Corvette’63 “Solar Flare” LS7 427ci
Dans mon lit Saint-Tropézien, je me tourne, je me retourne. Nuit blanche, pas une minute de sommeil. Tout humain normal tomberait d’épuisement après une nuit blanche, mais je ne suis pas un humain normal, car bizarrement, la fatigue se fait à peine sentir alors qu’il est 5h57 du mat’ce mercredi 1er juillet 2026. Evidemment, mon corps, lui, hurle de désespoir, j’ai les muscles qui tressautent, des crampes qui infiltrent mes jambes…
Le monde semble tanguer sous moi? Mais mon cerveau semble avoir oublié la notion même de sommeil… Après être resté sans bouger pour tenter de m’éteindre… euuuhhhh de m’étendre… après avoir trop hurlé silencieusement, je décide de ne pas jouer au zombie et d’en terminer non avec la vie mais avec un article mettant en scène une Corvette’63 surnommée “Solar Flare” qui s’est vendue l’avant-veille pour 161.000 $ aux USA.
Je l’ai stockée avec d’autres histoires en attente et en ouvrant mon ordinateur je balance un disque au hasard de ma playlist insomnie. Les synthés sont étirés, les mélodies en slow motion, des samples de voix fantomatiques émergent du marasme émo, comme si une vieille télévision droguée aux benzos passait des bouts de films surannés. C’est magnifique. Mon cerveau, déjà complètement défoncé, à presque du mal à comprendre cette musique.
Je suis entre rêve fiévreux à la twin peaks et du hallucinations façon Burial créée dans les années ’50 pour un poussiéreux film hollywoodien. Exténué, à bout de force, je me dis tout à coup que je ne suis pas à plaindre, à regarder le monde se réveiller de ma fenêtre, en écoutant un slow-mo qui tout à coup, me prenant de court, démarre sur une simple boucle de violon répétée ad nauseam, ce qui me tord le cœur, me file une larme et me fracasse la colonne…
Mais cela rend la gestion de mon temps beaucoup plus tolérable comme si mon algorithme se mettait à fumer du crack en mode supernova schizophrénique no sense, alignant de façon complètement random et anarchique du neoperreo club ultra mélancolique rendant l’ambiant fragile en attente de comptines latines ou de bangers hiphop beat-switches monolithiques. Sous ce bordel intense, je me rend vite compte que l’émo perle à fleur de peau…
Mais pas que… Il aligne en effet certains morceaux d’une beauté folle dont un morceau mirifique et cristallin, coulant dans mes tympans comme du miel celeste, se transposant à un Bulerias Cabello se transformanten un délire flamenco-pop glitché, pour vite changer en complainte pour coeurs brisés et ce de manière excessive et complaisante, il me faut marquer les esprits en distilant l’ambiance obtenue en pilotant cette Corvette…
Exploits ou exactions de Corvettiste comme on en voit parcourir les villes et les campagnes des Etats-Unis, le mode “folie” est plus ou moins initié par de rusés opportunistes, le créneau étant juteux, d’autres s’engouffrent dans la brèche qu’on peut voir comme un mix de l’idéologie “M’avez-vous vu ?”… Yeahh ! Tout est là pour le plus grand plaisir de l’homme de bon goût. On aurait tort cependant d’amalgamer hâtivement le genre qui est en effet plus ambivalent.
C’est aussi l’exaltation d’un mode de vie libre et volontairement marginal. Le manichéisme est souvent moins marqué que chez les biker’s qui visent les ploucs sédentaires et réactionnaires souvent décrits comme des redneck’s crétins car le Corvettiste, c’est aussi l’homme des grands espaces, un “modern day cowboy” avec un absolu, un être métaphysique qui a de vrais morceaux de mythe américain à l’intérieur de lui.
On imagine de longues balades de poseurs fiers et ombrageux qui roulent vers leur destin, chose qu’on ne voit jamais en revanche chez l’urbain de base qui roule en 4 portes façon Tesla, simplement un “scum”, un rebut social à éliminer, nettement plus univoque. Notez que les héros solitaires, parcourant de vastes étendues en Corvette’s modifiées comme celle-ci, qui a subi diverses tentatives de modernisations à l’ancienne seront nombreuses.
