“Folla affolata”… 41’Chevy Street Rod

Le désarroi est, au sens étymologique, le fait d’être désarçonné, de perdre l’équilibre, d’aller à la renverse. De prime abord ce n’est pas une émotion, ou, si c’en est une, elle est spéciale car elle n‘est pas dirigée vers un contenu intentionnel particulier, à la différence de la peur ou de la colère ou de la surprise… On a peur de quelque chose, on est en colère face à quelque chose… Le désarroi est plutôt un sentiment, dont le contenu n’est pas clair, mais qui repose le plus souvent comme la surprise sur l’expérience d’un contraste entre ce qui à quoi on s’attend et qui est familier, et ce dont on fait l’expérience déroutante. L’inquiétante étrangeté de Freud, l’unheimlichkeit, est un petit désarroi.

On entre dans une pièce, et on éprouve un mélange de familiarité et de bizarrerie… C’est comme dans le contraste entre le jour et la nuit du tableau de Magritte. Etre étonné n’est pas éprouver du désarroi, mais la stupeur, la découverte de quelque chose d’inattendu, en est une forme inchoative. tel l’enfant qui se réveille la nuit et découvre qu’il est seul dans le noir, ou le promeneur dans la forêt qui ne retrouve plus son chemin, sont des expériences de la peur qu’on peut bien appeler désarrois, parce qu’ils sont désorientés. Les émotions ordinaires ont habituellement des effets dans notre comportement et nos actions. Mais le désarroi ne produit pas typiquement d’action : il nous cloue au sol, nous laisse passivement le subir, incapables de voir sa cause.

Dans les foules, c’est la panique, le désir de fuir sans savoir où : “folla affolata” comme dit l’italien. Nous sommes tentés de qualifier de désarroi des situations plus dramatiques et tragiques qui ont des formes littéraires ou picturales : OEdipe découvrant son identité… La solitude du Lenz de Büchner… Grégoire Samsa se réveillant changé en vermine… Le Horla de Maupassant… Les cauchemars de Füssli… Les ciels délavés de Turner… Le Cri de Munch… Don Juan entraîné dans le néant par la statue du Commandeur… La Nuit transfigurée de Schönberg… Mais le désarroi n’est pas nécessairement désagréable ou douloureux, il peut être : “Le pur sentiment d’exister” ressenti par Rousseau dans la Seconde Rêverie après avoir été renversé par un gros chien“…

Je vous en livre la phrase clef ci-après : “Je n’avais nulle notion distincte de mon individu, pas la moindre idée de ce qui venait de m’arriver ; je ne savais ni qui j’étais ni où j’étais ; je ne sentais ni mal, ni crainte, ni inquiétude. Je voyais couler mon sang comme j’aurais vu couler un ruisseau, sans songer seulement que ce sang m’appartînt en aucune sorte. Je sentais dans tout mon être un calme ravissant auquel, chaque fois que je me le rappelle, je ne trouve rien de comparable dans toute l’activité des plaisirs connus”… De même on peut éprouver du désarroi face à la beauté. Rilke dit, dans la première Elegie de Duino : “Qui donc, si je criais, m’écouterait dans les ordres des anges ? Et même si l’un d’eux me prenait soudain sur son coeur, je périrais sous le coup de son existence tellement plus forte que la mienne”

Car le beau n’est que la porte de l’angoisse, ce seuil dont nous approchons tout juste, et, nous l’admirons tant parce que, dans sa grandeur, peu lui chaut de nous détruire… Il y a un effroi du beau, c’est la base du désarroi littéraire, l’imagination du désastre peut prendre d’ailleurs des formes anodines, et ses fantômes ne sont que suggérés. Mais quelques grands romanciers, comme Antoine Volodine, me semblent exercer remarquablement cette imagination du désastre. Le désarroi profond, celui que peignent la littérature et l’art, est bien plus qu’une désorientation passagère, il est, comme chez Rousseau, Büchner et Sénancour, un sentiment existentiel, souvent proche de la maladie mentale, qui peut se traduire par une attitude devant la vie elle-même.

Elle a bien des figures : la mélancolie, la perte du moi chez Hamlet et chez Montaigne, la folie d’un Strinberg, d’un Artaud ou d’un Van Gogh, l’extase mystique, le sentiment de la perte du monde. Il y a des figures classiques du désarroi en philosophie: religieux et mystique, chez Pascal et Kierkegaard, épistémique chez Descartes au moment du doute (“comme si tout à coup j’étais tombé dans une eau très profonde”),métaphysique avec l’angoisse chez Heidegger et les existentialistes, politique avec l’absence d’autorité légitime au moment d’une révolution ou d’une crise majeure (comme quand De Gaulle disparaît à Baden Baden en 1968). Dans toutes ces figures c’est l’absence de fondement, le sentiment du vide qui domine.

