Mustang Ethos Widebody 1967
L’histoire de la Ford Mustang débute le 17 avril 1964 lors de son lancement à la World’s Fair de Flushing Meadow, New York. Issue d’une stratégie disruptive menée par Ford Motor Company, la Mustang affirmait la volonté de séduire une jeunesse américaine en quête de nouveauté et d’accessibilité, ciblant la génération baby-boomer grâce à des campagnes très impactantes et à la mise sur le marché immédiate… 22 000 Mustang’s furent écoulées le jour du lancement ! Le concept “Pony-car” inventé par Ford, allié à une production à coût optimisé sur la base du châssis Ford Falcon, a engendré une explosion commerciale inédite avec plus de 400.000 exemplaires vendus en 12 mois et plus de 1 million de voitures produites en moins de deux ans. La stratégie disruptive implique l’intégration et le déploiement de nouvelles idées et technologies pour perturber les marchés établis. Cette approche novatrice vise à créer des solutions qui défient les normes en cours et offrent une valeur ajoutée aux consommateurs. En adoptant une stratégie disruptive, les entreprises cherchent à se démarquer de la concurrence en introduisant des produits ou services révolutionnaires qui changent la donne. Cette méthode exige souvent une remise en question des pratiques traditionnelles et une ouverture à l’expérimentation. En se concentrant sur l’innovation et la créativité, les entreprises peuvent transformer radicalement leur secteur d’activité et ouvrir de nouvelles opportunités de croissance.
La plupart des entreprises qui dominent aujourd’hui leur marché n’existaient pas il y a vingt ans ou occupaient une place marginale. Pourtant, les acteurs historiques disposaient souvent de plus de ressources, d’expertise et de notoriété. L’avantage compétitif ne repose plus uniquement sur la taille, mais sur la capacité à bouleverser les règles établies. Certaines stratégies ne cherchent pas à améliorer l’existant, mais à le rendre obsolète. Les cycles d’adoption et de diffusion des innovations se raccourcissent, exposant les leaders d’hier à des risques inattendus, tandis que de nouveaux entrants imposent de nouveaux standards. C’est ce qui s’est déroulé dans la guerre européenne (particulièrement Française) des magazines automobiles “Custom’s”… Le Groupe Michel Hommel régnait sur la presse “papier” automobile. Chromes&Flammes a déboulé avec un style totalement “autre” créant un choc “Kulturel” et engendrant une explosion des ventes. En moins d’un an ce magazine “hors normes” au contenu jamais osé par d’autres a grimpé en deux ans à 500.000 exemplaires mensuels en 5 langues/éditions dans toute l’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis d’Amérique… Michel Hommel a alors lancé un magazine concurrent “Nitro” avec la volonté de reprendre le leadership… La méthode a été basiquement sordide avec des campagnes de dénigrement auprès des lecteurs suivie d’une action en délation fiscale destinée à “couler” Chromes&Flammes qui avait réussi a embrigader Citroën dans le lancement de la Visa…
Outre se défendre en Justice, la meilleure alternative que je pouvais créer a été la mise au point d’une stratégie disruptive telle que décrite ci-avant, consistant à ne pas lutter en presse “papier” mais à tout transformer en presse “numérique”, les magazines Chromes&Flammes/ SuperFlammes/ Calandres/ AutoChromes/ Automania/ et leurs pendants traduits dans 5 langues en Europe ont été regroupés en “AUTOCHROMES/ Gatsby/ SecretsInterdits sous forme d’un WebZine numérique incorporant une traduction robotisée dans toutes les langues disponibles… Le Groupe Hommel empêtré dans ses multiples magazines nécessitant des coûts gigantesques en matériaux, mains-d’œuvre, imprimerie, stock papier, transports, diffusions aléatoires, s’est effondré… La faillite du Groupe Michel Hommel en centaines de millions a clôturé une époque en même temps que ruiné les dévots. Le monde a changé… Aux Etats-Unis se fut pareil pour “La Bible” qu’était “Hot Rod Magazine” issu du vol/escroquerie envers le magazine “Throttle” de 1941… Le Groupe éditeur Petersen a été dissous sans reprise… Tout s’est délité “partouze”, mais ChromesFlammes WebZine s’affiche à plus de 200.000 abonné(e)s et comporte plus de 5.000 articles, une section cinéma Hot Rod’s et films automobiles et autres plaisirs… Dans cette mouvance ou tout change, le Hot Rodding aussi, de même que les Kustom’s et Street Machines de plus en plus “Destroy’s” à l’image des Mustang’s en stars de cet article.
