Hilborn Fuel-Injected, 350-Powered Ford Highboy Roadster
L’allégorie de la caverne de Platon est une métaphore philosophique illustrant la distinction entre le monde des apparences et la réalité. Elle décrit des prisonniers enchaînés dans une caverne, ne voyant que des ombres projetées, symbolisant l’ignorance, tandis que la sortie vers la lumière représente l’accès à la connaissance et à la vérité. Il s’agit d’assurer le triomphe des copies sur les simulacres, de les refouler et les maintenir enchaînés au fond des abîmes.
Mais aussi de les empêcher de remonter à la surface et de s’insinuer partout. Le projet du philosophe, représenté notamment par le mythe de la caverne au septième livre de “La République”, dans un dialogue entre Socrate et Glaucon, est de faire régner “le Même” et “le Semblable”, c’est-à-dire le modèle et la copie sur les simulacres. Le platonisme s’applique en effet à distinguer deux types d’images, ou imitations : les “copies-icônes” et les “simulacres-fantasmes”.
Les premières sont considérées comme de bonnes copies, bien fondées, alors que les secondes s’abîment dans la dissemblance, puisque le modèle du Même c’est l’Idée, et que c’est l’identité supérieure de l’Idée qui fonde la bonne prétention des copies. Quant au simulacre, il se fait passer pour le modèle, il nie par son principe même toute précession d’un modèle : en ce sens, il est automate, il ne reconnaît aucune autorité extérieure à lui.
Platon propose de progresser vers l’Idée du beau, vers l’Idée du bien, dont on ne voit que les apparences, par la distinction entre l’Idée, le modèle, la copie et le simulacre. Sa conception implique que, suivant une sorte de dégradation, la première est de nature intellectuelle (divine), alors que le dernier est de nature humaine (basique). Le renversement de la philosophie platonicienne, a été soutenu par Leibniz, Kant, Hegel et Nietzsche.
Il consiste à défaire le monde des essences et des apparences en affirmant la toute-puissance du faux et l’éternel retour qu’est la répétition incessante du même. Dès lors, l’image cesse d’être seconde par rapport au modèle et ce renversement occasionne la libération et la montée des simulacres, dans toute leur subversivité. Gilles Deleuze rappellelant qu’entre l’éternel retour et le simulacre, il y a un lien si profond que l’un n’est compris que par l’autre…
Le concept nietzschéen d’éternel retour évoque ce qu’on veut démontrer par le “ruban des simulacres” et introduit la question de la structure de la réalité. Qu’est-ce au juste que le réel ? La langue anglaise contient “REEL” qui a la même épellation que l’énigmatique terme français, ce signifiant désignant un support sur lequel on fait dérouler un film, une bande imprimée. Philosophiquement, le terme peut suggérer quelque chose de l’ordre du “grand rouleau”.
Il a été développé dans “Jacques le Fataliste” par Diderot, ou, scientifiquement, les modèles d’attracteurs comme celui de Edward Lorenz (l’attracteur étrange, modèle de l’effet papillon), le démontre par un système chaotique à deux boucles. On peut bien sûr aussi penser au symbole de l’infini (∞), qui représente l’écoulement cyclique et éternel des choses, ou l’infinité mathématique. L’extrapolation “Hot Roddiènne” que vous allez ici observer est une conséquence.