Comme dans l’angoisse selon Heidegger, les choses n’ont plus d’essence. Mais le désarroi, la désorientation , la perte des repères, n’est pas seulement le “Sturm und Drang”. Il peut être un constat banal, un dérangement anodin qui peut provoquer de grands troubles, être le symptôme ou l’annonce de grandes catastrophes. Il n’est pas nécessaire d’être désarçonné, de voir venir la nuit sans savoir où l’on est, de se perdre dans la Taïga ou les chemins alpestres, se retrouver dans une foule en panique ou de découvrir soudain l’état de son compte en banque pour éprouver du désarroi. Il suffit de l’imaginaire d’un déplacement du monde, à l’envers comme dans “Alice au pays des merveilles”, c’est le propre d’un âge et d’une époque.

Toute époque post-guerre a ses propres figures de désarroi. Après 1918, on parle de crise de l’esprit. Après 1945 on parle de l’absurde. On a perçu les guerres post coloniales comme encore plus absurdes, comme celle du Viet Nam, qui n’a servi à rien. L’absurde guerrier de notre époque est autre. Les guerres ont changé de nature. Elles sont à la fois lointaines et proches. Elles se doublent d’épisodes de terreur aveugle, qui ont pour but de créer le désarroi et la panique. Il y a aussi des guerres plus cachées, comme les cyber-guerres. Et il y a les désarrois structurels, que nous éprouvons face aux catastrophes nucléaires et écologiques dont nous éprouvons sans cesse et de plus en plus le souffle qui vient derrière nous tel un démon sortant du néant…

Le problème auquel nous sommes confrontés est d’échelle. Faut-il le prendre le désarroi au niveau individuel ou au niveau collectif ? Au niveau social et civilisationnel ? Au niveau historique ou au niveau métaphysique ? Sur quel pied danser ? Le désarroi semble être, autant qu’une émotion, un sentiment herméneutique, celui de la perte de sens et de la perception d’une irrationalité profonde, et la détresse face à certains événements ou faits, un sentiment d’impuissance complète. Le plus grand désarroi n’est pas celui dans lequel on a l’impression de ne pas comprendre, mais au contraire celui que l’on éprouve quand on comprend ce qui se passe mais qu’on ne peut rien faire. Le désarroi n’est pas seulement un sentiment existentiel.

Beaucoup de formes de désarroi ont en fait en commun avec les émotions ordinaires le fait d’avoir un contenu et une certaine valence, positive ou négative. Mais ce contenu n’est pas, comme dans la peur, dirigé vers un objet ou un état de choses. Il est plutôt la perception d’un conflit. En ce sens il a quelque chose de commun avec la surprise et la stupeur, qui sont des émotions épistémiques dans lesquelles on a la perception un conflit entre ce qu’on attendait et de qu’on découvre. Le désarroi semble être une sorte de stupeur superlative: les bras nous en tombent, nous restons pantois et stupides, idiots. La valence des émotions repose sur l’évaluation qu’elles impliquent. Certains philosophes soutiennent même que les émotions sont des perceptions de valeur…

Elles sont peut-être des jugements implicites de valeur. En ce sens, je dirai que le désarroi est une perception d’un conflit de valeurs, ou de perte de la valeur. Les valeurs peuvent être de toutes sortes : morales, culturelles, sociales, épistémiques, esthétiques. La beauté peut provoquer le désarroi. La vérité et le savoir aussi dans certains cas. Mais il en est d’autres plus simples dramatisant le conflit entre idéal et réalité, un cas classique de dilemme moral. Si, comme Kant, on pense qu’il ne peut pas y avoir de dilemme moral, il ne peut pas y avoir de désarroi au sens de la perception d’un conflit de valeurs. Si le désarroi est d’abord une émotion ou un sentiment associé à un conflit de valeurs, alors le désarroi est un sentiment qui est moins irrationnel qu’il ne le semble.

Le sentiment du conflit de valeurs produit certes une perception d’absurdité ou de perte de sens, mais on peut repérer mieux sa nature. On peut l’illustrer aussi par un type de désarroi produit par un conflit de valeurs épistémiques. Sa forme la plus classique est ce qu’on appelle la crise sceptique : ce dont nous nous croyions certains, notre savoir perceptuel usuel et de sens commun, se trouve brusquement menacé par un scénario catastrophe : un Malin génie nous trompe, un savant fou nous manipule neurologiquement, ou pour prendre un exemple volodinien, un chamane s’introduit même dans nos rêves. L’hallucination, l’illusion perceptuelle, la drogue sont de petites crises sceptiques. Et que faire face à la crise sceptique ?

