HotRod VW Kombi Drag…
L’automobile est une maladie qui n’a pas encore trouvé d’antidote efficace, elle vous suit toute votre vie. Vous l’attrapez jeune et elle ne vous quitte plus, elle vous obsède à chaque instant, elle est votre Madeleine de Proust, votre tuteur et votre espoir. Les voitures ne sont pas des produits industriels comme les autres, des choses jetables qui, après usage, retourneraient à l’état de poussières. Elles portent en elles le sceau d’une époque, d’une atmosphère, révèlent les hommes, sont le meilleur témoignage de notre passé et un indice précieux de notre avenir. L’époque est à la démolition des mythes, selon divers experts, l’automobile aurait beaucoup, beaucoup, beaucoup trop vécu.
La sauvegarde de notre planète nous imposerait de l’éradiquer de la surface du globe ! Trop polluante, trop gourmande, trop encombrante, elle serait la cause principale de tous nos maux. Pourquoi pas ? Quoique nos enfants ne méritent pas de vivre dans un environnement saturé, mais n’oublions jamais qu’elle restera la plus extraordinaire invention de l’homme. Elle a accompagné le progrès social, émancipé des populations et contribué à ce que les frontières disparaissent. Son œuvre civilisatrice est immense, elle n’est pas seulement un amas d’acier, elle est une ouverture sur le monde. Elle a redonné aux hommes ce sentiment inestimable qu’est la liberté de se mouvoir, de se déplacer…
Yeaaaahhh ! Elle n’est pas froide et sans saveur comme un aspirateur ou une machine à laver, elle est le plus fidèle compagnon de l’homme depuis un siècle. L’automobile est entrée dans nos vies pour le pire et pour le meilleur, pour beaucoup, elle n’est qu’un outil qui facilite ou complique les déplacements, un vulgaire moyen de transport. Mais pour quelques-uns dont je fais partie, elle est une source inépuisable d’émerveillement, de plaisir et d’agacement. Regarder la circulation, c’est scruter la société, déceler les différentes classes sociales qui la composent, les modes passées et les tendances de demain. L’automobile est un formidable indicateur, un thermomètre qui prend la température du monde, d’une époque, le meilleur des manuels d’histoire.
Voici une balade personnelle. Chacun se construit sa propre passion. L’automobile est une histoire d’amour qui ne suit aucune logique. Pourquoi suis-je tombé en pamoison ? Parce que, pour moi, l’automobile est liée à l’actualité politique, littéraire, musicale et cinématographique. C’est pourquoi, un modèle me rappellera avant tout la scène d’un film ou le comportement d’un acteur qui m’a aidé à mieux grandir et tout simplement à mieux me sentir dans ma peau. Beaufs, dingos, corniauds, nous y voila, on nous aura bassiné avec des millions d’articles, fatigué avec des commentaires dithyrambiques, scotché avec des compte-rendu de résultats d’enchères et usé d’informations toutes aussi faussement vraies que réellement fausses.
D’ailleurs, elles imbriquent des histoires faisandées à dormir debout sur le prétendument génial et avant-gardiste Kombi VW… Cet engin basiquement passéiste d’un futur éternellement incertain, a fait le bonheur du petit commerce avant d’être recyclé en baisôdrome par les Hippies… Même en étant frileux (comme jamais) aux musiques “à-la-con” portées aux nues par des lubriques avant même qu’ils aient posé un orteil en Inde…, on ne pouvait que se poser des questions sur la déviance d’une extrapolation de l’auto du peuple rêvée par Adolphe (Hitler) et réalisée par son ami Ferdinand (Porsche)… Ce symbole du Nazisme consacré par les Peace & love, les uns les autres sous la même svastika…
Cela a terrifié les bien-pensants et les politiquement-corrects à l’idée de voir surgir un pneu partouze, des armadas de Kombi-clones nazis conduits par des fumeurs et fumeuses de Hash… Ils et elles préparaient surement l’invasion de leurs habitudes (ainsi que des ondes musicales) en surfant sur la vague de la liberté…, je ne réécrirais donc pas tout le mal que je pense des Hippies, des VW Cox et Kombi, ainsi que des chemises à fleurs et des peinturlurations débiles sur les flancs de camionnettes de livraisons (douteuses) transformées en Van’s… J’ai subi visuellement suffisamment de bombes roulantes assez hallucinantes conduites par des drogués frénétiques pour me spermettre d’éjaculer tout ce que j’ai ainsi emmagasiné…
Et en ce compris les matraquages radiophoniques de ziziques aux guitares affolées…Le tout, oscillant constamment entre lenteurs inquiétantes et cavalcades effrénées, jusqu’à ce qu’une guitare ébréchée vienne scier le tout… Simultanément les chanteurs crachaient comme des putois des paroles complètement psychédéliques, droguées jusqu’à la moelle, aux refrains communicants et fredonnables dans la douche entre deux bulles de savon merdiques arrachant la cornée… Il n’est pas reproché à un groupe de drogués d’évoluer par rapport à ses premiers jets (c’est sexuel)…, et l’intention sera toujours louable de ne pas nous resservir des clones, arrachant la gueule le temps d’une écoute pour finir dans les oubliettes au final…
Mais il est préjudiciable d’inclure de la “gloire passée” simplement entourée de vide… En bon sadique, tel que moi-même je ne me cache pas pour vomir dans la soupe qui m’a nourri durant la période ou j’éditais mes Mag’s ChromesFlammes des années’70’80… Toutefois, je me dois de ruiner les espérances d’assidus du Kombi VW en expliquant le pourquoi du comment et l’inverse, utilisant pour arriver à mes fins, la plus totale mauvaise foi imaginable… Waouwwwww!… Premier écueil, je m’interdit de débiter la viande avariée à la chaîne comme autant de boudins dans une charcuterie (ou dans divers shows de VW, au choix), sans la saveur des caillots de sang. Ni prise de risque, ni recherche transcendante…
Deuxième coup dans la nuque (second écueil) : écrire mou, vide et plat…., c’est pas méchant dans son ensemble, mais simplement chiant, ce qui n’aurait pour seul mérite, de par sa place pile en suite de cette introduction, de permettre aux lecteurs (et lectrices) de reprendre leur souffle dans la folie de l’ensemble… Tout cela est cool…, sauf que tout internaute ayant les yeux en face des trous, les oreilles sur les épaules et les couilles bien coincées dans le slip kangourou, commencera par la première piste (je respecte ceux et celles qui se cassent le cul des heures pour comprendre mes double-sens)… et par bonheur, ouvrant le bal, mes commentaires vont passer superbement bien sur fond de phrases cristallines (vous ne pouviez pas rêver d’un meilleur écrin)
Cela permet d’anticiper un futur hypothétique hésitant constamment entre folie incompressible et casse-gueule en apesanteur)…, directes, belles comme la mort, fonçant vers les nuages pour s’y rouler dedans. Ces attaques, ce pilonnage en règle, vont donc vous frapper d’une façon toujours inattendue… Vous allez donc vous retrouver dans l’inexplicable, dans le vrai paradoxe, pouvant être défini comme indéfinissable… Beaucoup crieront au magma scriptural et à la destruction sans intérêt…, certains répondront à cette prise de risque galvanisante, comparable à une vraie bouffée d’air frais… en se jetant la bite d’amarrage érigée en avant, une dernière fois, dans le trou de la serrure, pour spermater leur haine (à mon égard), avant de reprendre une activité normale…




























