1937 Oldsmobile Victoria Rosé StreetRod 502ci
En finale d’un repas dans un très chic restaurant aux Etats-Unis appartenant à un industriel fanatique de Hot Rod’s abonné à ChromesFlammes (TopWheels aux USA), je me suis dit que pour presque tout, si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes, et si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes… Ce ressenti m’est personnel mais la phrase extrapolée n’est pas de moi mais de Francis Bacon 1561 (Londres) 1626 (Highgate) UK…
Baron de Verulam, Vicomte de St Albans, Chancelier d’Angleterre, c’était un scientifique, un philosophe et un homme d’État anglais qui a développé dans son œuvre “De dignitate augmentis scientiarum” une théorie empiriste de la connaissance et a voulu préciser les règles de la méthode expérimentale dans son “Novum organum”, ce qui fait de lui le pionnier de la connaissance scientifique inductive mélée à l’observation minutieuse des événements de la nature.
Plus important encore, il soutenait que la science pouvait être atteinte par l’utilisation d’une approche sceptique et méthodique par laquelle les scientifiques cherchent à éviter de se tromper eux-mêmes. Bien que ses propositions spécifiques concernant sa méthode dite “baconienne”, n’aient pas eu une influence durable, l’idée générale de l’importance et de la possibilité d’une méthodologie sceptique a fait de Francis Bacon un précurseur de la méthode scientifique.
Cette méthode a constitué un nouveau cadre rhétorique et théorique dont les détails pratiques sont encore au cœur de divers débats sur la science et la méthodologie scientifique… J’en avais préparé de quoi soutenir une discussion de politesses visant ma prospérité personnelle, n’ayant pas d’idée préconcue de quelconques choix car invité à déguster de bons plats et vins à l’invitation de cet abonné désireux que je publie un article sur sa création automobile.
Il m’avait appâté en me certifiant être en phase avec les contenus de ChromesFlammes/TopWheels, ce qui fut suffisant en sus que le dit restaurant était un 10 étoiles aux normes Américaines… J’ai donc marqué mon accord pour cette invitation en prenant l’air d’être très occupé… Déguster gratuitement des mets de luxe équivalant un mois de retraite d’un ministre, m’était apparu comme un plaisir rare acceptable, d’autant que d’être invité gratuitement.
C’était même un double bonheur apaisant de ne pas devoir m’y rendre avec un Cubi de rosé où un litron en carton écoresponsable sous le bras… C’était donc un moment de félicité qu’il me fallait savourer comme étant un instant particulier…. C’est vrai que j’ai pas mal de pratique en la matière, d’autant que la glorieuse incertitude du sport de dégustation plane sur presque tous les repas ou je suis invité… La meilleure façon d’apprendre, c’est de répéter le geste.
Notez que ce n’est pas toujours vrai, prenez le suicide, c’est le contre-exemple parfait !!! Après le verre de champagne réglementaire, un petit Pouilly-Fuissé pour pousser le “Foie Gras de Canard à la Gelée Pinot noir” et “l’Omble Chevalier Poêlé à l’Anguille Fumée et Foie de Canard”, on a décidé de goûter un “Petrus 1947” affiché 12.000 dollars la bouteille, en attendant la “Piccata de Chevreuil Sauce Grand Veneur”… La seule certitude que j’avais, était d’être dans le doute…
Quel piège ces gens, m’avaient-ils tendu ? Je ne pouvais le deviner avec certitude. J’étais donc aussi concentré qu’un pentathlonien oeno-post-moderne prêt pour disputer les dix épreuves du dégustateur de fond, dont les lancés de phrases pipotronnées, les roulades de poncifs, avec commentaires enthousiastes sur les Vieux Petrus Bouchonnés et quelques autres tirées au sort… Positivement, la robe grenat du vin qui fut servi d’entrée de jeu, m’a rassuré.
En effet, les tons mordorés et les reflets orangés du nectar trahissaient l’âge de la dame. On n’avait pas affaire à une pimpante jeunette. Le nez confirmant l’œil… Des arômes un rien désuets, une légère réduction, quelques notes de sous-bois et de roses fanées, diverses délicieuses et délicates impressions de syrah à l’ancienne, de douces impressions de cassis, de mûres, de poivres et de pivoines. Même un peu de poivron pour me faire douter et envisager un piège.