L’année modèle 1967 marque la première refonte majeure de la Mustang 1964, en réponse à l’arrivée de concurrentes marquantes comme la Chevrolet Camaro, la Pontiac Firebird et la Mercury Cougar, tous lancés en 1967… En réponse, Ford redessine la Mustang pour lui conférer une apparence plus agressive et une stature renforcée. Le design se distingue par une calandre élargie, une grille rectangulaire plus profonde, un châssis plus large de 2,5po, une hauteur augmentée de 0,5po, des sculptures latérales prononcées et un “decklid” à feux arrière concaves. Les Coupés, Fastbacks, Cabriolets subsistent, mais le Fastback arbore désormais une ligne arrière élancée qui allonge le profil et accentue sa prestance sur route. Le millésime 1967 se détache net par son éventail de motorisations et sa capacité à associer puissance brute et maniabilité routière. L’entrée de gamme conserve le robuste six cylindres en ligne, mais la palette des moteurs V8, déjà plébiscitée les années précédentes, s’enrichit de blocs inédits pour une expérience sportive réinventée. Au sommet de la gamme, le V8 390ci (6,4 litres) équipé d’un carburateur Holley délivre jusqu’à 320 chevaux et un couple sensationnel pouvant atteindre 427 lb-ft. Ce moteur est proposé avec trois transmissions: boîte manuelle 3 ou 4 rapports, ou la très recherchée automatique Cruise-O-Matic apparue sous le badge GTA, en 1967 uniquement. Allo… Vous êtes toujours là ? Tout va ? Vous arrivez à suivre ? Accrochez-vous…
Les versions sportives telles que la Fastback 289 V8 affichent un 0 à 100 km/h en seulement 7,5 secondes, alors que les versions V8 302 et 390 repoussent les limites. Sur le plan technique, l’année-modèle 1967 intègre une direction assistée optionnelle, des freins à disque surdimensionnés, et plusieurs raffinements sur l’amortissement et les trains roulants. L’habitacle s’enrichit d’options de finition plus luxueuses et d’équipements sportifs adaptés au marché nord-américain en pleine mutation. Motorisations : 6 cylindres en ligne, V8 289, V8 302, V8 390 Holley, Shelby V8 428 (GT500). Puissances : de 120 à 320 chevaux. Performances réelles : 0–100 km/h en 7,5 s (Fastback V8 289). Transmissions : manuelle 3/4 rapports ou automatique Cruise-O-Matic (GTA) Les configurations d’origine sont paramétrables selon l’intérieur (sport, luxe, simili bois, sièges baquets), le choix des coloris (plus de 15 teintes disponibles dont le Nightmist Blue Metallic et le Raven Black), les modèles de jantes et divers accessoires “sportifs”. Les collectionneurs privilégient aujourd’hui les reconfigurations Shelby, avec kit carrosserie, échappements latéraux et éléments racing, ou cherchent des exemplaires “matching numbers” d’origine. Les modèles Fastback originaux et Cabriolets Shelby demeurent les plus prisés sur le marché international, jalonnés par les exemplaires modifiés et restaurés lors d’événements haut-de-gamme tels que le SEMA Show de Las Vegas, Nevada.