Elle met en scène un Hot Rod dont le destin est littéralement enchaîné à un système à deux bobines, plaçant ces “regardant(e)s” à la fois dans la position d’acteurs/lecteurs/spectateurs évoluant dans cet article qui est comme l’histoire du professeur Corcoran de Stanislas Lem et dans “La fourmi électronique” de Philip K. Dick… A l’instar des troglodytes de l’allégorie platonicienne, sortir de la caverne peut aussi vouloir dire accéder à une autre caverne…
Donc à une autre fiction puisqu’il s’agit rien de moins encore qu’une histoire qui s’avère théorie de la connaissance ou, en ce cas, je suis le narrateur homodiégétique qui trace le résultat (ce Hot Rod) créé par d’étranges savants/constructeurs. Leur création qui apparait soit géniale, soit loufoque selon la foule des gnous/internautes/abonnés (on a ici maintenant dépassé la longueur des textes/photos gratuites et le cartouche invitant à s’abonner est apparu)…
Dans mon laboratoire qu’est ce Web-site qui est un Webzine, j’attire l’attention des internautes s’étant acquittés de la dime permettant le passage payant du Styx (le chemin qui, dans l’au-delà emmène les âmes au paradis ou en enfer). Vous décidez de l’enfer ou du paradis. De même, afin d’accéder à la connaissance vraie, les hommes enchaînés dans la caverne de Platon doivent tourner leurs yeux vers le monde supérieur, l’internaute doit voir par-delà les simulacres…
En effet, la caverne-machine peut s’apparenter à un lieu insondable disposant de mécaniques dont le vulgum-pecus ne connaît pas le fonctionnement ni ne sait reconnaître les imitations simulacres… L’être humain face à la connaissance est comme un automate enchaîné à son mécanisme vital. Et ici “enchaîné” prend un double sens : à la fois celui d’emprisonnement et celui de déroulement ou de succession : quête d’émerveillements ou de folies.
Platon ne pouvait bien sûr pas entrevoir à quel point ce seraient les simulacres-fantasmes qui l’emporteraient au fil de l’Histoire… Quoique sans doute le craignait-il car on assiste à la substitution au réel des signes du réel : “Les murmures des machines, le hurlement des Hot Rod’s”… Le monde humain est-il vraiment à entendre comme lieu géré par une “bobine débitrice” comme le fut “Nitro” en images et autres impressions ?
Le lecteur qui prenait toutes les marionnettes qui y passaient tels des défilement de simulacres, pour la réalité, l’enchaînait au vide, quoiqu’ils étaient de moins en moins nombreux comme cloitrés au fond de la caverne des Editions Hommel, un lieu uniquement caractérisé par l’enfermement, l’errance dans un milieu obscur et trompeur qui s’est écroulé dans une faillite de plusieurs millions d’euros entrainant la mise sur le pavé (et dans le ruisseau) des employés..
La Version aphoristique façon ChromesFlammes est toute autre : ” Quand tout s’effondre, l’esprit cesse enfin de trébucher sur les illusions. Le savoir n’éclaire jamais les jours calmes : il surgit dans la fracture, comme une étincelle arrachée au métal”…Le monde tout comme le Groupe Hommel dérape, les institutions couinent, les procédures se désagrègent comme une peinture trop vieille. C’est précisément là que l’esprit Chromes Flammes se réveille : dans le vacarme, pas le confort.
La pensée n’a jamais été une berline silencieuse ; c’est un Hot Rod lancé dans la nuit, qui transforme chaque chaos en trajectoire. Quand tout va mal, ce n’est pas “cool” mais c’est clair. Et la clarté, elle, vaut toutes les accalmies du monde. En version philosophique c’est la douche glacée, car le désordre n’est pas un accident : c’est un révélateur. Il dissout les récits, les façades, les mensonges utiles. Il oblige l’esprit à regarder ce qui demeure quand tout le reste s’effrite.
La connaissance n’est pas une lumière douce ; c’est une brûlure froide. Elle ne console pas, elle dévoile. Et dans cette nudité du réel, certains voient une catastrophe. moi, j’y vois une structure. Quand le monde se fissure, les ignorants cherchent un abri. Les lucides cherchent une ouverture. Le savoir n’est pas une lanterne : c’est une lame. Il tranche les illusions, les récits officiels, les conforts fabriqués. Il ne protège pas, il permet d’attaquer.
Dans le chaos, l’esprit armé avance. Et soudain, oui : tout va mal… Donc c’est cool… Parce que je ne suis pas là pour être rassurant, mais pour montrer… Cette Ford roadster a été initialement construite au début des années 1990 par John Farr chez “Farrs Rods and Racing” à Ventura en Californie. Farr a utilisé une carrosserie Henry Ford en acier 1929 de type A et un châssis 1932. Avant peinture rouge ce Hot Rod “First Class” a été équipé de jantes Halibrand décalées.
