Perfide Albion : 2026 Morgan Supersport 400
Le chaos du monde ne naît pas de l’âme des peuples, des races ou des religions, mais de l’insatiable appétit des puissants. Les humbles veillent. Le mot “perfide” a de nombreux synonymes : trompeur, indigne de confiance, duplice, déloyal, infidèle, faux, traître… L’expression “Perfide Albion” a été utilisée par les Français concernant les Britanniques depuis au moins le treizième siècle et, plus tard, par de nombreuses autres nationalités. Pourquoi ? D’où vient ce point de vue ? Il existe une longue interview de la grande-duchesse Olga (1882-1960), la sœur du dernier tsar russe, qui a passé la majeure partie de sa vie dans un exil très modeste, en Angleterre, au Danemark et au Canada. Elle y dit qu’elle aimait et respectait les Anglais, mais qu’elle n’aimait pas du tout les monstres qui les gouvernaient. Sa vision du fossé entre l’élite et le peuple en Grande-Bretagne ne fait que refléter la réalité.
Ainsi, lorsque l’Empire britannique a disparu après 1945, il est devenu évident que les Britanniques ordinaires ne savaient rien de ce qui avait été fait à l’étranger en leur nom au cours des quatre siècles précédents. Aujourd’hui encore, peu de gens au Royaume-Uni, en particulier en Angleterre, savent que le “héros” des Tudors, Sir Francis Drake, n’était rien d’autre qu’un voleur assassin soutenu par l’État, comme tous les “corsaires”. Peu de gens connaissent les massacres d’Aborigènes en Australie et l’extinction totale des Tasmaniens, qui ont été chassés “comme des lapins”. Peu de gens connaissent les “guerres de l’opium” de l’establishment britannique contre la Chine, les haies de sel en Inde ou les millions de morts de la famine au Bengale dans les années 1940, ou encore le désastre de la Partition de l’Inde. Rien que pour ces événements, des dizaines de millions de personnes sont mortes.
Peu de gens connaissent le rôle fatal de l’ingérence politique britannique qui a contribué aux massacres des Première et Seconde Guerres mondiales et au changement de régime en Russie en février 1917, déclenché par l’assassinat par les Britanniques de Gregory Raspoutine, et faussement appelé “la révolution russe”. Peu de gens connaissent les camps de concentration ou les tortures utilisées par l’armée britannique contre les Boers, les Malaisiens, les Kényans et les Chypriotes grecs au XXe siècle. Par conséquent, peu sont conscients de la haine que les Britanniques ont suscitée et, dans une certaine mesure, suscite encore dans le monde entier, dans presque tous les pays qui ont été envahis par les forces britanniques à la demande de l’establishment britannique, à un moment ou à un autre. Entre les années 1940 et 1970, les drapeaux britanniques ont été abaissés dans tout l’Empire…
Et cela tandis que les administrateurs britanniques étaient expulsés de leurs colonies et que les autochtones leur adressaient les mots suivants : Fuck off… Pour beaucoup, c’était la seule chose qu’ils avaient apprise après des générations ou des siècles de domination britannique tyrannique et exploiteuse. Certains objecteront que les Britanniques devaient être au courant de l’esclavage des Africains, approuvé et encouragé par l’Église anglicane d’État, esclavagiste, et qu’ils ne s’y sont pas opposés. Bien sûr, ils ne s’y sont pas opposés, ils ne le pouvaient pas, ils étaient eux-mêmes esclaves. Tout au long du Moyen-Âge, ils avaient été des serfs, un autre terme pour désigner les esclaves, et après cela, ils ont “trimé” pour des bouchées de pain rassis sur la terre et dans les usines en tant qu’esclaves salariés, où ils sont morts jeunes de conditions de vie épouvantables, de pauvreté et de famine.
Lisez Charles Dickens, si vous ne me croyez pas. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui les a poussés à quitter la Grande-Bretagne : fuir ou “émigrer” vers les “nouveaux mondes” où, leur avait-on dit, il y avait des terres vierges et enfin la possibilité d’être libres en rendant les autochtones esclaves… Voire en les génocidant en masse… En tant que pays, la Grande-Bretagne a toujours été divisée entre le peuple (anglo-celtique) et l’élite de l’establishment (normand). Il s’agissait de deux races différentes, qui s’exprimaient même différemment. L’élite, qui se considérait comme une race supérieure, dirigeait l’État (l’Establishment), l’armée, la loi, l’Église, plus tard la presse et la BBC de la classe moyenne supérieure, et possédait ses propres écoles et universités. C’est ici que se trouve l’explication de l’expression “Perfide Albion”, à l’origine française et aujourd’hui généralisée à l’ensemble de la population non britannique.