Le rayonnement de la Ford Mustang 1967 s’étend bien au-delà de la sphère automobile, investissant cinéma, télévision et musique. L’apparition la plus emblématique demeure le film Bullitt sorti en 1968, où Steve McQueen pilote une Mustang GT 390 Fastback dans une course-poursuite culte à San Francisco, consacrant ce modèle au rang de mythe. Plus de 50 ans après sa sortie, cette séquence est citée dans les palmarès internationaux du cinéma et a inspiré la création d’une édition spéciale Bullitt Mustang commercialisée par Ford en 2019. La Mustang, omniprésente également dans le paysage médiatique, apparaît dans le film “Gone in 60 Seconds” (2000) avec Nicolas Cage et Angelina Jolie, mettant en vedette le modèle GT500 “Eleanor”… Sur le front musical, la Mustang s’inscrit dans la mythologie du rock’n’roll, de Bruce Springsteen à The Who, incarnant la liberté et la conquête de la route. Au sein du marché de la collection automobile, la Mustang 1967 bénéficie d’une cote soutenue et évolutive, portée par les transactions constatées lors de ventes aux enchères majeures telles que Barrett-Jackson à Scottsdale, Arizona ou Mecum Auctions à Indianapolis. Les modèles Shelby GT500 d’origine dépassent couramment les 250.000 $ lors de ventes aux États-Unis, tandis que les exemplaires “matching numbers” (où le châssis, le moteur et la transmission correspondent au code VIN original)—peuvent excéder 100.000 € pour des véhicules restaurés avec dossier historique et certification Shelby.
La valeur d’une Mustang 1967 dépend de plusieurs facteurs précis : année, version, rareté des codes moteur (S-code, K-code), options d’usine (aires conditionnées, custom mag wheels, transmission GTA), historique de propriété, et état de la carrosserie. Entre 2020 et 2024, l’indice de valorisation Mustang observe une hausse de 18% sur les modèles Fastback restaurés, une demande accrue pour les Shelby authentiques et les éditions limitées Bullitt. À titre d’illustration, lors de la 2023 Amelia Island Auction, une Ford Mustang GT 390 Fastback équipée du « Highland Green » d’origine a atteint le prix record de 289.000 $. Actuellement (2026) on atteint 350.000 $… Il convient donc d’adopter une démarche méticuleuse et informée. Il faut vérifier la correspondance du code VIN avec le moteur et la transmission est primordial pour acquérir une pièce de valeur ; l’état structurel du châssis, l’absence de corrosion cachée, et la conformité des éléments de carrosserie constituent des critères incontournables. Il faut recueillir les documents essentiels : titre de propriété américain/européen, historique d’entretien détaillé, certifications d’origine Shelby ou Ford. Les versions “matching numbers” d’origine bénéficient d’une valorisation supérieure et d’un potentiel d’appréciation à long terme. Selon la version et l’état, le budget à prévoir évolue fortement. Et lorsqu’il s’agit d’importer une Mustang 1967, il faut anticiper les frais de dédouanement et examiner la conformité de la carte grise,
Contrôler l’historique des interventions techniques et prendre conseil auprès de spécialistes reconnus comme Classic Car Auctions ou Shelby Registry permet d’éviter les pièges tels que reconstitutions peu fidèles, falsification de patch-codes Shelby ou restaurations non documentées. Au fil des générations, la Ford Mustang 1967 incarne une fusion unique de design intemporel, de performances musclées et de présence culturelle inaltérable. Sa silhouette, ses moteurs puissants, son aura médiatique et sa valorisation sur le marché de la collection la hissent au sommet du patrimoine automobile international. Notre avis est sans réserve : acquérir une Mustang 1967 aujourd’hui équivaut à s’approprier une part de l’histoire moderne de l’automobile. C’est un investissement patrimonial à la valeur croissante et un plaisir de conduite inégalé. Pour toute information complémentaire ou projet personnel lié à la Mustang, nous recommandons de s’entourer d’experts reconnus garantissant une expérience sécurisée et fidèle à la légende de Dearborn. Chaque histoire de Mustang a un début. Pour Colin Chiu, originaire de Vancouver, au Canada, tout a commencé avec un coupé Mustang de 1967 acheté à l’âge de 16 ans. À l’époque, le moteur six cylindres en ligne et la peinture défraîchie de la voiture symbolisaient la liberté plus que la puissance, mais ils ont semé la graine d’une passion pour la Mustang qui ne durera plus. Au fil des décennies, cette première voiture s’est transformée.
