JésusChristGold Brick, le HotRod de Donald Trump…
Qu’écrire à des inexistant(e)s, car décédé(e)s dans une généralité finale, des Trumpitudes perverses ayant aboutis, après une ultime Ursulation corruptive à une Macronisation génocidaire gérontophilique sénilisante ? Ce serait à supposer que mon bunker Saint-Tropézien vue mer car en bord de merde m’aurait protégé des tempêtes merdiatiques incessantes, façon genre trans-tout-genres… Diantre, Morbleu, je swisse ainsi deviendou l’ultime dernier survivant pouvant encore spermater, publier et diffuser des texticules couillus et spermicides politiquement incorrects… La gloire ultime d’être le dernier tapoteur webbien sur le point d’inonder le Web de son dernier flot spermatologique m’impose une dernière jouissance…
Dernière, car il n’y a plus personne pour se masturber les neurones à me lire… Plus aucun branleur ni aucune branleuse sur Terre… C’est cette situation de fin d’un monde que je voudrais décrire en transposition de la disparation brutale des Hot Rod’s et Kustom’s, pour laisser comme une dernière trace… Là où d’autres, plus orientés ziziques criardes répépétitives, ne lésineraient pas sur les effets de dévastations de masse, genre Ghettos Palestiniens et autres… Cela pour évoquer une atmosphère post-apocalyptique, à grands renforts d’éruptions rythmiques et de solos de guitares nucléaires, mon dispositif final a été conçu comme reposant sur une sobriété quasi ascétique inlassablement répétée pendant le temps infini assistant/témoin de cette fin…
Je me l’écris tout net en tant que seul survivant d’une inhumanité décimée. À la sombre austérité de mes phases narratives d’une intensité foudroyante, couvertes par un appel lancinant hurlé par ma désespérance jouissive, un éclair illuminatif s’impose à moi-même : “Qui peut encore me lire ? À qui puis-je bien m’adresser étant le dernier des derniers ?” Ce paradoxe se situe à un niveau bien plus général, celui des lanceurs d’alerte de faits qui se sont déjà déroulés… Pouvoir prendre conscience avant tout le monde d’un danger mort né et s’évertuer d’en avertir l’inhumanité disparue, et ce parfois au péril de leur carrière ou de leur réputation est semblable à l’écriture trois siècles après des paroles divines qui n’ont jamais été prononcées ni transcrites…
Tout cela dans l’euphorie d’une immédiateté inventée. Les prophètes annonçant des faits anciens inexistants quoiqu’imaginés, présentés comme paroles d’évangiles par des lanceurs d’alerte s’expriment dans l’irréel depuis un horizon temporel où la menace qui s’est déjà réalisée n’aurait jamais eu lieu… Pour ces croyants en l’inexistant, le futur est en quelque sorte déjà là, et c’est en le conjurant, c’est-à-dire en l’évoquant au présent dans un passé désordonné ici et maintenant, qu’ils espèrent pouvoir contrecarrer l’inexistant. Alarmistes ? Catastrophistes ? Sans doute. Mais, curieusement, c’est dans leur manière de décrire ce futur créé d’un passé inexistant comme s’il était déjà survenu.
Les lanceurs d’alerte nous restituent une capacité d’action sous forme d’évangiles et paroles divines tellement absurdes que refuser d’y croire c’est blasphémer et en être châtié par stratagèmes et tortures… La folie humaine est telle que ces mensonges ontpermis l’édification de chapelles, églises, cathédrales et temples d’illusions… C’est particulièrement vrai de ces sortes d’alertes que constituent les oeuvres de fiction nommées Evangiles qui décrivent le pire imaginé… Ray Bradbury, l’auteur de Fahrenheit 451 décédé il y a quelques temps, s’irritait souvent du reproche que le futur qu’il avait dépeint dans son roman ne s’était finalement pas réalisé : “Bien sûr que non”, disait- il en substance, “puisque je l’ai écrit”...
Le même constat vaut pour les Evangiles et autres oeuvres… Si Jésus Christ, Orwell ou Huxley avaient voulu prédire l’avenir du passé comme on annonce les conséquences d’un processus inéluctable, il est peu probable qu’ils auraient donné à leurs prophéties une forme romanesque incluant la sidération psychologique. Leur entreprise relève plutôt d’un mode de connaissance projective… Le monde fictionnel dans lequel sont immergés les abrutis étant situé dans un futur répétitif suffisamment proche pour rendre tangible toutes les menaces (toujours totalitaires, en l’occurrence), et d’autant plus urgente la nécessité d’agir pour les contrecarrer alors qu’inexistantes….
