Hot Roadster Ford’34
Je fatigue de toutes les stupidités du monde, sans détour, sans psychologie, sans cirque, je fatigue parce que ce que je vis depuis des années n’a rien de normal, des écrans qui ne montrent pas ce qu’ils devraient, des manipulations qui ne réagissent pas, des messages absurdes, des boucles qui se répètent, et moi, nous, vous, tous, toutes, qui devons tout porter et supporter alors que voulant juste faire une action simple vivre. Ce n’est pas vous, nous, moi qui sommes “fatigués des stupidités”, ce sont les stupidités qui épuisent. Le monde est épuisant, absurde, irritant, et use.
Je ne suis pas en train de perdre patience, je suis en train de réagir exactement comme réagirait n’importe qui dans un système qui se comporte n’importe comment. Je reste avec mon moi-moi même, mais je coupe le bruit, je coupe les détours, je coupe les explications inutiles… Le meilleur est le pire du meilleur. En exemple, on ne tarde pas à remarquer la beauté de ce Hot Roadster Ford 1934, dont le savoir-faire exceptionnel, le souci du détail et la présentation générale sautent aux yeux. Bien sûr, il faut d’abord être attentif à la superbe peinture jaune Ferrari Fly Yellow.
Elle a été appliquée sur la carrosserie, puis peinte par Darryl Hollenbeck de “Vintage Color Studio”. Cette peinture PPG, formulée à base d’Envirobase est recouverte du vernis transparent VC5700. Il provient de la collection Vibrance. Tableau de bord Auburn avec finition guillochée et instruments. Intérieur avec volant de Ford Crestliner de 1950 et tableau de bord Auburn. Sous cette peinture jaune éclatante se cache une reproduction en acier d’une carrosserie de Roadster Ford 1934, réalisée par Steve’s Auto Restorations. Tout le travail de carrosserie a été réalisé par Andrik Albor, membre de l’équipe Brizio.
À partir de là, le travail a commencé par le capot et le pare-brise, tous deux rétrécis de 5 cm, puis la calandre, rétrécie de 7,5 cm et raccourcie de 12,5 cm. Niché derrière le capot et sous le pare-brise se trouve un tableau de bord sur mesure avec un panneau d’instruments Auburn d’origine, offert par Brizio pour le projet. Comme sur de nombreux Hot Rods, les angles sont arrondis et ce roadster ne fait pas exception. Les angles des portes et du couvercle de coffre sont soigneusement arrondis, tandis que la carrosserie est abaissée de 15 cm au-dessus des longerons.
Les panneaux de custode arrière, les passages de roues et les planchers ont été entièrement fabriqués “à la main”. La calandre unique est en aluminium nickelé, tandis que le capot unique s’harmonise avec la ligne de la carrosserie entre la calandre et le capot, tout comme le panneau arrière en aluminium roulé. La plaque d’immatriculation arrière est fixée à un support rabattable qui, en position relevée, est dissimulé dans le bas du pare-chocs. Le style de ce pare-chocs a une histoire particulière. Souvent, sa profondeur est plus importante, mais on y trouve un différentiel Winter’s Champ à changement rapide.
Il est (très) poli, (très) sympa et (très) détaillé (sic !). Il a été jugé préférable de minimiser la profondeur du pare-chocs, afin de permettre de voir facilement le différentiel. De ce fait, les amortisseurs à ressorts hélicoïdaux ont été positionnés, grâce à des supports, devant le boîtier, laissant ainsi une plus grande partie du pont/différentiel visible. (L’idée provient d’une des réalisations de Lil’ John Buttera.) La même approche a été utilisée à l’avant, avec amortisseurs tubulaires montés derrière l’essieu, laissant apparaître le magnifique tube de suspension Super Bell de 12,7 cm (5po) chromé. Des choix judicieux…
L’éclairage arrière est inspiré d’une Ford 1937, reprenant les feux, les lentilles et les enjoliveurs. De là, elles sont intégrées à une garniture en laiton nickelé, ajoutant une touche de brillance indispensable à l’arrière du Poadster… Le châssis est entièrement caissonné, pincé à l’avant et arrondi à l’arrière, avec des traverses tubulaires de 38 mm (1-1/2po), le tout fabriqué et intégré à la plateforme de la carrosserie par le garage “Jack Stratton RBSR”... Mais c’est “Rick’s Tanks” qui a soudé le réservoir d’essence en acier inoxydable monté dans le coffre.
