1977 Lincoln Mark V ChopTop Monolith
Le film d’horreur “Enfer mécanique” (The Car), réalisé par Elliot Silverstein et écrit par Michael Butler, Dennis Shryack et Lane Slater a marqué l’imaginaire de la génération des Seventies (le début des années Chromes& Flammes). Il mettait en vedette James Brolin, Kathleen Lloyd, John Marley et Ronny Cox. L’histoire portait sur une mystérieuse automobile qui terrorisait une petite ville de campagne isolée dans l’ouest des États-Unis. Wapowwwww ! Produit et distribué par Universal Pictures, ce film avait été influencé par les nombreux road movies dont Duel de Steven Spielberg et La Course à la mort de l’an 2000 de Paul Bartel. Le film est resté connu pour ses effets sonores, notamment le son du terrifiant klaxon à chaque fois que l’auto frappait une nouvelle victime.
L’histoire se déroulait à Santa Ynez, communauté fictive située dans les montagnes de l’État de l’Utah. Une énorme berline noire roulait à tombeau ouvert sur la route du désert. Elle va d’abord frapper deux cyclistes dans les montagnes, puis un auto-stoppeur aux abords d’une ville, puis une centaine de ploucs ayant les caractéristiques de bouseux “politiquement-corrects”... Etc etc etc… La voiture apparaissant au fil de l’histoire comme ayant une origine démoniaque, ce qui va durablement marquer certains fanatiques tel Bob Blomberg qui va vouloir se fabriquer aune automobile du même style. C’est une Lincoln Mark V de 1977 qui a été la victime expiatoire de la création d’une extrapolation de “The Car” version années 2.000…
Cette bête devant paraitre aussi démoniaque que l’authentique des années Chromes, elle arbore un toit surbaissé, dispose d’un gros V8, affiche une silhouette basse et large, terrorisant les paisibles conducteurs des Highway’s américaines… Quoique apparaissant telle une auto-crèpe, elle domine les routes américaines comme aucune autre. En effet, certaines Kustomizations dantesques savent faire une entrée remarquée, pour que la piétaille des gnous (tout le monde) reste bouche bée. Quoique depuis un demi siècle, pour apparaitre en magazine, les autres/nouvelles bêtises, nécessitent une entrée en scène spectaculaire pour capter quelques miettes de %, tellement les conneries sont nombreuses, tellement les pactoles financiers se raréfient y concernant.
Prenez l’exemple cette Lincoln Mark V de 1977, elle est si imposante qu’elle tient à peine sur les photos ! Elle est dotée d’un toit surbaissé sur mesure, la carrosserie brille de mille feux grâce à ses chromes et dégage une autorité tranquille qui la rend absolument irrésistible… De plus, elle est propulsée par ce qui fut un temps le fleuron des moteurs V8 de Detroit : un Big-bloc. Cette chose a été métamorphosée, passant d’une élégante berline “à-la-papa” en une presque clownerie bien plus audacieuse… Le changement le plus frappant est le toit surbaissé qui confère “au monstre” une silhouette plus racée, presque agressive. Dotée de ressorts sur mesure façon des années ’70, sa silhouette basse et large accentue son allure déjà imposante…
La peinture noire brillante renforce son effet macabre, lui conférant l’aspect saisissant d’un monolithe noir roulant extrapolé de “2.001 l’Odyssée de l’espèce”. Des jantes d’époque seventies Eagle Alloy complètent ce look, suggérant qu’il ne s’agit pas d’une simple Lincoln dont a surbaissé le toit, mais d’une véritable affirmation du style d’avant_hier… Toutefois, pénétrez à bord et l’atmosphère bascule d’une menace sourde à l’éclat d’une salle d’opéra d’un quartier quart-mondiste vaincu par des hordes de “Chicanos” en quètes de revanches. L’habitacle est habillé d’un intérieur délavé en cuir rouge et blanc, contrastant avec l’extérieur, tandis que les sièges “LIMO” promettent confort et style sans tenir les dites promesses….
On devrait y retrouver tout le confort qu’on attend d’une Lincoln de cette époque : direction assistée, freins assistés avec disques à l’avant, vitres électriques, verrouillage centralisé et rétroviseur extérieur à réglage électrique côté conducteur, mais c’est du cinéma “Art&Essai”... Toutefois, un toit ouvrant permet aux Stenson’s des Cow-Boy’s s’étant laissés piéger de profiter du grand air, la climatisation assurant un confort optimal ne fonctionnant qu’épisodiquement… Des vitres en plexiglas “presque sur mesure” complètent l’allure unique des Seventies…. Sous le vaste capot se cache le fameux puissant V8 Ford de 7,5 litres (460ci), un moteurqui fut conçu pour dominer sans efforts, les autoroutes limitées à 55miles, sans effort.
De série, ce V8 développait 208cv médiocres et un couple de 488 Nm (360 lb-pi). Les chiffres sont restés inchangés. Associée à la robuste transmission automatique C6 (d’époque), elle offre une conduite d’une douceur exceptionnelle, donnant l’impression de glisser au-dessus de la route. Malgré son gabarit imposant, la Mark V se manie avec une facilité surprenante grâce à sa direction et à ses freins assistés, ce qui la rend aussi inconfortable en ville que sur route… Mécaniquement, cette voiture était d’origine parfaitement fonctionnelle là où c’est essentiel. Par exemple, les Phares, feux arrière, feux stop, clignotants, instruments de bord, chauffage, climatisation, radio, essuie-glaces et compteur de vitesse fonctionnent presque tous.
Seul le klaxon manque à l’appel, mais ce n’est pas vraiment une voiture qui a besoin de se faire remarquer. Elle déjà attire tous les regards sans même faire un bruit… En 1977 d’origine, la Mark V était devenue le modèle le plus vendu de Lincoln, s’imposant comme une véritable icône du luxe et du style… Ce fut éphémère.. Cette version personnalisée revisite l’héritage, alliant l’opulence américaine d’un temps révolu à l’esprit audacieux et rebelle d’une voiture Kustomisée qui est la cible de tous les controles, cette “chose” ne passant pas inaperçue, tout en offrant le confort et l’allure d’une véritable ancienne icône américaine désuette, alliant prestige et caractère d’avant…. Affichant 88.502 miles au compteur, elle est disponible pour 24.999 $. La star est arrivée….
























