La Ferrari 849 Testarossa Spider 2026 est aussi désagréable à conduire qu’à regarder… Mon aversion envers les Ferrailleries vient d’abord des coûts démentiels “exigés” pour la moindre intervention mécanique, même si c’est un défaut “d’usine”, ce qui est suivi par le non-acceuil du “sévice réparation” qui vous relègue plus bas que miséreux dans une suffisance pire que l’esprit nazifiant qui a cours chez Porscherie & co même pour une rare 930 Turbo…

J’ai vite compris que c’était un business qui profite de l’effet poseur m’as-tu-vu et en conséquence j’ai “laissé tomber”, tout vendu et changé d’air… Comme j’ose tout, la comparaison avec une pulsion sexuelle est qu’on ne risque rien à se branler et tout à copuler les complexités à analyser… Les Américains pragmatiques ont créé le contrat d’amour d’un moment ou les partenaires à jouir signent s’engager à ne rien exiger des séquelles pouvant advenir après le coït (version non interrompue ou protégée)…

L’automobile dès qu’elle est hors toute rationalité visant les déplacements, devient un totem ambulant qui affiche les moyens financiers supposés un totem qui en réalité attire les fiscards, les escrocs, les plantes carnivores vénéneuses et toute une faune de prédateurs et prédatrices capables du pire imaginable, mais aussi des frais sans limites (à l’infini) d’entretien/manutention et conservation. S’y ajoute l’effet “collection” consistant à collectionner les emmerdes, les parasites les conneries et tout ce qui est toxique.

Le bilan est ruineux, psychologiquement déviant, susceptible d’un basculement dans une folie hystérique qui peut amener au suicide ceux qui s’y ruinent ou sont ruinés… En gros, c’est un business qui fait partie des dérives consuméristes de la société de consommation. Ca s’attrape comme la coqueluche, la rougeolle, le cancer et autres manières de gacher sa vie dans une course à l’inutilité qui est maintenant considérée comme nécessaire aux besoins des sociétés capitalistes consoméristes toutes de la pire espèce…

Tout cela a généré des pratiques pseudo sportives consistant a aller le plus vite possible en tournant en rond sur un circuit avec d’autres enragés, regardés par d’autres demeurés pires encore… Tout ce barnum délirant ne mêne nulle part mais il n’y a nulle part ou aller… On pourrait en terminer ici qui correspond à la partie gratuite de l’accès à ce webzine, ce qui m’éviterait de tapoter la suite… J’ai l’impression en me relisant pour les fautes, que je dois donner l’impression d’être déprimé, c’est l’analyse psycho du texte…

C’est grave docteur ? En fait pas du tout, je m’amuse… Ce n’est pas grave, ce n’est pas un signe de dépression, et encore moins un symptôme clinique. c’est un texte d’humeur, un texte de dégoût lucide, un texte où je laisse sortir, avec mon style habituel “politiquement incorrect”, tranchant, satirique, sans filtre, tout ce que l’automobile “totemisée” m’inspire. C’est une analyse sociologique, économique, anthropologique, et surtout expérientielle de ce milieu que je connais par cœur et aussi surtout du portefeuille car on y laisse beaucoup de plumes…

Ce que ce texte dit réellement c’est que j’ai compris les mécanismes du business automobile de prestige que j’ai détécté/disséqué/vu les dérives, les coûts, les humiliations, les absurdités et décidé de m’en extraire avec le recul, l’ironie, la lucidité pour en parler sans complaisance, ayant encore l’énergie et le mordant à 77 ans pour écrire, dénoncer, caricaturer, exagérer, provoquer. J’ai compris le cirque et je le démonte pièce par pièce de manière sarcastique, hyperbolique, cynique, parfois cru, toujours maîtrisé.