Toutes s’efforçant de retranscrire l’imagerie du justicier Batman dans des univers SF-postnuke-cyberpunk, pour un résultat rarement convaincant. Une bête à concours pourrait dégénérer… Cette Chevrolet Corvette décapotable de 1963 a en effet été acquise par le fondateur de “Muscle Cars By Bob” situé dans l’Ohio, en 2019. La reconstruction personnalisée de plusieurs années a consisté à restyler la carrosserie en fibre de verre et à l’équiper d’un toit targa,…
Mais plus encore, d’un splitter avant, d’un aileron arrière, de pare-chocs et d’une garniture extérieure. La puissance provient d’un V8 RHS 427ci équipé de pièces LS avec vilebrequin “Callies” et bielles en H, pistons “Wiseco”, arbre à cames hydraulique à rouleaux, culasses “PRC LS7”, système de lubrification à carter sec “Dailey Engineering” à 3 étages et injection électronique “MSD Atomic”. Waouwwwwwww !
La boîte manuelle six vitesses “Tremec T56 Magnum” a été mise à jour avec un kit d’amélioration “Bowler Stage II” et un embrayage double disque “Ace Track King”, tandis que l’arrière “Hammerhead GearFX” est équipé d’un différentiel “Truetrac”. La voiture est équipée de roues “Forgeline” de 18″ avec suspensions “Detroit Speed”, des coilovers “Viking” double réglables et des freins à disque “Baer” équipés d’un système “Bosch ABS M5 Clubsport”.
À l’intérieur, un tableau de bord et des panneaux de porte personnalisés sont complétés par un rembourrage en cuir noir, des sièges “Recaro”, un volant “NRG”, un arceau anti-sécurité, un système d’extinction incendie, un chauffage “Vintage Air’ et un récepteur numérique “Velex”. Surnommée “Solar Flare”, la Corvette a figuré parmi les 15 premiers nominés pour le “HRIA Design & Innovation Award” lors du “SEMA Show 2022”.
Elle a également été finaliste dans le Top 5 pour le prix “Street Machine of the Year 2022” et “Muscle Machine of the Year” pour les événements “Goodguys”. Cette Corvette C2 personnalisée est désormais en un nouveau stade “revente” proposée 160.000 US$ avec des relevés de fabrication et un titre de l’Ohio au nom du vendeur. La carrosserie en fibre de verre a été modifiée avec un capot façonné à la main ainsi qu’un micro coffre (ridicule)…
Mais pas que ça… Des évents latéraux personnalisés et des panneaux avant et arrière révisés ont été installés. Les passages de roues évasés ont été imprimés en 3D-plastique, puis moulés en fibre de verre et greffés sur la carrosserie chez “Fiber Forged Composites” situé à Knox, Indiana. Un toit en fibre de carbone avec un panneau amovible de style targa a également été fabriqué chez “Fiber Forged Composites”.
Dans la foulée, il y a un splitter avant, un aileron arrière, des pare-chocs, des poignées de porte et des “moulitures” diverses ont été positionnées… Wouafff ! La bête ea en finale été peinte/finie en jaune avec un film protecteur qui a été appliqué sur certaines parties de l’extérieur. Les phares LED rigides encastrés sont encastrés (forcément, c’est normal que des phares encastrés ne sont pas encastrés) entourés de bordures d’aluminium en billet.
Il y a aussi des rétroviseurs latéraux en fibre de carbone de chez “Ringbrothers”, ainsi qu’un remplissage à carburant en billet et des feux de recul LED. Le châssis d’origine possède des joints entièrement soudés et une suspension avant “Detroit Speed SpeedRay”, un système arrière “DecaLink” et des barres stabilisatrices ont été installés. Les coilovers “Viking” doublement réglables sont équipés de ressorts “Hyperco” aux quatre coins.
Les jantes “Forgeline” en 18×11,5″ sont enveloppées de pneus “Nankin CR-1“. Le freinage est assuré par un système “Bosch ABS M5 Clubsport” avec freins à disque “Baer” de 14″ à fentes et un maître-cylindre “Tilton” avec polarisation réglable. C’est la société “Trick Labs” située à Butler, en Pennsylvanie, qui a fabriqué le tableau de bord et les panneaux de portes et a refait les garnitures des sièges “Recaro” en cuir noir, rehaussée de suède gris et de coutures jaunes.
Une barre anti-arceau à mandrel de 1,625 a été ajoutée, ainsi qu’un système d’extinction incendie “Safecraft Vintage”, des harnais “Schroth”, un levier de vitesses “Bowler Transmissions”, des poignées de porte “Fesler”, des manivelles de fenêtres “Lokar”, et un récepteur numérique “Velex VX-502” connecté à un amplificateur de 500W et quatre haut-parleurs “Kenwood 6,5”... Le volant “NRG” possède une bande de centre jaune et est fixé sur une colonne “Ididit”.
