1976 Blazer K5
Apparemment le Grand Chaos Iran/Israël/Etats-Unis d’Amérique n’a pas (encore) eut lieu, les ors de Versailles ont ébloui Trumpy lors du G7 organisé en Franchouille par le Président Macron bien à l’aise dans un splendide costume sur haute mesure (je m’y connais mon Papa Antoine était Maître-Tailleur sur mesure… Du coup, Trumpy mal fagoté dans un moche costume semblant cacher une armure anti-sarcasmes, se retrouvant entouré d’or et de dorures a (dit-on), signé l’accord de paix (provisoire) ne comportant aucune mention sympathique, quoique précisant entre les lignes que les Israéliens menés en galère par Netanyaou sont des “Paskudniks” sans aucune finesse… Ce merveilleux terme Yiddish désigne les rustres méprisables. C’est politiquement plus correct que de souligner que se sont des génocidaires, mais pas au point d’apparaître anti-sémite. Donc, soyons sans crainte anti-sionistes, en effet, il n’y a pas en France, dans le droit français, de délit d’opinion. Ça n’existe pas. Condamner l’antisionisme, c’est créer une violation du droit constitutionnel français. Ou alors on condamne aussi l’anti-communisme ou l’anti-gaullisme. Tout ça n’a pas de sens.
On reste ancré au capitalisme qui pour 99% des populations est inévitable car elles croient que le capitalisme est inévitable, que la nature importe peuet que les oligarques peuvent devenir “trillionnaires” parce qu’ils se sont “démenés” pour nous détrousser. WAOUWWWWWWW ! La hiérarchie des besoins à l’heure du chaos… Chaque fois qu’un système s’effondre, la société fait face à un dilemme. Dans le premier scénario, les puissants s’accaparent la plus grosse part possible d’un gâteau qui fond comme neige au soleil, puis prennent la fuite grâce à leurs parachutes dorés. Dans le second scénario, les sociétés s’unissent et tentent de répartir le gâteau de la manière la plus sereine, la plus équitable et la plus démocratique possible. Mais dans les deux cas, la planète est perdante. Dans aucun scénario, l’intégrité réelle du gâteau n’est préservée pour pouvoir être transmise à la génération suivante. Si le scénario B peut sembler relever d’un rêve chimérique de gauche, ces deux scénarios font tourner à plein régime la machine extractive du nécrocapitalisme, qui pompe jusqu’à la dernière goutte des ressources terrestres dans un ultime soubresaut.
Aucun des scénarios plausibles ne prévoit de préserver le climat et les écosystèmes de la planète, car jamais ça n’a été le cas. Ces préoccupations ont toujours occupé une place très marginale dans la hiérarchie des besoins en cas de catastrophe. En réalité, elles ne figurent nulle part. La suprématie humaine, les prédispositions actuelles à l’optimisme, la technophilie et bien d’autres distorsions cognitives profondément ancrées dans nos esprits ont toujours fait obstacle aux civilisations, leur interdisant de mettre un coup de frein au lieu d’accélérer une fois encore leur course effrénée vers le gouffre de la démence. Les discours qui ont favorisé ces partis pris et les comportements autodestructeurs associés sont plus présents que jamais. On nous endoctrine aisément pour nous pousser à croire que le génocide est une forme légitime de guerre, que la guerre est une forme légitime d’activité économique, et que l’activité économique ne peut exister que sous forme d’extraction, de destruction, d’asservissement et d’exploitation. La quantité de crack que chacun d’entre nous doit consommer quotidiennement pour en arriver à nous réjouir de la dystopie que nous vivons explique parfaitement le pourquoi du comment…
En l’occurrence, il s’agit de savoir pourquoi 99 % d’entre nous croient que le capitalisme est inévitable, que la nature importe peu, et que les oligarques devraient être autorisés à devenir “trillionnaires” (Elon Musk de Tesla) parce qu’ils se sont démenés pour détrousser leurs concitoyens. Notre hiérarchie des besoins n’a toujours été qu’une hiérarchie de pulsions : les civilisations n’ont appris à exister qu’en épuisant plutôt qu’en préservant, faisant de la réforme de toute civilisation une tâche difficile, voire impossible. Le gâteau se ratatine depuis des milliers d’années, tandis que toujours plus de clients font la queue autour du pâté de maisons. Nous sommes des mouches piégées dans un bocal, survivant grâce à une tête de poisson presque entièrement décomposée. Depuis l’extérieur du bocal, la nature nous observe à travers la vitre, s’ennuyant à mourir, dégustant son pop-corn en attendant que notre espèce finisse par s’autodétruire. Bien tout cela forme une bonne introduction pour papoter de ce Chevy Blazer Pick-Up mis en valeur par une beauté des Iles… Tout a commencé par la restauration d’un Chevy K5 Blazer de 1976 en suite d’une idée lumineuse qui va nécessiter quatre années de réingénierie artisanale…
