Willys Americar – Dantesque chose…
Dans “La Divina Commedia”, écrite il y a sept siècles par le poète florentin Dante Alighieri, mythe et réalité s’entremêlent en une aventure terrifiante à travers l’enfer… Le purgatoire et le paradis décorant l’arrière-plan de la fresque réalisée au 15e siècle par Domenico di Michelino, présentent les sphères célestes, tandis que s’élèvent les dômes et les tours de la ville de Florence. Michel-Ange lui donna une place au paradis dans son Jugement dernier… Sandro Botticelli recréa les cercles de l’enfer créés par son imagination poétique… Jérôme Bosch, William Blake et Gustave Doré illustrèrent leurs visions infernales dans de brillantes œuvres d’art. Aujourd’hui encore, alors que la théologie et la politique florentine de la fin du Moyen Âge semblent si lointaines, le chef-d’œuvre de Dante Alighieri, La Divine Comédie, continue de fasciner et d’inspirer les lecteurs du monde entier, mais aussi les créatifs du cinéma. En nommant l’œuvre manuscrite de sa vie “La Divine Comédie”, Dante fait référence à un sens précis du terme indiquant un récit avec une fin heureuse. Bien qu’elle raconte un voyage physique, “La Divine Comédie” est aussi une allégorie de la progression de l’âme à travers le péché (l’enfer), la pénitence (le purgatoire) et la rédemption (le paradis), la dernière étant la fin heureuse promise dans le titre. Cependant, des trois sections, c’est de loin le sort des âmes décrit dans l’Enfer qui marqua le plus les lecteurs et les artistes au fil des siècles. Peuplés de personnages de la mythologie, de la Bible et de sa propre époque, les cercles de l’enfer, chacun destiné à punir des péchés différents, constituent certaines des scènes les plus frappantes et les plus chargées d’émotion de la littérature. Qu’un Américain s’empare de cela pour s’en prétendre illuminé via une “déco” est sans aucun rapport avec l’oeuvre…
Le divin, l’enfer, paraissent n’être qu’une attitude s’ensuivant d’une beuverie durant la projection d’un film lui même inspiré de l’oeuvre “Dantesque”… De fait, “In the Hand of Dante” amène Oscar Isaac à plonger dans une enquête entre manuscrit volé, mafia et Divine Comédie… Réalisé par Julian Schnabel, le film adapte “La Main de Dante”, le roman de Nick Tosches et réunit Oscar Isaac, Gal Gadot, Jason Momoa, Gerard Butler, Al Pacino, John Malkovich, Franco Nero et Martin Scorsese dans une fresque où la littérature devient le point de départ d’un thriller ainsi résumé : Un manuscrit de Dante réapparaît à New York. L’histoire suit Nick Tosches, un écrivain new-yorkais qui apprend qu’un manuscrit de La Divine Comédie, supposément écrit de la main de Dante Alighieri et volé au Vatican, vient de refaire surface à New York. Cette découverte attire immédiatement les convoitises, car le document touche à la fois au sacré, à l’histoire littéraire et au marché clandestin des œuvres rares. Nick accepte alors d’authentifier le manuscrit et de remonter son parcours. Cette enquête le conduit dans une zone où le prestige culturel se mêle à la violence, puisque le récit implique aussi un parrain mafieux et un vol à haut risque. Le film ne se limite donc pas à une chasse au trésor érudite : il transforme l’héritage de Dante en matière dramatique et criminelle. Oscar Isaac tient le rôle central du film. Il incarne à la fois Nick Tosches, l’auteur contemporain happé par le manuscrit, et Dante Alighieri, figure du XIVe siècle en quête d’inspiration pour écrire son œuvre majeure. Cette construction parallèle relie deux hommes séparés par plusieurs siècles, mais traversés par une même obsession pour l’amour, la beauté et le divin, Julian Schnabel retrouvant ici un terrain qu’il connaît bien : celui des artistes confrontés à une forme d’absolu.
Après “At Eternity’s Gate”, consacré à Vincent Van Gogh, le cinéaste s’intéresse à une autre figure majeure de la création occidentale, mais à travers un dispositif plus romanesque, entre drame historique et thriller contemporain. In the Hand of Dante s’appuie sur une distribution internationale très dense. Gal Gadot interprète Giulietta et Gemma Donati, Jason Momoa joue Rosario, Gerard Butler prête ses traits au pape Boniface VIII, Al Pacino incarne l’oncle Carmine et John Malkovich apparaît dans le rôle de Joe Black. Le film compte aussi Franco Nero, Martin Scorsese, Benjamin Clementine, Sabrina Impacciatore, Claudio Santamaria, Lorenzo Zurzolo et Guido Caprino. Cette présence de Scorsese n’est pas seulement symbolique : il figure aussi parmi les producteurs exécutifs du projet relancé après plus de dix ans. L’adaptation de “La Main de Dante” circule depuis longtemps dans l’industrie. Julian Schnabel avait déjà envisagé le projet en 2011, avec Johnny Depp attaché au rôle principal, mais cette version n’avait pas abouti. Le film a finalement été relancé en 2023 avec Oscar Isaac. Le tournage s’est déroulé entre l’Italie et les États-Unis, notamment à Venise, Palerme et New York. Ces lieux donnent au film une géographie cohérente avec son sujet : un texte fondateur de la culture italienne, une circulation contemporaine dans les réseaux new-yorkais, et une tension permanente entre mémoire, commerce et fascination. Le film a été sélectionné hors compétition à la Mostra de Venise 2025. Avec son mélange de littérature, de crime, de mystique et de cinéma d’auteur, “In the Hand of Dante” est un des films les plus singuliers imaginable… Le propriétaire de la Willys Américar est donc parti comme un fou dans une démence resituant Dante comme un Hot Rodder Californien créant une Willys dantesque… Waouwwwww !
