Apologie d’un faux vieux (Hot Rod)…
Si vous avez atteint un certain âge (comme moi, qui est entré depuis plus d’un mois dans ma soixante dix-septième année), avec moins de dents, voire plus du tout, une vue diminuée, une audition aléatoire, une phobie des marches interminables, le besoin d’une canne et un rejet des sportivités harassantes qui entrainent des arrêts cardiaques, alors cet article va vous apporter rires et bonheurs retrouvés…
Donc, étant devenu vieux, vous détestez quasi tout le monde, n’éprouvez plus le besoin de draguer les belles jolies qui vous font les poches avant d’ouvrir votre braguette… Pfffff ! Vous êtes révulsés par les vieilles rombières avachies et flasques, et vous passez de plus en plus de temps à relire ou feuilleter vos bons vieux magazines Chromes&Flammes, AutoChromes, Calandres et Gatsby pour revivre les bons moments passés qui vous manquent…
Ne paniquez pas, vous avez de quoi tenir, car le Webzine que vous parcourez actuellement en tant qu’abonnés (1 €) comporte plus de 5.000 articles de Hot Rods et de Kustomisations et ce du début des années’60 à l’instant actuel… Et cet article vous fait comprendre immédiatement pourquoi la Ford 1932 de Nicole Baird, a été élue “Plus beau Roadster d’Amérique”, un hommage guimauve caramélisé aux vieillottes bagnoles quasi toutes d’un look démodé.
En effet elle à le look et la typique finition approximative qui était le standard de cette époque. Donc, du choix des couleurs pastels “sucrées” aux pneus slicks à flancs blancs, en passant par le sempiternel moteur V8 flathead, cette voiture est tout simplement parfaite… Si si… L’alliance de la vision de Nicole (qui a le même look que son Hot Rod) et du travail de l’équipe de Squeeg’s Kustoms (tous adeptes du consumérisme maximal) a donné naissance à une “autobonbon”.
Elle a en effet l’exact look de l’époque des fifties qui se distingue aujourd’hui comme étant un gros bonbon à la menthe… Ouaisssss ! Pour la petite histoire, lorsque le père de Doug Jerger, propriétaire de l’atelier, Squeeg, a construit sa première voiture, un coupé Deuce, en 1962, celui-ci a fait l’objet d’un article dans le magazine Hot Rod qui avait été plagié du magazine Throttle par un groupe d’ex-publicitaires escrocs-aventureux.
Il y a quelques années d’ici, Doug avait construit un Hot Roadster rouge bonbon sucré écœurant inspiré de cette voiture, ce qui a inspiré tous les débris du troisième âge qui ont soudain eu envie de “laisser une trace” de leur passage sur terre… Tout le monde s’en tape, mais c’est devenu “TOP” dans l’air du temps qui passe et a fait le bonheur des marbriers créateurs de monuments funéraires… C’est maintenant en voie de disparition, on préfère cramer les débris…
Oui, et disperser les cendres… c’est pour économiser la concession du cimetière, le monument, le cercueil en chêne avec clous en cuivre et la cérémonie qui est souvent chère et interminable… Mais comme cet article tire son sujet des USA et pas du Père Lachaise à Paris, ce Hot Rod bénéficie du culte des anciens qui est toujours vivant (appréciez mon humour morbide), la vieille mémé Nicole Baird à donc dépensé sans compter espérant toucher le “Jackpot”…
Celui du prix “Sema” et d’autres, comme le “Riddler”, pourvoyeurs de trophées hideux en fer blanc… Pour ce véhicule, le châssis a été construit à partir d’un châssis et d’autres pièces provenant de Vintage Parts of Arizona, vendues malhonnêtement comme étant des pièces d’époque tel un essieu avant abaissé de 12,7 cm (5po), des freins à tambour Speedway Motors et un ressort AR longitudinal de Ford 1940 supportant le pont arrière chromé de 22,9 cm (9po).
Les jantes chromées Wheelsmith à montage inversé ont été chaussées à l’avant de pneus Excelsior à flancs blancs et à l’arrière de pneus slicks vintage de chez Towel City… La puissance (relative) provient d’un V8 Buick 401 Nailhead de 6L6 (401ci) préparé par Roger Beckman et développant 440cv. Les injecteurs Hilborn d’origine ont été convertis en injection électronique et entourés de cache-culbuteurs Weiand d’époque.
Parmi les pièces internes, un spéléologue y trouverait un arbre à cames Howard’s ce qui n’apporterait strictement rien à quelconque entreprise… L’extérieur du moteur a été poli, repeint et détaillé. L’échappement se fait par des collecteurs en acier inoxydable fabriqués sur mesure. La transmission GM 700R4 est commandée par un levier de vitesses Lokar. La carrosserie du roadster est une création “Brookville” qui a été minutieusement préparée.
L’équipe de Squeeg l’a ensuite recouverte d’une peinture PPG bleu layette personnalisée, ornée de festons blancs et de fins pinstriping’s. Le dessous présente les mêmes couleurs, avec des festons bleus sur fond blanc. Les feux arrière de Plymouth de 1939 apportent la touche finale distinctive. À l’intérieur, le tableau de bord arbore une peinture couleur carrosserie avec, en plus des moulures, ainsi qu’un panneau d’instruments de style Auburn signé Dale Grau.
Il est orné d’un insert en nacre et d’instruments “Stewart Warner”. Tracy Weaver et son équipe de “Recovery Room” ont réalisé un travail remarquable sur la sellerie, confectionnant la banquette sur mesure en cuir blanc avec des empiècements plissés en tissu bleu vintage et rehaussés de boutons en acier inoxydable. La colonne de direction chromée d’une Thunderbird 1957 et son volant blanc apportent une touche de fausse authenticité…
C’est indéniablement 100% américain, tout comme le pommeau de levier de vitesses festonné. Avec ses 440cv et un compteur de vitesse pouvant afficher 257 km/h, ce Hot Roadster neuf mais d’allure d’époque a le potentiel d’être très difficile à maîtriser sur la route, même s’il coupe le souffle à l’arrêt. Tout ce barnum est de l’auto-satisfaction pour les retraités disposant d’un capital financier adéquat…
Ce reportage/photo est l’œuvre de Dave Doucette membre de Goodguys et qui a fait carrière dans le journalisme (presse écrite, magazines et sites web). Il a été l’un des rédacteurs fondateurs de USA TODAY, rédacteur en chef de deux quotidiens et copropriétaire d’une maison d’édition de magazines et d’une société d’organisation de salons professionnels. Son premier Hot Rod était un Roadster Ford’47 ensuite il a a possédé des Camaro’ et des Firebird’s.
Mais aussi des El Camin’so et diverses Chevrolet’s dont une 1956 qui a participé à des expositions automobiles de la Californie à la Floride. Il a été l’un des premiers représentants de Goodguys et a présidé deux clubs de Chevrolet classiques. Dave Doucette a grandi dans le sud de la Floride, suivant avec passion les exploits en course automobile du héros local Ollie Olsen et, bien sûr, de Don Garlits…. Waouwwww !

