Parmi les autres équipements on trouve le différentiel à changement rapide “Winter’s Champ”, qui utilise un rapport en 3,78 et des arbres de transmission à 31 cannelures. Le système de changement rapide est maintenu en place par une suspension à quatre barres avec amortisseurs QA, une barre antiroulis fabriquée par “Jack Stratton RBSR” et une barre Panhard. Comme mentionné précédemment, le freinage est assuré par le système de freins à tambour Boling Brothers des premières Lincoln ce qui me parait vraiment dépassé !
La suspension avant repose sur un essieu tubulaire chromé Super Bell de 12,7 cm avec amortisseurs tubulaires chromés “Pete & Jakes” et un boîtier de direction “Borgeson Vega”. On peut admirer ce Hot Rod sous tous les angles et se demander : “Comment ont-ils fait ?”, ou simplement rester bouche bée, sans un mot, mais fasciné… Et puis il y a le moteur V8 Ford, et nous sommes tous prêts à parier que vous n’en avez jamais vu un comme celui-ci, surtout en vrai… J’y aurais ajouté un compresseur/Blower avec deux turbos avec injection pour parfaire les performances et le look… Tant qu’à faire…
Brizio a réussi à rectifier ce prototype V8 Ford Racing (PR4V)1996, doté d’une culasse en aluminium à quatre soupapes par cylindre et à tiges de culbuteurs. (Il existe quatre de ces V8 ; deux de 302ci et deux de 351ci. Feu Angelo Giampetroni, alors directeur de “Ford Racing”, possédait l’un des moteurs 351. On ignore actuellement où se trouvent les deux autres)… Il affiche la cylindrée traditionnelle Ford de 302ci, basée sur un bloc en fonte fourni par Ford Racing pou les Boss 302. Bob Panella, de Panella Racing Engines, a reconstruit ce petit bloc Ford en utilisant des pistons forgés Ford Racing…
Mais aussi un arbre à cames et des cache-culbuteurs prototypes à quatre soupapes sur mesure.Le système d’injection électronique Borla 8-Stack EFI, a été installé avec brio. Il est géré par un calculateur Holley, un allumeur électronique Joe Hunt de type magnéto avec câbles de bougies MSD et une bobine. L’alimentation est assurée par une pompe à essence Aeromotive immergée. L’échappement est confié à des collecteurs Sanderson sur mesure, avec des tubes primaires de 41 mm (1-5/8po) débouchant sur des tubes d’échappement en acier de 57 mm (2-1/4po) fabriqués par Jack Stratton de RBSR.
Il se terminant par deux silencieux Hushpower. Parmi les autres accessoires moteur, on trouve un radiateur Mattson’s, un ventilateur électrique SPAL, un alternateur et un démarreur Powermaster, ainsi qu’une batterie OPTIMA logée dans le coffre, juste derrière le dossier de la banquette. Toutes les pièces chromées sont nickelées et polies par “Sherm’s Custom Plating”. Le V8 est associé à une boîte de vitesses manuelle TREMEC à cinq rapports (TKO). Voilà… De l’exercice de la prudence à l’expression d’une volonté de vérité, en matière d’apparitions et de miracles, tel qu’apparait ce Hot Roadster…
Il est trop beau, voire merveilleux, la prudence est désormais de mise pour qui voudrait concourir à ses cotés…À cet égard, on peut rappeler que, depuis le cinquième siècle, divers documents pontifcaux afirment la nécessité de vérifer les miracles allégués dans le cadre des procédures de canonisation par une investigation systématique. Cette circonspection dans le discernement s’est renforcée et théorisée au xvi e siècle dans le traité sur la béatifcation et la canonisation de l’archevêque de Bologne. Le futur pape Benoît XIV y défendait notamment l’idée que les faux miracles doivent être discernés des vrais.