La bouche possèdait une vigueur musclée, accompagnée d’une élégance incroyable, grande fraicheur, fruité étonnant, acidité mordante, quoiqu’à la limite, tannins poudreux, des notes de suie, d’encre et d’épices douces, de cannelle et une pointe d’austérité en finale, ce qui n’était pas pour me déplaire. C’était donc une bouteille à 12.000 US$ qui avait atteint son apogée, peut-être même, l’avait-elle légèrement dépassé, mais le plaisir était encore grand.
Une certitude ? L’après fut plus une question de psychologie que de dégustation pure… J’ai expliqué qu’il y avait quelques semaines, j’avais été invité par Bernard, un voisin des Parcs Tropéziens à son Cheval Blanc local pour des raisons que je dois laisser obscures. J’ai immédiatement reconnu un Romanée-Conti Grand Cru 1945 de 480.000 € la bouteille pour qui j’avais eu une sympathie particulière, car les Romanée-Conti ont sur moi une attraction spécifique.
J’ai donc expliqué à qui donc m’invitait aux USA, qu’en effet ma position d’éditeur international sans cesse invité à des diners de qualités semblables m’avait amené à apprécier le côté sanguin, animal et fruité du Romanée-Conti riche en oxydes de fer lui confèrant un complément de couleur, corps et minéralité comparativement au Petrus. J’aurais du affirmer le contraire pour une raison psychologique en regard du dernier invitant, ma remarque créant un malaise…
Le repas s’est toutefois déroulé à la perfection et s’est terminé bercé d’une symphonie subtile et créative, la cuisine ayant été gustativement intéressante et le service parfait et discret. C’était un restaurant méritant indiscutablement ses nombreuses étoiles. Arghhhhhh ! Parfois, le vin ne se livre qu’à ceux qui le reconnaissent, la psychologie, la mémoire des achats, des discutions, peuvent aussi influer le jugement et donner quelques précieuses indications.
Au pays des aveugles, le borgne est roi ! Bref je m’en étais bien tiré sans bourse délier, pas même un difgestif couteux… L’invitation américaine qui donc visait à obtenir l’article que vous êtes occupé à lire et moi d’écrire dans le miracle du décalage de ces deux actions décalée, fut une réussite… Ce que vous lisez donc ici est la finalité de son calcul et de mon acceptation… Nous avons donc papoté de son Oldsmobile 1937 qui a vu le jour comme une berline de tourisme L37.
Elle a fait l’objet d’une reconstruction de plusieurs années commencée par “Andy Leach” de “CAL Auto Creations” et achevée par “Roger Burman” de “Lakeside Rods and Rides” en 2004, pour des raisons d’humeurs dues aux détails… Surnommée “Victoria Rosé” en cause de la couleur de carrosserie personnalisée définie comme étant “Champagne”, la puissance (relative, comme tout) provient d’un V8 Chevrolet 502ci associé à une boîte automatique 4L80E.
Cette beauté suave désuette à l’ancienne, est équipée de jantes à cinq branches polies, et l’équipement comprend une direction à crémaillère et pignons, assistée, des freins à disque Baer également assistés par assistance (sic !)… Waouww ! C’est l’effet du vin… Un système Airbag Air Ride Technologies avec un autre système Heidt’s indépendant et un troisième système multibras arrière, ainsi qu’un quatrième système d’échappement double, régissent cette auto.
Elle a couté près d’un demi-million de US$ soit quasi le même montant que la bouteille Romanée-Conti Grand Cru 1945…Vous comprenez sans doute très soudainement que la voiture et la bouteille bue en son honneur ayant la même valeur… que les montants indiqués sont annecdotiques si ce n’est que pour faire mousser les imaginations car dans un cas comme dans l’autre 480.000 US$ c’est beaucoup d’argent pour qui n’en a pas tant.