Il est passé d’un véhicule empreint de nostalgie à une machine de rue high-tech à carrosserie large, connue sous le nom d’EthosMustang : “J’étais l’aîné, alors j’ai eu le privilège de la conduire en premier. J’adorais les Mustangs. Mon oncle avait une Fastback de 1965 dans laquelle on se promenait quand on était petits, et je l’adorais. Un de mes amis avait un cabriolet de 1965, et on se baladait avec pendant les vacances d’été. J’ai donc toujours eu un faible pour la Mustang. Conduire cette voiture et observer les réactions des gens me donne l’impression d’être une star du rock”... La voie avant élargie de 35,5 cm de l’Ethos Mustang, associée au châssis Art Morrison MAX G et à la suspension pneumatique Air Lift Performance 3H/3P, confère à l’Ethos Mustang une allure agressive. Des jantes forgées Govad de 18 pouces, réalisées sur mesure, remplissent les passages de roue, soutenues par des amortisseurs réglables QA1 et une suspension avant à quatre barres qui assure un équilibre parfait entre confort et agilité en virage. L’objectif de ce projet était de concevoir et de construire une voiture qui reflète la personnalité ! “Je voulais créer quelque chose d’audacieux, tout en conservant une conception cohérente et en privilégiant le plaisir de conduite ; une voiture faite pour rouler, mais alliant forme et fonction. Je trouve que les voitures modernes sont tellement bardées de gadgets qu’on en oublie tout le plaisir de conduire une voiture ancienne. Je me suis beaucoup inspiré des frères Ring pour leur philosophie de conception de nouvelles technologies 3D”…
La base est un châssis Art Morrison MAX G qui confère à la Mustang classique des capacités de conduite modernes. La voie avant a été élargie de 35,5 cm pour une meilleure stabilité, et la suspension pneumatique Air Lift Performance 3H/3P, associée à des amortisseurs réglables QA1, permet d’abaisser la voiture pour un look racé ou de la surélever pour une conduite sportive. Grâce à cette configuration, l’EthosMustang est aussi performante sur route qu’impressionnante à l’arrêt. Équipée de jantes forgées Govad de 18 pouces à l’avant et de 19 pouces à l’arrière , la voiture remplit parfaitement ses passages de roue. Les freins Wilwood à six pistons à l’avant et les étriers Superlite à l’arrière assurent un freinage à la hauteur des 750 chevaux. Le V8 Coyote 5,0 litres de 2018 est suralimenté par un compresseur Whipple à double vis de 3,0 litres, développant environ 750 chevaux. Des collecteurs d’échappement longs alimentent un système d’échappement Borla XSPRO qui offre un équilibre parfait entre volume et sonorité. Sous le capot, un moteur Coyote de troisième génération constitue le cœur de cette préparation. Surmonté d’un compresseur Whipple de 3 litres, le V8 de 5 litres développe environ 750 chevaux et offre une sonorité typique des Mustang modernes. L’installation a été réalisée par Lakeview Automotive à Calgary, et le compresseur, en plus d’être performant, domine visuellement le compartiment moteur, soulignant les capacités améliorées de la voiture grâce à une ouverture grillagée unique.
