le mien. Il m’a accompagné partout. Il a ri, pleuré, aimé, douté, encaissé les coups et parfois rendu les coups. Il a traversé des saisons dont je ne me souviens pas toujours très bien, mais dont j’ai conservé les archives. Peut-être est-ce cela, finalement, qui me trouble le plus : découvrir que je me souvient de choses que ma conscience a rangées ailleurs. Alors, certains matins, je reste dans ma baignoire un peu plus longtemps….

Et je finis m’emmerder au fur et à mesure que l’eau refroidi et que j’ajoute du bouillant… Après tout, ce n’est pas parce que le miroir raconte une histoire qui ne me plaît pas toujours que je suis obligé de le croire sur parole. Je finis donc par lui tourner le dos. J’ai mieux à faire que de surveiller les dégâts. Et puis, entre nous, il y a des choses autrement plus graves que les rides. Me reste à tapoter au clavier de l’ordi ce que j’ai en tête et ce matin c’est un autrefois utilitaire puis réimaginé en un Hot Rod primé avec des composants innovants et uniques. Waouwwww ! C’est reparti…

La cabine et les portes d’origine Ford 1934 de ce Pick-Up ont constitué le point de départ de la construction. Dans le style traditionnel du Hot Rodding, le toit a été découpé de 4,5po, les montants A inclinés vers l’arrière, et la cabine étirée de 1,5po et canalisée sur le châssis. Avec ces nouvelles proportions, la cabine fut ensuite rejointe par un nouveau capot, une calandre et son un entourage, un nouveau lit du PickUp avec sol peint et bandes chromées, ainsi qu’un panier ventral à persiennes. Le look est contemporain, tandis que la peinture Washington Blue rend hommage à l’héritage de la Ford.

L’une des caractéristiques les plus innovantes de ce Hot Rod Pick-Up est son train arrière. Normalement cachés, ici les montants Winters avec les ressorts elliptiques quart-elliptiques de Posie sont bien visibles dans la plateforme. Cela offre aux spectateurs une meilleure vue du triangle et des bras traînants usinés sur mesure fabriqués par Neely Precision. De même, l’absence de côtés sur le capot offre une vue claire des cache-soupapes uniques conçus pour le V8 small-block BluePrint 347 CI Ford. Émergent du capot les huit cheminées qui composent le système d’injection Jim Inglese.

Le Pick-Up est bas, et cette posture est renforcée par les jantes personnalisées de 18 et 20 pouces recouvertes de pneus radiaux Excelsior Stahl Sport. Gil Vigil de Speed and Design a conçu l’intérieur en cuir Custom Relicate Diuseded Brown de ce pick-up, qui comprend des inserts tissés dans les sièges et les panneaux de portières. Le volant personnalisé avec sa jante recouverte de cuir, semble sortir d’une Ford de 1940, et le levier de vitesses de la boîte Tremec à 5 rapports possède un bouton en cuir assorti. Les équipements pratiques de la cabine incluent la climatisation et les vitres électriques.

Le Pick-Up a fait ses débuts au Detroit Autorama 2018, où il a été finaliste du Great 8. Ce fut seulement le premier d’une longue série de récompenses qu’il remporta. Parmi ses autres distinctions figurent trois “Goodguys Builders Choice Awards”, des places parmi les “Ultimate 5″ au “Pigeon Forge Rod Run” et aux “Magnificent 7” au “Shades of the Past”, un prix “Mother’s Choice” et “Master of Motors Gold-Plated Piston” au “SEMA Show”, et il a été nommé “Goodguys Truck of the Year, Early 2018″. En finale c’est sensé justifier un prix de revente “en l’état” à 250.000$… Je suis dubitatif…

J’en reviens au “Ex nihilo nihil fit”… C’est donc, quitte à me tépététer, une expression latine signifiant “à partir de rien” souvent utilisée en conjonction avec un terme exprimant une idée de création, comme dans le concept théologico-cosmologique de creatio ex nihilo, qui signifie littéralement “création à partir de rien”, par opposition à une “creatio ex materia”, qui est une création à partir d’un substrat préexistant. Cette expression apparaît dans la formulation “ex nihilo nihil fit” (rien ne vient de rien), et se retrouve en science avec le premier principe de la thermodynamique (conservation de l’énergie).