Il est compréhensible que vous puissiez être révulsés… Comparativement, lorsque Philippe PhuFanDang créateur de l’Omlet Babeuz vedette de feu Nitro invite la presse dans les zones qui actuellement sont en flammes, outre qu’il ne pouvait de savoir d’avance, c’est au McDo local qu’il reçoit… et le Hot Dog d’un € est accompagné d’un Coca d’un €, ce qui n’a aucune comparaison potentelle imaginable avec ce qui fut bu en l’honneur de cette “Victoria Rosé”….
Là se trouve toute la différence… La carrosserie de l’Oldsmobile 1937 présente en outre des éléments personnalisés en acier inoxydable et aluminium ainsi qu’une conversion deux portes avec portières à charnières arrière et des étuis en cuir logés dans les “enjambles” de roues de secours montées sur les ailes. À l’intérieur, l’habitacle est garni d’une sellerie en cuir “Putty”, et les équipements incluent des sièges baquets avant modifiés d’origine Lincoln Mark VIII.
Un tableau de bord personnalisé avec garnitures bois, un Nième système d’infodivertissement tactile, des vitres électriques, la climatisation “VintageAir” et une instrumentation numérique “Dakota LCD”... Son propriétaire étant milliardaire et “Fan” de mes magazines et de mon Webzine, s’est dit que m’inviter en grande pompe permettrait que je me laisse aller à publier un article dythirambique… L’astuce qui s’apparente à une compromission n’en est pas une…
C’est journalistique ! Pour tout éditeur se retrouvant en semblable situation le sens du devoir est d’y aller “A Donf” jusque dans la sublimination des détails… L’équipement comprend des pare-chocs et des garnitures en acier inoxydable toutes personnalisées, une calandre en aluminium billet sur mesure, des phares Jaguar dans des éléments Oldsmobile modifiés, un pare-brise inversé provenant de la Ford Ranger, et des marchepieds “bouteille de Coca”.
La lunette arrière provient d’une Chevrolet 1940 et, comme déjà écrit, les enjoliveurs/caches de roues de secours montés sur les ailes n’en sont pas, ils s’ouvrent pour révéler des étuis en cuir personnalisés pour des rangements. Les jantes à cinq branches polies sont montées avec des pneus Michelin et la suspension intègre un système “AirRide Technologies” ainsi qu’un système avant indépendant “Heidt’s” avec bras de suspension en acier inoxydable poli.
Il y a aussi un système arrière quatre bras “Deuce Factory”. La voiture est équipée d’une direction à crémaillère et pignon et le freinage est assuré par des étriers et disques en acier inoxydable “Baer” assistés électriquement, les disques aux quatre coins étant “fendus et percés en croix”. L’habitacle a été rembourré par “Tracy Weaver” de “Recovery Room Interiors” (Plattsmouth, Nebraska) et est équipé d’un cuir d’origine Mercedes-Benz sur les sièges baquets et banquette.
La protection de toit, le tableau de bord, les panneaux de porte et le coffre modifiés de la Lincoln Mark VIII suivent le mouvement. Des tapis en laine coordonnés ornent les sols. Les autres caractéristiques incluent un tableau de bord enveloppant personnalisé avec garnitures bois, une console centrale personnalisée avec un levier de vitesses Lokar, un système d’infodivertissement tactile “Boss Elite” avec amplificateur et caisson de basses cachés.
Les vitres sont électriques, le volant en bois d’arbre (sic !) est monté sur une colonne inclinable devant l’instrumentation “Dakota Digital LCD”. Un thermomètre externe numérique est monté côté passager du tableau de bord. Le V8 Ram Jet Chevrolet 502ci est doté d’un collecteur d’admission chromé et inversé et il est associé à des prises d’air couleur carrosserie qui s’intègrent aux carénages moteurs personnalisés.