La perfidie signifie l’hypocrisie, le fait de promettre une chose et d’en faire une autre. Et la perfidie est exactement ce que l’élite britannique, au nom mythique, a toujours fait à ses sujets anglais, irlandais, écossais et gallois. Elle a eu quelque cinq siècles de pratique après 1066 avant de commencer à répandre son poison dans son empire mondial. Certains diront que tout cela est de l’histoire ancienne. L’Empire britannique a sombré dans la Première Guerre mondiale et, en 1916, la Round table, dirigée par l’archi-impérialiste anglo-allemand Alfred Milner (1854-1925), a cherché à s’unir aux États-Unis. L’Empire britannique n’a ensuite fait que traîner par inertie, faisant faillite en 1941 et devenant dépendant des dollars américains, pour finalement s’effondrer après 1945 et connaître sa dernière humiliation à Suez en 1956.
C’est vrai et lamentable, mais là n’est pas la question. Ce qui compte, c’est que la perfidie, l’ingérence et l’arrogance de l’Empire britannique se poursuivent aujourd’hui, sous la forme de l’Empire américain. L’Empire est passé de la Petite Île à la Grande Île. Aujourd’hui, c’est un empire, même si des présidents comme Woodrow Wilson, Franklin Roosevelt et John Kennedy ont proclamé qu’ils étaient opposés à tout empire américain. En réalité, la seule différence est que l’Empire américain n’est pas dirigé par des Normands, mais par des Néocons. Curieusement, les deux mots ont six lettres [En anglais, NdT] et commencent et finissent par la même lettre. La continuité est là : l’élite normande est devenue l’élite néoconservatrice. Contrairement à la perfide élite américaine, les Américains ordinaires n’ont pas la moindre idée de ce qui se trouve en dehors de l’Amérique du Nord.
Demandez à l’Américain moyen de situer l’Afghanistan, l’Irak ou l’Ukraine sur une carte, et il échouera complètement, allant même jusqu’à les placer sur le mauvais continent. Après 1945, l’élite américaine a détruit les empires européens, mais a ensuite créé le sien. Et aujourd’hui, elle se bat pour achever son propre Empire mondial. L’élite néocon ne s’intéresse pas à la vie des autres qu’eux, ni d’ailleurs à celle des Polonais ou des Lituaniens, ni d’ailleurs à celle des Européens, particulièrement les Français haïs. Ils sont tous “là-bas”, de l’autre côté de l’Atlantique et du Pacifique, très loin. Et, pour être franc, dans leur splendide isolement, ils ne s’intéressent guère à la vie des Américains ordinaires. Comme toutes les élites, ce sont des narcissiques, des égoïstes et les gens sont des “Goims”, des zombifiés. De nombreuses langues européennes affirment que “les choses vont par trois”, “jamais deux sans trois”, “Dieu aime les trois”, etc.
Il en va de même pour le transfert de l’empire de l’establishment britannique à l’État profond. En 1914, les médias de l’élite britannique ont parlé aux citoyens des “petits Belges et Français courageux” et ont affirmé que les soldats allemands tuaient les bébés belges et français (ils ont omis de mentionner que la Grande-Bretagne avait inventé la Belgique en tant que pays et que les “Huns” ne tuaient pas les bébés). En 1939, le même establishment britannique parlait des “petits Polonais courageux” (sans mentionner que la Pologne était un État catholique fasciste militant qui avait envahi le Belarus et l’Ukraine, opprimé ses peuples non catholiques, en particulier les Juifs, comme il le faisait depuis des siècles, et avait participé à l’annexion de la Tchécoslovaquie avec Hitler, dont il voulait également envahir les territoires).
C’est ainsi qu’arrive aujourd’hui le troisième point. Les médias de l’élite de l’Empire successeur (The Washington Post, the New York Times, the Wall Street Journal, CNN etc etc) parlent des “petits Ukrainiens courageux”, en omettant de mentionner le génocide par Kiev des Russes dans le Donbass depuis 2014, leur massacre à Odessa, l’oppression de toutes les minorités, polonaises, roumaine, transcarpatique, les oligarques totalement corrompus, principalement juifs, qui dirigent le pays, comme Porochenko et Kolomoisky, l’absence de toute démocratie et de partis politiques libres, la redoutable police secrète SBU gérée par la CIA, et le fait que Zelensky n’a obtenu le poste que parce qu’il était un acteur pornographique anglophone… À l’époque victorienne, les impérialistes britanniques paranoïaques ont adopté la russophobie, envahissant la Russie en 1854, imposant des sanctions contre elle…
Tout en envahissant et massacrant en Afghanistan et au Tibet, appelant cela “le grand jeu”. En 1945, les impérialistes américains paranoïaques ont tout simplement repris la russophobie, inventant “le nouveau Grand Jeu : la “guerre froide”. Et aujourd’hui, nous en voyons le troisième exemple, ils ont leurs “guerres chaudes” en Ukraine et en Iran. Le seul but de ces guerres est de détruire la Russie et ses alliés, afin de pouvoir mettre la main sur ses énormes ressources naturelles. Pour eux, c’était là tout l’intérêt de la révolution russe de 1917 et de la guerre civile qu’ils ont contribué à créer après 1917. C’était tout l’intérêt de leur idiot utile, Evgeny Prigozhin, l’espoir désespéré qu’il crée une guerre civile et détruise l’unité de la Russie. Ensuite, ils interviendraient, comme ils l’ont fait dans les années 1990, et “privatiseraient” (c’est-à-dire voleraient) tout ce qui a une valeur monétaire.