Why not ? Durante degli Alighieri n’a aucun lien même par impossible d’un film “Retour dans le passé du futur” ou la Willys serait la remplacante de la Delorean… Né à Florence en mai 1265, il correspondait ainsi au signe astrologique des Gémeaux, un détail qu’il mentionne dans son Paradis. Il n’utilisa toutefois jamais son nom officiel, Durante : selon Filippo Villani, chroniqueur florentin du 14e siècle, l’artiste préférait le diminutif Dante. Alighiero di Bellincione, son père, était homme d’affaires et prêteur, et Bella, sa mère, faisait partie de l’influente famille des Abati. Elle mourut lorsque Dante était enfant, et Alighiero épousa une autre femme avec laquelle il avait déjà eu au moins un enfant. Bien que les parents du poète n’apparaissent jamais dans ses œuvres, Dante mentionne Cacciaguida dans le Paradis, un ancêtre qui aurait été anobli par le roi Conrad III au 12e siècle, pendant les croisades. Contrairement à de nombreux autres personnages de cette époque, les historiens disposent de nombreuses informations sur Dante. Ce dernier donnait en effet de nombreux détails autobiographiques dans ses œuvres, et son activité politique, qui conduisit à sa chute et le força à l’exil, ce qui en fit également un personnage très documenté de son vivant. Tous les récits à son sujet n’étaient pas flatteurs : selon certaines sources, Dante pouvait s’emporter facilement. On dit, qu’il pouvait se mettre dans une colère noire contre quiconque disait du mal de sa faction, les guelfes, qui défendait la suprématie du pape. Les archives historiques montrent que, dans sa jeunesse, Dante combattit pour les guelfes lors de la bataille de Campaldino en 1289, au cours de laquelle ils vainquirent leurs ennemis, les gibelins. Florence était proguelfe…
Mais en 1300 Dante fut nommé l’un des six prieurs de la ville qui frôla la guerre civile. Le parti s’était divisé entre les guelfes blancs et les guelfes noirs. La première, celle que soutenait Dante, défendait une plus grande autonomie pour la ville, tandis que la seconde soutenait le pape Boniface VIII et son objectif de régner sur la Toscane. Les guelfes noirs prirent le pouvoir à l’automne 1301 et, au mois de janvier suivant, Dante, alors à Rome, fut condamné à l’exil puis à la mort. Incapable de retourner à Florence, il passa de nombreuses années à vivre à Vérone, pour finalement s’installer à Ravenne. C’est au cours de cette longue période d’exil que le poète conçut “La Divine Comédie”. Son expérience de la politique et du bannissement lui avait montré une société chaotique, violente et corrompue, dans laquelle l’empereur ne s’intéressait pas à l’Italie et le pape recherchait le pouvoir temporel plutôt que spirituel. Dante imagina un voyage à travers les trois royaumes de l’au-delà, où il entendait explorer la souffrance de l’enfer, le repentir du purgatoire et l’ascension vers Dieu au paradis, afin de montrer à l’humanité le chemin qui avait été perdu. Pour construire le monde infernal, Dante s’appuya sur sa profonde connaissance des mythes grecs et romains, dans lesquels des personnages mortels tels qu’Ulysse, Orphée, Thésée et Hercule visitent tous les enfers et en reviennent bien vivants pour raconter leur aventure. Il s’inspira de l’Énéide ainsi que des réflexions de Cicéron sur le gouvernement dans De republica. Bien sûr, la Bible est également une influence majeure, et notamment le livre de l’Apocalypse et la Deuxième épître de saint Paul aux Corinthiens. Tous ces textes l’aidèrent à construire le cadre théologique et le style poétique de l’œuvre, contribuant à la définition de sa structure et de son sens global.