Le propre des dystopies, dont les œuvres évangéliques relèvent, n’est pas tant de nous montrer l’envers cauchemardesque de nos rêveries utopiques, que de nous renvoyer un miroir… Un miroir déformé du présent amplifiant les faiblesses, repérant et de systématisant des grandes tendances déjà à l’oeuvre de manière à détourner le cours des choses. Mon propos reste donc non-spécifique quant à la nature du cataclysme ravageant la Terre, et tient précisément une part de sa puissance suggestive du caractère indéterminé de la menace. C’est la posture évangélisée mise en scène qui est, somme toute, comparable à celle des dystopistes : susciter une représentation du futur de manière à nous placer dans un état de vigilance accrue.
Tout du long, les prêcheurs-prophètes ne cessent de s’assurer qu’ils seront lus et entendus, alors que tout se perd dans l’éther…Parmi ceux qui tentent d’anticiper le pire, on a trop vite tendance à opposer les “bons” prévisionnistes… Ce sont ceux qui, en référence à des espaces de calcul et des systèmes experts, entendent nous éviter le pire d’une manière rationnelle) aux simples prophètes religieux de malheurs, situés au-delà de toute contrainte de preuve, qui annoncent régulièrement, sur le mode de la révélation ou de l’initiation, des catastrophes d’ampleur cosmique… “Dieu” c’est “Big Brother” qui continue ainsi de jouer un rôle considérable dans la manière dont nous appréhendons le totalitarisme qui revient sans cesse.
Il est probable que nos dispositifs aussi bien législatifs que technologiques, en matière de protection des données personnelles ou d’encadrement de la surveillance, ne seraient pas ce qu’ils sont sans la référence au roman d’Orwell. Le monde décrit dans 1984 a pour nous, en quelque sorte, valeur de précédent fictionnel : il constitue une balise configurant le champ de notre expérience et de nos représentations en matière de risque sur la vie privée. Comme le disait l’écrivain : “La morale à tirer de cette situation périlleuse et cauchemardesque est simple : Ne laissez pas cela se produire. Cela dépend de vous”.. Si tant de fictions, romanesques ou cinématographiques, de “Moïse, à Jésus Christ, à Mahomet et autres Dr. Folamour y compris Mad Max…
Tous, de Robert Merle à Cormac MacCarthy, se sont plu à imaginer à quoi ressembleraient la terre et l’humanité après l’apocalypse nucléaire, c’est que celle-ci, comme disait le philosophe allemand Günter Anders, excède notre capacité à la penser. Pacifiste infatigable, connu notamment pour sa correspondance avec Claude Eatherly (le pilote de l’avion de reconnaissance qui avait survolé Hiroshima le 6 août 1945), Anders se voyait comme un “apocalypticien prophylactique” : “Si nous nous distinguons des apocalypticiens judéo-chrétiens, ce n’est pas seulement parce que nous craignons la fin (qu’ils ont, eux, espérée), mais surtout parce que notre passion apocalyptique n’a pas d’autre objectif que celui d’empêcher l’apocalypse. Nous ne sommes apocalypticiens que pour avoir tort”…
Anders n’a eu de cesse, dans son travail, de combler le vide entre l’énormité de l’apocalypse nucléaire et notre incapacité à la saisir par l’imagination… Dans un essai provocant, le sociologue français Jean-Pierre Dupuy a plus récemment qualifié de “catastrophisme éclairé”, cette posture consistant à faire comme si la catastrophe, en projetant son ombre sur nos existences présentes, avait déjà eu lieu. Il y va simplement, pour Dupuy, de la crédibilité de certaines menaces que nous puissions les appréhender rationnellement, non comme appartenant à un futur plus ou moins éloigné, mais comme faisant partie de notre actualité. La fiction et l’imagination ont donc un rôle crucial à jouer dans nos stratégies d’évitement des catastrophes.