Le conflit en Ukraine, qui a commencé avec le renversement du gouvernement légitime de Kiev en 2014, est la guerre des États-Unis pour détruire la Russie, et ils mènent cette guerre en fournissant et en armant via les européens naïfs la chair à canon ukrainienne, qui meurt par centaines de milliers. Les néoconservateurs qui en sont responsables sont heureux. Leur maître Satan l’est aussi. Il aime le sang. En Iran c’est un décalque de même nature qui toutefois tourne fou… En 2014, le célèbre sénateur américain John McCain (une rue porte son nom à Kiev) a qualifié la Russie de “station-service se faisant passer pour un pays”. Eh bien, sénateur qui déteste la Russie, bien que vous soyez mort maintenant, il est temps que vous sachiez qu’aujourd’hui la Russie est en train de détruire une station-service qui se fait passer pour une démocratie. Il s’agit des États-Unis…
La haine de l’Anglais me pousse à ne pas aimer le constructeur britannique Morgan Motor Company qui vient d’étoffer son catalogue avec la plus hideuse automobile sortie de ses ateliers à ce jour : la Morgan Supersport 400. Positionnée au sommet de la gamme Supersport, la Supersport 400 est une interprétation folklorique particulièrement hideuse de manière plus radicale de la plateforme précédente. La Supersport 400 construite comme un bricolage artisanal sur la plateforme en aluminium collé de la génération CXV, embarque une motorisation BMW 6 cylindres 3.0 litres similaire à celle animant la Toyota GR Supra. Ce bloc développant 406cv est associé à une transmission automatique à 8 rapports, ainsi qu’à un nouveau système d’échappement actif haute performance développé spécifiquement pour elle…
“La Supersport 400 est l’expression la plus pure de la Supersport, marquant une évolution naturelle pour la gamme, nous permettant de libérer de plus grandes possibilités issues de la plateforme CXV, tout en restant fidèle aux principes fondamentaux de Morgan” m’a expliqué Matthew Hole, le nouveau directeur général de Morgan Motor Company, ajoutant : “La Supersport 400 est équipée de série du pack Dynamic Handling comprenant des amortisseurs Nitron réglables en 24 positions, une géométrie de suspension optimisée et un calibrage spécifique. L’ensemble assure un châssis plus communicatif, d’autant que la traction et la stabilité du véhicule pourront encore être améliorées via l’installation d’un différentiel à glissement proposé en option”... La Supersport 400 est d’une laideur toute Britannique reconnaissable au premier coup d’œil à ses abominables et caricaturales prises d’air positionnées sur les ailes avant en plein dans les projection des roues…
Ses finitions approximatives devraient toutefois être “revisitées au niveau des bas de caisse”, tandis que ses nouvelles jantes forgées Sportlite de 19 pouces ultra-légères, chaussées de pneumatiques Michelin Pilot Sport 5 aident aux joyeux dérapages… Quatre nouvelles teintes extérieures satinées sont par ailleurs disponibles (Argent Forgé, Argent Soie, Argent Voile et Argent Horizon), et des détails teinte corail optionnels peuvent être ajoutés aux éléments graphiques extérieurs pour ceux cherchant de l’exotisme colonial… L’habitacle du véhicule reçoit de son côté une série de complications couteuses comprenant de nouvelles options en Alcantara et une sellerie cuir intégrale, avec surpiqûres personnalisées et un design unique pour les cadrans fabriqués par Caerbont, le fabricant historique des cadrans Smiths au Royaume-Uni.
Un sélecteur de vitesses automatique en aluminium est enfin proposé en option, dans une finition anodisée, aux côtés de placages en marqueterie. C’est Kitschissime à l’Anglaise… Toutes les Morgan Supersport 400 seront carrossées à Pickersleigh Road, et conçues sur mesure pour refléter la personnalité de leur propriétaire capable de payer 160.000£ soit 200.000€… Ajoutez les suppléments, les options, les gadgets, les offres “à ne pas manquer”, les supers compléments, les kits de puissance, les accessoires complémentaires, le porte bagage “à l’ancienne” avec option “roue de secours sur le coffre”, les tapis de sol turcs, les casques en cuir du Shetland, la couverture plaid pour les jambes de la passagère, les gants à trous-trous pour la conduite “sport” et le panier pique-nique adapté au porte-bagage… Que des bonheurs à l’anglaise…

