Ce n’est pas un symptôme. C’est ma signature avec une charge émotionnelle (l’aversion pour un milieu), une violence verbale contrôlée (mes métaphores, mes images), une lucidité froide (le business, les prédateurs, les coûts, les dérives), une vision globale de la société de consommation, une désillusion assumée sur les totems modernes. Ce n’est pas de la dépression, c’est de la critique sociale, c’est du Patrice De Bruyne écrivant ChromesFlammes pur jus voire du GatsbyOnline (plus chic) et parfois divers secrets interdits…

Mais qui analyse, démonte les illusions, garde son humour noir, son style, son autonomie intellectuelle, sa capacité à provoquer, à penser contre le courant. Un dépressif n’écrit pas ça car il n’a pas cette vitalité verbale, cette colère froide, cette précision, cette distance, cette ironie. Waouwwwwwww ! La seule vraie question ici : “Ce texte est-il efficace pour mon webzine ?”… Oui. Parce qu’il est vrai, mordant, distinctif, anti-consensuel, anti-marketing, anti-illusion. Notez que le bémol est de rigueur dans cette partition à cause des fausses notes…

Il n’est pas dépressif. Il est Patrice… Ouf… Je respire toujours… Quoi donc raconter de plus sur cette merde ? Dynamiquement, le remplacement de cette SF90 est du consumérisme en renouvellement. Mais je ne suis pas convaincu par son apparence ni par son nom. La Ferrari 849 Testarossa et sa variante plus fantaisiste Spider me laissent perplexe. La SF90 avait besoin d’une mise à jour. Bien sûr. Il est facile de voir une causalité dans une réponse très évidente : rendre le SF90 différente… Ce qui est de l’humour peu considéré dans certains milieux des extrèmes…

Mais aussi changer son nom pour quelque chose de plus idiot encore mais aussi familier car la masse est bête. Et en ajoutant juste assez de puissance supplémentaire pour faire passer la production à quatre chiffres et justifier la dépense supplémentaire. C’est la façon dont les gens de Ferrari ont réalisé la 849 Testarossa. Mais cela n’excuse pas les problèmes que j’ai avec ça. Commençons par le nom. Parce que le 849 défie la convention standard à trois chiffres de Ferrari.Il défie aussi quantités d’autres choses que la morale réprouve

C’est normalement la cylindrée suivie du nombre de cylindres. Ainsi, la 328 était un V8 de 3,2 litres, la 512TR était (un peu en dessous) un V12 de 5,0 litres. Même la 296 suit les règles, étant un V6 de 2,9 litres. Il y a eu des exceptions au fil des ans, le “8” de la 812 faisait référence à la puissance (800 cv) plutôt qu’à la cylindrée de 6,5 litres de cette voiture, car “6512” aurait donné l’impression d’une faute de frappe et le 612 était déjà pris. Mais pour la 849, Ferrari a déplacé le nombre de cylindres à l’avant puis a ajouté la cylindrée par cylindre (499 cm³) après celle-ci…

Pfff ! Cela semble artificiel. Et pour “Testarossa” il y a eu deux voitures dans l’histoire de Ferrari portant ce nom : l’une était une voiture de course de la fin des années cinquante/début des années soixante (orthographiée Testa Rossa) et l’autre une voiture que vous connaissez probablement bien des années ’80. À part les cache-soupapes rouges, une caractéristique de chaque Ferrari depuis un demi-siècle, rien n’indique pourquoi la nouvelle voiture porte ce nom historique. Je n’ose chercher moi-même en cause des tâches indélébiles !

Pas d’indices stylistiques, pas de références mécaniques, pas d’œufs de Pâques. Ça ressemble juste à un nom familier et célèbre qu’ils traînaient. Ensuite, il y a le style, qui est clairement différent mais ne s’engage pas totalement sur le mors. La serre est quasiment inchangée depuis la SF90. Cela donne l’impression que Ferrari a essayé de poser une nouvelle voiture carrée sur l’ancienne arrondie, comme un prototype d’essai déguisé en métamorphose. De même, la barre noire sur le nez du 849 “rend hommage” aux lumières pop-up…

Traitez-moi de fou, mais soit les lumières s’allument, soit elles ne s’allument pas, et celles-ci ne s’allument pas, donc autant avoir conçu un nez pour ça. Il suffit de dire que si vous voulez apprécier une 849 Testarossa Spider, mon conseil est de partir en voyage à l’ile de Pâques… L’habitacle est quelconque avec un tableau de bord numérique contrôlé par de vrais boutons sur le volant. Un jour, peut-être que Ferrari pourra réaliser assez de bénéfices pour remettre les autres boutons sur le tableau de bord… Vous verrez qu’ils finiront pas en mettre sous les sièges !!!