On peut, comme les philosophes pyrrhoniens, accepter purement et simplement l’absence de savoir, suspendre son jugement. On peut, comme dans la “voie du milieu” de la logique bouddhiste du Madhyamaka, adopter la doctrine du “ni…ni…”, ou “Catuskoti” : “A est et n’est pas, donc A n’est ni n’est pas”... On peut prendre l’angoisse pour argent comptant, et en faire, comme Heidegger, le coeur même de la vie humaine. Ces figures philosophiques de l’incertitude ont leurs pendants littéraires – l’inquiétude selon Gide, l’intranquillité selon Pessoa – et leurs pendant relativistes contemporains. On ne cesse de nous expliquer que la science n’acquiert aucune certitude, que le savoir est si changeant et si contextuel qu’il n’existe pas, et cette chanson est déclinée sur tous les modes…

Surtourt des néo pragmatistes contemporains… Ces sont des versions de désarroi épistémique, ce qu’on pourrait appeler le culte contemporain de l’incertitude. Mais on peut aussi, comme Descartes, essayer de retrouver le chemin de la certitude à partir du cogito. On peut, comme les empiristes, retrouver la voie de la certitude sensible. Mais on n’est pas obligé de recourir à ces conceptions de la certitude pour admettre que, aussi changeant que soit le savoir scientifique, il est, dans l’ensemble fiable et stable. Si l’on se penche sur les tropes du scepticisme, dont il y a bien des variantes contemporaines, on verra qu’elles sont toutes faussées. C’est le scepticisme lui-même qui est absurde. On ne peut pas douter de tout.

Il y a une autre figure du désarroi épistémique que celle du scepticisme : le désarroi mystique… A ce désarroi là il n’y a pas de réponse. Je ne sais pas si l’on peut comprendre le mystique comme figure du désarroi profond. Mais il y a des formes de désarroi que nous pouvons parfaitement comprendre. Elles aussi sont des déstabilisations du savoir. Ce sont que l’on peut appeler les politiques du désarroi : ce sont les entreprises de désinformation, de manipulation de l’information qui ont pris dans la cybersphère contemporaine des formes inédites. De nouvelles formes de pouvoir sont ainsi à l’oeuvre. Elles visent pratiquement toutes à créer des paniques : panique terroriste, panique climatique, panique morale, panique nucléaire.

Ces entreprises créent une tyrannie de la peur profondément épistémique: on s’efforce de nous désorienter, de nous mettre dans un état de stupeur et de stupidité. C’est celui dans lequel se trouvent ceux qui croient en certaines valeurs associées au savoir, comme celles que promouvaient traditionnellement les universités. Face à certaines dérégulations du savoir, à son absence, on reste stupide, comme quand Mortimer, le héros d’Edgar P Jacobs envoyé dans un futur lointain, tombe sur les ruines d’un métro de la fin du vingt-troisième siècle .où il est écrit “Direcsion pari santre” dans une orthographe idiote. Il y a aussi un désarroi créé par la pauvreté même de la culture contemporaine, son insipidité: nous en restons pantois.

Ces désarrois ne sont pas incompréhensibles, ils sont au contraire parfaitement identifiables et repérables, parce qu’ils sont la plupart du temps volontairement induits. J’en dirais autant des formes littéraires de perception du désarroi. Si l’on relit de plus près les grands récits de désarroi que sont la Métamorphose de Kafka, le Procès ou le Château, on se rend compte qu’elles sont tout sauf des plongées douloureuses et angoissées dans l’absurde, ou plutôt qu’elles ne sont pas que cela. Quand on avance dans le récit, on comprend pourquoi Grégoire Samsa se ;sent un insecte, car il entre en conflit avec les valeurs de sa famille et de son milieu. Il n’y a peut-être rien à répondre à l’intranquillité pessoesque ou à la nuit mystique, ni au désarroi métaphysique…

Mais il est possible de répondre politiquement au désarroi planifié par la cyberculture. Il y a aussi une réponse littéraire au désarroi, différente de celle qu’on trouve dans les grands récits de catastrophe ou dans les grandes dystopies contemporaines. L’imagination du désastre peut s’exercer sans qu’on recoure au rêve, à la folie ou à la science-fiction, ou du moins pas directement. Elle peut s’exercer par la pratique de l’ironie qui n’est pas une perte de la réalité, mais l’accentuation de la réalité elle-même, qui appuie sur les plaies. Les grands ironistes de la littérature, comme Swift, Voltaire, Stendhal, Flaubert, James, Musil, ou Flannery O’ Connor, entendent réagir contre ce qu’ils perçoivent comme un conflit entre les valeurs qu’ils acceptent.

Selon les cas, ce sont celles de la raison, de la connaissance, celles de la morale et de la religion – et les valeurs, ou l’absence de valeurs, qu’ils constatent autour d’eux. Ils éprouvent du désarroi, et réagissent avec violence, mais sans lyrisme sans plonger dans l’imaginaire. Leur imagination du désastre s’exerce par la description minutieuse de la réalité qu’ils observent, non pas sur le mode réaliste, mais par la création de réalités grotesques, exagérées et hyperboliques, comme chez Swift. Ils nous fournissent des réponses au désarroi des valeurs éthiques et cognitives – le mal et la stupidité – par accentuation du réel, en nous faisant percevoir le décalage entre celui-ci et les normes idéales… Waouwwww !