Les suspensions ont été chromées, un train arrière indépendant Jaguar a été positionnés de m^me qu’utilisés des freins à disques assistés aux quatre roues. La puissance provient d’un V8 de 350ci équipé de culasses Edelbrock et d’un système d’injection électronique Hilborn à huit carbus avec gestion Holley HP EFI, et le moteur est relié à une boîte automatique à trois vitesses. La construction a nécessité 1.700 heures de travail et cinq ans pour être achevée.
Après quoi ce Hot Rod a fait ses débuts au salon Roadster de L.A. en 1994 puis il sera récompensé à de nombreuses reprises et présenté dans divers magazines, il a été immatriculé avec un “Title” californien l’inscrivant comme une Ford de 1932 100% d’époque… Les USA à l’opposé de la France et de l’Europe favorisent l’immatriculation des Hot Rod’s, Kustom’s et Répliques Néo-Classiques comme étant des soupapes de sécurité apaisant les moeurs..
En Europe, en cause des stupiditologies du Groupe Hommel qui n’avait pas l’esprit Hot Rod, cet aspect a été torpillé et le résultat est un désastre… Sur les 500.000 exemplaires “papier” de Chomes&Flammes, la nouvelle version numérique Webzine comporte 200.000 abonnés payants ce qui démontre plus de 50% d’amateurs perdus, quoique la version numérique coute 200 fois moins cher que le système magazine-papier comprenant des transports routiers.
C’est de plus immédiat et se conserve facilement en mémoire d’ordinateur et sur clé USB… L’IA aide également à fournir des renseignements à l’infini en quelques secondes. Les temps ont changé… Pour en revenir à ce Hot Rod, Farr a utilisé les rails de châssis de 1932 et y ajusté une réplique en acier d’une carrosserie Henry Ford en acier renforcée Model A de 1929 avec des supports de 1×1″ pour la construction avec divers éléments de sécurité.
Les feux arrière sont d’authentiques 1939, le plancher a été sécurisé,le support de plaque est “frenché”, le capot est lisse, les phares sont des vraisKing Bee et le capot peut être rassemblé en trois parties démontables. L’ingénierie a été réalisée par John Farr et Lee Ledbetter, et le travail mécanique effectué sur un tour manuel et fraisé à la main par Farr… Le Hot Rod est équipé de jantes en alliage Halibrand de 16AV et de 18AR avec des pneus radiaux.
La suspension chromée AV comprend un essieu tubulaire Super Bell, un ressort transversal Posies, des amortisseurs QA1 et un système à quatre barres, et poir l’AR se trouve un pont Jaguar avec quadruples coilovers. Les disques Wilwood aux quatre roues sont reliés à un servopropulseur a assistance électrique, et un frein à pignon a également été utilisé dans la construction. La selle MB-Tex recouvre les panneaux latéraux de style Glide Engineering.
Une moquette assortie aux spécifications Mercedes-Benz a été installée ainsi qu’un tableau de bord. Le conducteur dispose d’un volant à jante en bois monté sur une colonne Cadillac inclinable, d’un levier de vitesses de style Lokar monté au sol, ainsi que de compteurs AutoMeter. J’ai crainte de me répéter en écrivant que le V8 350ci est équipé de culasses Edelbrock en plus d’un système d’injection électronique Hilborn à huit piles, géré par un ECU Holley HP.
Les collecteurs sont reliés à un système d’échappement double, et l’allumage MSD installé n’a plus rien en commun avec les systèmes d’antan. La boite automatique TH350 possède un refroidisseur, et l’arrière Jag de 1972 possède un couvercle de différentiel à changement rapide. La voiture est immatriculée en Californie comme une Ford de 1932 en utilisant le VIN 1851966… Voilà… Terminé, reste à raccorder…









