La puissance est transmise par une boîte manuelle MT-82 à six rapports avec un levier de vitesses MGW que Chiu compte bien utiliser de manière agressive jusqu’à la rendre inutilisable. À l’arrière, un différentiel Strange Engineering de 9 pouces avec un rapport de 3,50 assure une transmission efficace du couple à la route. La transmission illustre à merveille le savoir-faire moderne en matière de préparation automobile, le tout dans un écrin classique. Encadré par un arceau de sécurité sur mesure, l’habitacle allie le style vintage de la Mustang à une ergonomie sportive. Des sièges baquets Recaro RMS 2700G, conçus au Japon, maintiennent le conducteur en place lors des manœuvres à haute vitesse, tandis qu’un système Haltech IC-7 lui fournit les données nécessaires. Des touches de noir satiné et d’or marocain harmonisent l’intérieur avec l’extérieur. Les collecteurs d’échappement longs et l’échappement Borla délivrent un hurlement rauque du moteur Coyote suralimenté, en parfaite harmonie avec l’allure agressive de la voiture. La moindre sollicitation de l’accélérateur provoque une réponse instantanée, et le sifflement caractéristique du compresseur Whipple signale clairement la montée en pression du turbo. Visuellement, la Mustang Ethos allie lignes classiques et améliorations contemporaines. Les passages de roues élargis, les ailes en carbone imprimées en 3D, les contours de feux arrière à LED et la cage de capot en carbone mentionnée précédemment lui confèrent une allure résolument moderne.
La carrosserie noir satiné est rehaussée de détails dorés marocains thermolaqués qui soulignent le savoir-faire artisanal sans pour autant surcharger le design. “Je suis designer industriel et j’ai accès à de nouveaux procédés (impression 3D, CNC et laser). J’ai toujours rêvé d’être designer automobile, et ces nouvelles technologies m’ont permis d’expérimenter et de concevoir des pièces exceptionnelles”. L’intérieur reflète la double personnalité de la voiture : un design classique allié à une fonctionnalité moderne. Les sièges baquets sur mesure offrent un excellent maintien lors d’une conduite sportive, tandis que les matériaux de l’habitacle témoignent d’une robustesse et d’un luxe absolus. Commandes, cadrans et interrupteurs modernes s’intègrent harmonieusement. “Je ne suis pas du genre à me contenter de pièces rapportées, car je trouve bien plus gratifiant de concevoir et de concrétiser mes propres idées. Cette voiture me représentait, elle reflétait ma personnalité. J’ai aussi adoré développer le processus de construction avec Plan B Hotrods, et plus nous avancions, plus les éléments se transformaient en pièces et designs personnalisés. Plus nous travaillions sur ce projet, plus les pièces d’origine détonnaient dans l’habitacle”… L’arrière est équipé de jantes forgées Govad de 19 pouces, associées à un différentiel Strange Engineering de 9 pouces et à un rapport de 3,50 pour une motricité optimale. Les étriers de frein arrière Wilwood Superlite assurent un freinage puissant, tandis que les enjoliveurs de feux arrière à LED, imprimés en 3D.