Tout ce qui précède ne sert qu’à valoriser ce coupé Chevrolet 1941 Street Rod transformé au New Jersey en 2003. Tout y est passé dans l’esprit de mon Olds’48 qui fut la Star des débuts de Chromes&Flammes qui a été volée en les locaux du Garage qui avait entrepris un ensemble de modifications, La carrosserie était re-personnalisée avec un toit re-découpé, des phares dissimulés, des feux arrière encastrés, des portes rasées et des jointures d’ailes lissées. Un V8 500ci avec un Blower avait été installé, ainsi qu’une boîte automatique TH350 à trois rapports et un train arrière à dix boulons, et le châssis avait été modernisé avec une suspension abaissée, une direction assistée, des freins à disque avant et des roues Boyds de 15″.

C’était une merveille en cours d’achèvement, avec un tableau de bord de style ’59 et une sellerie en cuir. Les conforts incluaient la climatisation, les vitres électriques, le régulateur de vitesse, une unité principale Custom Autosound et des boutons électriques de porte. Mais mon Olds’48 a été volée dans le même moment ou les délations fiscales me visant étaient débitées dans le but de couler Chromes&Flammes… J’ai réussi à faire face et m’en suis sorti avec l’appui de mes éditions internationales en ce compris les USA et les pays de l’Est jusqu’en Russie, la délation s’est retournée contre l’arroseur qui était le Groupe Michel Hommel qui en a fait une faillitte retentissante en centaines de millions d’Euros et a coulé avec ses magazines…

Mais l’Olds’48 volée n’a jamais été retrouvée… J’ai alors évolué mes magazines “papier” en un WebZine numérique diffusé dans le monde entier avec traduction IA incorporée…J’ai donc été heureux de découvrir ce coupé Chevrolet personnalisé muni d’un titre/Title du Texas qui n’est malheureusement pas aussi courte que mon Old’s’48 qu’on n’a jamais retrouvée…. Le toit de cette Chevy a été découpé, et les garnitures extérieures ainsi que la quincaillerie ont été rasées/lissées pendant la construction. Les jointures des ailes furent rendues invisibles, et l’arrière modifié avec la plaque d’immatriculation encastrée et des feux arrière rectangulaires affleurants. La voiture a ensuite été peinte en jaune-orangé avec une déco des années “Disco” magenta.

Les phares ont été déplacés derrière une calandre verticale personnalisée, et les ailes avant ont été remodelées. Des boutons électriques de porte ont été ajoutés ainsi que des interrupteurs de déverrouillage. Parmi les autres détails, on découvre des vitres teintées, des rétroviseurs latéraux couleur carrosserie et deux sorties d’échappement. Les jantes sont des Boyds de 15″ avec leurs centres peints et sont enveloppées dans un jeu de pneus mixtes. La voiture est équipée d’une direction assistée, et le freinage est assuré par des disques avant assistés et des tambours arrière. Le châssis a été modifié avec un ensemble de suspension avant indépendante GM peint en jaune, ainsi que l’essieu arrière rigide et les blocs d’abaissement.

Les sièges avant et arrière sont garnis de bleu marine avec des inserts jaunes, et une sellerie multicolore personnalisée recouvre la toit, la console centrale et les panneaux de portière. Une isolation insonorisante a été ajoutée sous les tapis bleus. Les équipements comprennent la climatisation, les vitres électriques, un régulateur de vitesse et un récepteur multimédia numérique Custom Autosound. Un tableau de bord de style ’59 a été installé, peint en magenta avec la colonne inclinable. Le volant est un Lecarra et le dashboard est équipé d’instruments numériques, incluant un compteur de vitesse avec un compte-tours encastré ainsi que des affichages du niveau de carburant, de la tension, de la température du liquide de refroidissement et de la pression d’huile.

Le compteur numérique indique un eu plus de 20 000 miles. Le V8 350ci est un GM Goodwrench, équipé d’un collecteur d’admission Edelbrock, d’un carburateur Edelbrock à quatre corps et d’un filtre à air à profil bas avec double filtre. Des panneaux alu ont été ajoutés dans le compartiment moteur et sous le capot. La puissance est transmise aux roues arrière via une boîte automatique TH350 à trois vitesses et le pont-différentiel est un dix boulons. Les collecteurs alimentent un système d’échappement double. Le véhicule est immatriculé “Chevrolet 1941” en utilisant le Title et le VIN 54110278 qui figure sur la plaque d’identification. Voilà, c’est écrit, publié… L’aventure continue…