Cela a transformé le projet en un K5 Pick-Up 100% personnalisé réalisé comme modèle unique par JV Enterprises… Quatre années de travail, six pare-chocs et trois pare-brise ont transformé ce K5 Blazer de 1976 en un chef-d’œuvre artisanal. “Je comptais simplement le repeindre et y installer un nouveau moteur et une nouvelle transmission pour pouvoir l’utiliser”, m’a dit Jeff Hinge, son propriétaire. “À un moment donné, on a décidé de découper la cabine, et on a su que ça prenait une toute autre tournure. À partir de là, tout s’est enchaîné très vite. Voilà ce qui arrive quand l’imagination s’emballe. Peu d’éléments de la carrosserie d’origine du K5 ont échappé aux modifications. Un pare-brise abaissé, un lissage complet et un panneau arrière roulé n’étaient que le début des modifications apportées à la carrosserie du Blazer de 1976”... Ce n’est plus le genre de voiture que l’on utilise quotidiennement pour aller au travail. Au lieu de conserver le capot amovible en fibre de verre recouvrant les sièges arrière et le coffre, Jeff Hinge a opté pour une conception entièrement ouverte et permanente, ainsi que pour la suppression complète du toit de la cabine. Il en a résulté des défis géométriques inédits qui se sont étendus à l’ensemble du véhicule.
La ligne de carrosserie sculptée à la main épouse les contours de la benne et du hayon. Naturellement, la glacière est assortie à la couleur de la carrosserie, y compris la fine bande décorative, pour s’harmoniser avec le Blazer. Les haut-parleurs sont intégrés au hayon. “Nous avons dû découper le cadre de la fenêtre et le mouler aux montants A, ce qui a évidemment posé des problèmes pour la porte” m’a expliqué Jeff Hinge, ajoutant : “Il y a 14 cm de décalage par rapport aux montants A. Nous avons dû le découper pour que l’aile et la porte puissent passer sous le montant A. Ensuite, nous avons retiré toutes les vitres. Si vous regardez un Blazer d’origine, le toit est en retrait de 1,25 cm tout autour, nous avons donc dû le masquer et le mouler”... Les moulures du pare-brise et des vitres latérales servent à combler les espaces laissés par les vitres. Elles forment le logement des rétroviseurs latéraux intégrés. “Le pare-brise a été un véritable fiasco. Trois pare-brise se sont cassés avant que nous n’en trouvions enfin un qui se laisse découper, car les garnitures en acier n’arrêtaient pas de bloquer le verre et de le casser”… L’avant du K5, largement modifié, arbore une calandre usinée à la main avec des barres en aluminium massif façonnées et usinées…
Fini les histoires de capots qui s’envolaient sur les vieux pick-ups ! Un loquet de capot électrique et un dispositif de sécurité ont été installés. Les pare-chocs ont été refaits. La calandre en aluminium a été usinée à la main, avec barres incrustées individuellement. Le pare-chocs avant provient d’une Ford de 1960 et le pare-chocs arrière d’une Chevrolet de 1970… Et pour être clair, Jeff Hinge n’a pas utilisé d’accessoires de série pour son Blazer. Le travail sur les contours, le remodelage et le moulage ont ajouté des heures de fabrication au projet. “Nous avons utilisé six pare-chocs, trois pour l’avant et trois pour l’arrière. Nous avons dû les découper et les remanier pour obtenir la forme voulue, puis les mouler. Au final, le pare-chocs avant a été forgé à partir d’une Ford de 1960 et le pare-chocs arrière provenait d’une Chevy de 19703… Les modifications se sont enchaînées au fur et à mesure que chaque changement nécessitait davantage de travail de fabrication pour unifier la K5 et en faire une pièce maîtresse aux lignes fluides, tandis que la conception entièrement nouvelle se poursuivait jusqu’à l’arrière. Des ailes retravaillées, un hayon fermé et des feux arrière à LED intégrés ont été ajoutés, le becquet sculpté à la main exigeant une attention méticuleuse pour éviter la moindre imperfection”.