Il s’agit, au fond, de la manière dont nous envisageons et utilisons le temps qui reste. Dans l’hypothèse où l’apocalypse devait arriver le 21 décembre 2012, nous n’aurions sans doute eut plus qu’à nous constituer une provision de vivres et nous abriter le mieux possible en attendant la fin des temps… qui ne sont pas venus.. “Make for your own secret place/And others will join you there/And you wait for the ships in the air/And you wait for a sign like a trumpet sounding” : c’est ainsi que le chanteur anglais Bill Fay sermonnait ses auditeurs en 1971 dans “Time of The Last Persecution”, une des chansons les plus sombres jamais inspirées par “Le Livre de la Révélation”…
Dans un tel état d’esprit, le temps qui reste ne peut être qu’un temps d’attente et de préparation matérielle et spirituelle. Trente ans plus tard, la même référence biblique vaut à Johnny Cash “The Man Comes Around”, emplie de la certitude du “Jugement Dernier” et de l’accomplissement des temps… En réécoutant ces chansons, on mesure tout ce qui les sépare de l’attitude d’intense vigilance et d’urgence déployée par Albini dans “The End of Radio”. Les apocalypticiens vivent dans un délai, mais ceux qui, parmi eux, ne le sont que pour avoir tort, conçoivent ce temps comme un levier pour l’action. Il s’agit toujours bien de veiller, mais pour préserver l’existence même d’un temps à venir.
Une telle posture suppose une attention soutenue à des processus encore embryonnaires, dont toutes les conséquences n’ont pas encore pu être anticipées. Gilles Deleuze parlait à ce sujet de “diagnostic”, non pas prédire, mais être attentif à l’inconnu qui frappe à la porte... La posture est, dès lors, beaucoup plus largement partagée qu’on ne pourrait le croire : elle est engagée chaque fois que nous sommes amenés à imaginer le pire pour l’en empêcher… Voilà… Oubliez les apparences, car si vous appréciez ne serait-ce qu’un des points mentionnés précédemment, vous serez conquis par le Hot Rod “Gold Brick”, quel que soit l’angle sous lequel vous l’observez. Premièrement, il s’agit d’un Hot Rod aux proportions exagérées, et deuxièmement, tout y est doré…
Tout, des sièges au volant. À l’origine une Ford Model T Coupé de 1927 en plein cœur de la Prohibition et de la contrebande d’alcool, la “Gold Brick” a pris sa forme actuelle dans les années 2000, principalement grâce à Bob Bleed Merkt. Figure du Hot Rodding, Merkt a fait ses premières armes aux côtés de Jesse James à “l’Austin Speed Shop” avant de fonder “Midwest Fabrication” dans son Wisconsin natal, où la “Gold Brick” a été construite. Outre les nombreux détails dorés à l’intérieur comme à l’extérieur, ce Hot Rod arbore un look qui n’est pas sans rappeler les Ford’s de contrebandes d’antan, même si le coupé Model T de 1927 n’était pas la base la plus courante pour ce genre de préparation.
On imagine aisément le travail de mesure, de découpe et de soudure nécessaire pour obtenir son apparence actuelle. Le blanc, quelques touches de rouge et le levier de vitesses ambré sont les seules couleurs autres que le doré qui complètent ce qui ressemble désormais à la “Goldmember d’Austin Powers” s’il avait vécu dans les années 1930 et s’était adonné occasionnellement à la contrebande d’alcool… Comme beaucoup de Hot Rod’s Ford de cette époque, il est propulsé par un moteur Chevrolet, un V8 283ci tri-power à petit bloc couplé à une boîte manuelle à 3 vitesses. Trois carburateurs Rochester double corps trônent fièrement sur un collecteur d’admission Edelbrock, conférant au moteur apparent un look résolument old-school…
Ce Hot Rod dépouillé de tout superflu est actuellement en vente au Garage Kept Motors pour le prix plutôt raisonnable de 23.900 $, surtout compte tenu de la quantité de travail qu’il a dû falloir pour le terminer. Il n’existe pas de Hot Rod discret, mais la Gold Brick mérite amplement la palme de l’excentricité, voire du kitsch…Si vous êtes amateur de pièces en or et de voitures anciennes d’avant-guerre, rares sont les objets qui vous comblent à la fois. Du moins, jusqu’à ce que vous aperceviez cette Ford Modèle T de 1927. Oubliez l’aperçu, car si vous appréciez au moins un des éléments mentionnés précédemment, vous serez conquis quel que soit votre point de vue…
Voilà, voilou, la présentation se termine ici, je vous rappelle que le prix demandé de 23.900$ est des plus raisonnable pour une telle œuvre d’art historique roulante et roulable… qui a marqué le Hot Rodding, qui a servi de mémoire intellectuel à ma sagacité et mon analyse analytique de faits démontrés qui, en ce cas touchent l’âme atteinte et mise à nu… Quoiqu’on puisse penser de sa couleur aurifère, il conviendrait en cas d’achat, de n’en rien changer en respect de son historique… Informez-moi si vous craquez…



