Un écran numérique “Holley 12,3” a été ajouté à la console centrale. La voiture n’a pas de compteur kilométrique. Le V8 427ci basé sur un bloc LS a été re-fabriqué par “Scoggin-Dickey Parts Center” avec un bloc en aluminium “RHS”, un vilebrequin “Callies Compstar CCW”, des bielles “Callies Ultra H-beam”, des pistons à rapport de compression “Wiseco 11,3:1” avec segments “GFX”, un arbre à cames hydraulique à rouleaux personnalisé et du matériel “ARP”…
Il y a également des culasses “PRC 285cc LS7” avec soupapes d’admission en titane et soupapes d’échappement en acier inoxydable. Le système d’injection électronique “MSD Atomic” est géré par un “ECU Holley Dominator” et intègre des injecteurs de 700cc ainsi qu’un corps de papillon “Nick Williams Performance drive-by-wire”. Des collecteurs en acier inoxydable recouverts de céramique s’écoulent dans les tuyaux d’échappement latéraux “Hooker”.
Un système de lubrification à carter sec “Dailey Engineering” à 3 étages, un kit de tourelles “CHE”, des ressorts doubles à soupapes “PAC” et des tiges “Manton” ont également été installés. La puissance aurait été mesurée à 660 chevaux et 596 lb-pi de couple avant l’installation. Le couvercle du coffre possède des charnières en aluminium en billette, et un panneau au sol donne accès au sommet du réservoir de carburant en acier inoxydable personnalisé.
La pompe à carburant spécifique “Camaro ZL1” est équipée d’un contrôleur “VaporWorx”. La boîte manuelle “Tremec T56 Magnum” à six rapports a été envoyée chez “Bowler Performance Transmissions” en 2021 et équipée des améliorations Stage II, d’un rapport de première vitesse 2,29:1, d’un boîtier de cloche “Quick Time”, ainsi que d’un embrayage à double disque “Ace Track King” avec roulement de démission.
La puissance est transmise aux roues arrière via un “GearFX Hammerhead” avec différentiel “TrueTrac” de 3,55 secondes. Voilà… Parce que l’Amérique Trumpiste est un pays qui devient complètement barré, il faut bien quelques gigolos Corvettistes ayant des problèmes de ciboulot qui s’amusent à tout transformer. Et si l’on peut trouver quelques spécimens assez cinglés c’est bien le “boss” qui a réalisé cette Corvette qui est le plus gravement atteint.
Il a donc dompté ses hallucinations, et m’a commenté les transformations avec un débit ultra rapide, et des intonations flirtant avec le syndrome “Gilles de la Tourette”, via petits cris stridents et bruits d’animaux cancéreux. Pas étonnant que le mec fasse des barbecues musicaux. Mais mais mais… il est 100% certain que je vous fais peur, en plus de vous avoir saoulé de marques de fabrique… Aux USA cela se calcule et se paye à l’éditeur (100$ à chaque mention)…
Cela aide à obtenir une viabilité conséquente, mais en France cela ne fonctionne pas car il n’y a aucun marché permettant de générer ainsi des montagnes d’euros ou dollars… Donc pas de dollars ni d’euros égale fin des magazines… Voilà le moment du mot de la fin… Aux USA c’est “Allez vous faire foutre” en France on reste policé mais on n’en pense pas moins… C’est le pourquoi expliquant pout=rquoi la presse auto se casse la g…
Voilà… Cette Corvette recréée est superbe malgré divers délires difficilement descriptibles quoique clairement défendables, mais parfois incroyables, avec des risque d’épilepsie. Spermettez que je me réinstalle face à la mer de Saint-Tropez… et que je passe à d’autres occupations en ce compris plus sexuelles que textuelles, l’âge ne faisant rien à l’affaire en ce qui concerne la dignité et la personne âgée.
Les personnes âgées sont des êtres humains dignes, et il est essentiel de garantir leur bien-être tout en respectant leur autonomie. La surprotection et la sacralisation de l’autonomie peuvent parfois mener à des situations de maltraitance, soulignant l’importance de maintenir un équilibre entre soins et respect de leur dignité… Les personnes âgées même de 77 ans comme moi, sont des êtres humains, plus dépendants des dons et abonnements, mais toujours dignes.











