“Le plus difficile a été d’aligner parfaitement les lignes de la carrosserie, tout autour. Il m’a fallu beaucoup de temps pour obtenir un alignement parfait, et j’ai dû fermer le hayon pour pouvoir installer les caissons de basses”... Globalement, la carrosserie du Blazer a fait l’objet de nombreuses modifications. Si toutes n’étaient pas immédiatement visibles, elles visaient à créer une harmonie visuelle parfaite sous tous les angles avec le nouveau “Blazin’Phoenix”. Sur toutes les GM, il y a ce qu’on appelle une soudure par points, là où la carrosserie intérieure et extérieure sont soudées. Lors de la conception du système d’échappement, Jeff Hinge voulait que le bas de la carrosserie soit aligné, ce qui rendait la soudure par points très visible. “Nous avons donc dû la supprimer complètement et recoudre le tout pour obtenir une surface lisse en dessous. La combinaison de couleurs extérieures finalement choisie fut le Noir de jais sur Ambre nacré. À l’origine, ce code K5 nous indique qu’il est sorti de l’usine de Flint, dans le Michigan, propulsé par le V8 de 400ci en option. Équipé du petit bloc Gen I surmonté d’un carburateur Rochester Quadrajet à quatre corps de l’époque des normes anti-pollution. Le moteur V8 LS3 était neuf, sorti de sa caisse”.
Jeff Hinge a augmenté la puissance. Le V8 General Motors Gen IV de 6L2 est doté d’un bloc en aluminium et de culasses également en aluminium. “J’ai opté pour un moteur neuf, car je préfère toujours le neuf.Je pouvais sans doute trouver un bon moteur LS dans une casse, mais il aurait fallu tout refaire et on ne sait jamais vraiment ce qu’on a avant de l’installer dans la voiture. De plus, ils ont arrêté la production des LS il y a une dizaine d’années, mais on les trouvait surtout dans les Corvette’s. Hormis les éléments décoratifs, il s’agit d’un LS3 d’origine avec collecteurs d’échappement. Installé dans un compartiment moteur assorti à la couleur de la carrosserie, ce dernier a été agrémenté de panneaux intérieurs à bords roulés et d’un tablier lisse. Le moteur de 6L2 litres (376ci) était associé à une transmission automatique à six rapports 6L80E. Un ventilateur électrique et un radiateur en aluminium à trois passages assuraient le refroidissement. Une courroie serpentine polie entraînait les poulies. Le système d’admission combine maintenant une boîte à air froid artisanale en forme de fente et une admission d’air dynamique en fibre de carbone. Les gaz d’échappement passent par des collecteurs en acier inoxydable cintrés vers deux silencieux de trois pouces à sorties latérales profilées”.