Dante introduisit également d’importantes innovations dans son récit… Alors que nombre de ses prédécesseurs avaient décrit l’enfer comme une masse indistincte et bouillonnante d’âmes, Dante adopta le principe d’ordonnancement du péché de saint Thomas d’Aquin. Dans sa version, la place de chaque âme en enfer et les tourments appropriés auxquels elle est soumise pour l’éternité dépendent de la nature et la gravité du crime. La construction de l’au-delà par Dante suit la cosmologie développée par Ptolémée, astronome égyptien du 2e siècle. L’entrée de l’enfer est située dans l’hémisphère nord rempli de terre, sous la ville de Jérusalem, tandis que la montagne du purgatoire s’élève dans l’hémisphère sud, rempli d’eau. Le deuxième royaume de l’autre monde est à son tour surplombé par les neuf sphères du paradis. Bien que la structure de l’enfer de Dante ne ressemble guère à la géographie physique, celui-ci fut conçu comme un lieu réel : plaines stériles, cavernes, marécages, falaises et précipices…Et même langues de feu et eaux mortes donnent vie à des paysages à la fois terrifiants et symboliques. Le premier cercle de l’enfer, le plus élevé, est celui des Limbes, dont les habitants n’ont commis aucune faute et ne sont donc pas punis. Les Limbes sont réservés aux non baptisés et aux vertueux païens préchrétiens, tels que Virgile, Homère, Horace, Ovide et Lucan. C’est le point de départ des huit cercles restants, chacun rempli d’âmes damnées et punies et correspondant à un péché : la luxure, la gourmandise, l’avarice, la colère, l’hérésie, la violence et la tromperie. Le neuvième cercle est réservé à la trahison, et se situe au-dessus du centre de l’enfer, où le diable réside sous la forme d’une bête à trois têtes. “Abandonnez tout espoir, vous qui entrez ici !” sont les célèbres mots inscrits au-dessus de l’entrée de l’enfer de Dante…
Accompagné du poète Virgile, Dante pénètre dans la partie supérieure du cône inversé qui s’est ouvert dans la terre lorsque l’ange rebelle Lucifer est tombé du ciel. Les neuf cercles, qui descendent jusqu’au lac gelé dans lequel Lucifer est piégé, sont la demeure des damnés, assignés à un châtiment éternel pour les péchés qu’ils ont commis dans leur vie. De haut en bas, ce sont l’Ante-enfer, les Limbes, la Luxure, la Gourmandise, l’Avarice, la Colère, l’Hérésie, la Violence, la Ruse et la tromperie. L’enfer de Dante est également doté de son propre système : les fleuves Achéron, Styx et Phlégéthon découlent d’un même fleuve né des larmes de la statue géante du Veglio di Creta, le “Vieil homme de Crète”, décrit dans le Chant XIV. Le vieil homme représente la corruption de l’humanité par le péché. Transportées par les fleuves, ses larmes atteignent le point le plus bas de l’enfer pour former le lac gelé dans lequel Lucifer est piégé. Ainsi, l’enfer est littéralement fait du péché de l’Homme et est inspiré à la fois par la mythologie classique et la démonologie médiévale. L’Enfer de Dante inclut un mélange de caractéristiques païennes et chrétiennes. La traversée de l’Achéron aux portes de l’enfer est présidée par Charon, le passeur aux yeux de feu (Chant III). Le guide de Dante, Virgile, avait également inclus Charon dans l’Énéide, lorsque le héros mortel descend dans les enfers, faisant écho au voyage de Dante dans La Divine Comédie. Les châtiments infligés aux damnés sont choisis soit par contraste, soit par analogie avec leurs actions dans la vie. Peu avant de rencontrer Charon, Dante et Virgile rencontrent une multitude de « tristes âmes qui vécurent sans infamie ni louange » (Chant III). Ce sont les indolents, qui sont punis par analogie, la punition correspondant au crime…
En ce cas, incapables de faire des choix moraux dans la vie, ils sont obligés de courir nus… Surement de l’ériotisme de l’époque…. Ils sont de plus poursuivis par des guêpes dans l’espoir d’attraper une bannière qu’ils n’attraperont jamais, symbolisant les causes pour lesquelles ils auraient dû se battre de leur vivant. Les devins, en revanche, sont punis par contraste : ayant tenté de se pencher trop vers l’avant pour voir l’avenir, ils doivent désormais marcher la tête tournée vers l’arrière (Chant XX). Dante mourut à Ravenne en 1321, à moins de 60 ans, sans jamais retourner dans la Florence qui lui était si chère. Le premier défenseur de La Divine Comédie fut Giovanni Boccaccio (1313-1375), suivi d’un autre écrivain florentin connu sous le nom de Boccace. Celui-ci ajouta Divine au titre. La Divine Comédie intronisa non seulement la littérature italienne, mais aussi la culture occidentale dans son ensemble. Des siècles après sa publication, elle fut l’une des principales sources d’inspiration du poète anglais John Milton pour sa célèbre œuvre épique de 1667, Le Paradis perdu. Au 18e siècle, Dante fut mis au même niveau que Homère. Le poète anglais Samuel Taylor Coleridge décrivit l’œuvre de Dante comme “une impression totale d’infini”, et James Joyce, auteur du 20e siècle, déclara à son tour : “J’aime Dante presque autant que la Bible. Il est ma nourriture spirituelle”. Cette Willys dantesque était la candidature “Wrap Like a King” d’un concours de Hot Rod’s de la région Ouest américaine. C’était tout un processus… Donc voilà, vous avez augmenté vos capacités cognitives, si vous croyez avopr mal compris, le relecture ne vous coutera rien, profitez de cela en vous y précipitant, c’est de toute façons la fin de cet article…
