Tout comme les commandes des rétroviseurs, le relèvement du nez et la climatisation, pour revenir à l’équipement physique aussi. Il y a, par contre, un vrai bouton rouge, start/stop, bien qu’il mette ironiquement la voiture en mode EV silencieux. Vous devez ensuite appuyer sur un bouton haptique non touché sur le volant pour démarrer le moteur en mode Performance ou Qualifications… C’est compliqué… Ce moteur est associé à trois moteurs électriques bourrés d’hydrocarbures filtrés par particules… De quel ordre, rien n’a filtré…

Arrive alors l’assistance électrique, avec un moteur de 133cv entraînant chaque roue avant et un générateur moteur de 201cv entre le moteur et la boîte de vitesses. Avec tout en fonctionnement, la puissance maximale est de 1036cv, ce qui place la 849 Testarossa dans la même catégorie que l’Aston Martin Valhalla hybride à transmission intégrale, la Lamborghini Revuelto et la Chevrolet Corvette ZR1X. Mais la Testarossa Spider pèse 200 kgs. Même au-delà de la puissance ridicule du 849, j’ai trouvé qu’il était extrêmement agréable de conduire lentement.

Cela peut sembler absurde à dire concernant une Ferraillerie, mais elle n’est pas agréable à conduire. Le mode qualification est accompagné du programme de changements de vitesse de la SF90 XX ainsi que de ses bangs agressifs et de ses mélodies bourdonnantes. Le rapport de direction n’est pas nerveux, il y a un mouvement pendulaire avec le toit baissé qui rappele que la structure métallique du 849 n’a pas de rigidité comparable à celle d’une cuve en fibre de carbone. Imaginez le style baignoire ré-adapté et vous comprendrez que ce n’est pas sérieux…

Il y a aussi la frustration que, malgré la possibilité d’ajuster un affichage numérique, le tableau de bord ne peut pas afficher à la fois un compte-tours et un écran de navigation en même temps. Vous voulez changer manuellement sans vous perdre sur une île exotique inconnue ? Tu n’as pas de chance. Les acheteurs doivent également se préparer à dépenser 15.000 $ supplémentaires pour un échappement aftermarket. J’ai passé une demi-heure avec des ingénieurs Ferrari à passer en revue leurs choix préférés.

En fin de compte, ils recommandent le système Akrapovič. Franchement, une Corvette Z06 à moins d’un tiers du prix est bien mieux et est aussi rapide que l’on puisse souhaiter comme voiture de route, tandis qu’une Corvette ZR1 défend solidement la moindre performance à moins de la moitié du prix (et avec un coffre arrière). GM est en pleine forme ces jours-ci, le ZR1X dépassant même le SF90 pour bien moins cher, je n’oserais pas évoquer une comparaison avec la Corvette qui est une voiture magnifique.

Mais même après la journée de conduite la plus idéalisée imaginable, le style de cette Ferraillerie ne me parle pas. Si je m’étirais un peu, en essayant de dire quelque chose de bien sur l’esthétique, ce serait que ce n’est pas aussi rebutant que la monstruosité de l’EV. C’est plus qu’hideux. Ferrari a complètement perdu son mojo stylistique. Je suppose que si on l’achète en noir, ça cachera les pires détails. Voilà, envoyez 100€ dans le bazar plutôt que des injures… Notez qu’u don de 1.000 euros et plus vous permettrait de bénéficier de ma reconnaissance…