“Je voulais une voiture agréable et simple à conduire, c’est pourquoi j’ai opté pour cette solution et l’absence de compresseur. Je ne voulais pas de bruit inutile. Le moteur est atmosphérique, ce qui le rend très silencieux. Il tourne vraiment en douceur à environ 130-145 km/h”… Les mesures finales au banc d’essai ont donné une puissance de 524cv et un couple de 679Nm (501 lb-pi). Le rodage est toujours en cours. “Je n’ai parcouru que quelques centaines de kilomètres avec pour l’instant. Je ne la conduis pas beaucoup pour le moment, car je la présente à des expositions cette année. Mais l’année prochaine, je l’utiliserai davantage. J’espère qu’à la fin de cette année, j’aurai parcouru suffisamment de kilomètres pour atteindre les 800”... La carrosserie modifiée à la main a été montée sur un châssis fabriqué à la main avec des longerons principaux de 2 x 6po et une partie arrière de 2 x 4po. “J’ai modifié toute la partie avant pour installer le moteur comme je le souhaitais, et nous avons réalisé une encoche en C pour le faire passer au-dessus du pont arrière. Cela nous a permis d’abaisser les sièges pour qu’ils conservent la même hauteur, c’est très épuré. Une suspension avant indépendante à ressorts hélicoïdaux et direction assistée a été associée à une suspension arrière indépendante avec freins inboard”…
Elle utilise un pont Ford de 9po. Elle est équipée d’un essieu Kugel en aluminium poli avec un rapport de pont de 3,75. Quand elle est sur cales ou sur un pont élévateur, on peut vraiment admirer le travail sur mesure réalisé par en dessous, au niveau du châssis… “Les disques de frein sont de 13po, avec des étriers à six pistons à l’avant et à quatre pistons à l’arrière. Les jantes Lexani, de 20×8,5po et 22×10,5po, sont chaussées de pneus GTX en 265/40ZR20 et 305/45ZR22”. L’intérieur est inspiré de la moquette noire Rolls-Royce et des boiseries en chêne noir. Le cuir noir et fauve est rehaussé d’inserts en losange. Le tableau de bord provient d’une Silverado de 2004. “J’ai choisi cette solution car, sur les Silverado d’origine, tous les mécanismes du chauffage et autres sont intégrés, et j’avais besoin de cet emplacement pour pouvoir encastrer l’écran. Des panneaux latéraux sur mesure et une console centrale complétent l’ensemble. Un tableau de bord All American à sept éléments et un écran tactile de 11 pouces affichent les données… “Il contrôle tout, y compris le GPS, la chaîne stéréo et tout le reste. Il y a huit haut-parleurs 8×9, deux 10×10 et des caissons de basses d’une puissance totale de 3 000 watts, alimentés par deux jeux de batteries”...
En 1976, le Blazer ne se mêlait pas aux voitures comme une Rolls, il n’était pas doté d’un système audio aussi puissant et encore moins d’une telle puissance”… Mais au final, le Blazer de Jeff Hinge, transformé de véhicule utilitaire en voiture d’exposition, dont la préparation ne cessait de prendre de l’ampleur, a abouti exactement comme il le souhaitait. Le milieu des salons automobiles est unanime… Le Blazer a remporté le prix Meguiar’s Magnificent Masterpiece lors de l’événement Goodguys en 2026, tout en se classant parmi les 11 finalistes nationaux pour le titre de “Plus beau PU du monde” décerné par ARP Fasteners au Grand National Truck Show. Pour Jeff Hinge, cependant, cette reconnaissance n’est que la confirmation que sa vision, qui n’a cessé de se concrétiser et est enfin devenue réalité. “Quand nous avons pris cette décision, nous savions que nous n’allions rien négliger. Nous savions que tout serait fait sur mesure, que tout serait réalisé au mieux et le résultat est vraiment magnifique”… Voilà, l’article se termine et c’est assez comme ça… Le montant payé pour cette transformation dépasse alègrement le prix d’une flotille de Jeep’s ou Blazer’s… Mis à par la beauté exotique attirée par les $, cela valait-il l’effort ?

