On parle aussi de création ex nihilo pour la création monétaire fiduciaire (par la Banque centrale) ou scripturale (par les banques commerciales) ; le crédit est une création monétaire “ex nihilo nihil fit” : une matière incréée, ce qui, en latin, signifie que “rien ne vient de rien”, qu’est la traduction d’une formule de Parménide, en grec : οὐδὲν ἐξ οὐδενός, ouden ex oudenos, “rien ne sort de rien”... Me voilà en conséquence occupé à tourner en ronds de plus en plus amples… Selon les cosmogonies antiques, le monde a été produit à partir d’une matière, informelle et éternelle, appelée obscurité.

Elle se présente sous la forme d’un océan de chaos primordial. Dans la mythologie sumérienne, cet océan est personnifié par la déesse Nammu qui a engendré le Ciel et la Terre, et aurait toujours existé… Dans l’épopée de la création babylonienne, Enuma Elish, le chaos préexistant est constitué de l’eau douce, Apsû, ainsi que de l’eau salée, Tiamat. Cette dernière donna naissance au dieu Marduk, qui créa le Ciel et la Terre à partir des restes de sa génitrice. Dans la cosmogonie égyptienne, un chaos aqueux préexistant, personnifié par le dieu Noun est associé aux ténèbres…

Il engendre la colline primitive (ou, selon d’autres versions, une fleur de lotus primitive, ou encore une vache céleste). Dans la tradition grecque, l’entité originelle de l’univers est, selon les sources, parfois l’Océan (une rivière qui entoure la terre), la Nuit, ou encore l’eau. À cela peut être ajouté le récit du livre de la Genèse, qui s’ouvre sur l’entité “Dieu” séparant les eaux, ne les créant pas à partir de rien. C’est sans doute suite à cette nouvelle définition que nous en arrivons à une fin de monde atomique, Israël, poussant l’Amérique à détruire le monde en commençant par l’Iran…

Le concept de creatio ex nihilo ( nihilogonie ), par opposition à ex nihilo nihil fit, signifie “création à partir de rien” : la matière n’étant pas éternelle il a fallu faite coIncider les croyances débilitantes à une idéologie en prétendant qu’elle a été créée, à l’origine du monde, par une entité inventée nommée “Dieu”... Pourtant la plupart des spécialistes de la Bible s’accordent à dire que la création ex nihilo ne se trouve pas explicitement dans le Livre de la Genèse, ni même dans l’ensemble de la Bible hébraïque, somme toute assez proche du canon des mythologies qui l’ont précédée.

On évoque parfois la possibilité que cette idée soit présente dans un passage du deuxième livre des Maccabées (2 Maccabées 7:28), ou encore chez le philosophe juif Philon d’Alexandrie, mais ces hypothèses sont aujourd’hui encore largement discutées. Il semblerait plutôt que le concept de création ex nihilo apparaisse dans la littérature chrétienne du IIe siècle, lorsque Justin de Naplouse (100-165) met en évidence les difficultés qu’il y a à concilier le récit de la “production du monde” de la Genèse avec l’omnipotence d’un Dieu inventer pour dominer les simples d’esprit.

Une génération plus tard, on y est arrivé, des penseurs gnostiques tels que Basilide, Marcion et Valentin avancent l’idée qu’un Dieu transcendant ne peut avoir créé à partir d’un matériau préexistant. Le débat fut finalement clos par la théologie anti-gnostique de la seconde moitié du IIe siècle et du début du IIIe siècle, pour laquelle la création ex nihilo constitue une doctrine fondamentale de la théologie chrétienne… Cette expression a pour équivalent anglais “from scratch”, (développé à partir de zéro, ou développé de rien, ou développé sans première base) employée dans le jargon de la programmation informatique.

Ouiiiiiii ! Comme dans “Linux From Scratch”... La maxime “Ex nihilo nihil fit”, interroge la nature même de l’existence. Elle met en lumière les limites de la causalité humaine face à des questions comme : “Qu’est-ce que le rien” ? Une origine absolue est-elle concevable sans conditions préexistantes ? Ce principe souligne également le besoin de cohérence dans les systèmes explicatifs, qu’ils soient philosophiques, scientifiques ou théologiques. Le principe “Ex nihilo nihil fit” demeure un pilier des réflexions sur l’existence, la causalité et l’origine des choses.

Bien que des avancées scientifiques remettent en question certaines de ses interprétations, il reste un outil puissant pour structurer les débats philosophiques et scientifiques. Appliqué avec nuance, il continue de stimuler les discussions sur la nature de l’univers et les fondements de la réalité. Appliqué au Kustomizing et au Hot Rodding, cela “spermet” d’éjaculer des torrents de stupidités… J’en jouis… Miracle du Web… Voilà, j’en termine ici car c’est devenu trop long et je n’ai qu’un nombre de photos déterminé pour illustrer… Bye bye…