Chaque détail a son utilité. Des éléments de suspension aux accents dorés aux pièces en carbone aux finitions impeccables, la conception témoigne d’un engagement sans faille envers la performance et l’harmonie esthétique. Ces touches uniques confèrent à la voiture un caractère distinctif, la démarquant des restomods classiques. À cause de son allure extérieure audacieuse et de son capot avant imposant, on ne remarque pas l’incroyable richesse des détails intérieurs, ni les subtiles modifications apportées à l’arrière. On a tendance à se focaliser sur l’avant, mais on passe à côté de nombreux autres détails. Il faut l’observer plusieurs fois pour saisir toutes les subtilités et les détails de la voiture. L’EthosMustang est donc bien plus qu’une Mustang c’est une évolution ! “J’adore la conduire en ville et sur les petites routes sinueuses. C’est comme piloter un kart surpuissant. Elle est si basse et si large qu’elle négocie les virages et les routes sinueuses avec une aisance incroyable. Près de chez nous, il y a quelques longs chemins isolés en pleine nature, un vrai régal. La voiture a tous les grincements et les bruits d’une vieille voiture, mais la tenue de route, le freinage et la puissance d’une voiture moderne. C’est une expérience unique. Comme je le dis sans cesse, cette voiture est faite pour rouler, pas pour rester au garage. Je voulais un groupe motopropulseur Ford moderne, pour pouvoir simplement tourner la clé et partir. Ce n’était pas toujours le cas avec les anciens modèles que j’ai conduits par le passé. J’adore aussi la sonorité puissante des Mustang modernes”…
“Tournez la clé et le Coyote s’anime d’un grondement sourd. Le ralenti est régulier, mais la réponse à l’accélérateur est immédiate. Le compresseur Whipple émet un sifflement aigu tandis que la voiture bondit en avant, et l’échappement Borla délivre un grondement vibrant qui donne l’impression de vibrer sous vos pieds. En discutant avec Lakeview Automotive, qui a installé le système, ils m’ont recommandé le compresseur Whipple, car ils estimaient que son design et son esthétique s’accorderaient parfaitement avec la configuration actuelle”, explique Chiu, ajoutant : “J’adore l’installation qu’ils ont réalisée s’intègrant parfaitement à l’esthétique du compartiment moteur, fruit du travail de Brad Lang chez Plan B Hotrods. Le compresseur Whipple s’intègre parfaitement sous la cage de capot et complète à merveille l’apparence. Le plus difficile a été de maintenir la cohérence du design sur une longue période. Le marché évolue constamment, et choisir les éléments qui s’intègrent vraiment au design est extrêmement complexe. Par exemple, j’adorais l’idée d’un frein à main à bouton-poussoir, mais cela ne correspondait pas à l’esthétique ni au thème de la voiture”. Sur route, l’EthosMustang, avec sa puissance Coyote optimisée, offre des sensations de conduite grisantes. La suspension pneumatique assure une tenue de route irréprochable sur les routes accidentées, tandis que la précision et la réactivité en virage sont remarquables. Ses performances sur circuit sont tout aussi impressionnantes, mais cela peut s’avérer complexe si l’on n’a pas opté pour des pièces courantes et facilement remplaçables.
“À plein régime en ligne droite, c’est fou ! La voiture accélère d’une puissance incroyable, sans aucune limite. En tant que pilote, je suis plus prudent car la voiture est très légère et a un couple phénoménal. J’ai roulé sur circuit avec cette voiture et je commence tout juste à m’y habituer, ce qui est difficile vu le temps et l’argent que j’y ai investis. Les murs sont très étroits sur circuit, surtout avec une voiture dont chaque pièce est unique et personnalisée. La première journée s’est très bien passée, mais je n’ai pas vraiment exploité tout son potentiel. J’ai fait un tête-à-queue dans mon dernier tour et je me suis retrouvé face à des voitures qui arrivaient en face, alors l’adrénaline était à son comble. Je travaille sur des ailes modifiées qui permettront à la voiture d’être plus encastrée à hauteur de caisse normale. Une fois le travail terminé et satisfaisant, je démonterai tout et ferai repeindre et vernir toutes les pièces en fibre de carbone. Pour l’instant, certaines pièces sont encore à l’état d’ébauche”… Ce projet démontre que la Mustang demeure l’une des plateformes de personnalisation les plus polyvalentes qui soient. Elle peut se transformer au gré des envies de son propriétaire tout en conservant son style classique de pony car. Plus important encore, ce restomod radical est basé sur un héritage familial qui bénéficie toujours du soutien des frères de son propriétaire, qui la conduisaient lorsqu’il s’agissait d’une simple Mustang de série de 1967. “Ils savaient combien cette voiture comptait pour la famille et pour moi”, m’a déclaré Chiu en finale de cet entretien.

