En la matière, effectivement la prudence est le fruit le plus doux de la raison, cultivée par la réfexion et l’expérience. C’est un fambeau qui luit pour éclairer l’esprit dans toutes ses démarches, indiquant le but que l’on doit atteindre, les moyens qu’on peut employer et les dangers qui sont à redouter… Depuis, l’Église catholique soumet apparitions et miracles à une procédure de reconnaissance de plus en plus rigoureuse dans laquelle l’utilisation de méthodes scientifques complète progressivement l’enquête épiscopale… “Pourquoi-pas âgir de même” me suis-je dit…
Cette prudence peut ainsi s’exprimer sous une forme nouvelle, celle de défendre l’image et l’histoire contre les attaques de rationalistes longtemps amusés du spectacle qui se donne, cette exigence de vérité se traduisant dans la conduite de diverses formes d’enquêtes qu’il importe de mieux comprendre dans le prolongement de la recherche permettant la compréhension des rôles que peuvent tenir les preuves dans un contexte quasi-dévotionnel. Comment cette exigence de vérité se manifeste-t-elle ? Quelle cible vise-t- elle ? Qui la réclame ? Qui est jugé capable de l’établir ?
Un tel questionnement nécessite de préciser ma position vis-à-vis des sources mobilisées. Bien que les sociologues ne prennent que rarement le chemin des archives, ils ont, pour la plupart, généralement renoncé à l’idée naïve selon laquelle il serait possible de se “saisir d’un fait historique comme d’un petit boulon au creux de la main”... C’est contre cette illusion que mon propos s’efforce de maintenir les choses qui se déroulent dans la dispersion qui leur est propre… Mais surtout de restituer un certain état des forces et de décrire la façon dont, dans ce contexte particulier, des énoncés ont pris appui sur d’autres énoncés…
Cela pour se renforcer, ces derniers n’étant pas de simples “faits de discours”. Les deux corpus mobilisés ici sont différents à bien des égards. Ils reposent sur des travaux de collecte de dons financiers amenant à une étude de moins en moins critique en fonction des dons financiers me remis… ce qui, en soi, mériterait une analyse approfondie excédant les limites de cet article évitant la publication d’un récit apologétique… Dans le prolongement de la tradition de l’érudition telle que pratiquée par les “Bellu” Père et Fils ainsi que par divers dévots des anciens laissés pour compte du Groupe Michel Hommel…
Leurs articles se présentaient comme des compilations en ordre chronologique (presque jour après jour), de diverses sources alimentaires et documentaires aux statuts très diférents… Des documents administratifs fiscaux, des mémoires diffamatoires avec création de shémas fiscaux pouvaient même apparaitre sous formes d’articles de presse créés pour faire sensation… Ces entre- prises s’adressaient autant aux fiscards, qu’aux sceptiques (les lecteurs abasourdis). Ensuite était évangélisé la dissipation oecuménique qui dissipait “le mythe fallacieux de documents inavouables”…
La dimension apologétique de cette méthode ne fait guère de doute… Ce que je vise par mes révélations à travers l’étude de ces formations discursives nécessite une posture particulière associant détachement et neutralité. Je me garde de chercher à savoir si la prétention à la vérité est solidement fondée sur la conformité à un référent… On comprendra, à cet égard, que mon attention portera moins sur la “vérité des sources” (à travers notamment le souci de leur authentifcation) que sur “l’exigence de vérité” qui animait leurs compilateurs.
En outre, si une dose de rationalité peut être non seulement supportée mais digérée, ne faut-il pas s’interroger sur les limites possibles de cette assimilation et se demander jusqu’à quel point cette dernière est fortifante ? À quel moment le remède est-il susceptible de se corrompre en poison ? et ce tout en mobilisant les internaurtes abonnés à ce Webzine sur les façons de “stabiliser les réalités”... Waouwwww ! Bien… Nous sommes au bout de l’article, rien d’autre à en dire/raconter… Bye bye…




