Un faisceau de câblage “Pain” a été utilisé dans la construction. Le châssis de l’Oldsmobile de 1937 a été modifié pour correspondre à la carrosserie ainsi qu’à l’essieu arrière, qui abrite des arbres “Moser” à 31 cannelures ainsi qu’un différentiel “Strange Engineering” en 3,73:1. Le système d’échappement double est équipé de collecteurs et de silencieux recouverts de HPC… Voilà, c’est fini… Je n’ai plus rien à ajouter concernant cette voiture…
Si, dans ce texte, quelques détails sur la grammaire, la dialectique ou la géométrie, semblent trop minutieux ou trop subtils, si quelques notions sur le droit des augures et des pontifes paraissent trop érudites, il ne faut pas laisser de côté ces passages comme inutiles ou difficiles à comprendre, car cet article n’est pas un livre issu de profondes et obscures recherches ! En général, je me borne à présenter des éléments issus des sciences libérales…
Leurs premiers principes stipulent que l’ignorance est une chose nuisible, du moins honteuse, pour tout homme bien élevé. J’adresse donc une prière finale aux lecteurs internautes, s’il en est qui ont eu le temps et le désir de prendre connaissance de l’intégralité de cet article : j’ose espérer qu’ils y ont trouvé des choses non apprises ailleurs, car qu’y a t-il dans la science de si rare et de si caché, dont la connaissance n’appartienne à un certain nombre d’intelligences ?
D’ailleurs ce qui doit plaire aux lecteurs, c’est que je ne leur offre aucun des habituels sujets usés rebattus. Au contraire ils trouvent ICI des choses entièrement nouvelles pour eux, je les prie alors d’examiner, sans aucune prévention injuste si mes modestes et courtes leçons, loin d’être stériles et incapables d’inspirer le goût de l’étude, puissent intéresser et instruire, étant assez fécondes pour développer et fortifier les esprits…
Mais aussi pour affermir la mémoire, pour rendre l’élocution plus souple et plus habile, le langage plus pur, la conversation plus agréable et plus solide dans les réunions familières et dans les entretiens enjoués. Quelques endroits seront peut-être trouvés moins clairs que d’autres, et ne sembleront pas assez développés et assez complets. On devra songer qu’alors j’ai moins voulu instruire le lecteur que l’avertir, lui indiquant seulement une route pour s’y engager.
Si vous croyez trouver des erreurs dans certains passages, vous pourrez vous en prendre à ceux et celles qui m’ont invité, mais il ne faudra pas vous hâter de condamner, parce que vous auriez vu et lu le même sujet traité différemment ailleurs : Vous devrez en peser de sang-froid les raisons…, que les “ceusses” qui ne se sont jamais exercés ou divertis à lire, à écrire, à commenter, qui n’ont jamais veillé, comme moi, pour l’étude, aillent se faire f…
Sans doute sont-ils toujours restés étrangers aux recherches, aux travaux, aux discussions et aux nobles luttes des amis dd ChromesFlammes, qui sont tout entiers à leurs passions et à leurs affaires… Que les détracteurs s’éloignent, qu’ils aillent chercher ailleurs des plaisirs d’une autre espèce. On sait le vieux proverbe : “II n’y a rien de commun entre la musique et le geai : et la marjolaine n’est pas faite pour les pourceaux”.
Mais, pour irriter davantage la malignité et l’envie de ces esprits grossiers, je citerai quelques vers anapestes d’un chœur d’Aristophane, car la loi que cet aimable poète imposait aux spectateurs de ses pièces, je l’impose aux lecteurs et lectrices de cet acticle, afin d’écarter et de renvoyer les vulgaires ignorant(e)s et profanes, étrangers et étrangères au culte des Muses. Voici les vers où le poète rend cet arrêt :
“Qu’ils fassent silence, qu’ils se retirent loin de ce chœur, ceux qui ne sont pas initiés à nos secrets, et dont l’âme n’est pas pure ; ceux qui n’ont jamais vu on qui n’ont jamais célébré les mystères sacrés des Muses. Qu’ils s’éloignent, qu’ils s’éloignent, je le répète encore, qu’ils s’éloignent de ce chœur. Pour vous, commencez les chants et les réjouissances nocturnes qui conviennent à cette fête”…


















































